Noéline
#0

Dominant, soumis, esclave, switch… que signifie réellement votre étiquette ?

Sur les profils BDSM, nous sommes souvent invités a nous définir en quelques mots : Dominant(e), soumis(e), Maître/Maîtresse, esclave, switch…

Ces termes permettent évidemment de se situer rapidement. Mais plus je lis les échanges et les différentes conceptions de chacun, plus je me demande s'ils suffisent réellement a dire ce que nous recherchons.

Deux personnes peuvent se définir comme soumises et pourtant avoir une vision totalement différente de la soumission.

L'une peut rechercher une dynamique D/s présente essentiellement dans certaines situations ou certains moments de la relation. Une autre peut souhaiter confier une place beaucoup plus importante a l'autorité de son Dominant dans son quotidien. Une autre encore peut rechercher une dynamique M/e et une notion d'appartenance beaucoup plus poussée.

Même constat du côté des Dominants : certains souhaitent guider, d'autres contrôler davantage, certains recherchent essentiellement une dynamique liée aux pratiques, tandis que d'autres souhaitent que la D/s occupe une place beaucoup plus importante dans la relation.

Alors finalement, lorsque nous écrivons « Dominant » ou « soumis » sur un profil, parlons-nous réellement tous de la même chose ?

Et puis il y a les switchs.

J'ai parfois l'impression qu'ils sont considérés un peu à part, voire avec une certaine méfiance : comme si pouvoir être tantôt Dominant, tantôt soumis rendait nécessairement leur position moins profonde ou moins authentique.

Mais pourquoi ?

Pourquoi une personne capable de ressentir sincèrement les deux positions devrait-elle nécessairement choisir un camp ?

Un switch est-il moins Dominant lorsqu'il domine parce qu'il peut également éprouver le désir de se soumettre ? Est-il moins soumis lorsqu'il se soumet parce qu'il connaît aussi l'autre côté de la relation ?

Ou au contraire, le fait d'avoir expérimenté et compris les deux positions peut-il apporter une perception différente de la dynamique ?

Personnellement, ayant connu les deux côtés de la dynamique, je considère cette double expérience non pas comme un défaut, mais comme une véritable force.

On peut évidemment écouter l'autre, faire preuve d'empathie et essayer de comprendre ce qu'il ressent sans avoir vécu la même expérience. Mais entre imaginer une sensation et l'avoir réellement vécue, il existe à mes yeux une différence.

Comment savoir pleinement ce que représente le fait de lâcher prise, de confier du pouvoir à quelqu'un, de se retrouver dans une position de vulnérabilité ou de ressentir le poids d'une décision prise par l'autre lorsqu'on ne l'a jamais soi-même expérimenté ?

Avoir été soumise m'a permis, lorsque j'ai occupé la position dominante, de savoir ce que pouvait ressentir la personne qui se trouvait en face de moi. Et avoir connu la position dominante m'a également permis de comprendre la responsabilité que représente le pouvoir que l'autre accepte de nous confier.

C'est précisément pour cette raison que je considère le fait d'avoir connu les deux côtés comme une richesse et une force. Cela ne signifie évidemment pas qu'un Dominant doive avoir été soumis pour être un bon Dominant, ni l'inverse. Mais l'expérience vécue apporte une compréhension que la théorie seule ne peut pas toujours offrir.

Alors pourquoi considérer parfois les switchs comme des personnes « à part », indécises ou incapables de choisir leur camp, plutôt que de considérer que cette double expérience peut justement enrichir leur compréhension de la relation D/s ?

Je serais justement curieuse d'avoir l'avis des personnes switch sur ce point, mais également celui des Dominants et des soumis(es) qui n'ont jamais ressenti le désir d'expérimenter l'autre position.

Et concernant la distinction entre soumis(e) et esclave, ou placez-vous personnellement la frontière ?

Est-ce une question de degré de remise de pouvoir, d'appartenance, de cadre de vie, ou simplement une manière différente de nommer ce que l'on ressent ?

Une personne qui se définit comme esclave est-elle nécessairement « plus soumise » qu'une personne qui se définit simplement comme soumise ? Ou comparons-nous finalement des dynamiques différentes qui n'ont pas forcément vocation a être classées sur une même échelle ?

Finalement, au-dela de l'étiquette affichée sur votre profil :

Comment vous définissez-vous et, surtout, qu'est-ce que cette définition signifie concrètement pour vous ?

Que recherchez-vous dans cette position ou cette dynamique ?

Et pensez-vous que les catégories Dominant, soumis, esclave ou switch nous aident réellement a nous comprendre, ou deviennent-elles parfois trop réductrices ?

Avis de toutes les sensibilités bienvenus.

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PILORI80
#1
Bonjour, Je me définissais comme homme soumis, recherchant à subir la contrainte physique d'être attaché, baillonné, l'humiliation d'être fouetté ou fessé....(en privé ou en public) et ceux qui me répondent se définissent eux-mêmes comme soumis, voire esclaves, et me demandeent si je ne suis que soumis. J'ai eu des séances de jeu avec plusieurs amis, où nous alternions les fonctions de fouetteur et de fouetté, par exemple. Je prends conscience des demandes sur le marché.....donc j'adapte mon marketing ! Pour trouver des partenaires qui acceptent de me supplicier, il faut que j'accepte d'en faire autant à leur service. Et ce n'est pas désagréable.....J'ai donc modifié mon profil de "homme soumis" à "switch". Je vais donc devoir donner ce qu'on attend d'un soumis et d'un dominant. La pratique et le dialogue seuls me permettront de donner satisfaction à tous, et à moi..Et ceux qui seront mécontents de moi comme dominant ou bourreau (ou au contraire très contents...) pourront me punir (ou me récompenser) comme soumis ou supplicié....Devenant  homme switch,  ne suis-je qu'un vilain opportuniste qui gagne sur tous les tableaux ? Si vous le pensez, mesdames et messieurs, venez vite me punir ! Comme dominant, je vous l'ordonne, comme soumis, je m'y soumets ! Et je me soumets à votre requête de vous dominer....et perdre tous repères ensemble.....
Dernière modification le 09/08/2026 16:00:13 par PILORI80.
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PILORI80
#2
Si ce post vous donne une mauvaise opinion de moi, je mérite d'être mis au pilori....
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Neilerio
#3
  • Plus qu'étiquette je préfère le terme de facette et chaque facette est sur un spectre je suis avant tout sadique mais surtout dans l'impact, puis je suis dom mais plus dans le nurturing plus soft dom car je suis daddy, je suis aussi pleasure dom bien moins qu'avant, je suis aussi spider dom un mélange de rigger et de primal j'attache et je mords.
  •  Du temps des aliénistes comme Binet ou Kraft Ebing il n'y avait que masochiste et sadique et avant ça du temps du "divin" Marquis c'était juste être libertin, de nos jours fetlife répertorie 700 facettes possibles c'est la preuve que les gens s'auto détermine et sont capable d'expliquer ce qu'ils sont.
  • Il reste des choses qui sont à peut près constante oui deux personnes peuvent avoir une interprétation une vision de la soumission différente sur la forme mais pas vraiment sur le fond il reste un dénominateur commun.
  • "comment savoir pleinement ce que représente le fait de lâcher prise" je vais m'arrêter le concept de lâcher prise, en linguistique il y a une citation très connue "tout traduction entraine une perte de sens" cela vaut égaler pour le concept quand il passe d'un milieu à un autre le lâcher prise, lâcher prise c'est accepter la réalité tel qu'elle est sans contrôle excessif afin de pas générer de stress chronique. Le lâcher prise peut s'acquérir de bien des façons dans le monde vanille.
  • "J'ai parfois l'impression qu'ils sont considérés un peu à part, voire avec une certaine méfiance : comme si pouvoir être tantôt Dominant, tantôt soumis rendait nécessairement leur position moins profonde ou moins authentique."  Beaucoup pensent que switcher est une invention récente or dès les annèes 70 la société de janus en parler comme des gens qui aiment les deux cotés du fouet. Les gens qui se méfient d'eux sont souvent des dogmatiques et surement des biphobes.
  • "le fait d'avoir expérimenté et compris les deux positions peut-il apporter une perception différente de la dynamique ?" je vais prendre la parole en tant que sadique avec une histoire avec la douleur je pense que c'est un plus fait il avoir un passé de masochiste au sens BDSM du terme je pense que c'est pas nécessaire. La légende comme quoi il faudrait avoir été soumis pour être dominant après ça c'est un mythe venant de la vieille garde.
  • "Et concernant la distinction entre soumis(e) et esclave, ou placez-vous personnellement la frontière ?" 2 choses le titre et l'echange total de pouvoir, je connais des gens en TPE qui ne se revendique pas comme esclave.
  • "ne personne qui se définit comme esclave est-elle nécessairement « plus soumise » qu'une personne qui se définit simplement comme soumise ? Ou comparons-nous finalement des dynamiques différentes qui n'ont pas forcément vocation a être classées sur une même échelle ?" c'est une question de specte pour moi le BDSM commence à vanille épicé pour finir à esclave c'est une question d'intentsité.
 
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LauDupond
#4
Le rôle affiché nous permet de nous autodésigner ce qui est toujours agréable.
Ca permet aussi de nous sentir dans notre rôle quand on se connecte. C’est une image qu’on renvoie a notre communauté et on se sent reconnue.
Le rôle affiché reste un stéréotype.
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