Par contre, j'estime que les photos doivent toujours être remise en contexte. Si une photo personnelle poussée ne demande pas un grand effort de compréhension quant aux motivations de la soum qui la poste (ella a apprécié la session, elle poste, voila tout) les photos issues du X quasi underground m'interpellent bien plus. Là je me demande souvent si le consentement est réel ou s'il s'agit d'un abus de faiblesse.
Mais j'insiste fortement sur le "vraiment".
On s'auto censure toujours, enfin pour peu qu'on ait une once au moins d'empathie.
Mais entre la censure désirée par les uns et s celle pratiquée par les autres, il se trouve la faille du désagrément.
Les photos, mais aussi les mots( je fréquente d'avantage le forum que le murgé) font régulièrement bondir qui se sent agressé par quelque prise de vue, ou de postition!
Il y a une loi qui régit l'ensemble des droits et des devoirs de l'espace semi public mis à disposition pour échanger ici
On l'accepte ou non, au besoin on tente de la faire évoluer en essayant de convaincre les gestionnaires du lieu qui sont de mon point de vue heureusement très tolérants!
Poster une image ou tenir un propos que l'on sait être probablement fortement controversé est une façon de définir le rapport que l'on veut avoir avec ses potentiels interlocuteurs.
Chacun est responsable de ses choix relationnels, et en subit les conséquences logiques!
BDSM.fr site pour adultes n'est pas un leurre alors...
Ensuite il y a ce qui est "au delà". Et parfois a mon avis "ca va trop loin". Mais je ne suis pas omnisciente donc j'hésite souvent entre "c'est pas mon sm" et "c'est au delà du sm".
Maintenant si on introduit un élément de pression extérieure, j'applique le principe d'Occam: dans les pays ou les sex workers sont protégées par la loi je pense que des garanties de libre-arbitre existent. Dans les autres pays pour moi c'est suspect. Après avoir vu a St Pet' des filles de 14 ans tapiner devant des flics, je doute que le X local s'emmerde avec le "consentement".
La violence verbale y est parfois pire que les scènes hard.
J'ai tendance à dire aussi your kink is not my kink et je passe sur les trucs qui me déplaisent, me heurtent. Mais je respecte et ne juge pas. J'ai tendance à dire que si c'était le cas pour tout le monde, on pourrait tout montrer (a la réserve près que souligne Marina).
Par contre je trouve assez compréhensible que les photos "extrêmes" déclenchent des réactions et des interrogations. Les normes ne se confrontent pas sereinement? C'est aussi acceptable que de pouvoir (presque) tout poster.
Heu...Ruban de Mobius, vous plaisantez n est ce pas ? ߘ
Je vais reformuler mon commentaire écrit dans la hâte du clavier tactile de mon smartphone afin d'en faciliter la compréhension :
L'avertissement de BDSM.fr "site pour adulte" n'est pas un leurre alors...
Mon commentaire se veut effectivement un trait d'humour dans le but de surligner le propos de leather sur la responsabilité de chacun quant à ses publications de photos et/ou de mots. Cette responsabilité est selon moi tout aussi importante pour les spectateurs et/ou lecteurs du fait de leur acceptation de l'avertissement à l'entrée du site. Nombreux sont les intervenants présents ici qui jugent les publications (les personnes ?) en fonction de leurs valeurs personnelles, peu possèdent le recul nécessaire sur leurs sentiments pour un jugement objectif de la valeur intrinsèque de ces mêmes publications. Mais la maturité n'attend pas la valeur des années, ni dans un sens, ni dans l'autre, et la majorité n'est pas la date fatidique de l'entrée dans cet état qu'on appelle la sagesse, n'est-ce pas ?
Je comprends que mon précédent commentaire ait pu vous heurter et je vous demande donc de pardonner mon manque de précision.
Toutefois il faut se garder d'assimiler trop vite "visuel extrême" et "sequelles graves/invalidantes". J'ai tout de même une certaine expérience du SM sans toutefois revendiquer le titre de Grande Maso de la Mort qui Marche. Les titres et dignités je laisse ça aux autres. Si les lendemains ne sont jamais faciles, ils ne sont pas forcément dramatiques. Le degré de pratique évolue avec le temps, les gens, l'expérience. Et pas forcément dans le sens du toujours plus poussé.
Ce qui est spectaculaire n'est pas automatiquement dangereux.
Mais, et vous avez raison, il importe de savoir se questionner devant de tels clichés. Et de poser des questions, aussi.
Pour ma part, celui qui poste un cliché extrême doit assumer le fait qu'on puisse lui poser des questions sur un plan technique. Sans tomber dans le sempiternel "vilain bisounours" comme réponse. J'estime que dès lors qu'il n'y a pas illégalité on peut poster un cliché très"hard". Mais que le pendant de la liberté de poster c'est l'obligation morale d'assumer ce post et de répondre aux questions posées sans agressivité. Et de le faire sans hargne.
J’espère...La pédophilie n'est pas mon kink et là, je suis affreusement psychorigide, c'est pas OK du tout en plus!
Je n'ai jamais douté cher ami que nous partagions certains points de vue
La psychorigidité sur certaines valeurs personnelles me paraît d'ailleurs plus honorable que la contrainte législative.
Autrefois dans le porno, la sodomie était vue comme un extreme. Maintenant, c'est un basique, et ils en sont à la triple pénetration (dans le sens à 3 dans le meme trou) et l'actrice reçoit une péridurale.
Mais le pékin lambda qui matera la vidéo se dira juste que c'est faisable puisqu'il l'a vu faire!
Il y avait eu un débat semblable en murgé, sur une photo montrant un fist jusqu'au coude. Possible, pas possible... Et on s'est aperçu que la fisteuse était en fait manchote!
(C'était d'ailleurs, là aussi, une image tirée d'un clip ...commercial, comme l'image qu'Elle.a évoquait)
Il y a parfois un décalage entre ce qu'on voit et ce qui se passe réellement, et c'est tout le souci des images.
Il me semble qu'on peut tout poster, tant qu'on reste dans les limites de la charte.
Mais il y a aussi le respect des ptits camarades qui est important, d'essayer de respecter les sensibilités, d'assumer les réactions. D'autant qu'il n'est pas possible de zapper en Murgé quelque chose qu'on ressens comme pénible, surtout si ca squatte le haut du Murgé.
Mais les débats autour d'un cliché, d'une vidéo, ouvrent parfois des pistes de reflexions interressantes.
Dans votre réponse un élément m'intrigue Ruban de Moebius: quelle peut être la "valeur intrinsèque" d'une photo ? Par nature elle est perçue subjectivement. Comment peut-elle être affectée d'une valeur quantifiable et invariante ? Ou peut-être mentionnez vous seulement la "technique sm derrière le cliché sm" ?
Simplement l'orientation de la communication voulu par le transmetteur. Que ce soit une image ou un texte, le posteur transmet toujours une partie de lui-même dans son message. Que veut-il signifier, où veut-il en venir, quel est son état d'esprit, ses sentiments ? Ce type de questionnement me semble nécessaire pour comprendre l'autre, ne pas le faire dénote d'un manque cruel de ce que je considère être l'empathie (sujet qui serait intéressant à traiter distinctement). Quant à commenter agressivement un post, c'est ma foi, un manque de savoir vivre.
Libertin123, le débat sur l'aspect juridique du SM est toujours piégé je pense. D'un côté il y a la loi, sed lex, dura lex, de l'autre la perception individuelle de ce qui est juste ou injuste. Vaste sujet.
A Ruban de Moebius: en effet il m'est parfois arriver fugacement de me demander "mais pourquoi untel poste t'il ceci?" et dans la foulée, parce que la pornographie me laisse toujours assez indifférente, de me dire "il veut choquer". Sans doute est-ce parfois moins simple vous avez raison. Ce qui n'empêche en rien que le fait de poster qq chose doit être assumé.
Libertin123, le débat sur l'aspect juridique du SM est toujours piégé je pense. D'un côté il y a la loi, sed lex, dura lex, de l'autre la perception individuelle de ce qui est juste ou injuste. Vaste sujet.
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De meme qu'une photo est un instant capté sur le vif, un post peut etre une pulsion, le reflet d'une humeur?!
Ruban de Mobius, je parlais de votre réponse concernant le consentement
Alors non, ce n'était pas une plaisanterie et je pensais que mon idée était limpide. Je vais donc expliquer plus clairement mon propos. Je considère, même si ils n'ont pas, bien entendu, la même valeur symbolique, qu'un consentement (Bdsm) romantique est tout aussi bancale qu'un consentement (Bdsm) financé (lorsque le ou la soumise est payée j'entends) et cela tient en un mot : la liberté. La liberté de consentir avec sa raison et non son coeur ou son compte en banque dans le cas d'une relation tarifée.
J avais donc bien compris vos propos, Ruban de Mobius. J'ai une autre conception du consentement bdsm et notamment Ds. Mais sans doute suis je bien plus romantique que vénale. Sourire.
Aimer se tenir aux pieds de son Maître est une chose, belle qui plus est, consentir à prendre cette posture par amour pour lui prend, à mes yeux, les atours de l'abus. Mais ce n'est qu'une valeur personnelle
Seulement, il faut bien admettre que les réponses à de telles questions se limitent souvent au déni (tout est cool, aucun souci a se faire) ce qui est au mieux inconscient voire mensonger. Autre variante, la grande scène du "bisounours intolérant".
A mon sens si on ne peut ni demander calmement des aperçus techniques, ni en recevoir, alors on peut douter de la volonté de partager qq chose en postant. Et on en revient à une problématique différente: pourquoi poste t'on un cliché extrême. Question ouverte et compliquée.
Demander des informations plutôt qu'agresser directement...
Après ce débat est vu et revu sur les sites BDSM : qu'en est-il de l'acceptable et du tolérable ? Qu'est-ce qui est SSC ou pas ? Que peut-on faire ou ne pas faire ? où se situent les barrières de l'intégrité physique ?
Par exemple, pour certains de mes potes vanilles, leur intégrité physique est franchie lorsque leur partenaire leur colle une baffe.. Pour moi ? Je kiffe, ça fait partie de ma sexualité...
Du coup il y a un élément qui - me - permet d'éclairer tout ça : le consentement : si j'en ai envie, où est le problème ? Parce qu'on parle de loi, mais si deux personnes ont envie de se marquer au fer rouge, de se fouetter jusqu'au sang, d'avoir des bleus, de se péter les dents et les rotules, de se caguer dessus, de mettre en danger leur vie, ben qui peut les en empêcher...?
Comme ça s'est déjà vu, juridiquement si il se passe le moindre truc, les proches attaqueront l'intéréssé-e en disant qu'ielle a mis la vie en danger de l'autre, etc, et la défense répondra que ces actes ont été faits en toute connaissance de cause, en pleine conscience et consentement. Le type ou la dame sera probablement condamné-e et il y aura plein de gens pour contester autour et dire "mais ils étaient consentants !"
Il y a deux camps en somme...
Il y a aussi l'exemple de l'Empire des Sens, inspiré d'une histoire vraie (Sada Abe, début des années 1900 à Tokyo https://fr.wikipedia.org/wiki/Sada_Abe) : leur histoire est très intense et leurs pratiques escaladent et à la fin, dans un geste d'amour ultime, la maîtresse tue son amant qui le lui a demandé. L'histoire se termine sur un "meurtre consenti".
Ma première réaction : ah oui quand même, c'est un acte criminel, etc... Mais au final, si les deux le veulent, et bien, qui suis-je pour projeter sur eux mes propres paradigmes, mon propre biais, mon propre vécu et mes propres envies qui n'ont finalement aucun rapport avec les leurs ? Je n'ai pas vraiment de réponses à mes propres questions ou cette problématique, mais je préfère me poser les bonnes questions plutôt que d'avoir un avis trop rapide ou trop catégorique sur une question aussi complexe...
En vrai, c'est un débat sans fin, compliqué, que l'on peut appliquer à bien d'autres sujets de la vie de tous les jours... Ethique Vs libre consentement ?
J'en pense que le hard des uns est le soft des autres, et vice et versa (être ou ne pas être telle est la question) et que chacun est libre de pratiquer ce qu'il veut, à condition qu'il soit au courant des risques et des conséquences de ses pratiques, et qu'il puisse les prévoir.
J'en pense que le hard des uns est le soft des autres, et vice et versa (être ou ne pas être telle est la question) et que chacun est libre de pratiquer ce qu'il veut, à condition qu'il soit au courant des risques et des conséquences de ses pratiques, et qu'il puisse les prévoir.
Hello Heartbeat, et bonsoir tout le monde,
Je suis mille fois d'accord avec toi, et ce n'est pas très nouveau puisque j'avais posté ceci sur un autre sujet de forum début 2013 et que je suis assez con pour n'avoir toujours pas changé d'avis:
S'il semble facile d'étiqueter "soft" la petite claque au cul d'un samedi soir vanille et toute forme de jeux léger, la notion de "hard" est beaucoup plus difficile à cerner, et il me semble impossible d'affirmer que certaines pratiques sont reconnues comme soft ou hard.
Pour beaucoup de pratiquants, (y compris confirmés), le hard, c'est ce qu'ils ne sont pas prêts à faire. Je connais des masos qui encaissent 300 coups de single-tail mais s'évanouissent à l'idée d'un fist ou à la vue d'une aiguille. Certains pratiquent le fist, mais n'imaginent pas supporter une goutte de cire. Certains sont dégouttés par l'uro, tandis que pour d'autres c'est un simple partage des fluides. Etc, etc, la liste pourrait s'étaler à l'infini.
Quand on parle de "soft" ou de "hard", la plupart du temps, on ne fait que parler de ses propres limites, et le soft des uns est finalement toujours le hard des autres, et réciproquement.
Imaginons un instant que je situe le "hard" dans les pratiques qui peuvent entrainer des séquelles irréversibles ou à long terme. Cela voudrait dire que je considère comme "soft" toute pratique, même insoutenable, dès lors qu'elle n'est pas avérée comme dangereuse. Celle qui viendra jouer "soft" avec moi risque de ne pas être déçue du voyage!
Plutôt que de parler de soft ou de hard, il me semble beaucoup plus pertinent de circonscrire quelle est la zone de confort propre à chaque pratiquant, et de savoir à quoi on veut jouer: s'agit-il de rester dans cette zone de confort (ce qui n'est pas nécessairement soft), ou d'aller voir au-delà (ce qui n'est pas nécessairement hard)?
Là où finalement je te rejoins, pour finir sur une note consensuelle, c'est bien sûr sur le nécessaire dialogue pour fixer ensemble les limites à ne pas franchir. Finalement, mieux vaut pratiquer le bdsm avec quelqu'un qui situe le "hard" au même endroit que soi...
Mais s'agissant de ce qu'on peut ou non poster, il est davantage question de représentations que de pratiques. Le hard devient alors ce que nous ne sommes pas prêts à voir...
A l'évidence, les images nous renvoient elles aussi à nos zones d'inconfort, peuvent susciter notre rejet aussi bien viscéral qu'intellectuel (c'est d'ailleurs sans doute ce que tentait également de cerner lupa dans son épineux sujet sur le dégoût et sa "grossophobie", elle qui est par ailleurs la première à signaler pour "torture" des représentations sm que d'autres peuvent trouver "juste un peu épicées").
La question —d'une écrasante banalité— qui subsiste, est de savoir comment on s'accommode de ce qui nous dérange chez l'autre, ou plus exactement ici, de ce dont l'autre use comme modes de représentation de fantasmes non-partagés. Au-delà, comment réagissons-nous à la manière dont autrui se raconte à travers ce qu'il poste.
Pour ma part, je crois avoir signalé une image éthiquement déplacée à mes yeux une seule fois ici: il s'agissait d'une pin-up à peine dévêtue, très banale, à ceci près qu'elle portait une casquette nazie. Voila qui me posait bien plus de problème que la vue d'images bdsm suggérant des pratiques très violentes (dont je peux toujours me détourner si elles sont inconfortables pour moi). Le posteur de l'image (un certain MF dont HB se souviendra sans doute) m'avait répondu ne pas avoir vu la casquette... alors que celle-ci me sautait aux yeux et que je ne voyais qu'elle. Bonne ou mauvaise foi, peu importe, on en revient à la conscience qu'on a (ou pas) de la portée et de l'impact sur autrui de ce qu'on poste. Conscience souvent (toujours?) lacunaire...
Voilà qui ne répond pas à la question, j'en suis bien conscient, mais qui je suppose aura le modeste mérite de ne heurter personne.
Bien le bonsoir.
Maintenant la réflexion sur le "nazi-play" est intéressante, et je n'arrive - encore - pas à avoir un avis là dessus... Je me souviens avoir signalé des tas de pages - que je croyais réellement nazies - sur Fetlife sans succès, puisque c'est autorisé là-bas... En y repensant, ces pages étaient-elles créées pour le jeu, ou étaient-elles sérieuses ? Je crois qu'aujourd'hui ça m'intéresserait d'avoir l'avis de gens qui pratiquent ça, sans réelle mentalité nazie derrière...
Mon choix de vie est fait depuis longtemps: les règles morales que je me suis fixées, les règles éthiques associées priment sur mon libre)arbitre, sinon ce serait de l'auto-complaisance. J'admets que d'autres puissent faire l'inverse et favoriser le libre arbitre par rapport aux règles morales qu'ils ont établies.
Ce sont là des credo fondamentaux qui ne vint pas changer parce que nous en discutons.
On pourrait par contre débattre a la marge, sur le caractère vraiment éclairé du consentement ou la psychorigidité de la morale personnelle.
Mais l'important est ailleurs. Il est justement dans le fait que nous debattons calmement de ce sujet complexe.
Or et c'est a min avis ce qui pose problème avec les photos extrêmes, elles ne peuvent quasiment pas être débattues là où elles sont postées, sur le mur général. C'est tout de suite plombé par les interventions agressives, les remarques méprisantes, etc. Vous le direz que ceux qui postent sont souvent bien incapables de commentaires techniques, car ils n'ont pas un degré de pratique suffisant pour ça. Et que les gens choqués devraient quand même un peu s'attendre a l'être. Sans doute. Cependant j'estime que les gens expérimentés ont le devoir d'expliquer plus que le droit de ne pas commenter. Même sur le mur général.
Au fond, communauté ou simples individualités grégaires?
Ce que je dis c'est qu'une fois cette morale établie, on essaye de s'y tenir, c'est ça l'éthique.
Exemple courant: l'honnêteté. Tout le monde se dit honnête. Certains par peur de la police, d'autres par conviction morale. L'éthique c'est ce qui fera la différence entre ceux qui rapportent le portefeuille trouvé dans la rue et ceux qui empochent les sous.
Sur le sujet des images je ne sais pas quoi te répondre analogique, comparer l'affirmation publique et régulière du dégoût d'une pratique sans âme, à l'affirmation régulière et publique du dégoût - qui engendre rejets et discriminations - d'un type de personnes en particulier qui s'en prend déjà plein la gueule, qui mérite la décence comme tout le monde, et qui a une sensibilité/des émotions d'être humain, franchement...
Hello,
Loin de moi la volonté d'établir une équivalence totale. Ce que je désignais comme point commun, c'était les ressorts du rejet d'autrui à partir d'une représentation. Cela n'abolit en rien les différences que tu rappelles (qui conduiraient elles-même à établir une distinction entre un anonymat dans lequel on peut se reconnaitre —une catégorie de personnes— et un anonymat dans lequel on ne peut pas se reconnaitre —certaines figures d'un masochisme qui nous parait "extrême" au moment où on le découvre).
Maintenant la réflexion sur le "nazi-play" est intéressante, et je n'arrive - encore - pas à avoir un avis là dessus... Je me souviens avoir signalé des tas de pages - que je croyais réellement nazies - sur Fetlife sans succès, puisque c'est autorisé là-bas... En y repensant, ces pages étaient-elles créées pour le jeu, ou étaient-elles sérieuses ? Je crois qu'aujourd'hui ça m'intéresserait d'avoir l'avis de gens qui pratiquent ça, sans réelle mentalité nazie derrière...
trainant un peu beaucoup sur fet je vous garantie que ce genre de question leur semblerait etrange lol
L'architecture de Fetlife est très différente, puisque les photos ne s'invitent pas dans les discussions, et que celles postées ou suivies par des amis n'apparaissent d'abord que sous forme de vignettes dans le fil: autrement dit, pour être confronté à une photo qui nous insupporte, il faut d'abord avoir cliqué dessus. On n'a plus qu'à s'en prendre à soi-même si on s'en mord les doigts. La différence est de taille.
Et on en revient à une problématique différente: pourquoi poste t'on un cliché extrême. Question ouverte et compliquée.
Oui, je crois que c'est ça la grande question: qu'est-ce qu'on raconte de soi quand on poste quelque chose qui outrepasse les normes de l'entendement commun?
Peut-être cela touche-t-il une forme de symbolisme fantasmé du repoussement des limites, un grâal du grand frisson, un désir d'absolu, un sens aigu de la provocation ? Plus vraisemblablement un savant mélange de tout ça, avec une pincée d'adrénaline en dessous de la ceinture et de voyeurisme aussi thanatique qu'érotique.
Bref, on n'est pas tirés d'affaire avec ce sujet.
Joyeux Noël.
En tout cas la façon dont se déroule ce débat a permis, je pense, de mieux nous connaitre les un(e)s les autres. Et c'est déjà énorme.
Joyeux Noël les gens!
Heartbeat, votre histoire de "meurtre consenti" ne peut m empêcher de poser la question: qu en est il du libre consentement dans un esprit "malade"? Pour moi, cela relève du pathos.
"Malade" comme fou d'amour ou de désir pour l'autre ? Le libre consentement donné dans le feu de la passion amoureuse pourrait ne pas être si libre finalement...
Et on peut bien etre consentant à n'importe quoi, tel etre tué et mangé, ca reste illégal.
Je trouve que ça s'applique vachement au fait de s'émouvoir à grands cris devant des photos hards, sans chercher à comprendre les tenants et les aboutissants d'une photo, les motivations des gens pratiquant cela, etc, et sans pour autant se questionner soi même ou chercher à comprendre ses propres contradictions.
Au fait, au 19eme siècle la pédophilie se pratiquait quasiment au grand jour dans certains bordels.
Le débat a eu lieu sur une photo SM, pas sur une photo pédo.
Maintenant c'est marrant aussi que tu parles de photo pédo marina puisque sur le mur général, il y en a régulièrement, où les femmes sont clairement mineures ou alors juste à la limite. Où l'on entretient le flou, et comme on sait pas, on ne se questionne pas dessus... Des photos de très jeunes femmes (sûrement mineures) ou à peine majeures avec lesquelles on joue sur tous les codes de la culture pédophile, corps très très minces, petites couettes, sexe totalement glabre, petites lèvres, petit gabarit, tenues enfantines, qui vont parfaitement avec le très jeune âge de la très jeune femme présente sur la photo...
Passons. Si je comprends bien, au delà d'un certain degré vous ne vous intéressez plus a ce qui motive celui qui poste mais vous reagissez comme les moralistes
Dans un cas, il y a un consentement libre et éclairé (dont je parlais dans mes autres posts) alors que dans l'autre cas, euh...
J'ai toujours parlé de pratiques entre adultes, donc je vais vous laisser vous engager seule sur ce chemin, n'étant pas une spécialiste et n'ayant pas spécialement envie d'aborder ce sujet.
Ma réflexion s'applique aux pratiques consenties entre adultes, s'intéressant de plus près au consentement d'adultes libres de leurs choix, opposé à l'Ethique ou à la Morale. Dans votre exemple, il n'y a ni consentement éclairé, ni adultes, donc sans moi ^w^
Ne mélangeons pas tout, Ruban de Moebius. Je parle ici de maladie psychiatrique, pas de maladie d'amour.
Je ne doutais pas que "pathos" valait pour pathologique et non pathétique, mais j'avais cependant l'espoir que vous admettiez mon point de vue sur le consentement romantique, d'autant que maladie psychiatrique et maladie d'amour ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, ou du moins l'une et l'autre peuvent aboutir au même résultat
De plus je vous invite à vous reporter au jugement de la SC of the USA vs Williams (2008, vous trouverez les attendus du jugement sur le site de la SC). Et vous verrez qu'une constitution qui garantit le "on peut presque tout poster", ce qui n'est pas le cas ailleurs, débouche inévitablement sur une contradiction: que se passe-t-il lorsque des gens revendiquent le droit de vraiment tout poster?
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