MrBast
le 17/09/23
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Bonsoir le MurG.
Dans une discussion entre Socrate et
Hermogène, Socrate lui demande :
« des deux liens qui peuvent enchaîner
Les âmes, qu’elle est le plus puissant :
La violence ou le désir ? » et Hermogène
Lui répondit : « c’est assurément le
Désir. » Socrate répliqua ; “c’est donc
Par le désir que le dieu des enfers
Enchaîne les Hommes, et non par la Violence.
Mais il y a des désirs plus ou Moins violents ». Photo du net
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MrBast
@Eva Bonsoir, Un désir de violence.... ou la violence des désirs. Dans la contexte du texte, la violence et le désir sont nommés dans un sens tres ouvert, à nous de les interpreter avec nos sensibiltés. Ces émotions, sensations fortes et souvent si difficiles à contenir, à évaluer, à dissocier, canaliser sont intimement liées au passionnel, et à nos vécus profonds (et de pleins d'autres choses surement) (Attention je ne fais pas une analyse, je n'en ai pas les compétences, je parle d'une partie de mon ressenti) Nous les apréhendons chacuns à notre manière. Pour ma part, la violence, je la limite à la douleur, celle donné, offerte, prodiguée, distribuée avec justesse et maîtrise, pour ce qu'elle a de salvatrice, libératrice, une forme d'éxutoire. Et celle acceptée, voulue, reçue, parce qu'elle aide à se libérer d'un conditionnement cérébral, d'un enchainement psychologique qui bride, limite l'esprit et le plaisir de celui ou celle qui donne ou reçois. Mais la violence et le désit se font irrémédiablemnt echo, Car le désir n'est t'il pas parfois une forme de violence, pour soit même et pour l'autre, qui enferme, enchaine, rédute à néant des êtres et des passions. Alors qu'il peut aussi bien, si on arrive à trouver l'équilibre, comme avec la douleur, etre une forme aussi d'éxutoire, et de jouissance, de bien être.
J'aime 17/09/23 Edité
Entre Socrate et nous, il y a 2500 ans d'évolution des conditions matérielles et de la pensée, et la rédhibitoire traduction du grec classique au français du premier quart du XXI° siècle. Autant dire une galaxie. Nous est-il encore possible de comprendre ce que violence signifiait pour lui?
J'aime 18/09/23 Edité
Luxurésens
La violence des désirs ...... J'aime beaucoup cette idée. Ce qu'elle implique et suppute. Parfois quand nos désirs sont si forts ne deviennent-ils pas violents ? Parfois nous ne souhaitons que la violence des gestes, des actes, des passions qui nous animent parce que l'on aime tellement fort, parce que ça emporte si loin, parce que nous ne sommes au final qu'un animal déchaîné enchaîné à nos besoins ......... Merci de cette délicieuse réflexion matinale 😁
J'aime 18/09/23
driver34
violence ou desir? desir de violence? Violence du desir? n'est ce pas tout lié? dans tous les cas il ya une notion d'acception de l'autre, ou celui que recoit finalement dicte les regles
J'aime 18/09/23
MrBast
@DDDD Bonjour, A une Galaxie, des discutions philosophiques entre Socrate et Hermogène, je crois que nous restons éternellement dans le même univers. Les interprètations de la violence contenue dans le désir et de celles intrasèquements liée du désir accompagné d'une violence subtancielle. Nous pouvons étirer ces réflexions à l'infini. Nous les approprier, pour nous aider comprendre qui nous sommes. Merci pour votre reflexion. Bonne Journée
J'aime 19/09/23
MrBast
@Luxurésens, Bonjour. Content de vous savoir ici. Oui comme il est dit les sentiments et les émotions intenses du désir peuvent nous transporter hors de nous même; si loin, si forts. Un univers de plaisir inconnu s'ouvre à nous, ou nos passion peuvent se déchainer en toute liberté. Les liens qui sont alors tels des chaines et paraissent indestrucibles, on se fait violences maitrisés et douleur intenses dans des tourbillons de plaisir. Quand l'amour surplante la haine, on devient addicte, au désir ultime, c'est lui qui nous enchaine. Tout un monde à explorer de bien être, nous y consentons pleinement. Merci pour vos reflexions, a bientot, bonne journée à vous.
J'aime 19/09/23
MrBast
@Driver Bonjour, Une acceptation de l'autre. Bien évidement, plus qu'une acceptation. On se choisit, et on prend l'autre dans son entiéreté, la totalité de son être. Et quand apres étapes apres étapes, de connaissance de l'autre, d'acceptation de toutes les facettes qui la compose, que l'essence intime de son être nous accueille. C'est une confiance absolue, et fragile qui nous est accordé. Une responsabilité immense nous incombe. De pouvoir dialoguer par nos esprits, accepter que nos âmes passionnels, extremes, et perverses se rencontrent et ne fassent qu'une. Alors, mais qui accepte et qui donne et qui reçois ? Je crois qu'a ce stade nous n'en somme plus là. Le don et l'offrande, naissent, vouguent, s'accouplent, une autre symbiose existantielle se crée entre les deux. Merci pour votre reflexion. Bonne journée
J'aime 19/09/23 Edité
@ Mr Bast. Hermogène et Socrate avaient une relation très particulière, dont nous ne savons finalement rien, ou pas grand chose. Comment comprendre réellement tout le sens de leur propos, savoir si nous le partageons, "vivons dans le même univers"? Socrate a fait trois campagnes militaires, dans une phalange. Il a tué des hommes de ses mains, et a vu et entendu des amis, des compagnons mourir douloureusement, parfois lentement et péniblement à ses coté. Comment pourrions nous donner au mot violence, le même sens que lui? La violence, même ressentie comme substantielle contenue dans le désir (ou ses acceptions contemporaines) ne peut d'évidence lui être comparée, en rien. Quant aux désirs! De quoi parle réellement Socrate? Du plaisir libertin sadien à l'alibi spinoziste ou d'une vision plus nietzschéenne? Je ne crois pas que nous puissions être catégoriques. La finalité stoïcienne (et socratique) de la connaissance de soi-même, n'a en revanche pas les émotions, le plaisir en finalité, mais signifie que la raison est le guide universel de l’action humaine. Il semblerait qu'il nous faille chercher ailleurs les fondements philosophiques (si ils existent) de nos penchants BDSM. Bonne journée.
J'aime 19/09/23 Edité
Parloire
@DDDDD, (rien à voir avec le sujet de départ , mais je rebondis sur votre dernière pensée, très intéressante, et je pose ceci: ) la raison en guide universel de l’action humaine est la manière la plus rationnelle de quantifier les choses. D’extraire des éléments simples, pour en faire des choses complexes. C’est ce que le rock est à la musique: des notes simples pour faire des mélodies complexes. C’est aussi un moyen de discriminer par la raison, ce que l’on voit ici (bdsm) de plus en plus.. ainsi la raison devient le pouvoir élitiste d’un cadrage « bien pensé » . En poussant encore un peu: la société « privilégie « l’esprit dans des domaines essentiels pour maintenir le système qui permet de consommer! Oui mais, l’émotion n’est elle pas finalement ce qui nous anime? Or rationalisation j’entends. Ce qui touche peut être à l’âme (hors sens religieux) à l’essence de l’être. L’esprit est central, mais l’âme n’est elle pas l’essentiel? L’action humaine tend à raisonner et rationaliser, certes, mais pour contrôler l’incontrôlable : L’âme est notre force de vie, une communion instinctive avec l’origine, l’unité foncière de l’être. L’esprit, lui est la rationalisation qui permet de rendre quantifiable la valeur des choses. La société utilise l’esprit comme valeur car c’est l’esprit qui fait « grandir » la société. La valeur des individus est donc donnée sur leur esprit plutôt que sur leur unité foncière: l’être. Le fondement philosophique du bdsm est à mon sens l’expression de l’ « être » par un transfert de pouvoir. Et ça passe par une grande séparation de la raison (Top) des émotions (Sub)
J'aime 19/09/23 Edité