Ce qui me frappe dans votre récit, ce n'est pas que vous soyez en désaccord. C'est qu'après seulement deux jours d'échanges, cette personne pense déjà savoir qui vous êtes et quelles sont vos motivations profondes. Pour ma part, je trouve cela très prématuré. On peut avoir des visions différentes du BDSM, et c'est même ce qui rend les échanges intéressants. En revanche, affirmer qu'une soumise « ne comprend pas le fond de la relation » ou qu'elle recherche uniquement son propre plaisir simplement parce qu'elle défend l'existence de ses limites, me paraît être un raccourci. À mes yeux, une soumise qui possède des limites, des interdits ou des tabous ne devient pas la Dominante du couple. Elle reste une personne qui connaît ce qu'elle est prête à vivre... ou non. D'ailleurs, un Dominant a lui aussi des limites. Accepter cette réalité ne retire rien à son autorité. Je pense qu'un débat est enrichissant lorsqu'il permet de comprendre le point de vue de l'autre, pas lorsqu'il consiste à convaincre l'autre qu'il a tort. Si le simple fait d'exprimer une opinion différente conduit à être bloqué, ce n'était probablement pas un débat, mais la recherche d'une validation. Personnellement, je préfère discuter avec une personne qui n'est pas toujours d'accord avec moi. C'est souvent dans ces échanges que l'on apprend le plus, à condition que chacun accepte que deux visions puissent coexister sans que l'une annule l'autre. Au passage, félicitations à lui. Je pense qu'il mérite une place dans le Guinness Book du BDSM. Réussir, en seulement deux jours et quelques échanges, à prouver avec autant de conviction qu'on ne supporte pas un avis différent... c'est une performance. Je ne sais pas si c'est un record mondial, mais il sera sans doute difficile à battre. 😄
Soyez la première personne à aimer.

