J’avais repris ma plume indestructible, je l’avais trempée dans l’acide et le napalm pour venir bruler les affreux personnages qui polluent ce pays étrange et attachant qu’est BDSM.fr ; mais je sais que ces monstres en carton-pâte se nourrissent de toute démarche agressive et / ou violente. On a coutume de dire qu’il ne faut pas nourrir le troll, alors j’imagine que l’on est tous le troll d’un autre, ou alors que ce terme n’a plus vraiment de sens à une époque où tout est si polarisé et où le débat devient de moins en moins possible.
Mais je passe, car au-delà des indécrottable et irrécupérables trouducs qui prolifèrent sur ce site (je ne parle même pas des détraqués qui se croient au supermarché, ceux-là disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent), je pense qu’une partie de ceux qui me voient comme un troll suivent juste un mouvement sans vraiment comprendre quel est mon message récurrent sur ce site.
Pour qu’un message soit bien compris, il faut qu’il soit clair (et sur ce point j’ai certainement des choses à revoir) mais il faut également capter l’attention de celui qui écoute. Je ne peux rien faire de plus sur ce point, et il faut bien admettre que le temps de cerveau disponible disparait comme peau de chagrin par les temps qui courent.
Mais au-delà de ces aspects, il faut aussi savoir qui s’exprime et quels pourraient être ses intentions non déclarées. Alors j’ai décidé de me présenter le plus factuellement et honnêtement possible, de poser mon costume de troll pour un instant pour que vous puissiez peut-être interpréter différemment les conneries que je m’amuse (trop souvent) à écrire.
Mon prénom commence par un A, je vais bientôt avoir quarante ans. Je suis le deuxième enfant d’une fratrie de quatre, d’un père couvreur (ceux qui font les toits) et d’une mère au foyer reconvertie ultérieurement en femme à tout faire, et qui finit actuellement sa carrière dans une usine textile. Mes parents sont blancs, quelques origines étrangères européenne (maintenant lointaines), déclassés par rapport à leurs parents, baignant dans une ambiance idéologique flottante, initialement assez neutre et qui s’est droitisée progressivement jusqu’à l’extreme en ce qui concerne mon père actuellement (pur produit de notre environnement médiatique donc)… Je garde malgré tout de bon contacts avec mon père ainsi qu’avec l’ensemble de ma famille. Je suis né dans le Nord Est désindustrialisé de la France, j’ai grandi dans une cité défavorisée d’une petite ville de province, à la population ethniquement mixte, considérée comme l’un des coupe-gorges de l’agglomération par les bonnes gens. C’était il y a un moment maintenant et je suis un homme, mais je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité. Quand j’y retourne pour voir mes parents, quand j’amène mes fils jouer là où je jouais avec mes frères, je ne me sens toujours pas en insécurité aujourd’hui.
J’ai toujours été un petit garçon bagarreur, fasciné par les films de ninja et les art martiaux, alors j’ai fait du karaté à l’âge de 4 ans et jusqu’à 13 ans (notre club de quartier avait dû fermer faute de subventions) puis je me suis mis au foot avec moins de conviction. À côté de ça, j’ai rapidement démontré des facilités évidentes à l’école, et j’ai fait le nécessaire pour réussir ma scolarité en fournissant le minimum d’effort. J’ai profité de ce temps libre pour écrire des histoires, faire des dessins, rêvasser.
J’avais des amis à l’école, mais je ne me sentais pas particulièrement à l’aise avec les autres enfants, j’ai noué peu de contacts avec eux en dehors des murs de l’école. Il faut dire que mes parents n’avaient plus vraiment de cercle social amical à compter du moment où ils sont passé de couple à famille.
Adolescent, j’ai donné des sueurs froides à mes parents par mes comportements à risque au niveau addictions, même si ça restait cantonné à l’alcool et au cannabis (contrairement à bon nombre de mes amis). J’ai quand même fini par me faire exclure du lycée pour être allé en cours en état d’ébriété manifeste et avancée (je m’étais aussi fait exclure du collège pour avoir mis un oeil au beurre noir à un grand con). Je pense que ces provocations visaient à compenser mon manque d’assurance avec les autres jeunes, et principalement les jeunes filles.
Après une année de sobriété en première année de médecine, qui m’a permis de réussir mon concours, la suite des études a été une lente dérive vers une addiction toujours plus grande à l’alcool, aujourd’hui sous controle. Et puis les premières expériences avec les filles sont arrivées tard, à 19 ans et furent rares. Et je crois que j’ai été perdu pendant longtemps entre des amitiés fortes un peu envahissantes, des conduites addictives clairement pathologique et une appréhension anormale à l’idée d’aborder une fille.
J’ai tourné une page à la fin de ma sixième année d’études (au moment du début de l’internat) pour venir dans le sud de la France, seul. Ça partait d’une impulsion courageuse, mais j’ai vite été rattrapé par mes peurs et je me suis mis en couple avec la première qui a été un peu gentille avec moi. Quinze ans de platitude conjugale et deux enfants sont nés de cette union, un mariage raté et un divorce en forme d’humiliation. Mais je suis heureux que cette erreur ait existé, car mes deux fils P. (6 ans) et O. (3 ans et demi) sont les deux soleils de ma vie.
Aujourd’hui, je travaille comme médecin généraliste installé en périphérie d’une ville moyenne (ça fait déjà sept ans que j’ai posé ma plaque). J’ai refait ma vie avec une femme formidable que j’ai eu la chance de croiser il y a un an et demi maintenant. J’ai appris seul il y a 8 ou 9 ans (et avec l’aide de you tube) à jouer de la guitare, ce qui occupe une bonne partie de mon temps libre même si je n’ai pas encore assez d’assurance pour jouer en groupe ou disons partager ce que je fais. Je me suis également remis aux sports de combats récemment, à la boxe français précisément, et j’adore ça, je sens que c’est ce qui m’a manqué durant toute ma vie d’ado et de jeune adulte, la confrontation physique dans un cadre sportif.
Et puis aussi j’écris des conneries sur un site BDSM, pour amuser la galerie, ou bien provoquer le monde. Pour attirer l’attention, oui, il y a sûrement une faille narcissique qui se nourrit de ça. Mais j’ai des convictions autour des questions de féminisme et plus globalement de justice sociale et de solidarité. Tout le monde a le droit de critiquer, mais je trouve que sur ce site, on est vite attaqué et discrédité quand on défend ce genre de valeurs. Et j’avoue avoir été surpris, je m’attendais à ce que les idées sous-tendues par le féminisme et plus largement le progressisme soient assez consensuelles dans un environnement à la marge de la société « normale » : mais pas du tout, ou du moins il existe un proportion importante de gens hostiles au progressisme ou bien bruyante et influente sur ce site.
L’humanisme qui va avec la compréhension globale de l’autre, qui est nécessaire à une communication de qualité, le respect et la tolérance sont juste des façades, des pièges à cons affichés par bien des profils toxiques, suintant de cette confiance excessive malsaine que procure l’appartenance à la classe dominante, au patriarcat (achetez vous des gouttières mandibulaires pour éviter de grincer des dents quand vous lirez ce mot).
Vous savez maintenant dans les grandes lignes qui je suis et pourquoi je me fatigue encore à être là. Si vous choisissez de me prendre pour un troll, vous aurez fait un choix porteur d’un sens idéologique et humain qu’il faudra que vous assumiez.
Et à ceux qui ne veulent même pas discuter avec les gauchiasses, les wokes, les décroissants, les progressistes, les LF-fist et j’en passe… Je dirais exactement la même chose que notre amie Lexie a dit à je ne sais quel connard sur le mur G en montrant son majeur : allez vous faire enculer (enfin elle disait « va te faire enculer »). Les droitards qui sont prêts à défendre leurs opinions avec des mots sont les bienvenues sur le ring, les spectateurs curieux aussi. Je respecte aussi ceux qui ne veulent pas se mouiller parce que quand même, on n’est pas sur un forum politique. Mais tout est politique, et particulièrement la place de la femme dans la société, or il me semble que ça recoupe pas mal de ce qui fait le BDSM, mais passons.
Je ne vais pas faire de propagande politique, mais quand arrivera la question du sexisme et du féminisme, il est clair que je sortirai de ma réserve.
Vous savez maintenant à quoi vous en tenir.
#Don
C'est pour donner des exemples de gros projets que tout le monde utilise ou connaît.
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Je respecte cet avis (mais je pense quand même qu'il faut arrêter de parler d'OpenOffice)
#Don'tfeet
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05/07/16
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Un fauteuil. Le genre carré, large, accoudoirs fins, rectangulaires. Il trône. Elle est installée dessus, après me l'avoir proposé, un peu vautrée, en confiance, détendue. Elle me parle, en fumant, sa tasse de café à la main, une jambe par dessus un accoudoir. Je ne l'écoute pas. Enfin, plus. Elle a réveillé le fauve, elle ne s'en est pas aperçue. Elle n'a pas vu les yeux se plisser légèrement, la fixité du regard. Si j'avais une queue, elle battrait au rythme de mon excitation, comme celle d'un félin.
Je lui demande si elle a finit son café. Regard rapide dans la tasse "Non". Puis retour à la discussion. Je tente d'écouter, c'est difficile, le fauve s'agace un peu, le désir monte. "Tu as fini ton café ?" "Toujours pas. Mais si tu veux, je le pose" "Oui".
Je sors mes cordes. Lui ai-je demandé si je pouvais la prendre dans ma toile ? Je ne me souviens plus. Mais l'envie est là, irrépressible. Je prends une main, premier noeud. Sur l'épaule. Puis le fauteuil. Alternance. Corps, meuble. Je la regarde peu, je la sens, par toutes les fibres de mon être. On est reliées, branchées, unies. Elle se laisse faire, les yeux clos, un soupir parfois. A un moment donné, le pied, pris, cerné, les orteils contraints, son bonheur dans un petit hoquet. Je voudrais faire du beau, y mettre de l'esthétisme, peine perdue. Nous sommes dans un moment d'intensité très fort, pas de place pour la fioriture, le superflu. On vit, on vibre, on existe, à 200% dans l'instant.
J'ai fini. Je la regarde enfin. Je l'envisage, je la mesure, je me laisse emplir de ce qu'elle me renvoie. Toujours les yeux fermés, elle attend, sereine. Je lui enlève son étole rouge. Je commence à lui caresser le visage avec, le cou, les bras. Je fouette légèrement la peau découverte. Ma bouche effleure. Ca réagit, fort, puissamment. Diantre, une ferrari ! Modèle grand luxe de la sensualité. Miam ! Ma bouche repart à l'assaut. Je mord, l'animal est toujours là, quoi qu'il arrive, surtout si, en face, la proie est consentante. Elle gémit, se tord, de plaisir bien plus que de douleur. Je pince, je griffe. Je fais claquer les cordes sur la peau. L'oeuvre se déploie, la partition est en place, l'officiante est en pleine création, l'instrument est en osmose, vibre, jouit du moment, des sensations. Elle ploie, elle sursaute, elle réagit à tout, mais continue à tout donner. Je prends tout. Ses seins m'attirent, je glisse jusqu'à eux. Petit avertissement, point sensible, pas grave, je voulais juste titiller, sans violence.
Puis je soulève son petit pull noir. Et j'attaque le ventre, je griffe, je prends à pleine main, j'empoigne sans ménagement. Une envie folle de rentrer en elle, de force, sans ménagement. Plusieurs fois, je reviens à la charge, je m'enfonce, j'empoigne, je tire. Je la veux, dans son entièreté.
La tempête s'apaise. Elle n'a pas ouvert les yeux pendant tout le temps. Je l'ai regardée, tout le temps. Elle était belle, un léger sourire aux lèvres, madone maso au calme olympien, sans une once de peur, libre, légère, et pourtant tellement présente, tellement là, avec moi. Son corps à ployé, s'est balancé au rythme de mon désir, de ma passion, elle ne m'a pas lâché un seul moment, liée à moi, par plus que mes cordes. Elle m'avait demandé si elle devait retiré ses vêtements, avant de commencer, j'avais répondu par la négative. Heureusement. Sinon, je crois que je l'aurais prise encore plus. Elle regrette la barrière du tissus, moi, pas vraiment. Pour un premier jeu, c'était déjà tellement fort.
Merci à toi, tu m'as offert un de mes plus beaux moments de cordes, tu étais sublime, si belle. Tu donnes sans compter, c'est précieux.
Tu m'as trouvé un nom. Dévoreuse.
Je te mangerai encore.
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Ma, tou lé vaux bien, Wonder ! Tu sais, les personnes que je désire ne sont pas si nombreuses, c'est une alchimie. Et Dieu sait qu'elle était bien présente, à ce moment-là. Tu es une belle âme, généreuse, et je ne parle même pas de la flamboyance de ta presque cinquantaine. J'ai rencontré une femme comme on en voit peu, forte, douce, énergique, attentive, en totale acceptation d'elle et des autres.<br /> <br />En tout cas, cette rencontre n'a fait qu'ancrer dans le réel une amitié déjà présente. J'ai trouvé mes soeurs sorcières, je ne les lâcherai pas de sitôt <img src="http://www.bdsm.fr/file/pic/emoticon/default/smile.png" alt="Smile" title="Smile" title="v_middle" /><br /><br />Je t'aime aussi, ma Wonder <img src="http://www.bdsm.fr/file/pic/emoticon/default/smile.png" alt="Smile" title="Smile" title="v_middle" />
Mouarf, la prochaine fois, Wonder, tu m'appelles Maîîîîîîtresse, dis ? Hein ? Allez ? <img src="http://www.bdsm.fr/file/pic/emoticon/default/happy.png" alt="Happy" title="Happy" title="v_middle" /><br /><br />Plus sérieusement, je suis profondément égalitaire dans mes rapports avec autrui en général, et mes partenaires en particulier. Le respect n'est pas dans des termes ronflants. Et "La Dévoreuse", c'est chouette, comme surnom, je trouve ça flatteur. En tout cas, bien digne du magnifique moment que nous avons vécu ensemble <img src="http://www.bdsm.fr/file/pic/emoticon/default/smile.png" alt="Smile" title="Smile" title="v_middle" />
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