Bonjour,
Voilà je me demandais si il existait un mot, une expression, une idée, enfin quelquechose quoi. Pour définir cette limite un peu flou qu'on peut retrouver dans tout un tas de pratiques différentes. A savoir celle des pratiques, qui peu importe les précautions, implique un risque réel conséquent pour la santé physique ou morale d'une personne.
Comme par exemple l'éttouffement qui même ponctuellement peut déclancher un AVC, le fear play ou jouer avec les phobies qui peuvent avoir de grosses conséquences, etc.
Parce qu'au final je me dis que c'est une limite, certes un peu flou. Mais qui est bien là, pour certains ça va marquer une rupture avec le champ des possible. Pour d'autres ça va être nécéssaire pour eux pour cette sensation de non securité. Et qui en plus n'est pas quelquechose de vraiment subjectif.
Peut être existe t-il une sorte d'echelle d'appréciation du risque ?
je ne pense pas qu'il existe une "echelle d'appréciation" du risque.
En gestion de risque, un risque se définis par "la probabilité d'occurence x l'impact (en général du "worst case")"
De fait, on voit bien dans cette définition que cela est nécessairement personnel.
prenons l'exemple de l'étouffement et du risque d'AVC, la probabilité que cela arrive va fortement dépendre de l'etat physique de la personne.
Donc une echelle "globale" aurait probablement peu de sens car fort peu "applicable" en l'état.
ça rappelle un peu les tables de décompresion en plongée, elles ont été faites il y a fort longtemps sur la base de test fait sur des nageurs de combat (de mémoire).
Du coup la pertinence sur un plongeur amateur de 55 ans... De fait, on a tendance a majoré le temps de palier pour minimiser le risque.
Une échelle globale presenterait les même failles selon moi (et encore plus pour l'aspcet psychologique qui est encore plus subtile).
Par contre, une sorte de "questionnaire santé" ça pourrait être intéressant pour justement estimer les risques.
si y a des gens compétents ...:wink:
Effectivement Fly, l'idée d'un "questionnaire santé" par pratique serait vraiment quelquechose d'idéal. Mais personne ne s'est encore penché de manière serieuse sur le sujet ^^
"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible."
Risque et danger sont omniprésents, même au cœur de nos activités courantes et vitales. Manger, par exemple. Ou marcher.
Comme le fait remarquer Gappap, nos esprits mélangent souvent ce qui ressortit de la probabilité d'un événement et ce qui touche à l'importance de ses conséquences. Mais comme il est impossible d'ordonner de manière univoque, des grandeurs caractérisées par deux dimensions (probabilité, gravité), je ne pense pas qu'il existe une échelle rigoureuse qui répondrait à ce dont notre cerveau aurait besoin pour opérer des choix. Il ne lui reste donc que l'approximation que nous réalisons à chaque instant de manière inconsciente, savoir une moyenne pondérée au doigt mouillé entre la probabilité de l'événement et la gravité de ses conséquences.
Cette approximation empirique et personnelle n'a pas grand chose de rationnel, d'objectif, ni de transposable d'une personne à l'autre ou d'un moment au moment suivant. Impossible, à mon sens, d'en tirer tout ce qui pourrait ressembler à une limite, une échelle ou tout ce qui repose sur l'idée d'une comparaison rigoureuse.
Toutefois, le meilleurs des choix rationnels consiste parfois à se plier au produit d'un calcul qui ne l'est pas. Le résultat n'en est pas pour autant dénué de sens, ni d'expérience… donc de pertinence, au regard d'autres stratégies envisageables telles que celle de ne strictement rien faire ou l'autre de n'agir qu'en se laisant porter par un hasard parfait. Et dans le cas qui nous occupe, il me semble que nous n'avons rien de plus précieux que l'échange, le bon sens, le contact humain, l'expérience partagée… et la limite discutée. Pas mieux.
Décidément, psychologiques ou typographiques, la mode est aux limites des caractères. ;)
Effectivement Fly, l'idée d'un "questionnaire santé" par pratique serait vraiment quelquechose d'idéal. Mais personne ne s'est encore penché de manière serieuse sur le sujet ^^
Vous avez des méthodes statistiques. Les assurances font ça très bien et en vivent. on peut calculer la valeur d'un bien en viager car on a des statistiques qui permettent de le faire. L'espérance de vie est connue. (on peut calculer la valeur d'un bien en viager car on a des statistiques qui permettent de le faire. L'espérance de vie est connue. )
Mais on ne dispose pas de ces statistiques dans le BDSM.
Vous pouvez vous baser sur l'expérience. C'est finalement des statistiques faites à l'intuition à l'échelle personnelle avec son réseau relationnel. Mais on partage mal les expériences personnelles quand on pratique le BDSM.
Il y a des risques qui ne sont pas identifiés. Imaginez que votre médecin vous annonce que vous avez une maleformation au niveau du coeur et que vous vous aviez risqué la mort à chaque effort intense. Je pense que dans les conduites à risque du BDSM, il y a des risques mal évalués. Par exemple en shibari un noeud mal serré qui se retourne devient coulant et donc étrangleur.
Je vous recommande de lire les différentes formulations de la loi de Murphy : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Murphy
Et l'exposition répétée au risque change la donne. "Ce qui pourrait arriver" devient "ce qui finira par arriver".
Ce qui permet de mitiger le risque c'est la sécurité : les différentes marges, les différentes règles. On identifie des risques et on fait en sorte que s'ils se produisent, les conséquences ne seront pas dramatiques. Et on ne s'expose pas aux risques inutiles. Par exemple ne pas être seul quand on fait quelque chose de dangereux (BDSM ou pas) ça change vraiment la donne. Pour répondre au message initial : "combien de règles de sécurité j'ai enfreint" permet une évaluation des risques !
On peut méditer sur le décès de "Matt" l'un des fondateurs de Kink Engineering. (Je viens de découvrir quelques pages Wikipedia sur le risque, qui semblent très intéressantes, les themes prévention, et qualité, sont assez prometteurs aussi)
On est si fragile, tous sur le fil du rasoir.
Mais le risque c'est aussi ce qui pimente la vie et pas uniquement celle des afficionados du bdsm.
Quand est venu le jour du grand voyage nos valises ne sont pas prêtes, de toute façon ;-)
Certainement. Mais entre "pas négociable" et "minimum de risque", il y a, justement, comme un peu de jeu, une asymptote, un passage à la limite… précisément. :)
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