Noéline
#0

Après une relation qui nous a fait souffrir… devient-on trop méfiant ?

Certaines relations nous changent.

Lorsqu'on a été profondément blessé, déçu ou manipulé, il est naturel de ne plus aborder une nouvelle rencontre avec la même innocence qu'avant.

On apprend.

On repère peut-être plus rapidement certains comportements qui nous dérangent. On sait davantage ce que l'on ne veut plus accepter. On pose des limites la où, autrefois, on aurait peut-être laissé passer certaines choses.

Mais où se situe la frontière entre apprendre de ses expériences et devenir trop méfiant ?

A force d'avoir été blessé, peut-on finir par interpréter chaque comportement comme un possible signal d'alarme ?

À force de vouloir éviter de revivre les mêmes erreurs, peut-on fermer la porte a quelqu'un avant même de lui avoir réellement laissé la possibilité d'entrer ?

Et il y a peut-être une autre question.

Devient-on également plus exigeant ?

Après une relation difficile, on peut savoir beaucoup plus précisément ce que l'on recherche. Certaines choses qui auraient autrefois semblé secondaires deviennent essentielles. Certains comportements deviennent immédiatement rédhibitoires.

Mais a partir de quel moment cette exigence devient-elle excessive ?

Est-ce une force de savoir précisément ce que l'on veut et ce que l'on refuse ?

Ou peut-on, à force de chercher a éviter toute déception, finir par attendre une personne tellement proche de l'idéal qu'aucune rencontre réelle ne peut finalement correspondre ?

Parce qu'une nouvelle personne n'est pas celle qui nous a fait souffrir.

Elle peut avoir ses défauts, ses maladresses, une façon différente de communiquer ou de fonctionner… sans pour autant représenter un danger ou annoncer une nouvelle relation douloureuse.

Alors comment faire la différence entre :

une limite saine et une peur qui nous pousse à fuir ?

Entre :

être devenu plus lucide et être devenu trop méfiant ?

Et entre :

savoir ce que l'on veut réellement… et devenir tellement exigeant que personne ne peut plus correspondre a nos attentes ?

Personnellement, je me pose la question.

Après certaines expériences, est-ce que nous devenons simplement plus prudents ?

Ou risquons-nous parfois, en voulant tellement nous protéger, de ne plus laisser a personne la possibilité de nous surprendre ?

Et vous, pensez-vous qu'une relation qui nous a fait souffrir nous rend plus lucides… ou parfois tout simplement trop méfiants ?

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Carl
#1
Dans un terme général moi ça m'a libéré mais pour elle  c'est la peur de refaire la même erreur... 
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Noéline
#2
Dans un terme général moi ça m'a libéré mais pour elle  c'est la peur de refaire la même erreur... 
C'est intéressant de voir que deux personnes ayant vécu une même relation peuvent finalement en ressortir avec des réactions totalement différentes : l'une peut se sentir libérée, tandis que l'autre garde surtout la peur de revivre les mêmes erreurs. Peut-être que tout dépend aussi de ce que chacun a vécu et de la manière dont il parvient ensuite a reconstruire sa confiance.
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ZarathoustraDom
#3
« Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit... et le fruit, c'est l'expérience. » (Gérard de Nerval)
Mais ensuite, c'est là que cela se corse : comment utiliser cette expérience ? Certains la subissent, sous forme de trauma, et n'osent plus rien, deviennent inhibés...
D'autres savent au moins ce qu'ils ne veulent plus, à défaut de savoir ce qu'ils veulent... et errent sans fin sur des chemins de traverse...
D'autres enfin savent ce qu'ils veulent (autrement dit, ils ont appris à se connaître soi-même) et capitalisent sur l'expérience pour aller dans la bonne direction de leurs envies, de leurs désirs, de leur personnalité profonde, de leurs aspirations de vie !
Je crois qu'il n'y a pas de règle générale entre perte de confiance et altération de l'estime de soi ou au contraire résilience et construction de fondations de vie solides et harmonieuses ! 
Dernière modification le 24/08/2026 17:57:09 par ZarathoustraDom.
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Carl
#4
Je pourrais vous en dire plus mais peut être aller voir ce que j ai écrit à l'époque me concernant sur mon mur j ai fleuri
Une nouvelle cicatrice qui vous rappel d'où on vient  Je me permettrait pas de parler de son histoire ça lui appartient  il faut du temps pour ce qui du bdsm il ya des gens qui ont rien a faire dans ce milieu la soumission c est pas être faible et si on joue de la faiblesse c est de la perversion beaucoup se sont fait détruire le cerveau.  
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Noéline
#5
« Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit... et le fruit, c'est l'expérience. » (Gérard de Nerval)
Mais ensuite, c'est là que cela se corse : comment utiliser cette expérience ? Certains la subissent, sous forme de trauma, et n'osent plus rien, deviennent inhibés...
D'autres savent au moins ce qu'ils ne veulent plus, à défaut de savoir ce qu'ils veulent... et errent sans fin sur des chemins de traverse...
D'autres enfin savent ce qu'ils veulent (autrement dit, ils ont appris à se connaître soi-même) et capitalisent sur l'expérience pour aller dans la bonne direction de leurs envies, de leurs désirs, de leur personnalité profonde, de leurs aspirations de vie !
Je crois qu'il n'y a pas de règle générale entre perte de confiance et altération de l'estime de soi ou au contraire résilience et construction de fondations de vie solides et harmonieuses ! 
Je trouve que vous touchez justement au point essentiel : une même expérience ne produit pas forcément le même résultat chez tout le monde. Certains vont effectivement rester bloqués dans la peur, d'autres vont surtout retenir ce qu'ils ne veulent plus, et d'autres encore vont réussir a mieux se connaître grâce a ce qu'ils ont vécu. Je ne sais pas si l'expérience rend forcément plus fort, par contre elle peut, je pense, nous rendre plus lucide si on arrive a en tirer quelque chose sans laisser notre passé décider a notre place. Et c'est peut-être la toute la difficulté : apprendre de ce qui nous est arrivé sans pour autant regarder chaque nouvelle personne a travers ce que l'on a vécu avant.
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Noéline
#6
Je pourrais vous en dire plus mais peut être aller voir ce que j ai écrit à l'époque me concernant sur mon mur j ai fleuri
Une nouvelle cicatrice qui vous rappel d'où on vient  Je me permettrait pas de parler de son histoire ça lui appartient  il faut du temps pour ce qui du bdsm il ya des gens qui ont rien a faire dans ce milieu la soumission c est pas être faible et si on joue de la faiblesse c est de la perversion beaucoup se sont fait détruire le cerveau.  
Une cicatrice peut nous rappeler ce que l'on a vécu, mais elle ne devrait peut-être pas forcément nous empêcher d'avancer. Et je suis d'accord avec vous sur un point : la soumission n'est pas une faiblesse. Profiter de la fragilité ou de la faiblesse de quelqu'un pour le détruire, sous prétexte de BDSM ou autre chose, ce n'est pas la même chose. Malheureusement, certaines personnes arrivent dans ce milieu avec leurs propres blessures et peuvent tomber sur quelqu'un qui va justement en profiter au lieu de les respecter.
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Corto2b
#7
Chacun(e) aura sa propre réaction face à une souffrance suivant sa personnalité, son histoire, son vécu, ses peurs, ses faiblesses et ses forces. Je ne peux parler que de moi.
Avec le recul, je peux dire aujourd'hui que j'ai appris beaucoup sur moi même, à cause ou grâce à cette souffrance. J'ai ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Cela m'a pris du temps de sortir de la carapace que je me suis construit. Pour tout dire 3 années où je me suis réfugié dans le travail. 
Je ne suis pas devenu plus méfiant ni plus exigeant mais maintenant et aussi avec l'âge, je délaisse peu peu le monde des apparences. J'ai appris ce que je ne voulais plus.  Du moins, j'essaye. Je m'ouvre de nouveau à la vie avec tout ce que cela importe d'incertitudes. Je pense qu'il faut surtout apprendre à se faire confiance et à s'aimer soi même. 
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Noéline
#8
Chacun(e) aura sa propre réaction face à une souffrance suivant sa personnalité, son histoire, son vécu, ses peurs, ses faiblesses et ses forces. Je ne peux parler que de moi.
Avec le recul, je peux dire aujourd'hui que j'ai appris beaucoup sur moi même, à cause ou grâce à cette souffrance. J'ai ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Cela m'a pris du temps de sortir de la carapace que je me suis construit. Pour tout dire 3 années où je me suis réfugié dans le travail. 
Je ne suis pas devenu plus méfiant ni plus exigeant mais maintenant et aussi avec l'âge, je délaisse peu peu le monde des apparences. J'ai appris ce que je ne voulais plus.  Du moins, j'essaye. Je m'ouvre de nouveau à la vie avec tout ce que cela importe d'incertitudes. Je pense qu'il faut surtout apprendre à se faire confiance et à s'aimer soi même. 
Je pense que vous avez raison, chacun réagit différemment a la souffrance. Et finalement, apprendre ce que l'on ne veut plus est peut-être déjà une forme de lucidité. J'aime bien aussi ce que vous dites sur le fait de se faire confiance et de s'aimer soi-même. Peut-être que c'est justement la que se trouve une partie de la réponse : lorsqu'on se fait suffisamment confiance, on peut rencontrer quelqu'un sans être constamment sur ses gardes, tout en sachant que l'on sera capable de reconnaître ce qui ne nous convient pas. Et puis, après trois années réfugié dans le travail, vous avez quand même fini par rouvrir la porte... c'est plutôt bon signe, rire.
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Neilerio
#9

Après une relation qui nous a fait souffrir… devient-on trop méfiant ?

"Ca dépends ça dépasse", ça dépends du pourquoi, l'essentiel est de savoir ce qui n'allez pas pour en tirer une leçon. Si quelqu'un enchaine les relations qui font souffrir alors là il faut se faire aider. "Devient-on également plus exigeant ?" disons que les critères s'affinent. "Mais a partir de quel moment cette exigence devient-elle excessive ?" quand on en souffre
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Olivier
#10
C'est extrèmement compliqué de tirer une conclusion générale

Cela dépend de la culture, de la famille, de l'enfance, etc

Un excellent livre "tout est une question de caractère" décrit les différentes typologies
https://www.editionsfavre.com/livres/tout-est-une-question-de-caractere/

Certaines personnes ne commettent pas les mêmes erreurs tandis que les autres les répètent en permanence car leur comportement fait partie de leur logique de base.

En tout cas, en situation de rupture, il faut se parler pour lever les doutes. Sans dialogue, tout est possible comme fausse causalité.    
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