Mesdames et Messieurs les masos, vous est il déjà arrivé de jouir à travers la douleur (sans aucune activation sexuelle) ? Ou est ce un mythe ?
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Hello,
Je me pose une question sur mon fonctionnement et je serais curieuse d’avoir des retours de personnes qui connaissent les dynamiques BDSM, notamment du côté D/s.
Je suis très cérébrale, et je me rends compte que ce qui m’excite le plus est souvent l’avant : l’anticipation, la tension, les échanges, le cadre, le fait d’être guidée mentalement, la frustration, le fait de faire durer. J’aime quand ça monte lentement, quand tout n’est pas donné tout de suite, quand il y a de la retenue, de l’attente, une vraie tension psychologique.
En revanche, dans le réel, j’ai souvent été déçue. Comme si mon imaginaire allait beaucoup plus loin que la rencontre elle-même. Je me demande donc si cela peut avoir un lien avec un fonctionnement soumis, ou avec le fait que ce qui m’attire profondément, c’est surtout la dynamique de pouvoir, la montée, la frustration, le cadre, plus encore que l’acte en lui-même.
Est-ce que certain(e)s d’entre vous se reconnaissent là-dedans ? Dans le fait d’être plus excité(e)s par l’avant, par la tension mentale, par la frustration, par le fait d’être tenu(e)s ou guidé(e)s, que par la rencontre réelle ensuite ?
Et si oui, comment vous faites pour que le réel soit à la hauteur de cette intensité mentale ?
Je serais vraiment intéressée par vos retours.
Bonjour à tous,
Contexte : une personne interessée par la soumission m'a sollicité pour avoir mon avis, des conseils pour trouver un bon Dominant. J'ai évidemment mes opinions que je partage un peu avec elle en spécifiant bien que ce ne sont que les miennes, je n'ai pas la voix de la raison (loin de là ! sourire) et ce sont des idées qui me viennent de mes expériences personnelles avant tout (= erronnées, puisque MON expérience, mes ressentis) il n'y a pas de recettes... ... ...
Je ne suis pas toujours en accord avec les conseils donnés aux personnes soumises ici, en fait je suis principalement en désaccord avec la partie où certains intervenants pensent qu'il faut forcément se fier aux personnes publiant sur le mur général. (plein de personnes très très bien s'en éloigne, certains pourris selon moi y sont [oupsss, oui c'est bon hein j'ai mis "oupssss"] !), je ne suis pas d'accord non plus avec les chevaliers blancs qui veulent à tout prix prendre la défense des " pauvres petites soumises naïves " que nous sommes toutes évidemment !^^
Selon vous : le virtuel long est-il une étape nécessaire pour savoir à qui vous avez à faire ? Le virtuel crée t-il au contraire une forme d'idéalisation ? Vous fixez-vous un certain temps avant de rencontrer quelqu'un ? Agissez-vous en fonction de votre feeling ? Que pensez-vous de l'approche dématérialisée par internet ? ...
Un homme bien sera capable d'attendre n'est-ce pas ? Mais un manipulateur aussi ? Non ? ... ...
J'ai évidemment précisé à cette personne, encore en plein dans une certaine forme de vanille bien-pensante (sans critique de ma part par ce terme) que certaines choses mettront le bazar dans son système de pensées actuel.
Pensez-vous que l'expérience BDSM puisse se construire par tatonnements (sans Lien D/s ancré) par multiplication de divers " jeux " avec plus ou moins de partenaires ? Pensez-vous que la soumission ne s'acquiert que dans un réel Lien D/s sérieux ? (étant donné que cette personne est à la recherche de sérieux hein, sinon je sais bien qu'on n'en a pas forcément besoin pour certains :)) ... ...
De quelles manières répondez-vous à ce genre de sollicitation ? Car en fait je trouve mon " rôle " très dur en ce moment, sourire. (Je lui ai évidemment conseillé de parler aussi avec d'autres personnes pour ne pas se contenter de mon simple avis... Je ne me sens pas forcément légitime de l'aiguiller plus que ça, je trouverai intéressant d'avoir justement d'autres avis que les miens... si possible.)
Comme d'habitude, bah j'ai plein de questions ! Merci à tous ceux qui voudront bien apporter un petit cailloux ou un énorme rocher à mes interrogations du moment.
En édition le lendemain de mon post je viens de songer : les cassages de figure et les mauvaises expériences, malgré l'effet dévastateur qu'elles peuvent créer, vous ont-elles permis d'y voir plus clair aussi, une fois la période de déception, de cicatrisation faite ? Comment les avez-vous vécu (avec évidemment le recul nécessaire) ?
Définition :
La dégradation, dans un contexte BDSM, désigne une pratique où l’on cherche à rabaisser, humilier ou avilir volontairement une personne de façon érotique, consentie et codifiée. Cela peut inclure des insultes, des ordres humiliants, des postures dégradantes, des jeux autour de la saleté, du langage cru ou de l’animalisation. L’objectif ? Jouer avec la honte, la vulnérabilité, le contrôle et la perte de dignité… mais dans un cadre profondément consenti.
La personne qui subit la dégradation peut être poussée dans ses retranchements émotionnels, perdre ses repères sociaux, ressentir de la honte .... et pourtant, en sortir euphorique, plus libre, ou même plus forte. Ce paradoxe fait de la dégradation une pratique complexe, intense et hautement psychologique.
Formes courantes de dégradation :
Être insulté(e) (salope, objet, crétin·e, etc.)
Être traité(e) comme une chose (mobilier humain, tapis, jouet sexuel)
Être mis(e) à genoux, écrasé(e), humilié(e) en public ou en jeu de rôle
Être filmé(e), exposé·e, moqué(e) dans une mise en scène contrôlée
Être privé(e) de langage ou d’identité (renommé(e) "ça", "chien", etc.)
Ce n’est PAS :
Un manque de respect réel.
Une excuse pour dépasser les limites.
Une pratique anodine : elle requiert énormément de communication, de confiance, et un aftercare très attentif.
Pourquoi ça attire ?
Parce que céder à la honte, c’est parfois se libérer de l’image sociale.
Parce que la dégradation peut intensifier le lien de domination, et provoquer un sentiment d’oubli de soi presque sacré.
Parce que c’est un fantasme de transgression extrême — et que certains y trouvent une jouissance profonde, bien au-delà du plaisir sexuel classique.
À retenir :
On ne pratique jamais la dégradation sans une discussion claire, explicite et approfondie préalable.
C’est un jeu dangereux, qui peut réveiller des traumatismes ou créer un malaise durable s’il est mal mené.
Il est essentiel de valider les mots, les gestes, les mises en scène à l’avance.
Après une scène de dégradation, l’aftercare est non négociable : câlins, paroles douces, réparation symbolique, revalorisation du ou de la partenaire.?
Voir également :
https://www.bdsm.fr/forum/thread/3679/Dégradation
https://www.bdsm.fr/forum/thread/995/Insultes,-injures,-humiliations-verbales-dans-la-domination
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