Noéline
#0

Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?

Dans les discussions autour du BDSM, certains mots reviennent régulièrement : limites, interdits, tabous...

Mais mettons-nous réellement tous la même chose derrière ces termes ?

Pour vous, quelle différence existe entre une limite et un tabou ?

Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ?

A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?

Ou faites-vous une distinction totalement différente ?

Une limite peut-elle être temporaire ?
Peut-elle évoluer naturellement au cours d'une relation ?

Et surtout, lorsqu'une personne exprime une limite, considérez-vous qu'un Dominant peut chercher a comprendre ce qui se trouve derrière, en discuter avec elle et éventuellement lui proposer de l'explorer progressivement ?

Ou estimez-vous qu'a partir du moment où une limite est exprimée, elle ne doit jamais être questionnée tant que la personne elle-même ne décide pas de revenir dessus ?

Et qu'en est-il du tabou ?

Est-ce précisément ce qui marque une frontière absolue : « ceci ne se discute pas et ne se négocie pas » ?

Je me demande également si ces notions sont réellement universelles.

Ce que l'un appellera une limite pourra peut-être être considéré comme un tabou par un autre. Et quelque chose qui semblait autrefois totalement impossible peut parfois évoluer avec les années, tandis que certaines frontières restent définitivement les mêmes.

Finalement, la différence se trouve-t-elle dans la pratique elle-même ou dans la signification que la personne donne a son refus ?

Et dans votre propre conception d'une relation D/s :

Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?

Vos limites peuvent-elles évoluer ?

Et existe-t-il chez vous des tabous sur lesquels vous considérez qu'un Dominant ou une personne soumise ne devrait tout simplement jamais chercher a négocier ?

Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.

Soyez la première personne à aimer.
Mortya
#1
Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ? A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?
Je le vois comme ça. Une limite peut etre temporaire (pour diverses raisons) ou fixe, on peut en discuter avec ma partenaire si elle le souhaite.  Par exemple je n'ai jamais été attiré par l'uro, c'était dans mes limites. Cependant, une fois j'ai fantasmé de faire une golden shower pour nettoyer une faciale et bizarrement l'idée m'a plu (en admettant que ma partenaire soit d'accord evidemment).   Un tabou c'est un non de chez non. Genre le scato ou les delires bébé/couches que je trouve hyper malaisant.      Pour faire un autre exemple, avec mon ancienne soumise, l'anal était un tabou non negociable mais juste un bout du doigt pendant que je la prenais était sa limite qu'elle m'autorisait. (plus pour me faire plaisir qu'autre chose, et faire sa brat pour me teaser)
Dernière modification le 07/08/2026 15:59:33 par Mortya.
Soyez la première personne à aimer.
Noéline
#2
Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ? A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?
Je le vois comme ça. Une limite peut etre temporaire (pour diverses raisons) ou fixe, on peut en discuter avec ma partenaire si elle le souhaite.  Par exemple je n'ai jamais été attiré par l'uro, c'était dans mes limites. Cependant, une fois j'ai fantasmé de faire une golden shower pour nettoyer une faciale et bizarrement l'idée m'a plu (en admettant que ma partenaire soit d'accord evidemment).   Un tabou c'est un non de chez non. Genre le scato ou les delires bébé/couches que je trouve hyper malaisant.      Pour faire un autre exemple, avec mon ancienne soumise, l'anal était un tabou non negociable mais juste un bout du doigt pendant que je la prenais était sa limite qu'elle m'autorisait. (plus pour me faire plaisir qu'autre chose, et faire sa brat pour me teaser)
Merci pour votre réponse. C'est également ainsi que je fais spontanément la distinction entre les deux notions. Je trouve intéressante votre précision selon laquelle une limite peut être temporaire ou fixe, tout en restant quelque chose dont il est possible de discuter si la personne concernée le souhaite. Cela montre aussi qu'une limite n'est pas nécessairement une invitation a la repousser : elle peut évoluer, mais cette évolution doit venir de la personne elle-même. Votre dernier exemple illustre également quelque chose auquel je n'avais pas forcément pensé en écrivant le sujet : une frontière peut être extrêmement précise. Une personne peut refuser catégoriquement une pratique tout en acceptant quelque chose qui s'en rapproche dans un cadre très défini. Finalement, ce n'est peut-être pas seulement la nature de la pratique qui permet de distinguer limite et tabou, mais aussi la place que la personne laisse, ou non, a une éventuelle évolution. Merci pour votre témoignage. 🙂
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