Noéline
#0

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question.

Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ?

Pourquoi certains pensent-ils que leur parole est forcément la bonne, qu'un avis contraire est une remise en cause de leur autorité, voire un manque de respect ?

Pourquoi, dès qu'une soumise ose exprimer un désaccord ou défendre son point de vue, certains le vivent-ils comme une insolence ?

Et que dire de certains premiers messages ?

« Bonjour chienne. »

« Salut salope. »

Sérieusement... depuis quand l'absence de respect est-elle devenue une preuve de domination ?

À mes yeux, une soumise reste avant tout une personne. Le respect ne devrait pas apparaître après plusieurs semaines de discussion ou uniquement lorsqu'une relation est installée. Il devrait être présent dès le premier bonjour.

J'ai parfois l'impression que certains utilisent le mot Dom comme un passe-droit : ils pensent avoir toujours raison, attendent qu'on acquiesce sans réfléchir et considèrent qu'un simple désaccord remet en cause leur statut.

Pourtant, j'ai aussi rencontré des Doms qui prouvent exactement le contraire. Des hommes capables d'écouter, de dialoguer, de se remettre en question, de respecter les limites et de ne jamais oublier qu'en face d'eux se trouve un être humain, pas un rôle.

Pour moi, un Dom n'a pas besoin d'humilier pour être respecté. Il n'a pas besoin de rappeler sans cesse qu'il est Dom. Son attitude parle d'elle-même.

Alors je vous pose la question :

Selon vous, pourquoi certains confondent-ils encore domination et supériorité ?

Est-ce une mauvaise compréhension du BDSM, un manque de confiance en eux, une vision dépassée de la domination... ou avez-vous une autre explication ?

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LUX ante ferrum
#1
Parfois, la soumise cherche une dynamique qui fait écho à une blessure de l'enfance, pourtant résolue depuis longtemps.  
Le Dom perçu comme toxique se méprend totalement sur cette quête : il pense qu'elle cherche un maître qui incarnera ce rôle à la perfection, 24h/24, dans la vraie vie.
​Il ne comprend pas l'essentiel : elle ne cherche pas un homme, elle cherche un acteur. ​Elle joue un rôle, et elle a besoin d'un partenaire pour jouer avec elle.
Ce besoin est viscéral, une forme de catharsis où elle trouve du plaisir à revivre son "film" intérieur, mais cette fois-ci avec un pouvoir qu'elle n'avait pas étant enfant : la maîtrise.  C'est elle qui lance la scène, elle qui la dirige, et elle qui décide de la rejouer indéfiniment pour mieux en apprivoiser les contours.

​Ce qu'elle recherche, ce n'est pas un homme qui est réellement ce dominant tyrannique, c'est un partenaire doué d'une intelligence rare : celui qui a le talent de la comprendre, d'endosser le costume, d'incarner le personnage le temps du jeu, pour lui offrir cet espace de sécurité où elle peut enfin reprendre le contrôle sur ce qui, autrefois, l'avait dépassée. Même si son Dom adore son rôle et en tire un vrai plaisir...
en a-t-elle elle-même conscience ?
Évidemment dans certains cas j'imagine qu'une soumise cherche un nouveau boureau et là mon avis ne fonctionne pas.. 
Dernière modification le 25/07/2026 03:15:18 par ​LUX ante ferrum.
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Neilerio
#2
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
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Noéline
#3
Parfois, la soumise cherche une dynamique qui fait écho à une blessure de l'enfance, pourtant résolue depuis longtemps.  
Le Dom perçu comme toxique se méprend totalement sur cette quête : il pense qu'elle cherche un maître qui incarnera ce rôle à la perfection, 24h/24, dans la vraie vie.
​Il ne comprend pas l'essentiel : elle ne cherche pas un homme, elle cherche un acteur. ​Elle joue un rôle, et elle a besoin d'un partenaire pour jouer avec elle.
Ce besoin est viscéral, une forme de catharsis où elle trouve du plaisir à revivre son "film" intérieur, mais cette fois-ci avec un pouvoir qu'elle n'avait pas étant enfant : la maîtrise.  C'est elle qui lance la scène, elle qui la dirige, et elle qui décide de la rejouer indéfiniment pour mieux en apprivoiser les contours.

​Ce qu'elle recherche, ce n'est pas un homme qui est réellement ce dominant tyrannique, c'est un partenaire doué d'une intelligence rare : celui qui a le talent de la comprendre, d'endosser le costume, d'incarner le personnage le temps du jeu, pour lui offrir cet espace de sécurité où elle peut enfin reprendre le contrôle sur ce qui, autrefois, l'avait dépassée. Même si son Dom adore son rôle et en tire un vrai plaisir...
en a-t-elle elle-même conscience ?
Évidemment dans certains cas j'imagine qu'une soumise cherche un nouveau boureau et là mon avis ne fonctionne pas.. 
Merci pour votre réponse. Je trouve votre réflexion intéressante, notamment lorsque vous évoquez la possibilité que certaines personnes rejouent des blessures anciennes dans un cadre où elles reprennent cette fois le contrôle. Je pense effectivement que cela peut exister dans certains cas. En revanche, je ne suis pas certaine que cela explique vraiment la question que je posais. Mon interrogation portait davantage sur certains Doms qui semblent confondre une autorité consentie dans un cadre BDSM avec une supériorité qui s'étendrait a toutes les discussions, y compris en dehors de la dynamique D/s. Pour moi, on peut parfaitement incarner un rôle de Dom avec intensité tout en restant capable d'écouter, de dialoguer et d'accepter qu'une soumise puisse avoir un avis différent sans y voir une remise en cause de son statut. Je pense que c'est cette distinction qui m'intéresse le plus.
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Noéline
#4
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
Je suis d'accord qu'il y a des fantasmeurs. 😊 Mais je pense aussi que certains sont sincèrement convaincus que c'est ainsi qu'un Dom doit se comporter. C'est précisément cette confusion entre domination et absence de respect qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet.
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Neilerio
#5
Je suis d'accord qu'il y a des fantasmeurs. 😊 Mais je pense aussi que certains sont sincèrement convaincus que c'est ainsi qu'un Dom doit se comporter. C'est précisément cette confusion entre domination et absence de respect qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet.
Ca ne change rien ce sont des fantasmeurs, ils ont une vision cliché pornifié du BDSM et qui est surement adossé à l'absence de véritable expérience réelle en présentiel. Un mec qui se dit cycliste qui a pas de vélo, qui jamais fait de vélo et qui pense que le vélo ça se fait en pédalant avec les mains en fermant les yeux , ce mec est il un cycliste ?  Je vais poursuivre mon analogie, je joues au jeu video j'aime les jeux de tir de guerre, est ce que j'ai le droit de me considérer comme militaire ? non. Après il y a des gens en relation qui ont le discours ou les discours suivant :  "je suis dans une relation inégalitaire/ hierrachique" "ma soumise est inférieure" mais ce sont pas ceux qui disent bonjour salope salut chien suce à genoux etc, d'ailleurs dans les faits la relation est bien moins inégalitaire qu'ils veulent bien l'avouer c'est souvent de la posture pour coller au folklore.
Dernière modification le 25/07/2026 04:54:44 par Neilerio.
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Karl Sarawa
#6
Bonjour Noéline, je pense que c'est en général des gens qui fantasme et ils n'ont pas pris le temps de comprendre la finesse des différentes facettes du BDSM. Comme le disait Neilerio bien souvent leur seule expérience BDSM c'est des pornos, ils confondent le fait de jouer au grand méchant et la réalité qui est que la domination demande un investissement en temps, en imagination, il faut être attentif, comprendre l'autre. On est très loin des mecs qui se proclament  maîtres et traite de chienne dès les premières message dans la réalité du milieu. 
 
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LauDupond
#7
Que l'on soit (ou qu'on se croit) dominant, dominatrice, soumis ou soumise, ou cycliste pour faire écho à Neilerio, on devrait tous essayer d'être des gentlemen ou des ladies : le respect n'est pas un rôle, c'est la base de toute relation.
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Mortya
#8
"Et que dire de certains premiers messages ? « Bonjour chienne. » « Salut salope. »"' Ce sont des fantasmeurs rien de plus !  
Exact, ils dominent leurs claviers, rien de plus 
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Fly
#9

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question. Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ? Pourquoi certains pensent-ils que leur parole est forcément la bonne, qu'un avis contraire est une remise en cause de leur autorité, voire un manque de respect ? Selon vous, pourquoi certains confondent-ils encore domination et supériorité ? Est-ce une mauvaise compréhension du BDSM, un manque de confiance en eux, une vision dépassée de la domination... ou avez-vous une autre explication ?


Oui, oui , aucune idée ...et oui 
(encore un vaste sujet que vous nous lancez là :p)

il y a, selon moi, de nombeux axes de réponses à ce questionnement.

Tout d'abord, je rejoins l'avis général :  beaucoup de fantasmeur qui n'ont rien compris et ne font pas l'effort de chercher.
Néanmoins, il faut aussi admettre que c'est une image que peut renvoyer la communauté de prime abord. 
Quand je vois certains ecrits rédigés comme du vécu alos qu'il y a zéro crédibilité derrière...on peut facilement se dire "c'est donc ça le bdsm".
Certains témoignages rééls peuvent aussi preter à confusion : on y décrit le moment présent, l'interaction de l'instant mais il ne faut pas oublier qu'il y a derrière ça toute une relation qui s'est construite au fil du temps.
De fait, la communanuté peut, a son corps défendant, renvoyer cette image pour qui ne cherche pas (ou n'a pas encore cherché) plus loin. 

Un autre point qui peut selon moi expliquer non plus les fantasmeurs mais le sentiment de supériorité que vous décrivez. 
Dans un autre de vos post, j'évoquais l'effet de structure. Je pense qu'une fois de plus cet effet se retrouve ici. (un éminent sociologue à ecrit un bouquin qui s'intitule "la distinction"..où il explique que nos gouts sont socialement situés, qu'ils ne sortent pas de nul par et que c'est principalement en fait des dégouts des gouts d'une autre catégorie sociale : nos gouts sont un moyen de nous distinguer socialement, [gros résumé])
Il y a pour les "bons" Doms (au sens "ceux qui se renseignent", qui ne sont pas juste dans le fantasme), un besoin de tirer leur épingle du jeu, de se différencier de la masse (principalement consituté de fantasmeur et de "pseudo dom") un besoin de ...se distinguer.
Quel meilleur moyen de le faire que de montrer que Eux comprennent la pronfondeur du bdsm, ces codes, ces usages ....une sorte de "moi je sais parce que je suis un VRAI Dom...pas un fantasmeur du dimanche". Et à ce petit jeu, on arrive vite a une forme de condescendance (même involontaire, d'ailleurs peut-etre que certains lecteurs de ce commentaire sont en train de m'attibuer ce qualificatif ...allez savoir) . La subjectivité joue aussi énormément dans votre questionnement. 

Un autre axe de réponse quand à la supériorité : 
Il faut aussi bien admettre que le rapport D/s si prete fortement.
Dans un autre post vous parliez de roles, de postures tenus par les uns et les autres. Et il faut bien admettre que le role d'un Dom se prete particulièrement bien à l'expression de la supériorité (le Dom c'est celui qui guide, éduques, forme, dresse etc). et le "role", " la posture" peut facilement déteindre sur l'individu ..surtout ceux qui nont pas (encore) la maturité pour faire la distinction entre le role et le fait d'etre soit (bien que les deux se rejoignent aussi ...ce qui rend la chose encore plus subtile à appréhender )

Un dernier axe de réponse serait, pour moi ,tout simplement la question inverse : 
Vous demandez (en substance) pourquoi certains se pensent supérieur ou font comme si ils l'etaient. mais en vérité pourquoi ce ne serait pas le cas ? Ce serait le contraire qui serait étonnant. 
La communauté BDSM est une portion de la population qui se "réunie" sur la base d'une certaine vision des relations humaines et de la sexualité (énorme raccourcis mais c'est pas le propos)....il ny'a a pas d'autres critéres. 
De fait, on y croise tous les "types" d'individu qui composent la socièté : des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes des grands, des petits ...et des gens qui se pensent supérieurs car ils existent aussi dans la "vraie vie". 
Au final la communauté BDSM n'est que le reflet de la socièté dans son ensemble et donc c'est de ne pas croiser de gens qui ont un sentiment de supériorité qui serait étrange en vrai.
Dernière modification le 25/07/2026 12:20:10 par Fly.
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Maloolabar
#10
[quote=220679]

Dominer ou se croire supérieur ?

Depuis quelque temps, je me pose une question. Pourquoi certains Doms ou Maîtres semblent-ils confondre domination et supériorité ? Bonjour, Un fond de domination patriarcale sans doute, un probléme d'éducation certainement. Rassurez vous, les poissons volant existe, certe il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent. Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon. Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir. C’est un choix portée a deux .
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Maloolabar
#11
Un fond de domination patriarcale sans doute, un problème d'éducation certainement.
Rassurez vous, les poissons volant existe, certes il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent.
Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon.
 
Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir.
C’est un choix portée a deux.
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Noéline
#12
Bonjour Noéline, je pense que c'est en général des gens qui fantasme et ils n'ont pas pris le temps de comprendre la finesse des différentes facettes du BDSM. Comme le disait Neilerio bien souvent leur seule expérience BDSM c'est des pornos, ils confondent le fait de jouer au grand méchant et la réalité qui est que la domination demande un investissement en temps, en imagination, il faut être attentif, comprendre l'autre. On est très loin des mecs qui se proclament  maîtres et traite de chienne dès les premières message dans la réalité du milieu.   
Merci pour votre réponse. Je partage assez votre analyse. J'ai également l'impression que certains confondent l'image caricaturale du « Dom autoritaire » avec ce qu'est réellement une relation BDSM. À mes yeux, la domination demande justement beaucoup d'écoute, de compréhension et de maîtrise de soi. Ce n'est pas parce qu'on est Dom que l'on cesse de respecter la personne qui est en face. D'ailleurs, plus je discute avec des Doms expérimentés, plus je constate qu'ils n'ont généralement pas besoin d'afficher leur statut ou de provoquer des le premier message. Leur attitude suffit.
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Noéline
#13
Que l'on soit (ou qu'on se croit) dominant, dominatrice, soumis ou soumise, ou cycliste pour faire écho à Neilerio, on devrait tous essayer d'être des gentlemen ou des ladies : le respect n'est pas un rôle, c'est la base de toute relation.
Je suis tout a fait d'accord avec vous. 😊 Finalement, peu importe le rôle ou la dynamique choisie, le respect reste la base. C'est justement ce qui me surprend parfois : certains semblent penser qu'être Dom les dispense de cette courtoisie élémentaire, alors que pour moi, elle devrait être présente dès le premier échange.
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Noéline
#14


Oui, oui , aucune idée ...et oui 
(encore un vaste sujet que vous nous lancez là :p)

il y a, selon moi, de nombeux axes de réponses à ce questionnement.

Tout d'abord, je rejoins l'avis général :  beaucoup de fantasmeur qui n'ont rien compris et ne font pas l'effort de chercher.
Néanmoins, il faut aussi admettre que c'est une image que peut renvoyer la communauté de prime abord. 
Quand je vois certains ecrits rédigés comme du vécu alos qu'il y a zéro crédibilité derrière...on peut facilement se dire "c'est donc ça le bdsm".
Certains témoignages rééls peuvent aussi preter à confusion : on y décrit le moment présent, l'interaction de l'instant mais il ne faut pas oublier qu'il y a derrière ça toute une relation qui s'est construite au fil du temps.
De fait, la communanuté peut, a son corps défendant, renvoyer cette image pour qui ne cherche pas (ou n'a pas encore cherché) plus loin. 

Un autre point qui peut selon moi expliquer non plus les fantasmeurs mais le sentiment de supériorité que vous décrivez. 
Dans un autre de vos post, j'évoquais l'effet de structure. Je pense qu'une fois de plus cet effet se retrouve ici. (un éminent sociologue à ecrit un bouquin qui s'intitule "la distinction"..où il explique que nos gouts sont socialement situés, qu'ils ne sortent pas de nul par et que c'est principalement en fait des dégouts des gouts d'une autre catégorie sociale : nos gouts sont un moyen de nous distinguer socialement, [gros résumé])
Il y a pour les "bons" Doms (au sens "ceux qui se renseignent", qui ne sont pas juste dans le fantasme), un besoin de tirer leur épingle du jeu, de se différencier de la masse (principalement consituté de fantasmeur et de "pseudo dom") un besoin de ...se distinguer.
Quel meilleur moyen de le faire que de montrer que Eux comprennent la pronfondeur du bdsm, ces codes, ces usages ....une sorte de "moi je sais parce que je suis un VRAI Dom...pas un fantasmeur du dimanche". Et à ce petit jeu, on arrive vite a une forme de condescendance (même involontaire, d'ailleurs peut-etre que certains lecteurs de ce commentaire sont en train de m'attibuer ce qualificatif ...allez savoir) . La subjectivité joue aussi énormément dans votre questionnement. 

Un autre axe de réponse quand à la supériorité : 
Il faut aussi bien admettre que le rapport D/s si prete fortement.
Dans un autre post vous parliez de roles, de postures tenus par les uns et les autres. Et il faut bien admettre que le role d'un Dom se prete particulièrement bien à l'expression de la supériorité (le Dom c'est celui qui guide, éduques, forme, dresse etc). et le "role", " la posture" peut facilement déteindre sur l'individu ..surtout ceux qui nont pas (encore) la maturité pour faire la distinction entre le role et le fait d'etre soit (bien que les deux se rejoignent aussi ...ce qui rend la chose encore plus subtile à appréhender )

Un dernier axe de réponse serait, pour moi ,tout simplement la question inverse : 
Vous demandez (en substance) pourquoi certains se pensent supérieur ou font comme si ils l'etaient. mais en vérité pourquoi ce ne serait pas le cas ? Ce serait le contraire qui serait étonnant. 
La communauté BDSM est une portion de la population qui se "réunie" sur la base d'une certaine vision des relations humaines et de la sexualité (énorme raccourcis mais c'est pas le propos)....il ny'a a pas d'autres critéres. 
De fait, on y croise tous les "types" d'individu qui composent la socièté : des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes des grands, des petits ...et des gens qui se pensent supérieurs car ils existent aussi dans la "vraie vie". 
Au final la communauté BDSM n'est que le reflet de la socièté dans son ensemble et donc c'est de ne pas croiser de gens qui ont un sentiment de supériorité qui serait étrange en vrai.
Merci pour cette réponse très développée. J'aime beaucoup votre idée selon laquelle il n'existe pas une seule explication, mais plusieurs facteurs qui peuvent se cumuler. Je n'avais pas pensé, par exemple, au fait que l'image renvoyée par certains récits ou témoignages puisse influencer la perception de personnes qui découvrent le BDSM. Votre réflexion sur le rôle qui peut finir par déteindre sur la personne m'interpelle également. C'est vrai qu'il peut être difficile, pour certains, de faire la distinction entre une autorité qui s'exerce dans une dynamique D/s consentie et une prétendue supériorité qui s'étendrait à tous les échanges. Enfin, je vous rejoins sur un point : le BDSM ne met pas les individus à l'abri de leurs défauts. On y retrouve sans doute les mêmes travers que dans le reste de la société. Merci d'avoir pris le temps de développer votre point de vue, il apporte plusieur pistes de réflexion.
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Noéline
#15
Un fond de domination patriarcale sans doute, un problème d'éducation certainement. Rassurez vous, les poissons volant existe, certes il ne sont pas la majorité du genre, mais ils existent. Oui vous avez raison, une relation D/S une manière de vivre, dans un cadre intime et de confiance, la découverte du frisson entre contrôle et lâcher-prise, entre maîtrise et abandon.   Se soumettre, ce n’est pas s’effacer. C’est découvrir une liberté nouvelle, un abandon volontaire où chaque sensation est sublimée pour le plaisir des deux partenaires, on s’abandonne non par contrainte, mais par désir. C’est un choix portée a deux.
Merci pour votre réponse. Je partage tout a fait votre dernière réflexion. Pour moi aussi, une relation D/s repose avant tout sur un choix mutuel, la confiance et le consentement. La soumission ne signifie pas renoncer a sa dignité ou a sa capacité de réfléchir. C'est d'ailleurs ce qui m'a donné envie d'ouvrir ce sujet : j'ai parfois l'impression que certains oublient cette dimension et confondent autorité consentie et supériorité sur l'autre.
Soyez la première personne à aimer.
Olivier
#16
Quand je sais la difficulté de créer une relation humaine de qualité, celle qui cherche comment deux personnes peuvent s'épanouir dans une relation Ds, je n'arrive pas à comprendre ce 1er contact démarrant par  « Bonjour chienne. » « Salut salope. »

Quelque chose me semble surréaliste dans un pareil premier contact. En tout cas je ne vois pas qui pourrait donner suite à cela. Sauf si ce sont des fantasmes réciproques derrière le clavier.
Déjà je trouve que bloquer quelqu'un alors qu'on est discussion conviviale est d'un mépris scandaleux, traiter l'autre de chienne ou de salope est ahurissant.
De toute façon je pense que ce sont des personnes à éviter dans le réel.

Pour le reste, je ne suis pas psychanalyste et donc je suis dans le brouillard face à ce comportement.
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Noéline
#17
Quand je sais la difficulté de créer une relation humaine de qualité, celle qui cherche comment deux personnes peuvent s'épanouir dans une relation Ds, je n'arrive pas à comprendre ce 1er contact démarrant par  « Bonjour chienne. » « Salut salope. »

Quelque chose me semble surréaliste dans un pareil premier contact. En tout cas je ne vois pas qui pourrait donner suite à cela. Sauf si ce sont des fantasmes réciproques derrière le clavier.
Déjà je trouve que bloquer quelqu'un alors qu'on est discussion conviviale est d'un mépris scandaleux, traiter l'autre de chienne ou de salope est ahurissant.
De toute façon je pense que ce sont des personnes à éviter dans le réel.

Pour le reste, je ne suis pas psychanalyste et donc je suis dans le brouillard face à ce comportement.
Je partage assez votre point de vue. Je pense qu'il y a aussi une confusion entre le fantasme et la réalité. Derrière un écran, certains entrent immédiatement dans un rôle en oubliant qu'avant toute relation D/s, il y a deux personnes qui ne se connaissent pas. A mes yeux, le respect ne s'obtient pas en imposant des mots comme « chienne » ou « salope » dès le premier message. Ces mots peuvent avoir leur place dans une relation consentie, lorsqu'ils prennent un sens pour les deux partenaires. Mais utilisés comme formule de présentation, ils ne démontrent aucune domination. Ils montrent simplement que l'autre est déjà réduit a un rôle, sans même avoir été rencontré. Je pense également qu'une personne réellement sûre d'elle n'a pas besoin d'affirmer son autorité dès les premières lignes. Elle la démontre par son attitude, son écoute, sa cohérence et le respect qu'elle accorde à l'autre. Au fond, je crois que la véritable domination ne commence pas par des mots. Elle commence par la confiance.
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Fly
#18
En vrai c'est aussi absurde que si les premiers mots d'une conversation de la part d'une soum etait "Bonjour Maitre". 
Ce serait d'un absurdité sans nom. Aucun sens à ce mot, aucun poid, aucune force...ce serait juste un mots vide....qui démontrait la non-compréhension de ce qu'il signifie.

(bon j'imagine que ça plairait à beaucoup ici...mais perso je trouverai ça ridicule)
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Noéline
#19
En vrai c'est aussi absurde que si les premiers mots d'une conversation de la part d'une soum etait "Bonjour Maitre". 
Ce serait d'un absurdité sans nom. Aucun sens à ce mot, aucun poid, aucune force...ce serait juste un mots vide....qui démontrait la non-compréhension de ce qu'il signifie.

(bon j'imagine que ça plairait à beaucoup ici...mais perso je trouverai ça ridicule)
Je suis assez d’accord avec vous. Pour moi, dire « Bonjour Maître » ou « Bonjour chienne » a un parfait inconnu revient au même : ce sont des mots qui n’ont encore aucune valeur puisqu’aucune relation n’existe. Ces termes prennent leur sens avec le temps, lorsqu’ils s’inscrivent dans une relation construite, basée sur la confiance, le consentement et la connaissance de l’autre. Avant cela, ils ne sont qu’une étiquette posée sur quelqu’un que l’on ne connaît pas. J’ai parfois l’impression que certains veulent vivre le fantasme avant même d’avoir rencontré la personne. Or, à mes yeux, la relation vient d’abord. Les mots, eux, prennent leur poids ensuite.
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@ Noéline,

Il y a une chose qui m'interpelle dans tes questions...
Elles ont un sens, oui, mais à croire que tu prends les exemples de tout ce qu'ill ne faut pas faire pour le dénoncer...
Appel désespéré dont, en réalité, seuls les motivés à apprendre liront?
Car toutes tes questions portent sur des mètres étalons de la connerie et de ce qu'il ne faut pas faire, bien loin de ce que ferait un Maitre...
Et donc, à fuir absolument!
Mais c'est crier dans le désert que de le dire, le redire.
Internet est un outil formidable permettant aussi à ceux qui ont ce genre de sexualité de se trouver, se rencontrer...
Et, avouons le, bien que gratuit, celui-ci est l'un des plus sérieux.
Mais c'est un appel aussi à des branleurs devant des vidéos youporn ou autre site de vidéos de s'intituler maitre et de croire qu'il s'agit de donner des ordres, de traiter l'autre de tous les noms pour etre un "dominant"...
D'autres encore, se croient à l'age des cavernes (quand bien meme ils étaient certainement plus civilisés que nous) ou celui qui gueule le plus fort est "le chef"...
Nous sommes donc là bien loin d'une certaine vision du BDSM.
Ne nous le cachons pas aussi!
Certaines sont dans une négations d'elles meme, dans une auto-destructions et ce genre de "maitre" leur convient parfaitement !
Mais un Maitre prend avant tout des responsabilités, s'implique dans la relation.
Etre Maitre est énergivore et c'est avannt tout de sacrée responsabilités , car, la part de liberté que nous remets la soumise, l'esclave nous revient.
On ne fait pas n'importe quoi avec une soumise, une esclave!
Et, si on veut etre servi au mieux, si, on veut s'attacher sa loyauté, on développe ses capacités et non les détruit !
Bref...
L'etre humain, y compris la femme et les soumises (si si!), ont une chose extraordianire appelé "Intelligence"...
Il faut aussi savoir la faire jouer et si tu tombes par "hasard" sur un "Maitre Machin, un SirQuelquechose" ayant un profil vide, et qui commence ses messages par "bonjour salope, chienne", c'est à fuir...
Mais tout cela nous le savons...
Nous sommes beaucoup à le dire, le redire... et à le crier dans le désert car nous n'empecherons pas les pervers narcissiques, les psychopathes ou autres fantasmeurs à tenter leurs chances...
Meme Fetlife qui demande aussi un n° de téléphone pour s'y inscrire n'y échappe pas...
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Noéline
#21
@ Noéline,

Il y a une chose qui m'interpelle dans tes questions...
Elles ont un sens, oui, mais à croire que tu prends les exemples de tout ce qu'ill ne faut pas faire pour le dénoncer...
Appel désespéré dont, en réalité, seuls les motivés à apprendre liront?
Car toutes tes questions portent sur des mètres étalons de la connerie et de ce qu'il ne faut pas faire, bien loin de ce que ferait un Maitre...
Et donc, à fuir absolument!
Mais c'est crier dans le désert que de le dire, le redire.
Internet est un outil formidable permettant aussi à ceux qui ont ce genre de sexualité de se trouver, se rencontrer...
Et, avouons le, bien que gratuit, celui-ci est l'un des plus sérieux.
Mais c'est un appel aussi à des branleurs devant des vidéos youporn ou autre site de vidéos de s'intituler maitre et de croire qu'il s'agit de donner des ordres, de traiter l'autre de tous les noms pour etre un "dominant"...
D'autres encore, se croient à l'age des cavernes (quand bien meme ils étaient certainement plus civilisés que nous) ou celui qui gueule le plus fort est "le chef"...
Nous sommes donc là bien loin d'une certaine vision du BDSM.
Ne nous le cachons pas aussi!
Certaines sont dans une négations d'elles meme, dans une auto-destructions et ce genre de "maitre" leur convient parfaitement !
Mais un Maitre prend avant tout des responsabilités, s'implique dans la relation.
Etre Maitre est énergivore et c'est avannt tout de sacrée responsabilités , car, la part de liberté que nous remets la soumise, l'esclave nous revient.
On ne fait pas n'importe quoi avec une soumise, une esclave!
Et, si on veut etre servi au mieux, si, on veut s'attacher sa loyauté, on développe ses capacités et non les détruit !
Bref...
L'etre humain, y compris la femme et les soumises (si si!), ont une chose extraordianire appelé "Intelligence"...
Il faut aussi savoir la faire jouer et si tu tombes par "hasard" sur un "Maitre Machin, un SirQuelquechose" ayant un profil vide, et qui commence ses messages par "bonjour salope, chienne", c'est à fuir...
Mais tout cela nous le savons...
Nous sommes beaucoup à le dire, le redire... et à le crier dans le désert car nous n'empecherons pas les pervers narcissiques, les psychopathes ou autres fantasmeurs à tenter leurs chances...
Meme Fetlife qui demande aussi un n° de téléphone pour s'y inscrire n'y échappe pas...

Votre réponse illustre précisément ce que je voulais éviter : répondre à côté de la question au lieu d'y répondre.

Ce qui m'interpelle, c'est que vous semblez considérer que, parce qu'un comportement est manifestement inacceptable, il ne faudrait plus en parler. Pourtant, si ce sujet revient régulièrement, c'est bien que ces comportements existent et que certaines personnes y sont confrontées. Mon objectif n'était pas d'apprendre à un "Maître" ce qu'est la domination, mais de comprendre pourquoi certains confondent encore domination, autorité et supériorité. Ce n'est pas la même question. Vous affirmez ensuite que "nous le savons tous". Justement, je n'en suis pas convaincue. Si c'était si évident pour tout le monde, il n'y aurait pas autant de premiers messages commençant par « Bonjour chienne » ou « Salut salope », ni autant de personnes persuadées qu'être Dom consiste a imposer plutôt qu'à construire une relation. Enfin, réduire mon sujet à une évidence revient à éviter la réflexion qu'il propose. Je ne cherche pas à dresser une liste de ce qu'il faut fuir ; j'essaie de comprendre pourquoi ces comportements persistent et pourquoi certains continuent à les confondre avec la domination. Ce n'est pas parce qu'un problème est connu qu'il devient inutile d'en discuter.
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Maître SADE
#22
La reflexion de ​LUX ante ferrum est pertinente et devrait etre celle de tout "dominant respectable" ! Evidemment, tous n'ont pas ces competences et utilisent violence gratuite, mépris, degradation  physique et mentale au premier degré et systématiquement au lieu d'utiliser ces "outils", uniquement, pour repondre aux besoins de leur soumise. Ces derniers ainsi, que ceux qui ont un ego surdimensionné n'ont pas leur place ici. 
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Noéline
#23
La reflexion de ​LUX ante ferrum est pertinente et devrait etre celle de tout "dominant respectable" ! Evidemment, tous n'ont pas ces competences et utilisent violence gratuite, mépris, degradation  physique et mentale au premier degré et systématiquement au lieu d'utiliser ces "outils", uniquement, pour repondre aux besoins de leur soumise. Ces derniers ainsi, que ceux qui ont un ego surdimensionné n'ont pas leur place ici. 
Je rejoins surtout l'idée qu'un Dom devrait toujours chercher à comprendre la personne qu'il a en face de lui plutôt qu'a lui imposer sa propre vision de la domination. C'est peut-être là que se situe, à mes yeux, la différence entre domination et supériorité : un Dom qui cherche avant tout à comprendre les besoins de sa partenaire construit une relation. Celui qui pense savoir mieux qu'elle ce dont elle a besoin risque surtout de lui imposer son propre fantasme. C'est précisément cette confusion qui m'interroge depuis le début de ce sujet.
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Ah ? Y'a vraiment des pseudos doms qui attaquent par un "Bonjour salope" ou "Salut chienne" ? Je me serais plus attendu à du plus direct, sans formule de politesse immédiatement suivie d'un terme ordurier : ce ne sont même pas des fantasmeurs ou des usurpateurs à ce niveau-là, mais juste des gros nazes ! 
Pour répondre à votre question de fond maintenant, c'est un fait confirmé que certains Doms considèrent la domination comme découlant d'une supériorité naturelle à l'égard des soumis : la notion de mâle (ou femelle) Alpha, de seigneur, de reine ou même de divinité est fréquemment présente dans un bon nombre de profils, ça ne date pas d'hier et ce n'est pas près de disparaitre à mon avis. Je dirais qu'il s'agit-là d'une école de pensée BDSM légitime au risque de vous choquer dans le sens où du côté soumis je croise aussi bon nombre de profils se réclamant du registre symétriquement complémentaire de l'infériorité, de la dégradation personnelle (combien de fois ai-je lu des termes comme "sous-merde", "salope à utiliser sans scrupules" et autres du même registre dans des présentations de profils !). 
Même si ça ne correspond pas à ma vision du rapport D/s, je m'en amuse franchement plutôt que d'en juger (y'a qu'à lire ma propre présentation, que certains prennent au pied de la lettre !). Il ne s'agit donc pas je pense d'une mauvaise compréhension du BDSM, mais de la leur, pour des raisons qui les regardent, et l'avantage, c'est que si ça ne vous parle pas, au moins ce genre d'approche vous permet de bloquer rapidement le contact sans perte de temps, et sans risque de tomber sur un pervers manipulateur qui lui n'aura pas plus de respect à vous offrir, mais utilisera son intelligence pour vous raconter ce que vous souhaitez entendre dans le but calculé de vous piéger si jamais rencontre il y a... Personnellement, ce sont les seuls genres de profils que je dénoncerais, mais étant par définition caméléons, difficile de les débusquer sur des généralités comportementales, hélas.
A chacun d'user de son discernement, qu'on soit du côté soumis ou pas. Chacun trouve ensuite - enfin, quand tous les obstacles sont franchis ! - celui ou celle qui correspond à ce que lui-même renvoie. C'est donc dès sa présentation qu'il faut faire aussi attention, et même comme ça, on n'empêchera jamais sur les sites de rencontres les indésirables de pointer le bout de leur nez, il faut se faire une raison... 'Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait !" (Audiard).
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Noéline
#25
Ah ? Y'a vraiment des pseudos doms qui attaquent par un "Bonjour salope" ou "Salut chienne" ? Je me serais plus attendu à du plus direct, sans formule de politesse immédiatement suivie d'un terme ordurier : ce ne sont même pas des fantasmeurs ou des usurpateurs à ce niveau-là, mais juste des gros nazes !  Pour répondre à votre question de fond maintenant, c'est un fait confirmé que certains Doms considèrent la domination comme découlant d'une supériorité naturelle à l'égard des soumis : la notion de mâle (ou femelle) Alpha, de seigneur, de reine ou même de divinité est fréquemment présente dans un bon nombre de profils, ça ne date pas d'hier et ce n'est pas près de disparaitre à mon avis. Je dirais qu'il s'agit-là d'une école de pensée BDSM légitime au risque de vous choquer dans le sens où du côté soumis je croise aussi bon nombre de profils se réclamant du registre symétriquement complémentaire de l'infériorité, de la dégradation personnelle (combien de fois ai-je lu des termes comme "sous-merde", "salope à utiliser sans scrupules" et autres du même registre dans des présentations de profils !).  Même si ça ne correspond pas à ma vision du rapport D/s, je m'en amuse franchement plutôt que d'en juger (y'a qu'à lire ma propre présentation, que certains prennent au pied de la lettre !). Il ne s'agit donc pas je pense d'une mauvaise compréhension du BDSM, mais de la leur, pour des raisons qui les regardent, et l'avantage, c'est que si ça ne vous parle pas, au moins ce genre d'approche vous permet de bloquer rapidement le contact sans perte de temps, et sans risque de tomber sur un pervers manipulateur qui lui n'aura pas plus de respect à vous offrir, mais utilisera son intelligence pour vous raconter ce que vous souhaitez entendre dans le but calculé de vous piéger si jamais rencontre il y a... Personnellement, ce sont les seuls genres de profils que je dénoncerais, mais étant par définition caméléons, difficile de les débusquer sur des généralités comportementales, hélas. A chacun d'user de son discernement, qu'on soit du côté soumis ou pas. Chacun trouve ensuite - enfin, quand tous les obstacles sont franchis ! - celui ou celle qui correspond à ce que lui-même renvoie. C'est donc dès sa présentation qu'il faut faire aussi attention, et même comme ça, on n'empêchera jamais sur les sites de rencontres les indésirables de pointer le bout de leur nez, il faut se faire une raison... 'Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait !" (Audiard).
Merci pour votre réponse. Je partage votre distinction entre une relation D/s construite, où chacun adhère librement a une certaine dynamique, et les véritables manipulateurs. En revanche, je pense qu'il y a un point sur lequel nous divergeons. Pour moi, une dynamique dans laquelle une personne choisit librement de se considérer comme inférieure n'implique pas que le Dom soit, lui, objectivement supérieur. C'est justement cette confusion qui m'interroge. On peut exercer une autorité, guider, diriger ou dominer dans un cadre consenti, sans pour autant se croire supérieur à l'autre en tant qu'être humain. Quant aux premiers messages du type « Bonjour chienne » ou « Salut salope », je suis contente de voir que nous sommes finalement d'accord : utilisés d'emblée avec une parfaite inconnue, ils ne relèvent pas, selon moi non plus, de la domination, mais simplement d'un manque de respect. Merci en tout cas d'avoir répondu au « pourquoi », car c'était bien le fond de ma question.
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Bonsoir à vous,
 
j'ai lu avec grand intéret votre message, ainsi que toutes les réactions. Et en effet, il y a je pense plusieurs facteurs :
- les films ont popularisé certains aspects ce qui fait croire à certain(e) que c'est le bon comportement à avoir
- beaucoup de fantasmes, voir de désinhibition liée à l'écran interposé
Tout cela est fort malheureux, car en effet, toute une relation D/s est basée sur le respect dès le premier instant. Cela développera la complicité de laquelle naitra le D/s entre 2 personnes.
 
Au plaisir d'échanger
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Noéline
#27
Bonsoir à vous,   j'ai lu avec grand intéret votre message, ainsi que toutes les réactions. Et en effet, il y a je pense plusieurs facteurs : - les films ont popularisé certains aspects ce qui fait croire à certain(e) que c'est le bon comportement à avoir - beaucoup de fantasmes, voir de désinhibition liée à l'écran interposé Tout cela est fort malheureux, car en effet, toute une relation D/s est basée sur le respect dès le premier instant. Cela développera la complicité de laquelle naitra le D/s entre 2 personnes.   Au plaisir d'échanger
Bonsoir, Merci pour votre réponse. Je partage tout a fait votre analyse concernant l'influence des fantasmes et de l'écran, qui peuvent parfois donner une image très éloignée de ce qu'est réellement une relation D/s. C'est justement ce qui m'a poussée à ouvrir ce sujet. Pour moi, la domination ne peut pas se construire sur une absence de respect dès le premier contact. Le respect n'est pas une récompense qui apparaît une fois la relation installée ; il en est, a mes yeux, le point de départ. Comme vous le dites, c'est cette base qui permet ensuite a la confiance, a la complicité et a la relation D/s de se développer. Merci pour cet échange.
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Noéline
#28
235958
Je pense qu'il y a une différence fondamentale entre avoir une position dominante dans une relation... et se croire supérieur aux autres. À mes yeux, un Dominant n'a pas besoin d'élever la voix, d'imposer son opinion ou d'humilier pour être reconnu. Son autorité se ressent naturellement dans son attitude, sa cohérence et sa capacité à inspirer confiance. Je ne vois pas un désaccord comme un manque de respect. Au contraire, au début d'une relation, c'est souvent en échangeant, parfois en confrontant nos points de vue, que l'on apprend à se connaître. Une soumise n'abandonne pas son intelligence ni sa personnalité en choisissant de se soumettre. Quant aux premiers messages, je ne me sentirai jamais concernée par un « Bonjour chienne » ou un « Salut salope ». Ces mots ont peut-être leur place dans une dynamique consentie, lorsqu'un lien existe et qu'ils ont un sens pour les deux partenaires. Mais avant même un échange, ils ne disent rien de la domination ; ils montrent surtout que la confiance n'a pas encore été construite. Pour moi, un vrai Dominant n'a pas besoin de rappeler qu'il l'est. Il le démontre par son calme, son écoute, sa maîtrise de lui-même et le respect qu'il accorde à la personne en face de lui. C'est précisément cette attitude qui donne envie de lui offrir sa confiance... et, peut-être un jour, sa soumission.
Merci pour votre réponse. Je me retrouve beaucoup dans ce que vous écrivez, notamment lorsque vous dites qu'une soumise ne renonce ni a son intelligence ni a sa personnalité en choisissant de se soumettre. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussée a écrire ce post. J'ai parfois le sentiment que certains confondent autorité et autoritarisme, ou encore domination et supériorité. Pourtant, a mes yeux, un Dom qui inspire naturellement confiance n'a pas besoin d'imposer sa position ou de rappeler constamment son statut. Comme vous, je pense que le respect et le dialogue ne sont pas incompatibles avec une relation D/s. Bien au contraire, ils en sont, pour moi, les fondations.
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Dame_Kyria
#29
Pour moi, un homme qui n'a pas compris qu'avant qu'une femme, même qui se dit soumise, même qui se présente comme "chienne" ou autre jolis petits noms humiliants choisis, dans son profil, accepte qu'un autre, un Dom, puisse utiliser ces mots (et encore, si c'est vraiment le kiff de la dame), il fallait qu'il lui prouve sa crédibilité, sa fiabilité, sa capacité à en être digne, n'est rien d'autre qu'un homme basic, un queutard, qui veut pécho à tout prix et pense que l'autoproclamation du titre va suffire !   
Dernière modification le 29/07/2026 11:08:37 par Dame_Kyria.
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Fly
#30
En vrai ce sujet me rappelle quelque chose que j'avais déja écrits il y a fort longtemps sur ce meme forum : 
https://www.bdsm.fr/forum/thread/6224/Me-soumettre-?-Dominer-?-Oui,-mais/?view=74486

"pour moi, le rapport D/s n'est pas une inégalité dans la considération des personnes mais bien une inégalité dans le fonctionnement de la relation, dans le positionnement occupé par chacun. Donc aucun sentiment de supériorité/infériorité n'est nécessaire, bien au contraire.
[...]
et une chose hyper important selon moi ...il ne faut pas oublier que dans le concept de relation D/s ...il y a le mot relation et une relation basée sur de l'infériorité/supériorité ne pourrait qu'échouer (selon moi) ... Perso, je pense que je m’ennuierai vite dans une relation avec une personne qui me serait (réellement) "inférieure" (oui il y a des guillemets !). (ce que FFE à très bien décris : ce serai du sexe et pas une relation)"

En vrai, plus ça va et plus je me rend compte de ça. 
Il y a dans l'insipidité des conversations que je peux avoir ici cette sensation de "superiorité/infériorité" et ceci est probablement dû à cette adoption trop importante des postures Dom/soum

Je pense que beaucoup de Dom adoptent cette posture autoritaire que vous décrivez toutes à longueur de post et qui rend la conversation impossible (Le fameux "Bonjour Chienne")
A l'inverse, beaucoup de conversation que je peux avoir avec des soumises ici ressemble à l'excat inverse ....et autant j'apprécie les "oui Monsieur" autant quand ce sont quasiment les seuls mots qui sorte de ça bouche ça deviens vite infernal. 

De fait je pense que les postures n'ont pas rien a faire dans les conversations mais de la à en dicter la forme, la structure ... 
On dit souvent ( à juste titre ) que la communication est essentiel dans une relation D/s et dans le BDSM en particulier. Mais force est de constater que c'est une qulaité que peu de gens ont ici. 



 
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Noéline
#31
En vrai ce sujet me rappelle quelque chose que j'avais déja écrits il y a fort longtemps sur ce meme forum : 
https://www.bdsm.fr/forum/thread/6224/Me-soumettre-?-Dominer-?-Oui,-mais/?view=74486

"pour moi, le rapport D/s n'est pas une inégalité dans la considération des personnes mais bien une inégalité dans le fonctionnement de la relation, dans le positionnement occupé par chacun. Donc aucun sentiment de supériorité/infériorité n'est nécessaire, bien au contraire.
[...]
et une chose hyper important selon moi ...il ne faut pas oublier que dans le concept de relation D/s ...il y a le mot relation et une relation basée sur de l'infériorité/supériorité ne pourrait qu'échouer (selon moi) ... Perso, je pense que je m’ennuierai vite dans une relation avec une personne qui me serait (réellement) "inférieure" (oui il y a des guillemets !). (ce que FFE à très bien décris : ce serai du sexe et pas une relation)"

En vrai, plus ça va et plus je me rend compte de ça. 
Il y a dans l'insipidité des conversations que je peux avoir ici cette sensation de "superiorité/infériorité" et ceci est probablement dû à cette adoption trop importante des postures Dom/soum

Je pense que beaucoup de Dom adoptent cette posture autoritaire que vous décrivez toutes à longueur de post et qui rend la conversation impossible (Le fameux "Bonjour Chienne")
A l'inverse, beaucoup de conversation que je peux avoir avec des soumises ici ressemble à l'excat inverse ....et autant j'apprécie les "oui Monsieur" autant quand ce sont quasiment les seuls mots qui sorte de ça bouche ça deviens vite infernal. 

De fait je pense que les postures n'ont pas rien a faire dans les conversations mais de la à en dicter la forme, la structure ... 
On dit souvent ( à juste titre ) que la communication est essentiel dans une relation D/s et dans le BDSM en particulier. Mais force est de constater que c'est une qulaité que peu de gens ont ici. 



 
J'aime beaucoup ce que vous écriviez déjà a l'époque, et je trouve intéressant de voir que votre réflexion semble avoir encore évolué. Cette phrase m'a particulièrement parlé :
« Dans le concept de relation D/s, il y a le mot relation. »
Je crois que c'est justement ce que certains oublient. Je n'ai jamais eu le sentiment qu'un Dom devait être « supérieur » a sa soumise. En revanche, il peut occuper une position différente dans la relation. Pour moi, ce n'est pas la même chose. C'est d'ailleurs ce qui m'a amenée a écrire ce sujet. J'ai parfois l'impression que certains jouent tellement leur rôle qu'ils en oublient la personne qui est en face d'eux. Le « Bonjour chienne » ou « Salut salope » des le premier message illustre assez bien cette confusion. Ils adoptent une posture avant même qu'une relation n'existe. Je partage aussi votre constat sur les conversations. À force de rester enfermés dans leur rôle, certains Doms ne savent plus échanger autrement que par l'autorité, et certaines soumises autrement que par l'acquiescement. Au final, il ne reste plus beaucoup de place pour découvrir l'être humain. Or, comme vous le dites, une relation D/s repose avant tout sur la communication. Et pour communiquer, il faut pouvoir discuter, se questionner, parfois même être en désaccord, sans que cela soit vécu comme une atteinte a l'autorité de l'un ou a la soumission de l'autre. À mes yeux, une domination suffisamment solide n'a pas besoin d'imposer le silence. Au contraire, elle est capable d'écouter, de dialoguer et de faire la différence entre une remise en question de la relation... et un simple échange d'idées.
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Tindalos
#32
Je vais être un peu à contre-courant. Pour moi, je le dis régulièrement, se revendiquer comme une personne dominante, c'est avoir un ego démesuré; vouloir prendre l'ascendant sur une autre personne, c'est de la vanité, une envie de pouvoir. Personnellement, la domination "acceptée" m'ennuie, je lui préfère la confrontation des volontés, faire plier l'autre, la victoire n'en est que plus belle. Je n'aime pas qu'on m'obéisse, j'aime me faire obéir, c'est mon leitmotiv.
Mais ce qui est souvent oublié, c'est que, à grands pouvoirs, grandes responsabilités. C'est là que se situe la compensation dans le déséquilibre de pouvoir. Si on a l'ascendant dans la relation, on a aussi la responsabilité de mener cette relation, de prendre les décisions. Si ça se résumait à faire ce qu'on veut quand on veut, ça serait trop facile. N'oublions pas que la personne soumise, quel que soit son statut, est libre de partir à tout moment. Et c'est précisément là qu'il faut assurer.
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Noéline
#33
Je vais être un peu à contre-courant. Pour moi, je le dis régulièrement, se revendiquer comme une personne dominante, c'est avoir un ego démesuré; vouloir prendre l'ascendant sur une autre personne, c'est de la vanité, une envie de pouvoir. Personnellement, la domination "acceptée" m'ennuie, je lui préfère la confrontation des volontés, faire plier l'autre, la victoire n'en est que plus belle. Je n'aime pas qu'on m'obéisse, j'aime me faire obéir, c'est mon leitmotiv. Mais ce qui est souvent oublié, c'est que, à grands pouvoirs, grandes responsabilités. C'est là que se situe la compensation dans le déséquilibre de pouvoir. Si on a l'ascendant dans la relation, on a aussi la responsabilité de mener cette relation, de prendre les décisions. Si ça se résumait à faire ce qu'on veut quand on veut, ça serait trop facile. N'oublions pas que la personne soumise, quel que soit son statut, est libre de partir à tout moment. Et c'est précisément là qu'il faut assurer.
Merci pour cette réponse a contre-courant, parce qu'elle apporte justement une nuance intéressante. Je peux comprendre l'idée qu'il existe nécessairement une part d'ego et de volonté de pouvoir chez quelqu'un qui souhaite prendre l'ascendant sur une autre personne. Après tout, prétendre que la domination n'aurait absolument rien a voir avec le pouvoir serait assez paradoxal. La ou votre réponse m'intéresse particulièrement, c'est lorsque vous ajoutez immédiatement la responsabilité qui accompagne ce pouvoir. Parce que c'est peut-être précisément ce que certains oublient : vouloir davantage de pouvoir ne donne pas davantage de droits sur n'importe qui, n'importe quand et n'importe comment. Votre « je n'aime pas qu'on m'obéisse, j'aime me faire obéir » m'interpelle néanmoins. 😉 J'y vois une confrontation des volontés qui peut parfaitement avoir sa place dans une dynamique choisie entre deux personnes. Mais avant que cette dynamique existe, il n'y a justement encore rien a « faire plier ». C'est la que je situe la différence avec les comportements que j'évoquais dans mon post. Un inconnu qui m'aborde par « chienne » ou « salope » n'exerce aucun pouvoir sur moi : il s'en attribue un que je ne lui ai jamais reconnu. Et votre dernière remarque résume finalement assez bien le paradoxe : le Dominant peut disposer d'un pouvoir considérable dans la relation, mais ce pouvoir continue d'exister parce qu'une personne libre choisit de rester et de le lui reconnaître. A mes yeux, c'est peut-être moins l'ego qui pose problème que l'oubli de cette réalité.
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