A propos du groupe
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Créateur
couple complice , femme dominante cérébrale aimant être désirée pour sa féminité et mari fétichiste des pieds talon dont notre désires est de faire des nouvelles expériences
Le valet personne d'une complaisance servile et intéressée à l'égard de quelqu'un, d'une autorité : Les valets du pouvoir
Un gentleman reconnaît le pouvoir d'un bel habit dans une société où la première impression est très importante. Une tenue convenable exprime le respect que porte un gentleman envers lui-même, son hôte et son lieu de travail. Bien s'habiller, c'est aussi une question de fierté.
pseudo de mon mari juanitofeet17 (avec mon autorisation)

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Sisyphe_44
CONTRASTE entre REALITE et FANTASME. Il y a ce contraste entre fantasme et réalité qui se produit beaucoup plus souvent dans l'environnement fétichiste que nous ne voudrions l'admettre. Les soumis(e)s voient généralement leurs maîtres comme des demi-dieux, car cela correspond bien au scénario du fantasme classique du maître(sse) qui connaît tout, qui est expérimenté(e) et qui a beaucoup de compétences. C'est la catastrophe assurée. La différence entre fantasme et réalité doit être bien exprimée et clarifiée dès le début de la relation, car elle repose sur certaines dynamiques d'échange du pouvoir. Cela irritera peut-être certains puristes, mais en fait, toute notre scène est basée sur de la pure fantaisie. Bien que les choses physiques que nous faisons ensemble, que ce soit les tenues que l'on porte ou les différentes pratiques érotiques que nous explorons, soient une réalité physique, les raisons pour lesquelles nous faisons ces choses sont engendrées par nos fantasmes collectifs et individuels et par l'état d'esprit qu'elles créent. Tout dans notre scène et dans nos vies érotiques individuelles est une invention. Ensemble, nous jetons les bases d'une scène fondée sur les éléments que nous avons sous nos yeux et que nous avons décidé de considérer comme étant passionnants. Ensuite, chacun de nous prend ces inventions et les perfectionne jusqu'à ce qu'elles correspondent à notre narration sexuelle interne, généralement amplifiée par les images mentales sur lesquelles nous nous masturbons. Ces images deviennent la base de ce que nous considérons être notre identité érotique individuelle et la série d'associations et d'activités qui nous passionne le plus. Personne n'a les mêmes attentes sexuelles qu'une autre personne en tête. Même lorsque deux personnes sont très similaires, l'exclusivité et la diversité des expériences de vie de chacun, y compris tout ce qui est sexuel, nous obligent à admettre que, même si l'on semble marcher, parler et agir de la même manière, nous sommes tous très différents. Cependant, beaucoup d'entre nous ne fonctionnent pas comme cela. Bien que ce soit naturel qu'un fantasme érotique tourne autour de la représentation idéalisée de la domination et la soumission, le fait de ne pas réaliser que ces représentations soient clairement idéalisées et pas complètement fondées sur la réalité est une condition préalable à une relation malheureuse et malsaine, qui peut même être dangereuse. Les jeux d'échanges de pouvoir peuvent exister sous toutes les formes et couleurs, que ce soit par des rencontres sporadiques, les potes de jeux, les duos maîtres(sses)/soumis(es) et les relations poly amoureuses, ou les scénarios en rapport avec la famille. Chacun de ces scénarios entraîne une série de fantasmes idéalisés sur ce qu'un dominant doit faire dans une situation donnée, et la manière dont il doit exercer sa domination. Bien sûr, avant qu'on commence à penser que je m'implique trop dans la domination, je voudrais préciser que ces déceptions peuvent aussi arriver aux soumis. De même que beaucoup de dominants sont vus par leurs soumis comme l'incarnation de l'infaillibilité et de la perfection, de nombreux dominant(e)s voient leurs soumis(es) de la même manière. Et puis il y a nous, les polyvalents, qui sommes la majorité, qui alternons les rôles de dominant(e)s et soumis(es) en fonction de l'envie du moment, mais qui essayons aussi de faire correspondre l'idée de personnages qui savent tout et qui sont parfaits, quel que soit le rôle que nous jouons. Mais c'est une autre histoire. L'une des principales causes des relations érotiques non satisfaisantes est due aux attentes irréalistes. C'est pourquoi nous construisons souvent un fantasme dans notre esprit avec beaucoup de détails, puis nous sortons dans la rue dans l'espoir de pouvoir le réaliser. En fonction de la complexité et des détails du fantasme, il peut être plus ou moins difficile à réaliser. Si vous êtes soumis(e) et que vous vous attendez à rencontrer le parfait dominant(e) qui sait tout, ressent tout et ne se trompe jamais, vous allez être très déçu(e). Si vous êtes dans une relation avec un dominant(e) et espérez qu'il ne commette jamais d'erreur, qu'il ne soit jamais déprimé, qu'il n'ait pas besoin d'apprendre quoi que ce soit ou qu'il ne soit juste pas un être humain imparfait, vous allez être déçu(e). Le fait de lier votre satisfaction érotique à des fantasmes si durs à atteindre peut être la recette idéale pour une vie sexuelle non satisfaisante. Ayez des attentes plus réalistes. Donnez la chance aux gens. Je ne dis pas que vous devez changer ce que vous aimez ou essayer quelque chose qui ne vous fait pas envie, ou vous lancer dans une relation dans laquelle des alarmes d'avertissement commencent à émerger. Ouvrez-vous simplement à d'autres possibilités. Je pense que cela vous rendra plus heureux (heureuse). Pour ce qui est de la pratique, je pense que la meilleure solution pour éviter ces déceptions est d'avoir une conversation ouverte et honnête au début de la relation, qu'elle soit légère ou plus sérieuse, de couple. Mettez les cartes sur table dès que possible. Mettez au clair le fait que personne n'est parfait dans la relation. Il sera nécessaire de modifier les fantasmes idéalisés pour qu'ils soient réalisables dans le monde réel. Nous faisons tous des erreurs parce qu'elles font partie de la nature humaine. Les personnages de dominant(e)s et de soumis(es) que nous adoptons devraient être modifiés en fonction des besoins et des fantasmes sexuels de l'autre personne, mais ils constitueront un obstacle à l'obtention du plaisir physique ou émotionnel s'ils sont adoptés sans aucune question ni qualification. Si vous êtes soumis(e) et que votre maître(sse) montre certains aspects typiques d'un être humain qui n'est pas parfait, acceptez-le. Voyez ce que vous pouvez faire pour lui permettre d'être humain tout en étant dominant, dans toute sa splendeur imparfaite. Pourtant tu croiseras en chat des « Maîtres du virtuel » qui voudront, sans même te connaître, te donner des ordres via le chat ou en mail pour tester tes capacités à obéir ; des « aspirantes soumises » voudront que tu leur donnes des ordres pour voir si la soumission leur plait et apprendre à devenir une « vraie soumise ». Heureusement, souvent ce ne sont que de simples fantasmeurs qui ne cherchent là qu’un support à leur libido solitaire que tu élimineras ainsi, rapidement de tes contacts. Parfois ils sont sincères, mais leur inexpérience dans le monde du BDSM fait qu’ils n’ont pas encore compris que les jeux ne sont pas une fin en soi mais la traduction des sentiments qui unissent le(a) Maître(sse) et sa soumise et que ceux-ci ne peuvent se développer entre deux parfaits inconnus. De même qu’un commandant de bord trouvera vite sans intérêt le pilotage d’un avion virtuel, une soumise ou un Maître(sse) confirmés ne prendront aucun plaisir à des séances virtuelles qui ne seront, à leurs yeux, que de pâles ersatz de ce qu’ils ont déjà vécu. Commencer à développer une relation Maître(sse)-soumis(e) en virtuel alors que l’on ne s’est pas encore rencontré fait courir le risque de graves désillusions. C’est commencer à s’attacher à l’autre, à écrire une histoire commune alors que l’on est encore dans le monde de l’imaginaire. Il est aisé de deviner ce qui arrivera lors de la première rencontre si l’un des deux n’a pas « l’étincelle magique ». S’il a le courage de ne pas vouloir aller plus loin, pour l’un subsistera des remords et l’impression de ne pas avoir assuré, pour l’autre le choc sera encore plus dur, sensation d’avoir été rejeté, perte de confiance en soi, bref tous les éléments propices à une dépression et à un écœurement durable surtout s’il s’agit d’une soumise déjà fragile. S’il n’a pas ce courage, il arrivera à donner le change seulement dans un temps limité et lorsque l’heure de vérité aura sonné le choc n’en sera que plus important. Certains « maître(sse)s » peu intègres utiliseront cette technique pour fidéliser celle qui aura été assez naïve pour les suivre sur les chemins du virtuel, afin de la piéger ; certains qu’elle n’aura pas la force de faire machine arrière le temps du réel venu. « L’étincelle magique » s’est produite, les deux partenaires virtuels peuvent passer au réel, ils ont eu raison de commencer par du virtuel. Il n’en est rien, le virtuel offre un monde magique où chacun est parfait et la relation débridée, où l’on ose tout sans complexe … le passage au réel paraîtra terne avec les petits travers de chacun, les peurs une fois au pied du mur et les limites d’un corps réel nettement plus fragile que son double électronique. Aux dires de certains adeptes de la mythologie BDSM, c’est au Maître(sse) d’appeler la soumise, supposée, à les croire, attendre patiemment (nue et à genoux ?) le bon vouloir de celui-ci. Ceux-ci trouvent donc très logique d’exiger que la candidat(e )soumis(e) leur donne son numéro de téléphone au point de la traiter de fantasmeuse si fort prudemment elle s’y refuse. Ils oublient juste qu’ils ne sont pas encore le Maître et qu’elle n’est pas encore leur soumis(e), une telle exigence serait s’arroger des pouvoirs que la soumise ne leur a pas encore accordé, au risque de perdre toute crédibilité à ses yeux. L’expérience prouve que, s’il est rarissime qu’une femme éconduite rappelle, il arrive malheureusement qu’un Maître qui se sera vu opposé une fin de non-recevoir insiste lourdement et n’hésite pas à harceler celle qui aura, à ses yeux, bafoué son ridicule ego surdimensionné. La prudence conseille donc qu’au moins dans un premier temps, ce soit la candidate soumise qui appelle de son portable en mode caché. S’offusquer de cela et le refuser serait méconnaître la réalité et se cramponner à une image fantasmatique de la relation. Alors future soumise refuse de donner ton téléphone et si le prince charmant grimace et trépigne, résiste à ses invectives, son masque vient de tomber ce n’était pas le bon, laisse le dans « la tour d’ivoire » de ses rêves et vas voir ailleurs. C’est la soumise qui choisit son Maitre(sse) et pas l’inverse... Maitresse Nelly
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Sisyphe_44
@ miss safir : Généralement, un fantasme est difficilement réalisable et ce pour plusieurs raisons. Un fossé le sépare donc de la réalité C''est le contexte qui définit si l'un met l'autre en valeur.
J'aime 24/09/22 Edité
Sisyphe_44
Sans plaisanter, je pense qu'il faut recommencer et le vivre autrement (autres hommes, autres lieux, autre contexte)
J'aime 24/09/22
sine
Et bien, je viens de tomber la dessus, et je me dis que c'est le genre de textes intelligents qui méritent vraiment d'être lus. Merci pour la transcription et le partage, et merci à celle qui l'à écrit. Déjà, c'est plutot rare qu'un point de vue 'vulnérable' soit pubiquement exposé par un(e) dom(ina), et encore plus (ici en l'occurence) par une femme. J'imagine que toute personne qui a eu la chance d'avoir un chemin de vie un minimum équlibré devrait assez ""normalement"" faire la différence entre réalité et fanstasme. Mais peut être est ce là tout l'intérêt de ce texte: n'aurait-on pas tous nos histoires de vies, nos angles personnels, et nos émotions parfois contradictoires? Ce texte me touche car il fait écho à ma position: un homme qui (malgré avoir un peu joué) regarde encore le BDSM d'un point de vue extérieur. Comprend qu'il est attiré par ça, et essaie de faire la part des choses entre ce qui relève du fantasme, et le vrai fil de vie qui mérite d'être tiré. Et en commençant à s'intéresser un peu au sujet, ce qu'un homme dans ma position verra est: - un monde volontairement opaque et codifié, - une mystique forte, entrenue et provocante, avec pour but assumé de nous faire perdre raison, - des discussions avec les dames difficiles (je ne vous jette pas la pierre, vous avez vos raisons, et on ne se doit rien) - mais, pour le dire autrement: pas de messages nuanceant le point précédent. - ah, et oui, toute la couche de fake et de monétisation. Bref, je suis étonné de pas encore avoir vu de photo de profil avec un NFT tatoué, afin de signifier une appartenance, et boucler la boucle :3 Pardon, je taquine un peu, mais mon point étant que le biais de tribalisme est puissant, et que les représantants de notre espèce sont parfois prêts à beaucoup pour appartenir à un club (et ceux qui monétisent le savent très bien). Pour revenir au texte, qu'il m'a paru sain et rafraichissant de lire ce rappel que la base de toute relation est justement la relation que contruisent deux personnes. Et Qu'il leur appartient d'en définir les termes, à deux et quelqu'en soit la posture. Ce doit être mon coté fleur-bleue: je suis toujours ému lorsque encouragé à prendre mes responsabliltés, et accepter de créer avec les différences de l'autre! (Pardon, j'en fais trop...) Sans doute était-ce évident pour beaucoup: ""normalement"", vient un temps ou l'on apprend que plus ca semble beau, plus ca peut valoir le coup de réfléchir un peu... Mais parfois, dans l'ivresse des émotions, n'y aurait il pas quelques évidences bonnes à rapeller? Pour conclure, la conclusion m'a fait rire: il est aisé d'y déceler l'angle d'une autrice! ...ce qui ne change rien à la pertinence de son point.
J'aime 07/09/23