Noéline
#0

Compatibilité BDSM : faut-il savoir tout de suite… ou prendre le temps de se découvrir ?

Quand deux personnes se rencontrent sur un site BDSM, la question de la compatibilité arrive souvent assez rapidement.

Quels sont vos kinks ?
Quelles sont vos limites ?
Quel type de relation recherchez-vous ?
Êtes-vous D/s, switch, dominant, soumis(e) ?
Quelle place le BDSM doit-il occuper dans votre vie ?

Toutes ces questions peuvent sembler parfaitement logiques.

Après tout, pourquoi passer du temps à découvrir quelqu'un si l'on risque de découvrir quelques semaines plus tard que nos envies sont totalement incompatibles ?

Mais est-ce vraiment la meilleure façon de commencer une relation ?

Imaginons deux personnes qui échangent.

Elles discutent facilement, rient ensemble, découvrent qu'elles ont beaucoup de choses en commun, apprécient leurs conversations et commencent a avoir envie de se revoir ou de se parler davantage.

Puis vient la question du BDSM.

L'une souhaite une relation D/s très présente, l'autre quelque chose de beaucoup plus occasionnel.

L'une aime certaines pratiques que l'autre refuse catégoriquement.

L'une recherche une relation exclusive, l'autre non.

À ce moment-la, toute la complicité construite auparavant peut sembler avoir été inutile.

Mais est-ce réellement du temps perdu ?

Ou peut-on considérer que connaître une personne avant de savoir si elle correspond a nos envies BDSM permet justement de découvrir quelque chose que l'on n'aurait peut-être pas trouvé autrement ?

À l'inverse, est-il raisonnable de laisser une relation devenir émotionnellement importante avant de vérifier des éléments qui pourraient être fondamentaux pour sa réussite ?

Parce qu'il y a aussi une autre réalité.

Certaines incompatibilités ne sont pas de petits détails.

La vision du consentement, la place du BDSM dans le couple, l'exclusivité, le 24/7 ou non, certaines limites ou certaines pratiques peuvent effectivement être suffisamment importantes pour rendre une relation impossible.

Alors où placer le curseur ?

Faut-il parler très rapidement de compatibilité BDSM pour éviter de s'attacher a quelqu'un avec qui cela ne pourra jamais fonctionner ?

Ou au contraire :

faut-il d'abord découvrir la personne, créer une connexion, apprendre a apprécier sa façon de penser et de communiquer, puis voir progressivement si les envies BDSM peuvent trouver leur place ensemble ?

Et surtout, est-ce que la compatibilité BDSM est quelque chose que l'on peut réellement déterminer en quelques questions ?

Deux personnes peuvent-elles être parfaitement compatibles sur le papier et ne rien ressentir l'une pour l'autre ?

À l'inverse, deux personnes qui semblent avoir des différences importantes peuvent-elles trouver suffisamment de terrain commun pour construire quelque chose qui leur convient à toutes les deux ?

Personnellement, je trouve le sujet loin d'être simple.

Parce qu'en cherchant trop vite la compatibilité, on risque peut-être de traiter l'autre comme une liste de critères a cocher.

Mais en mettant complètement de côté les différences fondamentales, on risque aussi de construire un attachement sur quelque chose qui ne pourra jamais fonctionner.

Alors, selon vous :

qu'est-ce qui doit être vérifié rapidement dans une rencontre BDSM… et qu'est-ce qui mérite au contraire de prendre le temps d'être découvert ?

Et surtout…vaut-il mieux savoir rapidement que l'on est incompatibles, ou prendre le risque de découvrir plus tard que l'on s'était attachés a la mauvaise personne ?

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LauDupond
#1
Je pense qu'il faut se rencontrer une première fois et déjà se saluer pour commencer. Eventuellement partager un moment ensemble prendre un verre, marcher un peu par exemple.
Sans vouloir insister en quelque seconde de présence même sans rien dire on peut savoir si on souhaite aller plus loin, si par exemple l'homme est plus petit qu'annoncer.
Ca peut éviter les désillusions.
Soyez la première personne à aimer.
Noéline
#2
Je pense qu'il faut se rencontrer une première fois et déjà se saluer pour commencer. Eventuellement partager un moment ensemble prendre un verre, marcher un peu par exemple. Sans vouloir insister en quelque seconde de présence même sans rien dire on peut savoir si on souhaite aller plus loin, si par exemple l'homme est plus petit qu'annoncer. Ca peut éviter les désillusions.
Je suis assez d'accord avec vous sur ce point. Une première rencontre peut effectivement permettre de constater très rapidement des choses qu'aucun échange écrit ne peut révéler : l'attirance, le ressenti face a l'autre, sa façon d'être, la facilité ou non de partager un moment ensemble. Et finalement, cela ajoute peut-être une troisième possibilité a la question que je posais. Il ne s'agit pas forcément de passer des semaines à établir une compatibilité BDSM théorique avant de se rencontrer, ni de créer un attachement important sans jamais aborder le sujet. On peut aussi simplement commencer par se rencontrer, voir s'il existe une envie réelle de poursuivre la découverte, puis approfondir progressivement les éléments importants. Parce que vous avez raison sur un point : deux personnes peuvent sembler parfaitement compatibles a travers des messages et découvrir, en quelques minutes face à face, qu'il ne se passe tout simplement rien. La compatibilité BDSM ne suffit donc peut-être pas davantage que la compatibilité « sur le papier » a créer l'envie de connaître quelqu'un. Et votre exemple de la taille m'a fait sourire. Rire. Comme quoi, parfois, quelques secondes suffisent effectivement a répondre a certaines questions. 😄
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Karl Sarawa
#3
Bonjour à vous, je voulais vous donner mon point de vue. 
Il y a maintenant plus de 6 ans, j'ai rencontré celle qui devint ma soumise sur ce site. À la base nous nous sommes rencontrés car nous avions un spectre de pratique assez proche, nous sommes tous les deux dans le SM, très orienté dark. Il était  inespéré qu'un jour je rencontre quelqu'un qui avait un spectre de pratiques si proche, qui partage avec moi le côté morbide, le côté terreur psychologique, les jeux de sang et d'impact, l'électricité. Parler des pratiques permet de déterminer si un profil peut vous convenir, c'est primordial puisque cela permet de faire un tri et peut-être d'insister un peu plus sur certaines personnalintéressé qui ne  nous aurait pas intéressé sans le prisme BDSM de leur personnalité. 
Quelqu'un qui aime le shibari et les jeux de sensualité ne sera pas compatible avec quelqu'un et qui aime torturer l'autre avec des aiguilles par exemple. C'est à la fois une question de goût mais aussi de pratiques et de technique. Manier un fouet demande de l'entraînement, de l'investissement financier, apprendre à se servir d'un boîtier électrique c'est aussi beaucoup de temps et de connaissance corporelle ainsi qu'un investissement financier important également, le shibari est un art que l'on met des années à acquérir et à maîtriser, pour toutes ces raisons chaque technique demande un apprentissage, de l'investissement et cela veut dire que personne n'est compétent dans tous les domaines et personne ne peut tout savoir faire. Il est donc essentiel lorsque l'on recherche des partenaires BDSM de chercher des gens qui ont des compétences, des envies identiques aux vôtres. Bien sûr on peut apprendre et évoluer, mais il y a certaines choses qu'on ne changera pas, certaines personnes ne voudront jamais qu'on leur fasse des chatouilles et d'autres ne voudront jamais qu'on leur plante des aiguilles dans le dos, encore moins dans la chatte, certaines personnes dominantes ne supporte pas la vue du sang, certains autres  n'ont absolument pas la patience et l'envie d'apprendre à faire du shibari. Bref il y a plein de profils différents et cela demande de se connaître collectivement d'un point de vue BDSM avant de se lancer. 
 
 
 
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Noéline
#4
Bonjour à vous, je voulais vous donner mon point de vue.  Il y a maintenant plus de 6 ans, j'ai rencontré celle qui devint ma soumise sur ce site. À la base nous nous sommes rencontrés car nous avions un spectre de pratique assez proche, nous sommes tous les deux dans le SM, très orienté dark. Il était  inespéré qu'un jour je rencontre quelqu'un qui avait un spectre de pratiques si proche, qui partage avec moi le côté morbide, le côté terreur psychologique, les jeux de sang et d'impact, l'électricité. Parler des pratiques permet de déterminer si un profil peut vous convenir, c'est primordial puisque cela permet de faire un tri et peut-être d'insister un peu plus sur certaines personnalintéressé qui ne  nous aurait pas intéressé sans le prisme BDSM de leur personnalité.  Quelqu'un qui aime le shibari et les jeux de sensualité ne sera pas compatible avec quelqu'un et qui aime torturer l'autre avec des aiguilles par exemple. C'est à la fois une question de goût mais aussi de pratiques et de technique. Manier un fouet demande de l'entraînement, de l'investissement financier, apprendre à se servir d'un boîtier électrique c'est aussi beaucoup de temps et de connaissance corporelle ainsi qu'un investissement financier important également, le shibari est un art que l'on met des années à acquérir et à maîtriser, pour toutes ces raisons chaque technique demande un apprentissage, de l'investissement et cela veut dire que personne n'est compétent dans tous les domaines et personne ne peut tout savoir faire. Il est donc essentiel lorsque l'on recherche des partenaires BDSM de chercher des gens qui ont des compétences, des envies identiques aux vôtres. Bien sûr on peut apprendre et évoluer, mais il y a certaines choses qu'on ne changera pas, certaines personnes ne voudront jamais qu'on leur fasse des chatouilles et d'autres ne voudront jamais qu'on leur plante des aiguilles dans le dos, encore moins dans la chatte, certaines personnes dominantes ne supporte pas la vue du sang, certains autres  n'ont absolument pas la patience et l'envie d'apprendre à faire du shibari. Bref il y a plein de profils différents et cela demande de se connaître collectivement d'un point de vue BDSM avant de se lancer.       
Merci pour votre réponse, qui illustre justement très bien l'un des deux aspects de ma question. Je comprends tout A fait votre raisonnement. Dans votre cas, les pratiques que vous évoquez occupent manifestement une place importante dans votre relation et dans votre manière de vivre le BDSM. Il paraît donc effectivement difficile d'imaginer construire quelque chose avec une personne qui serait, dès le départ, totalement opposée a cet univers. Et je vous rejoins également sur le fait que certaines pratiques ne relèvent pas simplement d'une envie ponctuelle. Elles peuvent demander des compétences, un apprentissage, du matériel, du temps et surtout l'envie réelle de les explorer. On ne peut donc pas forcément partir du principe que deux personnes apprendront a tout aimer ensemble avec le temps. C'est peut-être la que se situe justement la difficulté du curseur dont je parlais. Certaines choses me semblent devoir être connues assez rapidement, notamment lorsqu'elles constituent une part essentielle de ce que l'on recherche et qu'elles seraient impossibles a envisager pour l'autre. En revanche, je me demande si connaître rapidement ces grandes incompatibilités signifie nécessairement devoir déterminer dès les premiers échanges l'ensemble de la compatibilité BDSM entre deux personnes. Peut-être peut-on savoir assez tôt si l'on évolue dans des univers suffisamment proches pour avoir envie de poursuivre la découverte, sans pour autant transformer immédiatement la rencontre en inventaire complet des pratiques, envies et limites. Votre rencontre semble d'ailleurs être un bel exemple de ce que peut apporter cette première compatibilité : vous avez identifié un univers commun suffisamment rare et important pour vous donner envie de vous intéresser davantage l'un a l'autre. Finalement, peut-être que la question n'est pas tant « faut-il parler rapidement du BDSM ou non ? », mais plutôt : quels sont les éléments suffisamment fondamentaux pour être abordés rapidement, et lesquels peuvent se découvrir progressivement avec la personne ? Merci en tout cas pour votre témoignage, il apporte un contrepoint intéressant a la réflexion.
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Kawa
#5
Si j'ai bien compris pour essayer de resumer le questionnement ça serait un truc du genre, dans quel sens et comment aborder le début du relationnel en BDSM?

Pour moi je sais que le plus important c'est avant tout "le feeling", la personnalité de l'autre qui passe en premier. Même si ça parait extremement simplifier comme ça c'est parceque je sais que c'est la chose la plus difficile, et celle auquel j'accorderais le plus d'importance dans la relation. Bien sûr il faut que ça reste quand même cohérent avec les pratiques, les univers dans lesquels je souhaitent évoluer. Comme dit Karl certaines pratiques, certaines relations sont beaucoup trop particulières pour être adapté à tout le monde. 

Pt'etre qu'il faut juste trouver ce qui est le plus important pour soit, le plus rare, le plus recherché. Au début de la conversation pour éviter de perdre du temps ou de s'attacher inutilement comme tu dis.

Après en soit... Est ce vraiment une perte de temps de s'attacher à une personnalité qui n'est pas compatbilement BDSMent? Personnellement je ne pense pas, même si l'objectif recherché est de trouver un partenaire. C'est toujours de bon moments d'échanger; d'apprendre à se connaitre soit à travers la discussion, de s'amuser. D'agrandir son cercle de connaissance, de s'entourer de personnes de près ou de loin qu'on apprecie.
Soyez la première personne à aimer.
Monsieur F
#6
Il me semble important de trouver un équilibre. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de faire passer un entretien BDSM à quelqu'un dès les premiers échanges avec une liste interminable de questions. Avant de savoir si une personne peut être une bonne soumise ou un bon Dominant pour nous il faut déjà savoir si on apprécie la personne elle-même.
Cela dit les premières questions ont quand même leur utilité. Elles permettent déjà de faire un premier tri entre les personnes réellement intéressées par le BDSM et celles qui sont surtout dans le fantasme ou qui racontent ce qu'elles pensent que l'autre veut entendre. Cela permet aussi d'écarter assez rapidement certains profils qui ne correspondent absolument pas à ce que l'on recherche.
Quand je commence à échanger avec une nouvelle soumise je ne m'intéresse donc pas uniquement au BDSM. J'aime découvrir sa personnalité sa façon de penser ses valeurs son quotidien ses envies et même sa vie vanille. Tout cela me permet de mieux comprendre la femme qui se trouve derrière la soumise.
Ensuite viennent progressivement les questions plus spécifiques au BDSM. Certaines choses doivent effectivement être connues assez rapidement comme la vision de la relation les limites fondamentales ou la place que chacun souhaite donner au BDSM. Mais je ne crois pas qu'un questionnaire puisse à lui seul déterminer une compatibilité.
On peut être parfaitement compatibles sur le papier et ne rien ressentir l'un pour l'autre. À l'inverse deux personnes peuvent avoir quelques différences et réussir à construire quelque chose parce qu'elles prennent le temps de se comprendre.
La compatibilité ne se vérifie donc pas seulement elle se découvre. Et cela demande forcément un peu de temps.
Soyez la première personne à aimer.