Kawa
#0

Bonjour,

Voilà je me demandais si il existait un mot, une expression, une idée, enfin quelquechose quoi. Pour définir cette limite un peu flou qu'on peut retrouver dans tout un tas de pratiques différentes. A savoir celle des pratiques, qui peu importe les précautions, implique un risque réel conséquent pour la santé physique ou morale  d'une personne.

Comme par exemple l'éttouffement qui même ponctuellement peut déclancher un AVC, le fear play ou jouer avec les phobies qui peuvent avoir de grosses conséquences, etc.

Parce qu'au final je me dis que c'est une limite, certes un peu flou. Mais qui est bien là, pour certains ça va marquer une rupture avec le champ des possible. Pour d'autres ça va être nécéssaire pour eux pour cette sensation de non securité. Et qui en plus n'est pas quelquechose de vraiment subjectif.

Peut être existe t-il une sorte d'echelle d'appréciation du risque ? 

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Fly
#1
Bonjour,

je ne pense pas qu'il existe une "echelle d'appréciation" du risque. 

En gestion de risque, un risque se définis par "la probabilité d'occurence x l'impact (en général du "worst case")" 
De fait, on voit bien dans cette définition que cela est nécessairement personnel. 

prenons l'exemple de l'étouffement et du risque d'AVC, la probabilité que cela arrive va fortement dépendre de l'etat physique de la personne. 
Donc une echelle "globale" aurait probablement peu de sens car fort peu "applicable" en l'état. 

ça rappelle un peu les tables de décompresion en plongée, elles ont été faites il y a fort longtemps sur la base de test fait sur des nageurs de combat (de mémoire). 
Du coup la pertinence sur un plongeur amateur de 55 ans... De fait, on a tendance a majoré le temps de palier pour minimiser le risque. 

Une échelle globale presenterait les même failles selon moi (et encore plus pour l'aspcet psychologique qui est encore plus subtile). 

Par contre, une sorte de "questionnaire santé" ça pourrait être intéressant pour justement estimer les risques. 
si y a des gens compétents ...:wink:

 
Dernière modification le 15/08/2026 10:31:15 par Fly.
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Gappap
#2
Ne pas confondre la notion de risque avec la notion de danger. Le risque c'est la probabilité que les choses tournent mal.  Le danger c'est l'échelle des conséquences si l'accident survient. L'avion par exemple. Le risque qu'il se crash est extrêmement faible, le danger lui est potentiellement mortel.  A l'inverse le vélo, le risque d'avoir un accident est élevé, le danger lui est faible. 
Dernière modification le 15/08/2026 11:32:40 par Gappap.
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Kawa
#3
Merci à vous deux de définir les notions de risque et danger qui sont effectifvement importante ici. Pour rendre ma question plus compréhensible ça aurait été : existe t-il quelquechose qui définisse la limites entre pratiques safes, et pratiques au danger probable d'avoir des sequelles durables (de manière non absurde, je précise au cas ou)

Effectivement Fly, l'idée d'un "questionnaire santé" par pratique serait vraiment quelquechose d'idéal. Mais personne ne s'est encore penché de manière serieuse sur le sujet ^^
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Menu
#4
Bonjour tout le monde !

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible."

Risque et danger sont omniprésents, même au cœur de nos activités courantes et vitales. Manger, par exemple. Ou marcher.

Comme le fait remarquer Gappap, nos esprits mélangent souvent ce qui ressortit de la probabilité d'un événement et ce qui touche à l'importance de ses conséquences. Mais comme il est impossible d'ordonner de manière univoque, des grandeurs caractérisées par deux dimensions (probabilité, gravité), je ne pense pas qu'il existe une échelle rigoureuse qui répondrait à ce dont notre cerveau aurait besoin pour opérer des choix. Il ne lui reste donc que l'approximation que nous réalisons à chaque instant de manière inconsciente, savoir une moyenne pondérée au doigt mouillé entre la probabilité de l'événement et la gravité de ses conséquences.

Cette approximation empirique et personnelle n'a pas grand chose de rationnel, d'objectif, ni de transposable d'une personne à l'autre ou d'un moment au moment suivant. Impossible, à mon sens, d'en tirer tout ce qui pourrait ressembler à une limite, une échelle ou tout ce qui repose sur l'idée d'une comparaison rigoureuse.

Toutefois, le meilleurs des choix rationnels consiste parfois à se plier au produit d'un calcul qui ne l'est pas. Le résultat n'en est pas pour autant dénué de sens, ni d'expérience… donc de pertinence, au regard d'autres stratégies envisageables telles que celle de ne strictement rien faire ou l'autre de n'agir qu'en se laisant porter par un hasard parfait. Et dans le cas qui nous occupe, il me semble que nous n'avons rien de plus précieux que l'échange, le bon sens, le contact humain, l'expérience partagée… et la limite discutée. Pas mieux.

Décidément, psychologiques ou typographiques, la mode est aux limites des caractères. ;)
Dernière modification le 15/08/2026 13:36:20 par Menu.
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Gappap
#5
Merci à vous deux de définir les notions de risque et danger qui sont effectifvement importante ici. Pour rendre ma question plus compréhensible ça aurait été : existe t-il quelquechose qui définisse la limites entre pratiques safes, et pratiques au danger probable d'avoir des sequelles durables (de manière non absurde, je précise au cas ou)

Effectivement Fly, l'idée d'un "questionnaire santé" par pratique serait vraiment quelquechose d'idéal. Mais personne ne s'est encore penché de manière serieuse sur le sujet ^^
  Je pense pas qu'il existe d'échelle ou de catégorisation du danger pris.  C'est assez personnel finalement. Une personne se sentira en danger pour une pratique et la personne d'à côté là verra comme normale et largement acceptable.  Prenons la gifle. Pour moi c'est compliqué parce que visage, cerveaux, séquelles ou risqué de séquelles important. Il y en a d'autres qui diront "c'est rien une claque ça remet les idées en place" Qui a raison qui a tord? Je dirais tous le monde. C'est plus avoir conscience des risques et des dangers et en accepter la possible issue si d'aventure ça merde. Ça c'est un cas de conscience qui est intime et personnel 
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Noéline
#6
Kawa, je pense que votre question touche justement a une difficulté majeure du BDSM : il n'existe pas forcément une frontière universelle du risque acceptable. Une même pratique peut être considérée comme acceptable par certains et constituer une limite absolue pour d'autres. En revanche, je pense qu'on peut davantage parler de niveau de risque que d'une simple opposition « sûr / dangereux ». On pourrait par exemple regarder plusieurs éléments : la probabilité que le risque survienne, la gravité de ses conséquences, la possibilité de le maîtriser ou de l'arrêter, et surtout le fait qu'il existe ou non des moyens réellement efficaces de le réduire. Et je vous rejoins sur un point important : le consentement ne fait pas disparaître le risque. On peut parfaitement consentir a quelque chose de risqué en ayant conscience de ce que cela implique. La question devient alors : à partir de quel niveau de risque estime-t-on que le jeu sort de ce qu'on accepte comme BDSM ? Je ne suis pas certaine qu'une échelle unique puisse répondre à tout, mais l'idée d'une classification selon probabilité × gravité × contrôlabilité me paraît déjà intéressante.
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sylvie35
#7
Pour compliquer le tout il n'y a pas seulement le risque d'accident survenant subitement lors d'une pratique un peu trop poussée, mais aussi l'effet cumulatif qui peut induire des dégâts qui ne seront visibles que des années plus tard. Je pense par exemple à l’effet cumulé de micro lésions dues à la répétition de séances d'étouffement (ou de gifles n’epargnant pas l'oreille).
Cela me semble impossible à modéliser (trop complexe, trop de variabilité individuelle). 
Mais notre cerveau évalue en permanence (à la louche) un rapport bénéfice / risque, qui est d'ailleurs sans doute plus pertinent que le risque seul. Se fier à son instinct, et faire preuve de bon sens c'est déjà pas mal, mais pas si répandu qu’on pourrait le croire si j’en juge par certains propos que l’on peut parfois lire et qui de mon point de vue relèvent de la pure inconscience.
La question à se poser est toujours de savoir si le bénéfice espéré d'une pratique justifie vraiment le risque encouru. 
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La réponse est simple ne pas laisser son corps et sa vie à un ou une parfaite inconnue
Parler parler toujours parler avant la première rencontre qui peut être la dernière
Bien préciser en amont que vous êtes contre toutes drogues y compris le poppers ( mainteant beaucoup le boivent super  !! la destructions du peu de neurones est fulgurante )
Après être méfiante aux geste et à la voix de la personne que vous décidez de rencontrer
Si vous sentez le moindre changement de comportement fuiez quand il est encore temps
 
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#9
C'est difficile d'évaluer le risque.

Vous avez des méthodes statistiques. Les assurances font ça très bien et en vivent. on peut calculer la valeur d'un bien en viager car on a des statistiques qui permettent de le faire. L'espérance de vie est connue. (on peut calculer la valeur d'un bien en viager car on a des statistiques qui permettent de le faire. L'espérance de vie est connue. )

Mais on ne dispose pas de ces statistiques dans le BDSM.

Vous pouvez vous baser sur l'expérience. C'est finalement des statistiques faites à l'intuition à l'échelle personnelle avec son réseau relationnel. Mais on partage mal les expériences personnelles quand on pratique le BDSM.

Il y a des risques qui ne sont pas identifiés. Imaginez que votre médecin vous annonce que vous avez une maleformation au niveau du coeur et que vous vous aviez risqué la mort à chaque effort intense. Je pense que dans les conduites à risque du BDSM, il y a des risques mal évalués. Par exemple en shibari un noeud mal serré qui se retourne devient coulant et donc étrangleur.

Je vous recommande de lire les différentes formulations de la loi de Murphy : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Murphy

Et l'exposition répétée au risque change la donne. "Ce qui pourrait arriver" devient "ce qui finira par arriver".

Ce qui permet de mitiger le risque c'est la sécurité : les différentes marges, les différentes règles. On identifie des risques et on fait en sorte que s'ils se produisent,  les conséquences ne seront pas dramatiques. Et on ne s'expose pas aux risques inutiles. Par exemple ne pas être seul quand on fait quelque chose de dangereux (BDSM ou pas) ça change vraiment la donne. Pour répondre au message initial : "combien de règles de sécurité j'ai enfreint" permet une évaluation des risques ! 

On peut méditer sur le décès de "Matt" l'un des fondateurs de Kink Engineering.   (Je viens de découvrir quelques pages Wikipedia sur le risque, qui semblent très intéressantes, les themes prévention, et qualité, sont assez prometteurs aussi)
Dernière modification le 15/08/2026 20:40:42 par Kiro.
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Tamanra7
#10
Border line ! c'est border line ;-)
On est si fragile, tous sur le fil du rasoir.
Mais le risque c'est aussi ce qui pimente la vie et pas uniquement celle des afficionados du bdsm.
Quand est venu le jour du grand voyage nos valises ne sont pas prêtes, de toute façon ;-) 

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Cruz
#11
bonjour Kawa, 
tout est dit semble t il...la limite du risque , c'est le debut d'une prise de risque. individuellement ? collectivement? ...et la Terre continuera de tournée bien après...Prenez soin de vous (et des autres?) ;) ...Pour ma part, et sans veritablement la "concevoir", je trouve qu'il y a quelque chose dans la "pensée" de sade qui exprime cette vaste dimension de la Nature...(Justine); qui bouscule l'ordre et la morale ...du risque encouru...
 
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Maître SADE
#12
La parfaite connaissance des dangers liés aux pratiques doit faire partie du ba à ba d'un maître, et mesurer le risque inhérent  a chaque pratique ! La communication, les échanges soutenus et une check-list bien documentée apportent une multitude d'informations sur la  "receptibilité" et le consentement du risque chez sa soumise.  Et au delà, c'est au maître de ne proposer que les pratiques qu'il maîtrise parfaitement avec le minimum de risques. Certes c'est une forme de jeu, mais aucunement la roulette russe ! L'intégrité physique et mentale de sa soumise n'est pas négociable. 
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#13
Bonsoir Maître Sade,

Certainement. Mais entre "pas négociable" et "minimum de risque", il y a, justement, comme un peu de jeu, une asymptote, un passage à la limite… précisément. :)  
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#14
Tout dépend de ton partenaire et de la confiance que tu lui donnes.  Tout est possible mais surtout pas avec n importe qui.
 
 
 
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