Ma Maîtresse a organisé récemment une première rencontre avec un vrai couple BDSM au quotidien, pratiquant à la ville comme aux champs depuis plusieurs dizaines d’années (merci Maîtresse pour ce beau cadeau !).
J’attendais cette rencontre avec beaucoup d’impatience.
Avant le moment proprement dit, je sentais un désir confus de pouvoir partager quelque chose avec la soumise, une sorte d’empathie dans la soumission qui me donnait l’envie un peu naïve de lui prendre la main, mêlée à une grande curiosité de voir à l’oeuvre une pratiquante expérimentée marquée par ses années de travail sur elle-même.
La rencontre a effectivement été édifiante et très inspirante pour moi : la soumise était magnifique, non seulement physiquement mais plus encore dans sa soumission parfaite et sans faille. J’en ai tiré une grande force qui me porte depuis dans ma démarche de soumission.
Mon empathie a pu trouver également une forme d’expression. Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité de discuter avec la soumise, mais un jeu commandé par nos maîtresse et maître respectifs nous a particulièrement rapprochés : je devais laisser libre court à mon appétit oral aussi tendre qu’insatiable et implacable, la soumise quant à elle n’ayant pas été explicitement autorisée à jouir. Dans ce rapprochement, nous nous sommes pris les mains à mon initiative (décidemment, j’y tenais).
Cette situation a toutefois éveillé un point crucial en moi, qui fait l’objet de ce message : celui du consentement. J’y suis très sensible, et lors du jeu en question, en plus de ce que je percevais de son langage corporel, je lui demandais régulièrement à mots couverts si tout allait bien pour elle et de m’indiquer à n’importe quel moment si elle souhaitait que je m’arrête.
Malgré cela, la question me taraude : que devient le consentement entre deux personnes dans une relation où les deux parties agissent par soumission envers leurs dominants respectifs ?
A mon sens, le consentement existe de manière implicite dans la mesure où, dans une saine relation de domination et soumission, les demandes de la personne dominante rentrent normalement dans le cadre de ce qui est acceptable par la personne soumise. Mais cela est-il suffisant ?
Avez-vous eu vous-même, en tant que personne soumise ou dominante, ce type d’interrogations, ou vécu des expériences similaires ?
Ou pensez-vous que mon interrogation de néophyte n’est qu’une nouvelle émanation superflue du climat ambiant du politiquement correct sur laquelle il faut s’asseoir gaiement ?
1 personne aime(nt) ça.