"Tous les amours ne sont pas à vivre", m'a dit il y a longtemps un bien-nommé Maldoror. Cela m'avait semblé très étrange. Mais si certains choix sont sans conséquence, d'autres marquent une croisée des chemins. J'ai pour ma part beaucoup de mal à résister à la fascination, aussi j'ai souvent opté pour le remord : je vais me jeter dans ce qui, je le pressens avec lucidité, va me mettre en danger. L'attrait de la passion notamment, fut souvent magnétique. Une passion dans laquelle je me brûle toujours, jusqu'à frôler la destruction. Suite à quoi je redeviens sage (sagesse !) pour quelques années. D'ailleurs, en fait il n'y a même pas de remord : je vois juste ce chemin comme une voie plus douloureuse, plus intense aussi peut-être, du moins est-ce ce que je me raconte, et c'est cette promesse d'intensité qui m'attire. Parfois j'ai une impression d'inéluctable, un passage obligé, tumultueux certes, mais dont je ne pourrais faire l'économie, et par lequel j'apprends aussi.
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