Ma volonté &tait double ici, définir ce qu'est un "vrais' pervers et mettre en garde primairement.
Il me semble justement, cher Mozart, que nous divergeons vous et moi sur ce point d'une distinction entre une le "vrai" et le "faux" pervers.
Et secondairement, donner à penser que si ON CONSIDERE l'AUTRE COMME HUMAIN, EGAL, SEMBLABLE, alors rien n'est "pervers" sensu stricto.
Avoir des DESIRS....parfois étranges ne fait pas de vous/moi/nous des pervers...ohh non!!!
Avoir une fantasmagorie riche et "amorale" ne fait pas de moi/vous/nous des pervers...!!
Avoir goût à la luxure, la licence, la perversion.....ne fait pas de nous des pervers....!!
Certes, cela ne fait pas de nous des pervers au sens de la définition médicale que vous avez citée et dont je ne conteste pas la pertinence à l'intérieur de son domaine d'application. Il me semble néanmoins que le domaine en question n'est pas suffisamment large pour que cette définition puisse s'appliquer à aux sens communs que nous exprimons par le lexique lié à la perversité.
Une personne qui me dirait par exemple "je suis une personne perverse car j'ai telle et telle pratique et fantasme, et j'aime telle et telle autre etc." ne me semble pas du tout perverse au sens médical du terme (en cela nous sommes d'accord), mais il me semble que ce qu'elle cherche à exprimer par là n'en est pas pour autant illégitime à utiliser la référence à la perversion, cette notion étant beaucoup plus riche et ancienne que la seule déclinaison de sa formalisation médicale.
Bref, pervers dans la bouche d'une femme (pour reprendre ta formule TendreCoeur, mais il y a des chances que dans celle d'un homme ce soit kifkif), pervers donc, dans le contexte où nous évoluons ici, s'entend à travers le même genre de filtre que chienne ou putain. Nous jouons avec les mots comme nous jouons avec les sensations et les émotions, en les détournant de leur sens premier.
Bien qu'elle me soit également venue à l'esprit, je ne suis pas non plus convaincu par cette interprétation, si vous le permettez Edoné. Car justement, le contexte dans lequel j'ai été surpris de voir des personnes se qualifier de perverses ne me semblait pas être compatible avec le filtre dont vous parlez (je ne dis pas cependant que cette circonstance de jeu sur les mots ne se présente pas elle aussi, bien entendu). Les personnes dont je parle avaient l'air tout à fait franches dans la description d'elles-mêmes, étant davantage dans la définition du cadre du jeu que dans le jeu lui-même.
Bonne après-midi à tous…