Noéline
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La liberté d'une personne soumise est-elle compatible avec la soumission ?

À première vue, les deux mots pourraient sembler contradictoires : être libre, c'est pouvoir choisir ; être soumis(e), c'est accepter volontairement une forme d'autorité dans une relation D/s.

Mais justement, peut-on réellement parler de soumission si la personne n'est plus libre de la choisir ?

Une personne soumise peut décider de confier a son Dominant une part plus ou moins importante de pouvoir, selon les limites et le cadre établis entre eux. Pour autant, cesse-t-elle d'être libre en dehors de ce qu'elle a choisi de lui confier ?

Peut-elle conserver ses opinions, ses amis, ses activités, ses choix personnels, son indépendance et simplement dire parfois : « ceci m'appartient » ?

À l'inverse, jusqu'où peut aller l'autorité d'un Dominant avant que la soumission volontaire ne devienne une restriction de la liberté de l'autre ?

Et il y a peut-être un paradoxe intéressant : la liberté n'est-elle pas justement ce qui donne toute sa valeur a la soumission ? Car obéir lorsque l'on n'a pas le choix n'a finalement pas la même signification qu'obéir alors qu'on aurait parfaitement la liberté de ne pas le faire.

Alors, selon vous, liberté et soumission sont-elles contradictoires ou, au contraire, indissociables ?

Et dans votre propre conception d'une relation D/s, qu'est-ce qu'une personne soumise doit rester totalement libre de décider ?

Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.

Soyez la première personne à aimer.