Influence, autorité ou emprise : où se situe la frontière dans une relation D/s ?
Une relation D/s repose, par définition, sur une asymétrie volontaire de pouvoir.
Une personne accepte de confier a une autre une certaine autorité. Cette autorité peut rester limitée à quelques pratiques ou prendre une place beaucoup plus importante dans la vie quotidienne, selon ce que les personnes concernées ont choisi de construire ensemble.
Mais une question me vient : a partir de quand l'influence naturelle d'un Dominant sur sa soumise peut-elle devenir une forme d'emprise ?
Un Dominant peut conseiller, orienter, imposer certaines règles dans le cadre qui lui a été confié, pousser sa soumise à réfléchir, a évoluer ou parfois a dépasser certaines appréhensions.
Tout cela peut parfaitement faire partie d'une dynamique librement choisie.
Mais comment distinguer cette influence consentie d'une emprise qui, progressivement, réduirait justement la capacité de la personne soumise a choisir librement ?
Prenons un exemple.
Une soumise refuse initialement une pratique. Son Dominant en discute avec elle, cherche a comprendre ce refus et lui propose éventuellement de l'explorer progressivement. Avec le temps, elle change réellement d'avis et décide d'essayer.
Son consentement a évolué.
Mais imaginons maintenant qu'elle accepte principalement parce qu'elle craint de décevoir son Dominant, de perdre son affection, de provoquer sa colère ou même de mettre leur relation en danger.
Le « oui » existe toujours.
Mais possède-t-il encore exactement la même valeur ?
La question peut également dépasser les pratiques BDSM.
Que se passe-t-il lorsqu'un Dominant commence progressivement a intervenir dans les fréquentations de sa soumise, ses vêtements, ses activités, son argent, son travail ou ses décisions personnelles ?
Si cette autorité correspond au cadre qu'elle souhaite réellement lui confier, on peut parler d'une remise volontaire de pouvoir.
Mais comment savoir si elle continue à choisir ce cadre librement ou si, progressivement, elle n'ose simplement plus le remettre en question ?
Et surtout, l'emprise se reconnaît-elle uniquement aux actes du Dominant ?
Une personne peut-elle être profondément influencée sans même que son Dominant cherche consciemment a exercer une emprise sur elle ?
A mes yeux, influence, autorité, remise de pouvoir et emprise ne sont pas nécessairement synonymes.
Toute relation humaine comporte une part d'influence. Une relation D/s en comporte probablement davantage puisque l'autorité elle-même fait partie de la dynamique.
La difficulté serait donc peut-être de déterminer le moment ou cette influence ne s'exerce plus seulement sur les décisions de la personne soumise, mais commence a diminuer sa capacité a les remettre en question.
Alors ou placez-vous cette frontière ?
Quels signes permettent, selon vous, de distinguer une autorité consentie d'une véritable emprise ?
Une personne soumise peut-elle être sous emprise tout en étant persuadée que tout ce qu'elle vit relève encore de son propre choix ?
Et inversement, peut-on parler d'emprise dès qu'un Dominant exerce une influence importante sur sa soumise, alors que cette influence est précisément ce qu'elle recherche et qu'elle reste parfaitement capable de la refuser ?
Enfin, peut-être la question la plus délicate :
Dans une relation fondé sur une remise volontaire de pouvoir, comment s'assurer que la personne reste suffisamment libre pour continuer a choisir de remettre ce pouvoir ?
Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.
Derniers sujets du forum
Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Dans les discussions autour du BDSM, certains mots reviennent régulièrement : limites, interdits, tabous...
Mais mettons-nous réellement tous la même chose derrière ces termes ?
Pour vous, quelle différence existe entre une limite et un tabou ?
Une limite est-elle quelque chose que l'on ne souhaite pas pratiquer aujourd'hui, mais qui pourrait éventuellement évoluer avec le temps, la confiance, l'expérience ou la personne avec laquelle nous construisons une relation ?
A l'inverse, un tabou représente-t-il quelque chose de profondément ancré, que l'on ne souhaite ni pratiquer, ni explorer, ni même envisager de remettre en question ?
Ou faites-vous une distinction totalement différente ?
Une limite peut-elle être temporaire ?
Peut-elle évoluer naturellement au cours d'une relation ?
Et surtout, lorsqu'une personne exprime une limite, considérez-vous qu'un Dominant peut chercher a comprendre ce qui se trouve derrière, en discuter avec elle et éventuellement lui proposer de l'explorer progressivement ?
Ou estimez-vous qu'a partir du moment où une limite est exprimée, elle ne doit jamais être questionnée tant que la personne elle-même ne décide pas de revenir dessus ?
Et qu'en est-il du tabou ?
Est-ce précisément ce qui marque une frontière absolue : « ceci ne se discute pas et ne se négocie pas » ?
Je me demande également si ces notions sont réellement universelles.
Ce que l'un appellera une limite pourra peut-être être considéré comme un tabou par un autre. Et quelque chose qui semblait autrefois totalement impossible peut parfois évoluer avec les années, tandis que certaines frontières restent définitivement les mêmes.
Finalement, la différence se trouve-t-elle dans la pratique elle-même ou dans la signification que la personne donne a son refus ?
Et dans votre propre conception d'une relation D/s :
Quelle différence faites-vous entre une limite et un tabou ?
Vos limites peuvent-elles évoluer ?
Et existe-t-il chez vous des tabous sur lesquels vous considérez qu'un Dominant ou une personne soumise ne devrait tout simplement jamais chercher a négocier ?
Avis des Dominants comme des soumis(es) bienvenus.
je recherche une femme dominatrice assez perverse pour assouvir fantasmes et pratiquer en réel l'asservissement de l'esclave




