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Dominatrice par convictions, passionnée, raffinée, et très sexy, je pratique depuis plusieurs années.
J'aime jouer avec ta soumission, comme avec ton abandon, de quelque nature quil soit... .:.
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Le cri reste dans la bouche. C’est le fond qui hurle. Elle est nue, calme, et le monde autour d’elle n’est plus sûr.
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02/10/26
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Elle attendait depuis si longtemps que l’attente était devenue une forme de chaleur. Les coquelicots jaunes, immobiles, semblaient collés à ses cuisses comme des doigts qui n’osaient pas encore s’écarter.
Derrière elle, le fond tourbillonnait lentement et chaque rotation frôlait le bas de son dos d’un froid humide qui la faisait se contracter sans qu’elle puisse bouger les pieds.
Le peintre n’entrait pas.
Elle le sentait pourtant ce regard qui pesait entre ses seins, qui glissait le long du ventre, s’arrêtait au nombril puis continuait plus bas, là où la lumière était la plus crue. Ses tétons avaient durci depuis longtemps. Elle ne savait plus si c’était le froid du tableau ou l’idée que le pinceau, quelque part hors cadre, était déjà chargé d’une couleur trop proche de la chair.
Elle n’avait pas le droit de croiser les bras. Ses mains pendaient, paumes ouvertes et elle imaginait qu’elles retenaient quelque chose, le souffle du peintre, peut-être ou le moment où il se déciderait enfin à poser la pointe du pinceau sur l’intérieur de sa cuisse.
Chaque fois qu’elle pensait à ce contact, une chaleur montait, lente et mouillait légèrement le haut de ses jambes.
Elle ne les serrait pas.
Serrer c’eût été déjà sortir de la pose.
Parfois elle croyait sentir la trace du regard devenir presque matérielle.
Une pression entre les lèvres, légère, insistante, comme si le peintre testait déjà l’épaisseur de la couleur à cet endroit-là.
Elle respirait plus bas, le ventre se creusant, et les coquelicots semblaient alors se pencher vers elle, attirés par cette humidité secrète que personne ne peignait encore.
Elle gardait les yeux ouverts, fixés au-delà du bord. Elle voulait qu’il la voie exactement ainsi, offerte, déjà un peu ouverte, attendant que le pinceau décide enfin de la toucher là où la peinture serait la plus longue à sécher.
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18/10/26
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