Noéline
#0

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question.

Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ?

Pourquoi certains pensent-ils que leur parole est forcément la bonne, qu'un avis contraire est une remise en cause de leur autorité, voire un manque de respect ?

Pourquoi, dès qu'une soumise ose exprimer un désaccord ou défendre son point de vue, certains le vivent-ils comme une insolence ?

Et que dire de certains premiers messages ?

« Bonjour chienne. »

« Salut salope. »

Sérieusement... depuis quand l'absence de respect est-elle devenue une preuve de domination ?

À mes yeux, une soumise reste avant tout une personne. Le respect ne devrait pas apparaître après plusieurs semaines de discussion ou uniquement lorsqu'une relation est installée. Il devrait être présent dès le premier bonjour.

J'ai parfois l'impression que certains utilisent le mot Dom comme un passe-droit : ils pensent avoir toujours raison, attendent qu'on acquiesce sans réfléchir et considèrent qu'un simple désaccord remet en cause leur statut.

Pourtant, j'ai aussi rencontré des Doms qui prouvent exactement le contraire. Des hommes capables d'écouter, de dialoguer, de se remettre en question, de respecter les limites et de ne jamais oublier qu'en face d'eux se trouve un être humain, pas un rôle.

Pour moi, un Dom n'a pas besoin d'humilier pour être respecté. Il n'a pas besoin de rappeler sans cesse qu'il est Dom. Son attitude parle d'elle-même.

Alors je vous pose la question :

Selon vous, pourquoi certains confondent-ils encore domination et supériorité ?

Est-ce une mauvaise compréhension du BDSM, un manque de confiance en eux, une vision dépassée de la domination... ou avez-vous une autre explication ?

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​LUX ante ferrum
#1
Parfois, la soumise cherche une dynamique qui fait écho à une blessure de l'enfance, pourtant résolue depuis longtemps.  
Le Dom perçu comme toxique se méprend totalement sur cette quête : il pense qu'elle cherche un maître qui incarnera ce rôle à la perfection, 24h/24, dans la vraie vie.
​Il ne comprend pas l'essentiel : elle ne cherche pas un homme, elle cherche un acteur. ​Elle joue un rôle, et elle a besoin d'un partenaire pour jouer avec elle.
Ce besoin est viscéral, une forme de catharsis où elle trouve du plaisir à revivre son "film" intérieur, mais cette fois-ci avec un pouvoir qu'elle n'avait pas étant enfant : la maîtrise.  C'est elle qui lance la scène, elle qui la dirige, et elle qui décide de la rejouer indéfiniment pour mieux en apprivoiser les contours.

​Ce qu'elle recherche, ce n'est pas un homme qui est réellement ce dominant tyrannique, c'est un partenaire doué d'une intelligence rare : celui qui a le talent de la comprendre, d'endosser le costume, d'incarner le personnage le temps du jeu, pour lui offrir cet espace de sécurité où elle peut enfin reprendre le contrôle sur ce qui, autrefois, l'avait dépassée. Même si son Dom adore son rôle et en tire un vrai plaisir...
en a-t-elle elle-même conscience ?
Évidemment dans certains cas j'imagine qu'une soumise cherche un nouveau boureau et là mon avis ne fonctionne pas.. 
Dernière modification le 25/07/2026 03:15:18 par ​LUX ante ferrum.
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Neilerio
#2
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
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Noéline
#3
Parfois, la soumise cherche une dynamique qui fait écho à une blessure de l'enfance, pourtant résolue depuis longtemps.  
Le Dom perçu comme toxique se méprend totalement sur cette quête : il pense qu'elle cherche un maître qui incarnera ce rôle à la perfection, 24h/24, dans la vraie vie.
​Il ne comprend pas l'essentiel : elle ne cherche pas un homme, elle cherche un acteur. ​Elle joue un rôle, et elle a besoin d'un partenaire pour jouer avec elle.
Ce besoin est viscéral, une forme de catharsis où elle trouve du plaisir à revivre son "film" intérieur, mais cette fois-ci avec un pouvoir qu'elle n'avait pas étant enfant : la maîtrise.  C'est elle qui lance la scène, elle qui la dirige, et elle qui décide de la rejouer indéfiniment pour mieux en apprivoiser les contours.

​Ce qu'elle recherche, ce n'est pas un homme qui est réellement ce dominant tyrannique, c'est un partenaire doué d'une intelligence rare : celui qui a le talent de la comprendre, d'endosser le costume, d'incarner le personnage le temps du jeu, pour lui offrir cet espace de sécurité où elle peut enfin reprendre le contrôle sur ce qui, autrefois, l'avait dépassée. Même si son Dom adore son rôle et en tire un vrai plaisir...
en a-t-elle elle-même conscience ?
Évidemment dans certains cas j'imagine qu'une soumise cherche un nouveau boureau et là mon avis ne fonctionne pas.. 
Merci pour votre réponse. Je trouve votre réflexion intéressante, notamment lorsque vous évoquez la possibilité que certaines personnes rejouent des blessures anciennes dans un cadre où elles reprennent cette fois le contrôle. Je pense effectivement que cela peut exister dans certains cas. En revanche, je ne suis pas certaine que cela explique vraiment la question que je posais. Mon interrogation portait davantage sur certains Doms qui semblent confondre une autorité consentie dans un cadre BDSM avec une supériorité qui s'étendrait a toutes les discussions, y compris en dehors de la dynamique D/s. Pour moi, on peut parfaitement incarner un rôle de Dom avec intensité tout en restant capable d'écouter, de dialoguer et d'accepter qu'une soumise puisse avoir un avis différent sans y voir une remise en cause de son statut. Je pense que c'est cette distinction qui m'intéresse le plus.
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Noéline
#4
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
Je suis d'accord qu'il y a des fantasmeurs. 😊 Mais je pense aussi que certains sont sincèrement convaincus que c'est ainsi qu'un Dom doit se comporter. C'est précisément cette confusion entre domination et absence de respect qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet.
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Neilerio
#5
Je suis d'accord qu'il y a des fantasmeurs. 😊 Mais je pense aussi que certains sont sincèrement convaincus que c'est ainsi qu'un Dom doit se comporter. C'est précisément cette confusion entre domination et absence de respect qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet.
Ca ne change rien ce sont des fantasmeurs, ils ont une vision cliché pornifié du BDSM et qui est surement adossé à l'absence de véritable expérience réelle en présentiel. Un mec qui se dit cycliste qui a pas de vélo, qui jamais fait de vélo et qui pense que le vélo ça se fait en pédalant avec les mains en fermant les yeux , ce mec est il un cycliste ?  Je vais poursuivre mon analogie, je joues au jeu video j'aime les jeux de tir de guerre, est ce que j'ai le droit de me considérer comme militaire ? non. Après il y a des gens en relation qui ont le discours ou les discours suivant :  "je suis dans une relation inégalitaire/ hierrachique" "ma soumise est inférieure" mais ce sont pas ceux qui disent bonjour salope salut chien suce à genoux etc, d'ailleurs dans les faits la relation est bien moins inégalitaire qu'ils veulent bien l'avouer c'est souvent de la posture pour coller au folklore.
Dernière modification le 25/07/2026 04:54:44 par Neilerio.
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Karl Sarawa
#6
Bonjour Noéline, je pense que c'est en général des gens qui fantasme et ils n'ont pas pris le temps de comprendre la finesse des différentes facettes du BDSM. Comme le disait Neilerio bien souvent leur seule expérience BDSM c'est des pornos, ils confondent le fait de jouer au grand méchant et la réalité qui est que la domination demande un investissement en temps, en imagination, il faut être attentif, comprendre l'autre. On est très loin des mecs qui se proclament  maîtres et traite de chienne dès les premières message dans la réalité du milieu. 
 
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LauDupond
#7
Que l'on soit (ou qu'on se croit) dominant, dominatrice, soumis ou soumise, ou cycliste pour faire écho à Neilerio, on devrait tous essayer d'être des gentlemen ou des ladies : le respect n'est pas un rôle, c'est la base de toute relation.
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Mortya
#8
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
Exact, ils dominent leurs claviers, rien de plus 
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Fly
#9

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question. Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ? Pourquoi certains pensent-ils que leur parole est forcément la bonne, qu'un avis contraire est une remise en cause de leur autorité, voire un manque de respect ? Selon vous, pourquoi certains confondent-ils encore domination et supériorité ? Est-ce une mauvaise compréhension du BDSM, un manque de confiance en eux, une vision dépassée de la domination... ou avez-vous une autre explication ?


Oui, oui , aucune idée ...et oui 
(encore un vaste sujet que vous nous lancez là :p)

il y a, selon moi, de nombeux axes de réponses à ce questionnement.

Tout d'abord, je rejoins l'avis général :  beaucoup de fantasmeur qui n'ont rien compris et ne font pas l'effort de chercher.
Néanmoins, il faut aussi admettre que c'est une image que peut renvoyer la communauté de prime abord. 
Quand je vois certains ecrits rédigés comme du vécu alos qu'il y a zéro crédibilité derrière...on peut facilement se dire "c'est donc ça le bdsm".
Certains témoignages rééls peuvent aussi preter à confusion : on y décrit le moment présent, l'interaction de l'instant mais il ne faut pas oublier qu'il y a derrière ça toute une relation qui s'est construite au fil du temps.
De fait, la communanuté peut, a son corps défendant, renvoyer cette image pour qui ne cherche pas (ou n'a pas encore cherché) plus loin. 

Un autre point qui peut selon moi expliquer non plus les fantasmeurs mais le sentiment de supériorité que vous décrivez. 
Dans un autre de vos post, j'évoquais l'effet de structure. Je pense qu'une fois de plus cet effet se retrouve ici. (un éminent sociologue à ecrit un bouquin qui s'intitule "la distinction"..où il explique que nos gouts sont socialement situés, qu'ils ne sortent pas de nul par et que c'est principalement en fait des dégouts des gouts d'une autre catégorie sociale : nos gouts sont un moyen de nous distinguer socialement, [gros résumé])
Il y a pour les "bons" Doms (au sens "ceux qui se renseignent", qui ne sont pas juste dans le fantasme), un besoin de tirer leur épingle du jeu, de se différencier de la masse (principalement consituté de fantasmeur et de "pseudo dom") un besoin de ...se distinguer.
Quel meilleur moyen de le faire que de montrer que Eux comprennent la pronfondeur du bdsm, ces codes, ces usages ....une sorte de "moi je sais parce que je suis un VRAI Dom...pas un fantasmeur du dimanche". Et à ce petit jeu, on arrive vite a une forme de condescendance (même involontaire, d'ailleurs peut-etre que certains lecteurs de ce commentaire sont en train de m'attibuer ce qualificatif ...allez savoir) . La subjectivité joue aussi énormément dans votre questionnement. 

Un autre axe de réponse quand à la supériorité : 
Il faut aussi bien admettre que le rapport D/s si prete fortement.
Dans un autre post vous parliez de roles, de postures tenus par les uns et les autres. Et il faut bien admettre que le role d'un Dom se prete particulièrement bien à l'expression de la supériorité (le Dom c'est celui qui guide, éduques, forme, dresse etc). et le "role", " la posture" peut facilement déteindre sur l'individu ..surtout ceux qui nont pas (encore) la maturité pour faire la distinction entre le role et le fait d'etre soit (bien que les deux se rejoignent aussi ...ce qui rend la chose encore plus subtile à appréhender )

Un dernier axe de réponse serait, pour moi ,tout simplement la question inverse : 
Vous demandez (en substance) pourquoi certains se pensent supérieur ou font comme si ils l'etaient. mais en vérité pourquoi ce ne serait pas le cas ? Ce serait le contraire qui serait étonnant. 
La communauté BDSM est une portion de la population qui se "réunie" sur la base d'une certaine vision des relations humaines et de la sexualité (énorme raccourcis mais c'est pas le propos)....il ny'a a pas d'autres critéres. 
De fait, on y croise tous les "types" d'individu qui composent la socièté : des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes des grands, des petits ...et des gens qui se pensent supérieurs car ils existent aussi dans la "vraie vie". 
Au final la communauté BDSM n'est que le reflet de la socièté dans son ensemble et donc c'est de ne pas croiser de gens qui ont un sentiment de supériorité qui serait étrange en vrai.
Dernière modification le 25/07/2026 12:20:10 par Fly.
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Maloolabar
#10
[quote=220679]

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question. Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ? Bonjour, Un fond de domination patriarcale sans doute, un probléme d'éducation certainement. Rassurez vous, les poissons volant existe, certe il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent. Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon. Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir. C’est un choix portée a deux .
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Maloolabar
#11
Un fond de domination patriarcale sans doute, un problème d'éducation certainement.
Rassurez vous, les poissons volant existe, certes il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent.
Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon.
 
Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir.
C’est un choix portée a deux.
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Noéline
#12
Bonjour Noéline, je pense que c'est en général des gens qui fantasme et ils n'ont pas pris le temps de comprendre la finesse des différentes facettes du BDSM. Comme le disait Neilerio bien souvent leur seule expérience BDSM c'est des pornos, ils confondent le fait de jouer au grand méchant et la réalité qui est que la domination demande un investissement en temps, en imagination, il faut être attentif, comprendre l'autre. On est très loin des mecs qui se proclament  maîtres et traite de chienne dès les premières message dans la réalité du milieu.   
Merci pour votre réponse. Je partage assez votre analyse. J'ai également l'impression que certains confondent l'image caricaturale du « Dom autoritaire » avec ce qu'est réellement une relation BDSM. À mes yeux, la domination demande justement beaucoup d'écoute, de compréhension et de maîtrise de soi. Ce n'est pas parce qu'on est Dom que l'on cesse de respecter la personne qui est en face. D'ailleurs, plus je discute avec des Doms expérimentés, plus je constate qu'ils n'ont généralement pas besoin d'afficher leur statut ou de provoquer des le premier message. Leur attitude suffit.
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Noéline
#13
Que l'on soit (ou qu'on se croit) dominant, dominatrice, soumis ou soumise, ou cycliste pour faire écho à Neilerio, on devrait tous essayer d'être des gentlemen ou des ladies : le respect n'est pas un rôle, c'est la base de toute relation.
Je suis tout a fait d'accord avec vous. 😊 Finalement, peu importe le rôle ou la dynamique choisie, le respect reste la base. C'est justement ce qui me surprend parfois : certains semblent penser qu'être Dom les dispense de cette courtoisie élémentaire, alors que pour moi, elle devrait être présente dès le premier échange.
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Noéline
#14


Oui, oui , aucune idée ...et oui 
(encore un vaste sujet que vous nous lancez là :p)

il y a, selon moi, de nombeux axes de réponses à ce questionnement.

Tout d'abord, je rejoins l'avis général :  beaucoup de fantasmeur qui n'ont rien compris et ne font pas l'effort de chercher.
Néanmoins, il faut aussi admettre que c'est une image que peut renvoyer la communauté de prime abord. 
Quand je vois certains ecrits rédigés comme du vécu alos qu'il y a zéro crédibilité derrière...on peut facilement se dire "c'est donc ça le bdsm".
Certains témoignages rééls peuvent aussi preter à confusion : on y décrit le moment présent, l'interaction de l'instant mais il ne faut pas oublier qu'il y a derrière ça toute une relation qui s'est construite au fil du temps.
De fait, la communanuté peut, a son corps défendant, renvoyer cette image pour qui ne cherche pas (ou n'a pas encore cherché) plus loin. 

Un autre point qui peut selon moi expliquer non plus les fantasmeurs mais le sentiment de supériorité que vous décrivez. 
Dans un autre de vos post, j'évoquais l'effet de structure. Je pense qu'une fois de plus cet effet se retrouve ici. (un éminent sociologue à ecrit un bouquin qui s'intitule "la distinction"..où il explique que nos gouts sont socialement situés, qu'ils ne sortent pas de nul par et que c'est principalement en fait des dégouts des gouts d'une autre catégorie sociale : nos gouts sont un moyen de nous distinguer socialement, [gros résumé])
Il y a pour les "bons" Doms (au sens "ceux qui se renseignent", qui ne sont pas juste dans le fantasme), un besoin de tirer leur épingle du jeu, de se différencier de la masse (principalement consituté de fantasmeur et de "pseudo dom") un besoin de ...se distinguer.
Quel meilleur moyen de le faire que de montrer que Eux comprennent la pronfondeur du bdsm, ces codes, ces usages ....une sorte de "moi je sais parce que je suis un VRAI Dom...pas un fantasmeur du dimanche". Et à ce petit jeu, on arrive vite a une forme de condescendance (même involontaire, d'ailleurs peut-etre que certains lecteurs de ce commentaire sont en train de m'attibuer ce qualificatif ...allez savoir) . La subjectivité joue aussi énormément dans votre questionnement. 

Un autre axe de réponse quand à la supériorité : 
Il faut aussi bien admettre que le rapport D/s si prete fortement.
Dans un autre post vous parliez de roles, de postures tenus par les uns et les autres. Et il faut bien admettre que le role d'un Dom se prete particulièrement bien à l'expression de la supériorité (le Dom c'est celui qui guide, éduques, forme, dresse etc). et le "role", " la posture" peut facilement déteindre sur l'individu ..surtout ceux qui nont pas (encore) la maturité pour faire la distinction entre le role et le fait d'etre soit (bien que les deux se rejoignent aussi ...ce qui rend la chose encore plus subtile à appréhender )

Un dernier axe de réponse serait, pour moi ,tout simplement la question inverse : 
Vous demandez (en substance) pourquoi certains se pensent supérieur ou font comme si ils l'etaient. mais en vérité pourquoi ce ne serait pas le cas ? Ce serait le contraire qui serait étonnant. 
La communauté BDSM est une portion de la population qui se "réunie" sur la base d'une certaine vision des relations humaines et de la sexualité (énorme raccourcis mais c'est pas le propos)....il ny'a a pas d'autres critéres. 
De fait, on y croise tous les "types" d'individu qui composent la socièté : des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes des grands, des petits ...et des gens qui se pensent supérieurs car ils existent aussi dans la "vraie vie". 
Au final la communauté BDSM n'est que le reflet de la socièté dans son ensemble et donc c'est de ne pas croiser de gens qui ont un sentiment de supériorité qui serait étrange en vrai.
Merci pour cette réponse très développée. J'aime beaucoup votre idée selon laquelle il n'existe pas une seule explication, mais plusieurs facteurs qui peuvent se cumuler. Je n'avais pas pensé, par exemple, au fait que l'image renvoyée par certains récits ou témoignages puisse influencer la perception de personnes qui découvrent le BDSM. Votre réflexion sur le rôle qui peut finir par déteindre sur la personne m'interpelle également. C'est vrai qu'il peut être difficile, pour certains, de faire la distinction entre une autorité qui s'exerce dans une dynamique D/s consentie et une prétendue supériorité qui s'étendrait à tous les échanges. Enfin, je vous rejoins sur un point : le BDSM ne met pas les individus à l'abri de leurs défauts. On y retrouve sans doute les mêmes travers que dans le reste de la société. Merci d'avoir pris le temps de développer votre point de vue, il apporte plusieur pistes de réflexion.
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Noéline
#15
Un fond de domination patriarcale sans doute, un problème d'éducation certainement. Rassurez vous, les poissons volant existe, certes il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent. Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon.   Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir. C’est un choix portée a deux.
Merci pour votre réponse. Je partage tout a fait votre dernière réflexion. Pour moi aussi, une relation D/s repose avant tout sur un choix mutuel, la confiance et le consentement. La soumission ne signifie pas renoncer a sa dignité ou a sa capacité de réfléchir. C'est d'ailleurs ce qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet : j'ai parfois l'impression que certains oublient cette dimension et confondent autorité consentie et supériorité sur l'autre.
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