Les soumises sont-elles devenues trop exigeantes envers les Dominants ?
En tant que soumise, je me pose cette question.
Il est normal d'être prudente, surtout dans le BDSM où la confiance est essentielle. Mais je me demande parfois si, à force de rechercher un Dominant qui corresponde à une longue liste de critères, nous ne passons pas à côté de certaines personnes.
Une autre question me vient également :
Tentons-nous vraiment de connaître le Dominant qui est en face de nous ?
Cherchons-nous à découvrir sa personnalité, ses valeurs, sa manière de vivre la relation D/s, ou nous arrêtons-nous parfois trop vite à quelques critères ou à une première impression ?
Bien sûr, la question vaut aussi dans l'autre sens : les Dominants prennent-ils toujours le temps de connaître la femme qui est en face d'eux, ou recherchent-ils parfois une soumise correspondant à une image idéale ?
Ce n'est absolument pas une critique. C'est une véritable réflexion que je me fais en tant que soumise, et j'aimerais beaucoup connaître vos avis.
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Bonjour,
Je ne sais pas si cela a sa place ici et si c'est susceptible d'intéresser quelques personnes, mais certains amis d'ici m'ont incitée à écrire ce "tutoriel" et "retour d'expérience". Vous excuserez la mise en page catastrophique: j'ignore comment faire les retours à la ligne.
Le point de départ est une punition: mon Maître m'a ordonné de fabriquer un cilice, puis de le porter. La fabrication faisait partie de la punition, et à vrai dire s'est révélée presque plus pénible que le port... N'étant pas très bricoleuse, c'était pour moi une réelle difficulté, même si étant de formation scientifique je suis très à l'aise avec les chiffres, les mesures, les structures tridimensionnelles et les assemblages. Si j'ai pu le faire, j'imagine que c'est un jeu d'enfant pour un bricoleur ( ou une bricoleuse :smile: ).
Je précise que de par la nature de la relation que j'ai avec mon Maître, les punitions sont très rares (on ne joue pas), je fais tout mon possible pour lui donner satisfaction et justement pour éviter qu'il soit contraint de me punir. Mais parfois la bonne volonté ne suffit pas...
Un cilice (photo) est un assemblage métallique comportant de multiples pointes et se portant autour de la cuisse, sous la jupe. Initialement d'origine religieuse, il est aussi utilisé comme instrument de "torture/punition" en bdsm. Le port prolongé pendant quelques heures se révèle en effet très pénible. Attention: le mot a d'autres acceptions, ce qui peut prêter à confusion.
Le cilice est formé d'un assemblage d'éléments de base:
En ce qui me concerne, mon Maître m'en a imposé le port uniquement pour le travail et parfois pour l'accompagner à l'extérieur. Comme je télétravaille partiellement, il s'agit au maximum de quelques demi-journées par semaine, ce qui est déjà très pénible. Assez étrangement, les pointes ne marquent pas de manière exagérée, sauf à quelques endroits, mais par contre la peau est très rouge sur toute la zone et la sensation douloureuse persiste jusqu'à une bonne demi-heure après le retrait de l'objet. Mon Maître m'autorise à alterner entre les 2 cuisses d'un jour à l'autre.
Ce type de punition n'est pas adapté à un couple qui fonctionne sur la base du jeu, car il est très facile de retirer le cilice: il suffit de dénouer le lien. Dans mon cas, ce n'est pas un problème, car je respecte scrupuleusement les ordres de mon Maître: tricher ferait perdre tout sens à la relation telle que je la conçois. Le Maître peut vérifier que les consignes ont été respectées, en examinant l'état de la peau lors du retrait, mais cette vérification n'est que partielle et ne garantit pas que le cilice n'a pas été retiré pendant une partie de la demi-journée.
Tant que l'on ne bouge pas, le cilice se fait sentir mais est supportable. Par contre lors de la marche, ou lors de certains mouvements (s'assoir sur la chaise de bureau, se relever, appuyer sur les pédales pour conduire la voiture, ...) il se révèle extrêmement douloureux et j'avoue que j'ai dû redoubler d'efforts pour ne pas crier par moments.
Pour la fabrication, le matériau de base est le fil d'aluminium. On peut acheter du fil d'aluminium dans un magasin de loisirs créatifs pour quelques euros la bobine de 5 m. J'ai eu besoin d'environ 6 ou 7 m, donc il faut prévoir deux bobines.
Ici j'ai utilisé du fil de diamètre 2 mm. Il est possible que du 1.5 mm fasse également l'affaire, mais par contre mieux vaut éviter de dépasser 2 mm car pour ce diamètre le fil est déjà difficile à plier.
La première étape consiste à découper des brins de longueur 85 mm. Cela nécessite une pince coupante. Il faut orienter la pince à 45 degrés par rapport à l'axe du fil (photo) afin d'obtenir des extrémités bien piquantes ;-)
J'ai eu besoin d'environ 80 brins. Mieux vaut les découper au fur et à mesure du besoin pour éviter la perte.
Ensuite, il faut plier chaque brin pour former un élément de base. Pour cela, un guide est nécessaire:
Comme support, j'ai utilisé une caisse de vin mais n'importe quel support en bois fait l'affaire. Quelques pointes, vis et écrous suffisent pour construire le guide (prévoir également une perceuse avec une mèche de 4mm). La photo indique les dimensions. Ne pas oublier de marquer les repères, surtout celui à 18 mm qui est très important. Pour former le demi-cercle de diamètre 13mm, utiliser 4 ou 5 pointes (photo).
Les photos suivantes montrent le processus de pliage pour former l'élément de base.
Ensuite, il faut assembler ces éléments (photo). Prévoir une pince à bouts fins pour fermer les liens (par écrasement) car c'est difficile d'y accéder dans enchevêtrement. Je ne sais pas si le processus d'assemblage est suffisamment clair sur la photo: il faut repérer le motif périodique de 3 éléments pour comprendre la structure.
Lorsque l'on écrase les liens pour fermer les connexions, les pointes partent parfois un peu dans toutes les directions. Avec une pince, on peut facilement les redresser, si on le souhaite. Mon Maître a préféré que je les laisse ainsi car les irrégularités et le fait que la peau est "attaquée" sous différents angles amplifie la douleur causée par l'objet.
L'ensemble est assez solide: même si vous n'avez pas parfaitement écrasé les connexions, il faudrait plusieurs connexions ouvertes pour que cela se démantèle. Et encore, ce n'est même pas sûr.
Pour terminer l'autre extrémité, couper un brin d'environ 10cm (extrémités non acérées cette fois, donc pince coupante orthogonale à l'axe du fil) et le plier et fixer comme représenté sur la photo.
Je me suis inspirée d'un tutoriel qui m'a été indiqué par mon Maître, que vous trouverez facilement en tapant cilice bob creations sur Gogol. Ce tutoriel est nettement mieux fait que ce que j'écris ici, mais le but de ma contribution est surtout de montrer que c'est faisable par quelqu'un qui n'a aucune capacité spéciale en bricolage, et aussi de montrer qu'il n'est pas indispensable de respecter exactement les consignes du tutoriel "professionnel". Par exemple, pour la réalisation du guide, j'ai fait différemment, avec ce que j'avais sous la main, et cela marche très bien.
En principe, le pliage nécessite une pince, car tordre le fil avec les doigts est difficile. En ce qui me concerne, mon Maître m'a interdit l'utilisation de la pince pendant une partie du processus (je rappelle que c'était une punition, pas un moment de bricolage ludique...), ce qui explique les défauts visibles sur le cilice: au bout d'un moment j'avais les doigts tellement "en compote" que j'ai dû m'adapter en créant des éléments plus grands (plus c'est grand, plus c'est facile à plier). Par chance j'ai les ongles courts. A déconseiller fortement à celles qui ont les ongles longs, sauf si vous tenez absolument à vous retourner un ongle. Constatant que c'était vraiment trop dur, mon Maître m'a réautorisé l'utilisation de la pince, ce qui explique le retour à la normale en termes de dimensions des éléments.
Je termine par quelques précautions à prendre. Les pointes sont réellement très dures et acérées. De par l'expérience que j'en ai, jusqu'à présent la peau n'a jamais été transpercée (cela est dû à la densité de pointes et au fait que je fais attention à ne pas faire de mouvements trop brusques), mais je déconseillerais formellement des utilisations détournées (en collier autour du cou, par exemple, ce qui pourrait se révéler extrêmement dangereux), ou le port lors d'activités sportives, y compris la marche.
J'ai utilisé un lien légèrement élastique pour la fixation, ce qui peut constituer un élément de sécurité en cas de mouvement trop brutal.
Voilà... Si cette modeste contribution peut intéresser au moins une personne, son objectif sera atteint. Sinon, désolée :-(
Bonjour, j’aimerais avoir des conseils ou des retours d’expérience concernant un problème sexuel que je vis depuis longtemps.
J’ai une vraie libido, du désir sexuel et j’aime beaucoup les préliminaires. Ils m’excitent réellement, je prends le temps, je me sens écoutée, mon partenaire s’occupe bien de moi et je mouille vraiment bien. Je suis détendue et j’ai sincèrement envie de partager ces moments.
Le problème apparaît pendant la pénétration. L’idée d’être pénétrée m’excite, j’ai envie de sentir mon partenaire en moi, mais une fois la pénétration commencée, je ne ressens aucun plaisir vaginal.
Ce n’est pas franchement douloureux, mais ce n’est pas agréable non plus. J’ai surtout la sensation d’un corps étranger qui bouge à l’intérieur, avec parfois des zones où cela tire davantage ou provoque une sensation de tension.
J’ai consulté une gynécologue et une sage-femme, les examens étaient normaux et on m’a confirmé qu’il n’y avait aucun problème physique à plusieurs reprises. Mon corps réagit comme celui d'une femme saine et excitée, la plus normale. Je ne suis pas gênée par aucune morale. Je suis très ouverte d'esprit et libérée sur beaucoup de points. Je n'ai pas d'apprioris et j'aime le sexe et partager un moment avec mon partenaire, lui donner du plaisir m'excite beaucoup. Mais le plaisir est un peu ma clé de voute à ma sexualité sans lui je me fane, je ne peux pas le travailler, le décupler. Je n'ai pas une once de plaisir ou de sensations agréables physiquement parlant car je suis terriblement excitée et pleine d'envies, dans mon esprit et en bas puisque mon corps réagit bien.
Je précise que ce n’est pas un problème de partenaire, ni un problème de manque de préliminaires, d’attention ou de communication. Je m’écoute beaucoup, je respecte mes envies et je sais aussi me laisser aller dans le moment présent.
Je peux me masturber seule et atteindre l’orgasme par stimulation clitoridienne. J’essaie aussi de prendre du temps pendant la masturbation pour me toucher à l’intérieur du vagin, mais même seule je ressens les sensations physiques sans aucun plaisir intérieur.
Pendant les rapports, je peux me contracter volontairement ou involontairement sans même m’en rendre compte, mais ces contractions ne sont associées à aucune sensation agréable.
J’ajoute que l’anal est pratiquement identique, je sens ce qui se passe, je sens la pénétration, mais j’ai l’impression que mes sensations intérieures sont “mortes”, comme si mon corps percevait le contact sans pouvoir le transformer en plaisir. En anal, il peut même y avoir de la douleur, et j’ai parfois l’impression que mon corps “tient le coup” plutôt qu’il ne profite du moment, et c'est juste une question de combien de temps vais je pouvoir supporter ça avec la douleur.
Le plus difficile à expliquer, c’est que voir mon partenaire excité me fait plaisir et peut même m’exciter, j’aime partager ce moment avec lui, j’aime son plaisir, mais en même temps cela me fait souffrir intérieurement, parce que moi je ne ressens toujours pas ce plaisir physique que j’aimerais tant connaître.
Cette situation est devenue très frustrante et il m’arrive d’en pleurer. Je ne cherche pas à éviter la sexualité, au contraire , je veux y arriver, je fais des efforts, j’essaie différentes approches, je prends mon temps, mais j’ai l’impression que quelque chose manque complètement au niveau des sensations internes.
Je voudrais savoir si d’autres personnes ont déjà vécu cela et si cela pourrait correspondre à un problème de sensibilité vaginale, de perception des sensations internes, de fonctionnement du plancher pelvien ou d’un trouble sexuel particulier, malgré des examens gynécologiques normaux. J'arrive à me contracter seule bien fort.
Merci d’avance pour vos conseils ou témoignages.
Pourquoi les soumises invitent-elles si rarement les Doms à discuter ?
En parcourant les profils, je me suis posé cette question.
J'ai souvent l'impression que ce sont principalement les Doms qui prennent l'initiative du premier contact. Pourtant, il arrive sûrement que certaines soumises tombent sur des profils qui les interpellent ou leur donnent envie d'échanger.
Est-ce par timidité ? Par peur de déranger ? Parce qu'elles pensent que c'est au Dom de faire le premier pas ? Ou est-ce simplement une habitude qui s'est installée dans le milieu ?
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Les soumises devraient-elles davantage oser faire le premier pas, ou trouvez-vous naturel que l'initiative vienne principalement du Dom ?
Je sens que je viens de lancer un petit pavé dans la mare... 😄
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