Noéline
#0

La soumission est-elle un choix... ou une façon d'être ?

On entend souvent :

« J'ai choisi d'être soumise. »

D'autres disent au contraire :

« Je ne l'ai pas choisi, je le suis depuis toujours. »

Et vous ?

Pensez-vous que la soumission est une orientation profonde de la personnalité, quelque chose que l'on découvre avec le temps...

Ou bien est-ce un choix de vie, que l'on peut faire, quitter, puis reprendre selon les périodes de son existence ?

Peut-on avoir été sincèrement soumis pendant dix ans... puis ne plus l'être aujourd'hui ?

Et qu'en pensez-vous des switchs, capables de vivre aussi bien dans la domination que dans la soumission ? Est-ce, selon vous, une autre orientation, ou la preuve que ces rôles relèvent davantage d'un choix que d'une nature profonde ?

Je serais curieuse de connaître vos expériences et vos réflexions.

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LUX ante ferrum
#1
Pour moi, la soumission n'est pas soit un choix, soit une nature, mais un spectre où les deux s'entremêlent. Dire "je suis soumise depuis toujours" et "je choisis de l'être" sont deux vérités qui coexistent parfaitement : on ne choisit pas d'avoir ce besoin, mais on choisit comment l'incarner de façon saine. Et pour les Dom c'est sensiblement identique 
En revanche ce qui change c'est que parfois le Dom est devenus Dom pour pêcho de la soumise , par fantasme d'une femme qui obéi à tout et il se moque éperdument des raisons qui la motive.. Et les dominas financières c'est également un but matériel..       
Dernière modification le 30/07/2026 17:07:58 par ​LUX ante ferrum.
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Neilerio
#2
Etre soumise ou soumis est une façon d'être, la soumission c'est un choix puisqu'il faut trouver un partenaire pour la vivre. 
Dernière modification le 30/07/2026 06:28:28 par Neilerio.
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Yelyms
#3
Si seulement c'était un choix... J'aurais fait le choix de ne plus l'être depuis longtemps.
Il n'est rien de pire qu'avoir ce besoin d'appartenir, sans jamais être choisi. Il est des fois où c'est un enfer.
Soyez la première personne à aimer.
Neilerio
#4
Si seulement c'était un choix... J'aurais fait le choix de ne plus l'être depuis longtemps. Il n'est rien de pire qu'avoir ce besoin d'appartenir, sans jamais être choisi. Il est des fois où c'est un enfer.
As tu tout tenté pour le vivre ? je vois que tu es d'île de France il y a nombre d'asso/club/workshop là bas
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#5
Pour moi la soumission ou la domination sont des sentiments qui existent comme d'autres visions des relations sociales ou amoureuses. Et ces sentiments et comportements  peuvent se construire  et s'entretenir ou au contraire se réprimer et s'éteindre(ou se masquer complêtement).
En fait comme pour tout comportement humain on peut se demander si ce comportement est inné ou acquis. On peut même faire la différence dans l'inné entre ce qui est humain (et présent chez tout homme) ou individuel. Et dans ce qui est acquis, faire la différence entre ce qui est acquis inconsciemment passivement (en suivant un modèle) ou travaillé activement. -L'acquis inconscient est tellement fort qu'on peut le croire inné : pensez à toutes ces sociétés qui n'imaginent pas que d'autres visions des rapports sociaux (homme/femme, esclavage, organisation du travail..,) puissent exister différement ailleur. 
Que ce comportement soit inné humain, ou spécifique ou acquis (par l'éducation), finalement quelle différence pour l'individu  ? C'est le bagage de départ de chaque individu. Ce comportement peut être ensuite maîrtisé modifié par l'acquis. (on n'agit pas que "à l'instinct" comme des bêtes et c'est très bien.) Mais il pourra ressurgir et remettre en question la personne sur ce qu'elle croit être.   
Alors est ce que la dominination / la soumission vient des relations sociales chez les primates ? Alors est ce que la dominination / la soumission est un fétichisme ? Alors est ce que la dominination / la soumission est un fantasme ?
Pour moi tout est possible dans des proportions différentes selon les individus. Et chaque niveau peut se révèler de manière différente chez les individus. Je pense que c'est un cocktail différent et inextricable chez chacun. Ca relativise la vision du "vrai" dominant ou "vrai" soumis.   
 
La dominination / la soumission est elle une forme de fétichisme chez certains ? Je pense que oui. (fétichisme : j'ai besoin de cet élément pour mon plaisir et je ne conçois pas de vivre sans ) comme tous les fétichismes, il se construit et s'entretient . (Ne dites pas que c'est faux ; il n'y pas eu de fétichisme du pvc du lycra du nylon ni du latex dans l'humanité avant l'invention de ces matières !)
La dominination / la soumission est essentiellement une forme de modèle relationnel comme le romantisme chez certains ? Je pense que oui. (la littérature vanille est pleine d'histoires de comment on tombe amoureux et comment cette relation amoureuse est fondée et comment elle s'entretient ou s'étiole ou comment en un éclair elle se révèle) .
 
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Noéline
#6
Pour moi, la soumission n'est pas soit un choix, soit une nature, mais un spectre où les deux s'entremêlent. Dire "je suis soumise depuis toujours" et "je choisis de l'être" sont deux vérités qui coexistent parfaitement : on ne choisit pas d'avoir ce besoin, mais on choisit comment l'incarner de façon saine. Et pour les Dom c'est sensiblement identique 
En revanche ce qui change c'est que parfois le Dom est devenus Dom pour pêcho de la soumise , par fantasme d'une femme qui obéi à tout il se moque éperdument des raisons qui la motive.. Et les dominas financières c'est également un but matériel..       
J'aime beaucoup votre distinction entre le besoin profond et le choix de le vivre. C'est une nuance que je trouve importante. On peut effectivement ressentir quelque chose depuis toujours, tout en choisissant si, quand et avec qui on décide de l'exprimer. En revanche, je partage aussi votre réserve concernant certains profils qui utilisent le titre de Dom davantage pour satisfaire leur ego, séduire ou poursuivre un intérêt matériel. Heureusement, j'aime croire qu'ils ne représentent pas la majorité. Un Dom qui ne s'intéresse qu'a l'obéissance sans comprendre ce qui anime la personne en face passe, selon moi, a côté de l'essentiel d'une relation D/s.
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Noéline
#7
Etre soumise ou soumis est une façon d'être, la soumission c'est un choix puisqu'il faut trouver un partenaire pour la vivre. 
J'aime beaucoup cette phrase :
« Être soumis est une façon d'être, la soumission est un choix. »
Elle résume en très peu de mots une idée que beaucoup développent en plusieurs paragraphes. Je me demande simplement si cela s'applique a tout le monde. Certaines personnes disent avoir cessé d'éprouver ce besoin après plusieurs années, tandis que d'autres affirment qu'il ne les a jamais quittées. C'est justement cette diversité de parcours qui m'a donné envie d'ouvrir cette discussion.
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Noéline
#8
Si seulement c'était un choix... J'aurais fait le choix de ne plus l'être depuis longtemps. Il n'est rien de pire qu'avoir ce besoin d'appartenir, sans jamais être choisi. Il est des fois où c'est un enfer.
Votre réponse m'a particulièrement touchée. La phrase :
« Il n'est rien de pire qu'avoir ce besoin d'appartenir, sans jamais être choisi. »
est d'une grande force. Elle montre aussi que, pour certaines personnes, la soumission n'est pas un simple loisir ou un rôle que l'on endosse, mais quelque chose de beaucoup plus profond, parfois même douloureux lorsqu'il ne peut pas être vécu. Je vous souhaite sincèrement de rencontrer un jour une personne qui verra cette partie de vous comme une richesse plutôt que comme un fardeau.
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Noéline
#9
Pour moi la soumission ou la domination sont des sentiments qui existent comme d'autres visions des relations sociales ou amoureuses. Et ces sentiments et comportements  peuvent se construire  et s'entretenir ou au contraire se réprimer et s'éteindre(ou se masquer complêtement). En fait comme pour tout comportement humain on peut se demander si ce comportement est inné ou acquis. On peut même faire la différence dans l'inné entre ce qui est humain (et présent chez tout homme) ou individuel. Et dans ce qui est acquis, faire la différence entre ce qui est acquis inconsciemment passivement (en suivant un modèle) ou travaillé activement. -L'acquis inconscient est tellement fort qu'on peut le croire inné : pensez à toutes ces sociétés qui n'imaginent pas que d'autres visions des rapports sociaux (homme/femme, esclavage, organisation du travail..,) puissent exister différement ailleur.  Que ce comportement soit inné humain, ou spécifique ou acquis (par l'éducation), finalement quelle différence pour l'individu  ? C'est le bagage de départ de chaque individu. Ce comportement peut être ensuite maîrtisé modifié par l'acquis. (on n'agit pas que "à l'instinct" comme des bêtes et c'est très bien.) Mais il pourra ressurgir et remettre en question la personne sur ce qu'elle croit être.    Alors est ce que la dominination / la soumission vient des relations sociales chez les primates ? Alors est ce que la dominination / la soumission est un fétichisme ? Alors est ce que la dominination / la soumission est un fantasme ? Pour moi tout est possible dans des proportions différentes selon les individus. Et chaque niveau peut se révèler de manière différente chez les individus. Je pense que c'est un cocktail différent et inextricable chez chacun. Ca relativise la vision du "vrai" dominant ou "vrai" soumis.      La dominination / la soumission est elle une forme de fétichisme chez certains ? Je pense que oui. (fétichisme : j'ai besoin de cet élément pour mon plaisir et je ne conçois pas de vivre sans ) comme tous les fétichismes, il se construit et s'entretient . (Ne dites pas que c'est faux ; il n'y pas eu de fétichisme du pvc du lycra du nylon ni du latex dans l'humanité avant l'invention de ces matières !) La dominination / la soumission est essentiellement une forme de modèle relationnel comme le romantisme chez certains ? Je pense que oui. (la littérature vanille est pleine d'histoires de comment on tombe amoureux et comment cette relation amoureuse est fondée et comment elle s'entretient ou s'étiole ou comment en un éclair elle se révèle) .  
  J'aime beaucoup votre réflexion, notamment lorsque vous dites que chacun est un "cocktail" d'inné et d'acquis. Je crois effectivement qu'il est difficile de réduire la domination ou la soumission a une seule origine. En revanche, je suis un peu plus réservée sur le parallèle avec le fétichisme. J'ai l'impression que, pour certaines personnes, la soumission dépasse largement la recherche d'un plaisir ou d'un objet de désir. Elle semble toucher a leur manière d'être en relation avec l'autre, parfois même en dehors de toute sexualité. En réalité, votre réponse me conforte dans l'idée qu'il n'existe sans doute pas une soumission, mais des soumissions. Chez certains, elle peut être essentiellement un jeu ou un fantasme. Chez d'autres, elle ressemble davantage à un mode relationnel profondément ancré. Et il existe probablement beaucoup de nuances entre ces deux extrêmes. C'est aussi pour cela que je me méfie un peu des affirmations du type : « un vrai soumis est forcément comme ceci » ou « un vrai Dom est forcément comme cela ». Plus je lis les témoignages, plus je découvre des parcours très différents, sans avoir l'impression que les uns sont plus légitimes que les autres.
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Fly
#10
  J Chez d'autres, elle ressemble davantage à un mode relationnel profondément ancré. 

il faudrrait aussi penser que la soumission (en terme reationnelle) est "livrée" avec un package qui consitue le lien. 
La confiance, la communication, la découverte de soi meme ...ce sont aussi de puissant moteur qui peuvent participer a l'explication 
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Neilerio
#11
J'aime beaucoup cette phrase :
« Être soumis est une façon d'être, la soumission est un choix. »
Elle résume en très peu de mots une idée que beaucoup développent en plusieurs paragraphes. Je me demande simplement si cela s'applique a tout le monde. Certaines personnes disent avoir cessé d'éprouver ce besoin après plusieurs années, tandis que d'autres affirment qu'il ne les a jamais quittées. C'est justement cette diversité de parcours qui m'a donné envie d'ouvrir cette discussion.
Je vais revenir vite fait sur l'idée de nature ça suppose que c'est inné est pas acquis hors l'humain est un animal socioculturel et il baigne dans le socioculturel depuis tout petit c'est pour ça qu'on pense à tort que c'est inné donc une nature alors que c'est de  l'acquisition donc pas naturel si nous avions été socialiser autrement nous aurions développer des gouts tout autres.
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Noéline
#12

il faudrrait aussi penser que la soumission (en terme reationnelle) est "livrée" avec un package qui consitue le lien. 
La confiance, la communication, la découverte de soi meme ...ce sont aussi de puissant moteur qui peuvent participer a l'explication 
Je crois que vous mettez le doigt sur quelque chose d'important. Quand je parle d'un mode relationnel profondément ancré, je pense souvent a la soumission elle-même. Mais vous avez raison de rappeler qu'elle ne vit pas seule. La confiance, la communication, le sentiment de sécurité, la découverte de soi... tout cela fait partie de la relation et peut renforcer, voire révéler, cette façon d'être. D'ailleurs, cela expliquerait peut-être pourquoi certaines personnes découvrent leur soumission relativement tard. Ce n'est pas forcément parce qu'elle n'existait pas, mais parce qu'elles n'avaient jamais rencontré le contexte ou la personne qui permettait a ce « package » de s'exprimer pleinement. Finalement, plus je lis les différentes réponses, plus j'ai l'impression que la question est bien plus complexe que « c'est inné » ou « c'est un choix ». La relation elle-même semble jouer un rôle beaucoup plus important que je ne l'imaginais au départ.
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Noéline
#13
Je vais revenir vite fait sur l'idée de nature ça suppose que c'est inné est pas acquis hors l'humain est un animal socioculturel et il baigne dans le socioculturel depuis tout petit c'est pour ça qu'on pense à tort que c'est inné donc une nature alors que c'est de  l'acquisition donc pas naturel si nous avions été socialiser autrement nous aurions développer des gouts tout autres.
Je comprends votre point de vue, et je suis d'accord sur le fait que notre environnement, notre éducation et notre culture façonnent énormément notre manière de penser et de vivre nos relations. En revanche, je ne suis pas certaine que l'on puisse en conclure que tout est uniquement acquis. C'est justement ce qui me fait m'interroger. Pourquoi, au sein d'une même culture, de personnes ayant grandi dans des contextes parfois très proches, certains éprouvent-ils un besoin profond de vivre une relation D/s alors que d'autres n'y sont absolument pas sensibles ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est précisément cette question qui me passionne. Peut-être que la socialisation explique une partie de nos attirances, mais j'ai du mal à croire qu'elle suffise, a elle seule, a expliquer toute la diversité des parcours que l'on retrouve ici. C'est aussi pour cela que je préfère rester prudente et ne pas écarter trop vite l'hypothèse d'une combinaison de plusieurs facteurs plutôt que d'une seule explication.
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Neilerio
#14
Je comprends votre point de vue, et je suis d'accord sur le fait que notre environnement, notre éducation et notre culture façonnent énormément notre manière de penser et de vivre nos relations. En revanche, je ne suis pas certaine que l'on puisse en conclure que tout est uniquement acquis. C'est justement ce qui me fait m'interroger. Pourquoi, au sein d'une même culture, de personnes ayant grandi dans des contextes parfois très proches, certains éprouvent-ils un besoin profond de vivre une relation D/s alors que d'autres n'y sont absolument pas sensibles ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est précisément cette question qui me passionne. Peut-être que la socialisation explique une partie de nos attirances, mais j'ai du mal à croire qu'elle suffise, a elle seule, a expliquer toute la diversité des parcours que l'on retrouve ici. C'est aussi pour cela que je préfère rester prudente et ne pas écarter trop vite l'hypothèse d'une combinaison de plusieurs facteurs plutôt que d'une seule explication.
C'est bien de penser par soi même mais je pense qu'il faut aussi aller voir du coté des sciences humaines les gens ont plus d'intêret pour le BDSM depuis qu'il se démocratise et se popularise les oeuvres de fiction sur le  sujet. Derrière l'argument de nature ce cache bien souvent une quête de légitimité,"je suis comme ça depuis toujours alors je suis plus légitime que Y qui s'est découvert soumis depuis 3 ans".  
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Kawa
#15
Je pense qu'il n'y a pas vraiment de réponse à la question. La soumission... La domination ... Certains viennent y trouver un jeu, une balance dans leurs vie, d'autres une façon de vivre. Chaqu'un vient y trouver ce qu'il est venu y chercher ou ce qu'il tente de trouver. A quoi bon se demander si tout ceci est environnemental, inné, quand il existe des centaines de façon de voir sa propre soumission et que chaqu'un à sa propre définition.

Pour ma part la soumission est juste un moyen d'exprimer des traits de ma personnalité, que j'ai déjà d'ailleurs par ailleurs exprimé dans la domination. Le BDSM est juste un univers avec des règles sociales beaucoup plus ouverte qui sont bien plus à écrire qu'à lire. Etant très tourné vers l'autre, ses émotions, etc. Je peux très bien avoir la même personnalité dans un rôle comme dans l'autre c'est juste la manière de l'exprimer et les outils qui changent.
Je ne suis pas switch à proprement parler pour autant, je suis bien incapable de passer de l'un à l'autre dans la même relation. Ni d'avoir deux relations de différentes nature en même temps.

Tu poses beaucoup de question très ouvertes, mais et toi quel est ton avis sur toi même à ce sujet?  
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Noéline
#16
Je pense qu'il n'y a pas vraiment de réponse à la question. La soumission... La domination ... Certains viennent y trouver un jeu, une balance dans leurs vie, d'autres une façon de vivre. Chaqu'un vient y trouver ce qu'il est venu y chercher ou ce qu'il tente de trouver. A quoi bon se demander si tout ceci est environnemental, inné, quand il existe des centaines de façon de voir sa propre soumission et que chaqu'un à sa propre définition.

Pour ma part la soumission est juste un moyen d'exprimer des traits de ma personnalité, que j'ai déjà d'ailleurs par ailleurs exprimé dans la domination. Le BDSM est juste un univers avec des règles sociales beaucoup plus ouverte qui sont bien plus à écrire qu'à lire. Etant très tourné vers l'autre, ses émotions, etc. Je peux très bien avoir la même personnalité dans un rôle comme dans l'autre c'est juste la manière de l'exprimer et les outils qui changent.
Je ne suis pas switch à proprement parler pour autant, je suis bien incapable de passer de l'un à l'autre dans la même relation. Ni d'avoir deux relations de différentes nature en même temps.

Tu poses beaucoup de question très ouvertes, mais et toi quel est ton avis sur toi même à ce sujet?  
J'aime beaucoup votre idée selon laquelle le BDSM peut être une manière différente d'exprimer des traits de personnalité déjà présents. Je trouve cette réflexion intéressante, et je ne l'avais pas envisagée sous cet angle. En revanche, je ne suis pas certaine que la question de l'inné ou de l'acquis soit sans intérêt. Si j'ai ouvert cette discussion, c'est justement parce que je trouve fascinant de voir que certains disent : « Je me suis toujours senti soumis », tandis que d'autres expliquent qu'ils l'ont découvert beaucoup plus tard dans leur vie. Votre témoignage montre d'ailleurs qu'il existe encore une autre possibilité : ce ne serait pas la personnalité qui changerait, mais la façon dont elle s'exprime selon le contexte ou la relation. Quant a votre dernière question... je crois justement que je n'ai pas encore de réponse définitive. 😄 Plus je lis les différents témoignages, plus je me rends compte que chaque expérience apporte une nuance supplémentaire. Si j'avais déjà une certitude, je n'aurais sans doute pas lancé ce sujet.
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Kawa
#17
La question est interessante à se poser à soit et à partager les différentes réponses qu'on y trouve tous oui ça permet d'élargir ses reflexions. Mais toute les questions du post principal sont tourné avec l'idée de chercher en quelquesorte une réponse général. Et chaque réponse qu'on pourra tous apporter ne sera valable que pour soit ^^.

Si ça peut rassurer c'est rare les personnes qui ont des certitudes et des réponses définitive à apporter à ce genre de question ! On change plus ou moins tous avec le temps, les rencontres, les reflexions, la vie quoi. Mais ça reste bien d'avoir un avis pour construire son petit chemin. 
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Noéline
#18
La question est interessante à se poser à soit et à partager les différentes réponses qu'on y trouve tous oui ça permet d'élargir ses reflexions. Mais toute les questions du post principal sont tourné avec l'idée de chercher en quelquesorte une réponse général. Et chaque réponse qu'on pourra tous apporter ne sera valable que pour soit ^^.

Si ça peut rassurer c'est rare les personnes qui ont des certitudes et des réponses définitive à apporter à ce genre de question ! On change plus ou moins tous avec le temps, les rencontres, les reflexions, la vie quoi. Mais ça reste bien d'avoir un avis pour construire son petit chemin. 
Votre dernière question m'a fait réfléchir. 😊 Je ne prétends pas avoir une réponse universelle, mais si je dois parler de mon propre parcours, je dirais que je ne me suis jamais sentie soumise "depuis toujours". Mon premier amour était Dom, et c'est lui qui m'a fait découvrir cet univers. Plus tard, j'ai voulu essayer la domination, par curiosité et pour comprendre l'autre versant de la relation. J'y ai trouvé des choses intéressantes, mais jamais le plaisir ou l'épanouissement que certaines personnes y trouvent. Je suis donc revenue vers la soumission. En revanche, je ne dirais pas que c'est un besoin fondamental chez moi. Si c'était le cas, je rechercherais sans doute une relation 24/7 à tout prix, ce qui n'est pas mon cas. Aujourd'hui, ce qui compte le plus pour moi, ce sont les fondations de la relation : le dialogue, l'écoute, la confiance et le respect mutuel. Sans cela, la dynamique D/s perd, a mes yeux, une grande partie de son sens. C'est peut-être aussi pour cette raison que je pose toutes ces questions. Plus je lis les expériences des autres, plus je découvre qu'il existe autant de façons de vivre la Domination / soumission que de personnes.
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sylvie35
#19
Je ne peux parler que pour moi, mais mon sentiment est qu'il y a quelque chose d'inné ,  qui se révèle ou pas selon l'environnement. J'ai lu des témoignages qui me parlaient et j'ai senti que ça faisait résonance avec ma nature profonde. Je n'aurais pas lu ces témoignages ce serait sans doute resté enfoui. Rien dans mon éducation ne m'a orientée vers cette voie, rien dans l'idéologie dominante n'incite une femme à être soumise (au contraire), donc j'ai du mal à concevoir que ce soit un acquis dû à l'environnement, en tout cas pour ce qui me concerne. Paradoxalement j'ai un gros problème avec l'autorité quand elle me semble illégitime (notamment tous les délires liberticides imposés en Europe depuis une dizaine d'années) donc ce n'est pas une soumission dans l'absolu, seulement une envie forte d'obéir à un homme que j'estime et de construire avec lui une relation basée sur un transfert de pouvoir assez poussé . 
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LUX ante ferrum
#20
 Un Dom qui ne s'intéresse qu'a l'obéissance sans comprendre ce qui anime la personne en face passe, selon moi, a côté de l'essentiel d'une relation D/s.

Et d'ailleurs il est condamner à "chasser" en permanence..  ( l'autre jour je suis tombé sur un commentaire public lunaire sur forumG et j'en ai gardé un screen d'ailleurs...) 

   
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Noéline
#21

Et d'ailleurs il est condamner à "chasser" en permanence..  ( l'autre jour je suis tombé sur un commentaire public lunaire sur forumG et j'en ai gardé un screen d'ailleurs...) 

   
Je comprends mieux pourquoi vous avez gardé la capture. 😄 C'est justement le genre de chose qui m'interroge : lorsque la dominance semble devoir être démontrée par des signes extérieurs ou une posture permanente. Personnellement, ce n'est pas le vouvoiement qui me ferait percevoir quelqu'un comme Dominant, mais sa façon d'être, d'écouter, de comprendre l'autre et la relation qu'il est capable de construire.
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Noéline
#22
Je ne peux parler que pour moi, mais mon sentiment est qu'il y a quelque chose d'inné ,  qui se révèle ou pas selon l'environnement. J'ai lu des témoignages qui me parlaient et j'ai senti que ça faisait résonance avec ma nature profonde. Je n'aurais pas lu ces témoignages ce serait sans doute resté enfoui. Rien dans mon éducation ne m'a orientée vers cette voie, rien dans l'idéologie dominante n'incite une femme à être soumise (au contraire), donc j'ai du mal à concevoir que ce soit un acquis dû à l'environnement, en tout cas pour ce qui me concerne. Paradoxalement j'ai un gros problème avec l'autorité quand elle me semble illégitime (notamment tous les délires liberticides imposés en Europe depuis une dizaine d'années) donc ce n'est pas une soumission dans l'absolu, seulement une envie forte d'obéir à un homme que j'estime et de construire avec lui une relation basée sur un transfert de pouvoir assez poussé . 
Merci pour votre témoignage. Je trouve justement intéressant ce paradoxe que vous soulevez : ne pas supporter une autorité que l'on considère comme illégitime et, parallèlement, ressentir profondément le désir d'obéir a un homme que l'on estime et auquel on choisit d'accorder du pouvoir. Cela montre peut-être que la soumission dont nous parlons ici n'est pas simplement une tendance a obéir, mais quelque chose de beaucoup plus intime et sélectif. Votre réflexion sur quelque chose d'inné qui aurait besoin d'un contexte pour se révéler me parle également : peut-être ne choisit-on pas ce qui résonne en nous, mais choisit-on ensuite ce que l'on décide d'en faire et avec qui on souhaite le vivre.
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LUX ante ferrum
#23
Je comprends mieux pourquoi vous avez gardé la capture. 😄 C'est justement le genre de chose qui m'interroge : lorsque la dominance semble devoir être démontrée par des signes extérieurs ou une posture permanente. Personnellement, ce n'est pas le vouvoiement qui me ferait percevoir quelqu'un comme Dominant, mais sa façon d'être, d'écouter, de comprendre l'autre et la relation qu'il est capable de construire.

Depuis 10ans il a "des meufs."..  Des meufs.....
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Silla
#24
Pour ma part :
- Je n'ai pas choisi d'etre "une" soumise, je considère que c'était en moi, une partie de ma personnalité.
- J'ai choisi d'etre soumise à mon maitre et de vivre ma soumission près de lui. De laisser vivre cette part de moi mais avec lui uniquement.
Je ne pense pas qu'il y ai de réponse absolue tant la soumission elle-même est vaste.
Dernière modification le 01/08/2026 21:14:10 par Silla.
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Azhara
#25
(Je n'ai pas lu les apports sauf l'intervention de Silla pour ne pas me faire influencer par les écrits précédents. )
Pendant des années j'ai revendiqué ma soumission, mon masochisme comme des choses viscérales et en moi.
De plus en plus je me dis que j'ai été éduquée à la soumission (et pourtant !!!!!) et au masochisme (carrément !!!).
Il m'arrive régulièrement à présent de me détacher de ce carcan, quel bordel d'ailleurs ! 
Bref, pour ma part, je n'ai aucune idée réelle de ce qui est de l'ordre de l'acquis et/ou de l'inné, j'essaie juste de conciler cela dans notre Lien comme je peux et sans que ça ne mette trop de bazar :) sourire. 
Je n'ai rien apporté au schmilblik je crois, une chose est sûre c'est que c'est là et ça me suffit, jusqu'à la 360000ème prise de tête et réflexion sur ça :)
Dernière modification le 02/08/2026 00:00:08 par Azhara.
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Monsieur F
#26
Pour ma part, je pense qu'il y a une différence entre avoir une prédisposition à la soumission et choisir de la vivre. Certaines personnes disent avoir toujours ressenti ce besoin de se remettre à quelqu'un, même avant de découvrir le BDSM. D'autres découvrent cet aspect d'elles-mêmes au fil d'une rencontre ou d'une expérience. Dans les deux cas, je ne pense pas que cela enlève quoi que ce soit à la sincérité de leur démarche. En revanche, vivre une relation D/s est, selon moi, un choix conscient. On peut ressentir une attirance profonde pour la soumission, mais choisir de ne pas la vivre à une période de sa vie parce que les circonstances ne s'y prêtent pas, parce que l'on n'a pas rencontré la bonne personne ou parce que d'autres priorités prennent le dessus. Je pense aussi qu'une personne peut avoir vécu dix années de soumission sincère et décider ensuite d'arrêter. Cela ne signifie pas forcément qu'elle n'était pas réellement soumise. Les êtres humains évoluent, leurs besoins changent, leurs attentes aussi. Concernant les switchs, je n'y vois pas une contradiction. Certaines personnes s'épanouissent dans la domination avec un partenaire et dans la soumission avec un autre, ou selon le contexte. Cela fait partie de leur manière de vivre le BDSM et ne rend pas leur expérience moins authentique. Finalement, je crois que les étiquettes sont moins importantes que la sincérité. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir si la soumission est inscrite en nous depuis toujours ou si elle résulte d'un choix. Ce qui compte, c'est que la personne vive cette relation librement, en pleine conscience et avec quelqu'un qui lui correspond réellement. En tant que Dominant, je me pose surtout une autre question : lorsque je rencontre une future soumise, est-elle attirée par la soumission en elle-même, ou est-elle attirée par ce Dominant en particulier ? Pour moi, la réponse est importante, car une relation D/s durable ne repose pas seulement sur un rôle, mais aussi sur la qualité du lien entre deux personnes.
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Noéline
#27
Pour ma part : - Je n'ai pas choisi d'etre "une" soumise, je considère que c'était en moi, une partie de ma personnalité. - J'ai choisi d'etre soumise à mon maitre et de vivre ma soumission près de lui. De laisser vivre cette part de moi mais avec lui uniquement. Je ne pense pas qu'il y ai de réponse absolue tant la soumission elle-même est vaste.
j'aime beaucoup la distinction que vous faites entre "être soumise" et "choisir d'être soumise a quelqu'un". Finalement, si je comprends bien votre ressenti, la soumission fait partie de vous sans que vous l'ayez choisie, mais la décision de la vivre, et surtout de la vivre auprès de votre Maître, relève bien d'un choix. Cela montre aussi qu'on peut avoir cette part profondément ancrée en soi sans pour autant avoir besoin de l'exprimer avec n'importe qui. Et je vous rejoins sur l'absence de réponse absolue : plus je lis les témoignages, plus je me dis que chacun semble vivre et ressentir sa soumission très différemment. 😊
Soyez la première personne à aimer.
Noéline
#28
(Je n'ai pas lu les apports sauf l'intervention de Silla pour ne pas me faire influencer par les écrits précédents. ) Pendant des années j'ai revendiqué ma soumission, mon masochisme comme des choses viscérales et en moi. De plus en plus je me dis que j'ai été éduquée à la soumission (et pourtant !!!!!) et au masochisme (carrément !!!). Il m'arrive régulièrement à présent de me détacher de ce carcan, quel bordel d'ailleurs !  Bref, pour ma part, je n'ai aucune idée réelle de ce qui est de l'ordre de l'acquis et/ou de l'inné, j'essaie juste de conciler cela dans notre Lien comme je peux et sans que ça ne mette trop de bazar :) sourire.  Je n'ai rien apporté au schmilblik je crois, une chose est sûre c'est que c'est là et ça me suffit, jusqu'à la 360000ème prise de tête et réflexion sur ça :)
Au contraire, je trouve que votre témoignage apporte quelque chose au schmilblick. 😊 Le fait d'avoir longtemps considéré votre soumission comme viscérale, puis de vous demander aujourd'hui quelle part pourrait provenir de votre éducation ou de votre vécu, illustre justement toute la difficulté de ma question. Peut-être qu'il n'est d'ailleurs pas toujours possible de démêler complètement l'inné de l'acquis. Et j'aime beaucoup votre conclusion : parfois, savoir que cette part de soi existe et trouver comment la vivre en harmonie avec soi-même et dans son Lien est peut-être finalement plus important que de réussir absolument a déterminer d'ou elle vient. 😊
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Noéline
#29
Pour ma part, je pense qu'il y a une différence entre avoir une prédisposition à la soumission et choisir de la vivre. Certaines personnes disent avoir toujours ressenti ce besoin de se remettre à quelqu'un, même avant de découvrir le BDSM. D'autres découvrent cet aspect d'elles-mêmes au fil d'une rencontre ou d'une expérience. Dans les deux cas, je ne pense pas que cela enlève quoi que ce soit à la sincérité de leur démarche. En revanche, vivre une relation D/s est, selon moi, un choix conscient. On peut ressentir une attirance profonde pour la soumission, mais choisir de ne pas la vivre à une période de sa vie parce que les circonstances ne s'y prêtent pas, parce que l'on n'a pas rencontré la bonne personne ou parce que d'autres priorités prennent le dessus. Je pense aussi qu'une personne peut avoir vécu dix années de soumission sincère et décider ensuite d'arrêter. Cela ne signifie pas forcément qu'elle n'était pas réellement soumise. Les êtres humains évoluent, leurs besoins changent, leurs attentes aussi. Concernant les switchs, je n'y vois pas une contradiction. Certaines personnes s'épanouissent dans la domination avec un partenaire et dans la soumission avec un autre, ou selon le contexte. Cela fait partie de leur manière de vivre le BDSM et ne rend pas leur expérience moins authentique. Finalement, je crois que les étiquettes sont moins importantes que la sincérité. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir si la soumission est inscrite en nous depuis toujours ou si elle résulte d'un choix. Ce qui compte, c'est que la personne vive cette relation librement, en pleine conscience et avec quelqu'un qui lui correspond réellement. En tant que Dominant, je me pose surtout une autre question : lorsque je rencontre une future soumise, est-elle attirée par la soumission en elle-même, ou est-elle attirée par ce Dominant en particulier ? Pour moi, la réponse est importante, car une relation D/s durable ne repose pas seulement sur un rôle, mais aussi sur la qualité du lien entre deux personnes.
Monsieur F, je vous rejoins beaucoup sur cette distinction entre ressentir une attirance ou une prédisposition a la soumission et choisir concrètement de la vivre. On peut effectivement ressentir cette part de soi sans forcément souhaiter ou pouvoir l'exprimer à chaque période de sa vie. Votre dernière question m'interpelle particulièrement : être attirée par la soumission en elle-même ou avoir envie de se soumettre a un Dominant en particulier, ce n'est effectivement pas tout à fait la même chose. Pour ma part, je pense qu'on peut avoir une nature ou une sensibilité soumise, mais que le désir de se soumettre réellement dépend aussi énormément de la personne que l'on rencontre et du lien qui se construit avec elle. Sans ce lien, la soumission peut être présente en soi sans pour autant avoir envie de la confier a quelqu'un. Et c'est peut-être finalement la que se rejoignent le choix et la façon d'être : on ne choisit pas forcément ce que l'on ressent profondément, mais on choisit avec qui, quand et comment on accepte de le vivre.
Soyez la première personne à aimer.
Silla
#30
j'aime beaucoup la distinction que vous faites entre "être soumise" et "choisir d'être soumise a quelqu'un". Finalement, si je comprends bien votre ressenti, la soumission fait partie de vous sans que vous l'ayez choisie, mais la décision de la vivre, et surtout de la vivre auprès de votre Maître, relève bien d'un choix. Cela montre aussi qu'on peut avoir cette part profondément ancrée en soi sans pour autant avoir besoin de l'exprimer avec n'importe qui. 
Exactement et cela rejoint aussi les propos de Monsieur F ("Est-elle attiree par ce dom en particulier ?") il y a aussi le choix de mon maitre. Je l'ai choisi LUI et pas un autre (ce qui a pris du temps, des "tests", d'autres échanges, d'autres rencontres...). Tout comme en miroir je voulais etre choisie consciemment par lui.  Même si à l'époque je ne savais pas du tout où notre relation nous porterait, je voulais que être un choix, pas une option.
Dernière modification le 02/08/2026 08:02:30 par Silla.
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Chélicère
#31
La dynamique D/S et surtout SM, c'est ce qui me fait bander, ce qui peuple mon imaginiare érotique depuis petite. Ça n'est pas un trait de personnalité (au sens large, je n'ai rien d'une personnalité "soumise"), ça n'est pas une façon d'être, ça n'est pas non plus un choix (au sens d'un raisonnement réfléchi et conscient), c'est la façon dont se tisse ma sexualité et mon rapport à mon autre.

Je ne sais pas démêler la part de ce qui est inné, de ce qui a été construit, même si j'ai longtemps cherché à le faire, et que j'ai des pistes solides. Finalement peu importe.

D'une façon factuelle et prosaïque : sans dynamique bdsm, ma libido est inexistante. Et dans la relation avec mon autre, cette dynamique est apaisante et met chacun à la bonne place.

(Edit : je reste toujours surprise de voir à quel point la sexualité est évacuée des réflexions (des participants) autour des sujets que vous postez, Noéline.... Ça m'interroge, tout de même...:-) )
 
Dernière modification le 02/08/2026 12:09:34 par Chélicère.
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Noéline
#32
La dynamique D/S et surtout SM, c'est ce qui me fait bander, ce qui peuple mon imaginiare érotique depuis petite. Ça n'est pas un trait de personnalité (au sens large, je n'ai rien d'une personnalité "soumise"), ça n'est pas une façon d'être, ça n'est pas non plus un choix (au sens d'un raisonnement réfléchi et conscient), c'est la façon dont se tisse ma sexualité et mon rapport à mon autre.

Je ne sais pas démêler la part de ce qui est inné, de ce qui a été construit, même si j'ai longtemps cherché à le faire, et que j'ai des pistes solides. Finalement peu importe.

D'une façon factuelle et prosaïque : sans dynamique bdsm, ma libido est inexistante. Et dans la relation avec mon autre, cette dynamique est apaisante et met chacun à la bonne place.

(Edit : je reste toujours surprise de voir à quel point la sexualité est évacuée des réflexions (des participants) autour des sujets que vous postez, Noéline.... Ça m'interroge, tout de même...:-) )
 
Votre témoignage apporte justement une dimension qui avait effectivement été assez peu abordée jusqu'ici : celle de la sexualité et du désir. 😊 Vous faites une distinction que je trouve intéressante : vous ne vous définissez pas comme ayant une personnalité soumise et vous ne considérez pas non plus votre soumission comme un choix conscient. Elle semble plutôt faire partie de votre fonctionnement érotique et de la manière dont vous vivez votre relation a l'autre. Cela apporte finalement une troisième possibilité à ma question de départ : la soumission ne serait pas nécessairement un trait de personnalité ni véritablement un choix, mais pourrait aussi être, pour certaines personnes, profondément liée à leur sexualité et a leur désir. Et concernant votre remarque finale, vous avez raison : la dimension sexuelle ressort finalement assez peu dans les différentes réponses. Je ne l'avais volontairement pas placée au centre de ma question, mais je trouve justement intéressant qu'elle apparaisse a travers les témoignages. Peut-être aussi parce que, pour certaines personnes, la soumission dépasse largement la sexualité alors que, pour d'autres comme vous, elle semble en être indissociable. C'est encore une preuve qu'un même mot peut recouvrir des réalités très différentes. 😊
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Silla
#33
(Edit : je reste toujours surprise de voir à quel point la sexualité est évacuée des réflexions (des participants) autour des sujets que vous postez, Noéline.... Ça m'interroge, tout de même...:-) ) 
Si cela peut répondre à votre interrogation : pour ma part la sexualité n'est qu'un volet de ma soumission, donc je n'en parle pas spécifiquement sinon il faudrait tout aborder pour ne pas "reduire" mon ressenti en tant que soumise et la structure Ds de notre couple. Et parce qu'on fait aussi l'amour tout banal 😉
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Chélicère
#34
Si cela peut répondre à votre interrogation : pour ma part la sexualité n'est qu'un volet de ma soumission, donc je n'en parle pas spécifiquement sinon il faudrait tout aborder pour ne pas "reduire" mon ressenti en tant que soumise et la structure Ds de notre couple. Et parce qu'on fait aussi l'amour tout banal 😉
Merci Silla de prendre la peine de répondre :-)
Je ne crois pas que ce soit une réduction de ce qu'est la soumission, que de la lier à la sexualité. Un rappel à notre condition animale pour éviter de laisser penser que trouver/choisir son autre doit être aussi raisonné et raisonnable que recruter un collaborateur ;-)

Je me rends compte également que j'ai répondu avec une part de provoc : je ne peux pas réduire la soumission au sexe me concernant, elle intervient aussi dans la structure de ma relation, mais reste cependant toujours une composante du désir, de l'envie, du fait d'être bien avec l'autre et avec soi dans l'intimité et en public. 
Dernière modification le 02/08/2026 20:52:16 par Chélicère.
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sylvie35
#35
J'évite généralement de parler de sexualité car ça attire des commentaires déplacés. Je le fais davantage dans la rubrique articles car il y a un filtrage implicite (pour l'essentiel seuls ceux qui aiment lire y vont), et puis comme ce que j'y écris n'est pas une autobiographie je peux laisser un flou en ne disant jamais explicitement ce qui est du vécu et ce qui est imaginé, ce que j’aime et ce que je n’aime pas, ... Mais même là je m'auto-censure.
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Noéline
#36
J'évite généralement de parler de sexualité car ça attire des commentaires déplacés. Je le fais davantage dans la rubrique articles car il y a un filtrage implicite (pour l'essentiel seuls ceux qui aiment lire y vont), et puis comme ce que j'y écris n'est pas une autobiographie je peux laisser un flou en ne disant jamais explicitement ce qui est du vécu et ce qui est imaginé, ce que j’aime et ce que je n’aime pas, ... Mais même là je m'auto-censure.
votre réponse apporte justement une explication intéressante au fait que la dimension sexuelle apparaisse assez peu dans certaines de mes discussions. Ce n'est donc pas nécessairement parce qu'elle occupe peu de place dans la manière dont chacun vit sa soumission, mais parfois simplement parce qu'on préfère ne pas l'exposer publiquement. Je comprends d'ailleurs votre prudence : parler de sexualité sur un site comme celui-ci peut malheureusement suffire a provoquer des réactions ou des sollicitations qui n'ont plus grand-chose à voir avec la réflexion initiale. Ce que je trouve intéressant dans votre témoignage, c'est cette autocensure que vous évoquez. Elle pose presque une autre question : lorsque nous discutons ici de soumission, quelle part de notre expérience réelle gardons-nous volontairement pour nous ? Et, par conséquent, les réponses que nous lisons reflètent-elles réellement la place de la sexualité dans la soumission de chacun, ou seulement ce que chacun accepte d'en montrer publiquement ? 😊
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Silla
#37
Merci Silla de prendre la peine de répondre :-)
Je ne crois pas que ce soit une réduction de ce qu'est la soumission, que de la lier à la sexualité. Un rappel à notre condition animale pour éviter de laisser penser que trouver/choisir son autre doit être aussi raisonné et raisonnable que recruter un collaborateur ;-)
J'entendais par "réduction" de la soumission le fait d'avoir ce que j'appellerais une soumission de chambre à coucher. N'etre soumise qu'au lit, dans les pratiques. Ce que vivent certains, et c'est ok chacun son mode de vie. Mais ma soumission c'est plus que du sexe. Et il est vrai que le sexe fait aussi partie de l'intime que je ne partage pas.
Dernière modification le 03/08/2026 10:32:50 par Silla.
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Carl
#38
Je suis soumis ne veut rien dire pour moi . je suis de nature soumise me parle un peu plus mais encore une fois ça reste toujours vague ...  J ai été séduit par lui ou elle c est mieux ( qu'on soit Dom ou soum c est valable pour les 2 )
Après on a aussi je suis soumis je cherche du rôle play je savoure mes fanstasmes en fesant ma liste de courses 
Et y a moi dans tout ce bordel rire 
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Noéline
#39
Je suis soumis ne veut rien dire pour moi . je suis de nature soumise me parle un peu plus mais encore une fois ça reste toujours vague ...  J ai été séduit par lui ou elle c est mieux ( qu'on soit Dom ou soum c est valable pour les 2 ) Après on a aussi je suis soumis je cherche du rôle play je savoure mes fanstasmes en fesant ma liste de courses  Et y a moi dans tout ce bordel rire 
Je crois que c'est justement tout le problème, Carl : derrière « je suis soumis », on peut mettre tellement de réalités différentes que cela ne veut finalement pas dire grand-chose tout seul. Être de nature soumise, rechercher une relation D/s, aimer ponctuellement jouer un rôle, explorer ses fantasmes... ce ne sont pas forcément les mêmes choses. On peut aussi être séduit par une personne et découvrir avec elle une facette de soi que l'on n'avait jamais vraiment explorée auparavant. Et cela vaut, comme vous le dites, aussi bien pour la domination que pour la soumission. Après, entre « je suis soumis », « j'aime jouer au soumis » et « je fais ma liste de courses de fantasmes », il y a effectivement quelques nuances. Rire. Et puis il y a vous, au milieu de tout ce bordel… Peut-être que c'est justement le plus intéressant : essayer de comprendre qui l'on est réellement, au-delà des étiquettes. Sourire.
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Louvia
#40
Bonsoir à vous. 

je ne peux parler de nature soumise parce qu'elle ne me représente pas dans ma globalité.  Il n'y a vraiment Que avec mon Autre que cette nature existe. Et autant par nécessité que par plaisir.  C'est l'exception qui confirme la règle ;) Et moi, j'ai fait le choix de la laisser vivre et s'exprimer pleinement. Et les choix en conséquence pour que la vie a laquelle j'aspire puisse se produire. :) 
Dernière modification le 23/08/2026 18:32:49 par Louvia.
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