Noéline
#0

Comment aborder une soumise avec respect et apprendre à la connaître avant de parler BDSM ?

En échangeant avec certains Dominants, j'ai parfois eu le sentiment que le rôle prenait toute la place. Comme si, dès les premiers messages, il fallait être "le Dominant" avant d'être simplement un homme qui découvre une femme.

En parcourant le site, je me suis souvent demandé comment un Dominant pouvait engager un premier échange sans tomber dans les clichés ou les raccourcis.

Beaucoup de soumises reçoivent des messages qui abordent très rapidement les pratiques, les protocoles ou les fantasmes, sans qu'il y ait une véritable volonté de les connaître.

Pourtant, avant d'être une soumise, n'est-elle pas avant tout une femme ? Une personne avec une personnalité, une histoire, des valeurs, des envies, mais aussi des craintes, des qualités et des défauts.

Même sur un site BDSM, une relation D/s ne commence-t-elle pas avant tout par la rencontre de deux êtres humains ?

Selon vous, comment un Dominant peut-il aborder une soumise avec politesse, respect et bienveillance ?

Qu'est-ce qui vous donne envie de poursuivre une discussion ?

Et surtout, comment apprend-on réellement à découvrir la femme avant la soumise, sans chercher à la faire entrer trop vite dans une relation D/s ?

Pensez-vous qu'un Dominant puisse rester pleinement lui-même, sans jouer un personnage, tout en incarnant naturellement sa dominance ?

Je serais curieuse de connaître le point de vue des Dominants comme celui des soumises.

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Neilerio
#1
 

 

"Même sur un site BDSM, une relation D/s ne commence-t-elle pas avant tout par la rencontre de deux êtres humains ?" Oui seul les fantasmeurs pensent que ça ne l'est pas.   "Pourtant, avant d'être une soumise, n'est-elle pas avant tout une femme ?" Oui seul les fantasmeurs pensent que ça ne l'est pas.   "comment un Dominant peut-il aborder une soumise avec politesse, respect et bienveillance ?" Pas de recette miracle, il suffit d'agir comme on le fait dans le monde "vanille" . "Et surtout, comment apprend-on réellement à découvrir la femme avant la soumise, sans chercher à la faire entrer trop vite dans une relation D/s ?"  Pas de recette miracle, il suffit d'agir comme on le fait dans le monde "vanille".   "Pensez-vous qu'un Dominant puisse rester pleinement lui-même, sans jouer un personnage, tout en incarnant naturellement sa dominance ?"  Le BDSM s'est aussi une quête identitaire, il faut se trouver pour pas se trahir.      
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Fly
#2
Je pense que c'est un equilibre à trouver.
Une dynamique à mettre en place dans la conversation 
  Personnellement, je commence toujours les conversation sans "rôle".
Une conversation normale entre deux personnes qui se découvre. 
comme le dit Neilerio "comme dans le monde vanille", j'essai d'être leger, intéressant. 

c'est ensuite qand la conversation se "passe bien", avec fluidité et que il y a la sensation d'une correspondance entre le personnalité que le "role" peu progressivement intervenir. 
mais cela doit se faire naturellement en vrai.
Au final si le "role" n'arrive jamais c'est que ...ça ne match pas.
Donc non pas besoin "d'etre Dominant" (et généralement de manière surfaite) pour aborder une soumise. 

Ce qui doit être sera en vérité et se forcer a rentrer dans la relation n'est pas la bonne méthode. Cela montre juste que ce n'est justement pas une relation...mais la tenue d'une posture.

Après je ne dis pas qu'il ne faut pas réfléchir à la discussion, la guider, la construire. 
mais cela doit rester dans la fuidité de l'échange, dans son naturel. 
Le passage de la conversation normal a la conversation "D/s" n'est pas un instant marqué, c'est juste le continum de la conversation 
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Noéline
#3
 

 

"Même sur un site BDSM, une relation D/s ne commence-t-elle pas avant tout par la rencontre de deux êtres humains ?" Oui seul les fantasmeurs pensent que ça ne l'est pas.   "Pourtant, avant d'être une soumise, n'est-elle pas avant tout une femme ?" Oui seul les fantasmeurs pensent que ça ne l'est pas.   "comment un Dominant peut-il aborder une soumise avec politesse, respect et bienveillance ?" Pas de recette miracle, il suffit d'agir comme on le fait dans le monde "vanille" . "Et surtout, comment apprend-on réellement à découvrir la femme avant la soumise, sans chercher à la faire entrer trop vite dans une relation D/s ?"  Pas de recette miracle, il suffit d'agir comme on le fait dans le monde "vanille".   "Pensez-vous qu'un Dominant puisse rester pleinement lui-même, sans jouer un personnage, tout en incarnant naturellement sa dominance ?"  Le BDSM s'est aussi une quête identitaire, il faut se trouver pour pas se trahir.      
Je vous rejoins sur l'idée qu'il n'y a finalement pas de recette particulière : aborder une soumise devrait commencer comme n'importe quelle rencontre, par deux personnes qui apprennent a se connaître. J'aime également votre phrase sur la quête identitaire : « se trouver pour ne pas se trahir ». Peut-être que justement, lorsqu'un Dominant ressent le besoin de surjouer sa dominance dès les premiers échanges, c'est parfois qu'il n'est pas encore totalement a l'aise avec ce qu'il est. Être soi-même me semble finalement beaucoup plus convaincant qu'essayer de correspondre a l'image que l'on se fait d'un Dominant.
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Noéline
#4
Je pense que c'est un equilibre à trouver.
Une dynamique à mettre en place dans la conversation 
  Personnellement, je commence toujours les conversation sans "rôle".
Une conversation normale entre deux personnes qui se découvre. 
comme le dit Neilerio "comme dans le monde vanille", j'essai d'être leger, intéressant. 

c'est ensuite qand la conversation se "passe bien", avec fluidité et que il y a la sensation d'une correspondance entre le personnalité que le "role" peu progressivement intervenir. 
mais cela doit se faire naturellement en vrai.
Au final si le "role" n'arrive jamais c'est que ...ça ne match pas.
Donc non pas besoin "d'etre Dominant" (et généralement de manière surfaite) pour aborder une soumise. 

Ce qui doit être sera en vérité et se forcer a rentrer dans la relation n'est pas la bonne méthode. Cela montre juste que ce n'est justement pas une relation...mais la tenue d'une posture.

Après je ne dis pas qu'il ne faut pas réfléchir à la discussion, la guider, la construire. 
mais cela doit rester dans la fuidité de l'échange, dans son naturel. 
Le passage de la conversation normal a la conversation "D/s" n'est pas un instant marqué, c'est juste le continum de la conversation 
Je partage assez votre vision de cet équilibre. J'aime particulièrement l'idée que le passage d'une conversation ordinaire a une dynamique D/s ne soit pas un moment que l'on provoque ou que l'on impose, mais quelque chose qui apparaît naturellement lorsque les personnalités se rencontrent et que la confiance s'installe. Et votre distinction entre relation et posture me paraît importante : si l'on doit constamment « jouer au Dominant » pour que la dynamique existe, je me demande effectivement ou s'arrête la personne et ou commence le personnage. Pour moi, la dominance devrait pouvoir se ressentir sans avoir besoin d'être affichée dès les premières phrases.
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LUX ante ferrum
#5
Comment aborder une soumise avec respect et apprendre à la connaître avant de parler BDSM ?

Fidèle à mes habitudes très tranchées

je dirais que ce titre n'est pas une question, c'est une injonction. 

Un cheval de Troie 

.
(J'ai le droit d'avoir des images qui me viennent naturellement et m'exprimer ce n'est pas attaquer, c'est défensif,  donc légitime ce n'est pas destiné à faire souffrir même si c'est le cas. Le dialogue permettra d'expliquer pourquoi j'ai raison ou tort..  Mais pour malgré tout répondre à la question d'une rencontre entre une femme et un homme qui sont tous les deux à la recherche d'une dynamique particulière : Je ne peux parler que de moi et pas des autres Doms)
Le dominant (moi) se comporte directement comme il veut en fonction de ce qu'il pense lui-même incarner et observe la réaction de cette femme.. si elle y est sensible et réceptive,  si elle a besoin qu'on lui permette de se raconter, le Dom doit réussir à lui permettre d'exister et s'il y arrive, par exemple en étant près à montrer ses failles afin de la sécuriser,  alors la magie opère et cette personne va se déverser dans un échange confortable, elle va s'ouvrir dans un dialogue où il sera capable de désamorcer le vide que cette confidence provoque et putain comme elle va se sentir enfin entendue et comprise!!! Et le manque de respect est une option s'il sent qu'elle se sentira mieux en pensant ne pas le mériter 
L'effet direct est que le Dom va prendre l'ascendant naturel sur la Sub et c'est dans l'ordre des choses D/s selon moi. Comment ette femme va-t-elle reconnaître la valeur du Dom ? ➡ si C'est le seul à avoir su provoquer cette magie c'est un signe.
Et de toute évidence un tel Dom (moi) n'est pas là pour tirer un coup. Ni pour collectionner.
C'est elle qui va l'orienter vers du bdsm: elle n'a plus le choix.

 
Dernière modification le 02/08/2026 10:01:11 par ​LUX ante ferrum.
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Daddom66
#6
Jouer un personnage c'est un peu ce que la société nous impose avec des postures ambigues ou se mélangent compétion, prédation, mensonge et courtoisie. Beaucoups acceptent ce jeu de soumission penssant na pas avoir le choix d'etre eux meme. Dans leur intimité, dans leur espace privé faut espèrer qu'ils tombent le masque et se retrouvent. Le monde tournera mieux avec plus d'autenticité 
Dernière modification le 02/08/2026 10:37:06 par Daddom66.
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Mortya
#7
En la traitant comme une personne et pas un bout de viande pour se vider.
Beaucoup se prennent beaucoup trop pour des cowboys.
Et au fil de la discussion on échange sur nos envies, limites etc etc
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Noéline
#8
Jouer un personnage c'est un peu ce que la société nous impose avec des postures ambigues ou se mélangent compétion, prédation, mensonge et courtoisie. Beaucoups acceptent ce jeu de soumission penssant na pas avoir le choix d'etre eux meme. Dans leur intimité, dans leur espace privé faut espèrer qu'ils tombent le masque et se retrouvent. Le monde tournera mieux avec plus d'autenticité 
Je vous rejoins sur cette notion d'authenticité. Peut-être est-ce justement ce qui me dérange lorsque je ressens une posture dès les premiers échanges : j'ai davantage l'impression de rencontrer une représentation du Dominant que l'homme lui-même. Je trouve dommage de penser qu'il faudrait enfiler un costume pour paraître crédible, alors qu'une dominance naturelle devrait justement pouvoir s'exprimer sans avoir besoin d'être constamment démontrée. Et finalement, pour construire une relation, BDSM ou non, il faudra bien qu'a un moment les masques tombent. Alors autant commencer par être soi-même. 😊
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Noéline
#9
En la traitant comme une personne et pas un bout de viande pour se vider. Beaucoup se prennent beaucoup trop pour des cowboys. Et au fil de la discussion on échange sur nos envies, limites etc etc
Vous allez droit au but. 😄 Mais je suis assez d'accord : commencer simplement par considérer la personne en face plutôt que le rôle inscrit sur son profil éviterait déjà bien des approches maladroites. Et votre dernière phrase me paraît importante : les envies, les limites et les pratiques peuvent parfaitement être abordées, mais progressivement, au fil de la discussion. Il y a une différence entre parler BDSM parce que l'échange nous y conduit naturellement et en faire quasiment un interrogatoire des le premier bonjour. 😊
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