J’aime regarder la vie, les choses en face.
La beauté d’un paysage, d’un monument.
Regarder aussi ce qui est laid parfois.
Pour y faire face.
J’aime croiser mon regard avec celui des autres.
Lire le désir dans le tien.
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Regarder, c’est aussi pouvoir analyser, anticiper, se préparer.
Ça vaut pour la vie comme au lit.
Baiser, se soumettre à un mec, un inconnu, ce peut être dangereux parfois.
C’est pour ça que longtemps je refusais qu’on me bandât les yeux.
Pour pouvoir anticiper les actes de l’autre, ce qu’il allait me faire subir et m’y opposer si besoin.
Et puis j’ai changé.
Modifié ma perception des choses.
J’ai appris à aimer, à désirer que tu me bandes les yeux lorsque tu utilises mon corps.
Pour ton plaisir.
Notre plaisir.
Je ne ressens plus le besoin d’être sur le qui-vive.
Je n’ai plus peur.
J’ai confiance.
Ce sentiment de n’avoir d’autre choix que de me remettre entre tes mains, je l’aime désormais.
Parce que j’ai besoin de te laisser faire.
De te laisser décider.
Pour pouvoir m’abandonner.
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Je n’ai qu’un seul regret quand j’ai un bandeau sur les yeux.
Ne plus te voir.
Croiser ton regard.
Contempler cette émotion qui s’empare de toi lorsque je me donne complètement à toi.
Mais bon, il est d’autres façons heureusement qui permettent de mesurer la puissance de ton désir 😀
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Le jour J était enfin arrivé, Paris gare de Lyon destination Montpellier. Après environ 3h30 de Tgv, j'arrivais dans cette très jolie ville du midi de la France. J'accoste un taxi et l'invite à me transporter à l'Hotel. J'ai comme le sentiment qu'il connait l'établissement et m'adresse un petit sourire moqueur. Je n'ose aller à l'accueil.... Un homme, la quarenteine me reçoit
- Bonjour, votre nom s'il vous plait ?
- Yann
- Entendu, réservation 3 semaines, c'est votre première fois ! Veuillez déposer votre valise derrière le comptoir, durant votre séjour elle ne vous servira à rien. Déshabillez vous complètement.
Mon coeur bat à cent à l'heure, je suis à peine arrivé, j'ai à peine prononcé trois mots, je suis déjà sous l'emprise de cet homme. Sans résistance, je retire mes vêtements. Sans pouvoir me contrôler, sans savoir pourquoi, une légère érection me comble de honte.
- Bon on va pouvoir te poser ta cage,..., ici tu n'auras pas le droit de bander sans autorisation, mais bon, à présent j'ai l'habitude de m'occuper des petits branleurs de ton espèce.
Sans avoir le temps de souffler, il me pose des menottes dans le dos, m'attrape par les couilles, m'attire dans une petite pièce voisine. Je reçois une gifle, ma bitte est plongée dans une espèce de saladier rempli d'eau gelée avec glaçons. Je débande très rapidement et mon sexe reprend la taille de celle qu'il avait quand j'étais petit enfant. Cet homme, m'informe être Leon, le concepteur de ma cage de chasteté.. Cette dernière m'est rapidement imposé et épouse parfaitement les courbes de mon pénis réduit au repos. Je n'ai jamais autant ressenti une honte pareille de ma vie.
- Je termine quelques derniers réglages et te voilà encagé pour trois semaines minimum. Nous allons à présent rejoindre le bureau de la Directrice qui est aussi mon épouse. Suis moi.
Entièrement nu, à peine arrivé depuis moins de 30 minutes, les mains attachés dans le dos, je suis celui qui m'a posé à l'instant une cage de chasteté. Après avoir traversé plusieurs couloirs, Leon frappe à une porte.
- Entrez indiqua une voie féminine.
- Ahhhh, voilà notre petit nouveau, ...., yann, c'est bien cela ?
- oui en effet, je suis Yann de Paris et ...
- Tout d'abord, jeune homme, ici, avec moi ce sera 'Madame' et tu ne parleras qu'après autorisation.
Mort de honte, à poil devant cette parfaite inconnue, en cage, les mains dans le dos, je ne pouvais que répondre.
- .... Oui Madame
- Parfait !!!! Je suis Emmanuelle, l'épouse de Léon, j'ai hérité de cet établissement qui malheureusement a failli faire faillite. Un jour, avec mon époux nous avons décidé du concept de cet hôtel unique au monde. Ici les touristes masculins sont dans l'obligation de porter une cage de chasteté qui contrôle leurs sexualité et tout au long de votre séjour la nudité y est obligatoire. Certains, comme toi, viennent seules. D'autres passent leurs vacances avec leurs épouses mais doivent suivre le même règlement. Il existe trois types d'hommes ici.
Le touriste, alors la seule règle infligée est la nudité et le port de la cage. Les soumis, en plus de devoir vivre nus et de la cage, ils doivent également m'obéir en tout. Et les esclaves, ces derniers sont alors assujettis à toutes les femmes qui résident à l'hôtel.Je t'invite à m'indiquer dès à présent à quelle caste tu souhaites appartenir.
Ses yeux sont rivés sur moi et attendent une réponse. Je ne sais quoi dire, je n'ai jamais pensé à tout cela. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que mon sexe veut sortir de cette cage avec une naissante érection. J'espère que cette femme ne va pas s'en apercevoir. J'ai, il est vrai, toujours fantasmé sur la soumission. Aucun son ne sort de ma bouche.
- Alors que décides tu ? On va pas y passer la nuit.
Elle se saisit de mes testicules.
- Répond de suite ou je t'arrache les couilles.
- Arghhhhhhh, .....,
C'est alors, sans même avoir réfléchis, que je lui avoue accepter être en plus d'être un touriste, devenir aussi son soumis.
- Très bien, ainsi tu resteras parmi nous durant les trois prochaines semaines, mon époux a confisqué jusque là ta valise devenue inutile, tu devras vivre nu, en cage et surtout m'obéir durant ton séjour. Puisque tu as choisis la soumission, en plus de la cage, mon époux va te poser un collier.
C'est ainsi, tenu en laisse, que Monsieur Leon m'emmena à ma chambre. Cette dernière était très simple. aucune armoire, je pus observer la présence de nombreux mousquetons aux murs.
- Puisque tu as choisis la soumission, lorsque tu seras ici seul, afin d'être sur que tu ne puisses pas utiliser tes mains, la nuit, tu seras attaché. Pour tes besoins, je t'emmènerais aux toilettes. Tu prendras tes repas dans la salle réception et toujours accompagné d'une tiers personne. Il commence à se faire tard, je vais te préparer pour la nuit. En plus de Madame, tu me dois aussi entière obéissance.
Je n'en croyais pas mes oreilles, en si peu de temps, j'étais déjà dressé. Monsieur Leon m'emmena aux toilettes et la mort dans l'âme je dus me soulager devant lui. Il m'emmena à la douche et cette fois j'eu les mains attachés sous la pomme. C'était la première fois qu'un homme s'occupa de ma toilette au moyen d'un gant savonneux.
- Ici, ceux qui ont fait le choix d'être soumis, doivent également passer leurs nuits avec un plug. Pour ta première fois, je vais t'en placer le plus petit.
Son doigt me farcit alors mon anus d'un gel, puis m'introduisa le soit disant plus petit plug de sa collection. Je fus alors couché, les mains attachés à la tête de mon lit, en cage de chasteté avec un plug dans mon cul jusque là encore vierge.
-Dort bien, je viendrai te chercher à 8h pour ton petit déjeuner, bonne nuit yann !
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Ça ne me gêne pas que tu penses avec ta queue.
J’y pense bien, moi.
Parce que j’en ai besoin.
J'aime lire ton désir dans tes yeux,
mais j’ai encore plus besoin que tu me le manifestes physiquement.
Avec ta queue raide, dure comme l’acier,
que tu enfonces en moi.
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Bien sûr, je ne te résume pas à ta queue et à tes couilles.
Et nous ne serions pas ensemble si tu n’étais capable que de penser avec ta queue.
Mais je n’ai pas honte de dire que ta queue, tes couilles me sont indispensables.
Comme ton odeur, le goût de ta peau, ta bouche, tes mains, ton foutre.
Ton corps.
Toi.
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Peu m'importe dès lors ce que penseront de moi les coincés de tout bord.
Parce que j’ai besoin de toi.
Et notamment de ta queue, de tes couilles.
Pour oser vivre.
Pour pouvoir vivre.
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Madame, que je n'ai toujours pas vue, mais dont je sais maintenant son pouvoir, ainsi les mains attachées dans le dos et reliées au collier, me fait tourner sur moi même, dans un sens, puis dans l'autre. Jusque là j'avais encore quelques repères, sur la configuration de la pièce ou nous sommes, mais maintenant, je ne sais plus.
La peur me gagne, et l'excitation que je ressentait a disparue, comme mon érection,
Soudain au travers du bandeau, je perçois des éclairs, on me photographie, sous tous les angles. Une main a saisie mon sexe flasque, honteux, pendant que les éclairs continuent, et retrousse le prépuce, un doigt passant sur le gland sans ménagement, douloureusement.
les éclairs cessent, mais maintenant ce sont les deux mains qui s'occupent de mon sexe. Je sent qu'un lien se serre à sa racine, et je pense furtivement que j'ai eu une bonne idée de me faire épiler avant de venir. Les liens séparent mes bourses, et elles aussi, se retrouvent attachées.
une traction sur ces liens m'oblige à avancer, me dirige, mon cerveau est focalisé sur mon sexe, douloureusement emprisonné, quand mes jambes heurtent ce que j'imagine être la table basse.La traction se relâche.
Des doigts ouvrent ma bouche, remplacés rapidement par ce que j'imagine être un gode, qui commence un va et viens. Il va de plus en plus profondément, une main sur ma tete m'empochant de m'y soustraire. je bave, et j'ai des hauts le coeur a chaque fois qu'il touche le fond de ma gorge
"bientôt, ce sera un vrais sexe d'homme que tu vas sucer".
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J’ai toujours préféré les originaux aux copies.
La queue d’un Mâle plutôt que ses possibles substituts.
Même à l’époque où je n’avais pas à domicile le « matériel » approprié.
Et où parfois, faute de temps, je devais me résigner au plaisir solitaire.
Alors, à fortiori aujourd’hui :smile:.
Et ce même s'il en existe de plutôt bien faits.
De matériaux, de tailles, d’usages différents.
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Des sculptures phalliques en pierre existent depuis l’aube de l’humanité.
Objets purement symboliques ou à fonction utilitaire ?
Les femmes et les hommes étant ce qu’ils sont, je ne doute pas que certains aient aussi servi à des travaux pratiques :smile:
Même si je n’ai jamais essayé ce type de matériau.
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L’origine même du mot est controversée.
La désignation grecque d’olisbos ("phallus de cuir") étant passée de mode, certains le rattachent au latin « gaude mihi » (réjouis toi), là où d’autres y voient une déformation de l’espagnol guadamacile, de l’arabe ghdamsi, « cuir de Ghadamès, ville de l’actuelle Lybie autrefois réputée pour sa maîtrise de la technique du cuir.
Si aujourd’hui, modernité oblige, la plupart sont en matière plastique siliconée, outre la pierre, le marbre, il en existait en bois, ivoire, cuir, métal parfois, ou encore verre de Murano, destinés tant à des usages esthétiques que pratiques.
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La légende veut que Cléopâtre, amante insatiable, en utilisait de papyrus roulés remplis d'abeilles vivantes.
En Europe, au Moyen Age et en dépit des interdits de l'Eglise, ils étaient considérés comme un moyen "acceptable" pour les femmes de se donner du plaisir, le seul qui permette de garantir la légitimité de leur descendance en évitant qu'elles n'aillent rechercher le plaisir avec des amants de rencontre pendant que leur époux guerroyaient.
La pudibonderie victorienne en fit un moyen de traiter "l'hystérie féminine". A l'heure de l'industrialisation, cela donna "le marteau de Granville, du nom de Joseph Mortimer Granville, qui en déposa le brevet en 1883.
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Bon, pour ma part, la mécanisation du plaisir m'a toujours laissée sceptique, et je ne vois pas l'utilité de recourir à une machine infernale pour traiter de certains "troubles" que des techniques plus "naturelles" permettent de "guérir" sans difficultés.
Mon côté écolo, sans doute :smile:
Je préférerai toujours la chaleur vivante de ton outil à toi à la froideur du contact initial des différents substituts à ce qui contribue à ton charme.
Et au plaisir mécanique provoqué par le gode celui de jouir au rythme de ton désir à toi.
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Mais c'est à toi, puisque tu es mon Maître, de décider de l'usage que tu fais de mon corps et de mes trous :smile:
Et, puisque je l’ai voulu ainsi, je n’ai pas d’autre choix que de me plier à tes perversions, pour les offrir au modèle que tu as choisi pour me besogner ou m’en servir sous ton regard amusé pour m’empaler devant toi à défaut de l’être par toi.
Alors, à défaut de soigner cette "hystérie féminine" dont je ne veux surtout pas guérir,
je reconnais quand même que c'est un instrument intéressant pour me "préparer" à la seule chose qui compte vraiment :
vibrer au rythme de ta queue en moi.
Et jouir de me savoir à toi.:smile:
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L'initiation
Chapitre 6 : Croisement
Le second Jack Daniels commençait à me faire oublier l'inconfort de la banquette aux formes torturées. J'aimais le bruit du glaçon que je faisais machinalement tourner dans mon verre. Mon regard comme celui du reste de la population masculine de l'assemblée avait du mal à se détacher de la créature assise nonchalamment sur le tabouret en cuir du bar. Elle n'était pas que sublimement belle. Elle n'était pas qu'un sosie de Monica Bellucci incarné. Elle ne portait pas qu'une vêtue tout droit sortie de mes fantasmes. Non, elle possédait une rarissime qualité: une classe folle. Beaucoup d'autres qu'elle n'auraient eu l'air que d'une fille de petite vertu dans cette tenue délicieusement indécente. Elle, c'était la sensualité faite femme, la définition même du sex-appeal. Et elle le savait.
Je l'avais remarquée dans la rue déjà, m'approchant de ce club parfaitement inconnu. De dos, sans la voir. Sa démarche de mannequin, assurée, naturelle malgré ses bottines noires aux talons largement plus hauts que la moyenne avaient captivé mon attention. Ses bas noirs à couture également. Ses longs cheveux de jay flottaient au gré de son pas chaloupé sur son trois quart sombre. Je bénis le ciel qu'elle aille, pour quelques secondes au moins dans la même direction que moi. Elle semblait marcher sur un fil, sachant en outre parfaitement où elle allait, d'un pas serein.
Les battements de mon muscle cardiaque se sont accélérés quand elle s'engagea sous le porche qu'un ami m'avait indiqué. « Tu verras, l'immeuble est banal. Le nouveau club installé au rez-de-chaussée et en partie au sous-sol beaucoup moins. L'entrée est non seulement hors de prix mais en outre la clientèle soigneusement sélectionnée ». De fait après avoir franchit le barrage du portier puis le seuil du lieu après qu'une hôtesse outrageusement décolletée m'eût délesté simultanément de ma veste et de quelques billets, j'avais eu l'impression de pénétrer le saint des saints. Dire que certains feignent de croire qu'un minimum d'argent ne fait pas le bonheur...
C'est l'infarctus cette fois que j'évitai de justesse lorsque l'inconnue confia devant moi son manteau au vestiaire. Un demi sourire qui n'était en rien de la gène mais plutôt un amusement devant l'air niais que je devais avoir éclaira son visage lorsque délestée de sa protection contre le froid elle m'apparut uniquement vêtue d'un corset en cuir noir, de gants qui lui remontaient au coude, et de bas de soie noirs -un trop rare délice à l'oeil- reliés à son corset par 3 jarretelles. Sa peau blanche, presque laiteuse tranchait avec le rouge et le noir d'un entrelacs de roses tatoué sur son épaule droite. Il rappelait le carmin qu'elle avait soigneusement appliqué sur ses lèvres fines. Un mélange incongru mais terriblement sensuel de blanche neige et de Mata Hari. A sa démarche souple et féline lorsque elle s'éloignait feignant d'ignorer l'incendie qu'elle venait d'allumer, j'aurais juré qu'elle avait fait de la danse.
Chapitre 5: Le lieu du crime
Après avoir visité le rez de chaussée doté outre un vaste espace bar et d'un coin salon, d'une petite piste de danse, je m'étais assis sur cette banquette traumatisante pour mon auguste fessier. J'aurais été incapable de l'approcher. Tétanisé sans doute par un enjeu qu'il me plaisait d'imaginer à la hauteur de sa plastique parfaite. L'idée d'une Monica Bellucci de 25 ans , bien que je fusse passablement peu doué pour ce jeu de d'attribuer un âge à autrui- me revenait à la vue de profil de son somptueux 95C. J'admirais ses bottines en cuir vernis, lacées sur le devant, mettant parfaitement en valeur ses jambes fines, élégamment gaînées de ces bas voiles qui s'assombrissent comme d'une jarretière au fur et à mesure que l'on approche du Saint Graal...
A la serveuse qui se déplaçait de table en table je commandai cet alcool comme pour me redonner contenance. Cette dernière pourtant fort jolie et sexy dans sa courte et décolletée robe ivoire était transparente. Les jambes de ma Diva retenaient toute mon attention ; fines mais musclées, délicatement galbée, comme j'adore. Elle était sportive, j'en étais convaincu. J'en étais là dans ma pseudo analyse Sherlock Holmesque lorsque qu'un indésirable visiblement moins sur la retenue que moi l'aborda. Je dis indésirable, pour moi cela va de soi, étant évident désormais que quiconque parlerait à la déesse deviendrait de fait mon ennemi mortel. Mon incongrue jalousie étant renforcée par le fait que le mâle tentant sa chance était élégant dans son costume sombre et plutôt bien fait de sa personne. Je ne saurai jamais ce qu'elle lui répondit mais les talons qu'il tourna rapidement eurent le mérite de me dessiner un sourire d'une oreille à l'autre.
Pendant la demi heure qui suivi une demi-douzaine de pourtant dignes représentants de l'espèce mâle tenta sa chance, tous sans le moindre succès. Le plus méritant du tenir à ses coté 5 minutes, dont les 3 dernières sans le moindre mot ni regard de la belle. Finalement le scénario m'amusait, un peu sadiquement je l'avoue. Assez lâchement également j'en conviens vu que je n'étais pas suffisamment suicidaire pour courir moi aussi au désastre. Une icône inaccessible sortie des magasines...
La situation semblait aussi amuser une femme à quelques mètres de moi. Sans grand intérêt à vrai dire ; des traits fins pourtant, mais les affres du temps qui ne nous épargnera pas non plus, l'avaient affublée de quelques rondeurs pas forcément disposées aux meilleurs endroits. Une opulente poitrine certes, mais une opulence disons un peu généralisée. Sa robe stricte, aux genoux, au col ras de son cou était certes classe mais pas franchement un appel au viol. Pourtant elle dégageait quelque chose d'attirant ; sur l'instant j'aurais néanmoins été incapable de dire quoi. Peut-être son chignon impeccablement tiré ; tout sur elle était parfaitement ordonné. Elle sirotait tranquillement un alcool blanc, une vodka peut-être.
Deux couples et quelques femmes seules commençaient à prendre possession de la piste de danse. Sur la banquette à quelques encablures, deux femmes goûtaient visiblement avec plaisir aux lèvres l'une de l'autre, sous l'oeil égrillard de leurs conjoints respectifs. Visiblement l'affaire fut rapidement conclue, l'un des hommes entraînant sa moitié vers un court couloir donnant sur des marches descendant à priori vers un sous-sol, suivi par l'autre couple se tenant par la taille. Dur statut que celui d'homme seul dans ces lieux. Certes je découvrais cet endroit récemment ouvert, mais ce genre de club ne m'était pas inconnu. Depuis une bonne dizaine d'années. Généralement je les fréquentais avec ma conquête du moment, parfois seul, avec des fortunes il faut bien l'avouer assez diverses. J'en étais là de mon apitoiement sur mon pauvre petit sort lorsque le fantasme incarné fit mouvement.
Chapitre 4: L'allégeance
Elle entama quelques pas sur la piste, jouant avec une barre de Lap Dance sous le regard à la fois agressif, exaspéré, désespéré et il faut l'avouer envieux des représentantes de la gente féminine présentes. Sentiments probablement accentués par la bave coulant aux commissures des lèvres des mâles présents, auxquels je ne faisait pas exception. Elle n'était donc pas que sublimement belle, son corps ondulant avec une grâce infinie. Danseuse disais-je ? Rapidement elle se dirigea vers cette femme proche de moi et s'agenouilla à ses pieds sans mot dire, tête baissée, semblant lui tendre son cou gracile. Sans même un rictus de victoire qui n'eut pourtant rien eu d'exagéré celle ci y fixa un collier métallique de soumise. Elle la regarda avec une visible tendresse , lui caressa la joue en lui murmurant quelque chose d'inaudible sous la musique de fond.
Certains mâles semblaient désespérés, d'autres rassurés quant à leur pouvoir de séduction en découvrant que dès le départ ils n'avaient pas l'once d'une chance. Cette attelage hétéroclite, la maîtresse devant probablement avoir l'âge de la mère de la soumise, la première avec un physique et une tenue relativement banale alors que la seconde mériterait de faire la couverture de Playboy pour les 1.000 prochaines années, étrangement me parut parfaitement assorti. Presque une évidence. Je les comprenais, toutes les deux. Leurs différences complémentaires sans doute ajoutaient la pointe pimentée qui plaçait de cette relation dans le haut du panier de mes fantasmes. J'étais pourtant totalement novice dans ce type de relation qui m'attirait beaucoup, essentiellement par son coté fétichiste. Ces tenues, matières avaient toujours provoqué sur moi des effets étranges... En l'absence d'internet à l'époque et son flot d'information, j'ignorais tout en revanche du coeur de cette connexion si particulière.
La jeune femme resta un moment ainsi, finissant par poser sa tête sur les cuisses de sa maîtresse qui ne semblait pas prête à galvauder la fin de son verre. Celle-ci ne se privait pas, en caressant les longs cheveux de jais de proie, d'observer son environnement, plus par curiosité que par provocation. Je crois que c'est cela qui me fit le plus d'effet. Sobre dans la victoire, la marque des grands. Les questions se bousculaient dans ma petite tête tandis que j'observais ostensiblement la superbe croupe, absolument pas protégée par son string noir. J'étais abasourdi par le fait qu'elles aient toutes les deux été capable de jouer, feignant de ne pas se connaître, devant cette assemblée plus que troublée. Bien vu, bien joué. J'arborais un inexplicable sourire, d'une encore moins explicable tendresse à leur égard. Alors que désirs ou jalousie était plutôt la norme alentours.
Je ne remarquai le pourtant imposant sac posé à coté de la maîtresse que lorsque elle s'en saisit en se levant. Point besoin de laisse, sa soumise la suivit avec un plaisir non dissimulé, prenant le chemin des catacombes. J'étais précisément en train de me dire qu'il me fallait absolument visiter plus avant les lieux que plusieurs mâles visiblement prêts à échanger sans drame un statut d'acteur pour celui de voyeur (faute de grives...) me devancèrent, s'engouffrant à leur suite. Chienne de vie. Le passage opportun de la serveuse me décida à changer de fesse sur cette maudite banquette et à recommander la même chose.
Il me fallut un bon quart d'heure pour remettre mon cerveau à peu près en état de fonctionner quand le coup de grâce arriva. J'en était à regarder enfin les autres présentes et à me dire que finalement , certaines méritaient un certain intérêt pour ne pas dire un intérêt certain, que la maîtresse remonta seule. Et vint s'asseoir sans l'ombre d'une hésitation à mes cotés. Mon regard ahuri du l'amuser un instant. Que voulait-elle? Je ne l'avais pas vu me regarder auparavant. Elle ne se départit pas de son sérieux pour autant en me posant cette question hallucinante: serais-je capable de respecter ses consignes et de lui obéir absolument strictement, condition sine quanon pour entrer momentanément dans leur univers. Je ne m'entendis pas répondre, ou peut-être prit-elle mon étranglement pour acceptation, toujours est-il qu'elle me dit sur un ton qui n'appelait ni réponse ni discussion: « suis moi ».
Chapitre 3: Hypnotique
Dire que j'étais fier comme Artaban en passant devant mes congénères atterrés est un euphémisme. Déjà en descendant l'escalier je me faisais l'impression d'être l'Elu. J'étais pourtant bien trop stressé malgré une ridicule apparente décontraction pour me la péter un minimum. On a tous notre heure de gloire parait-il, la mienne était visiblement venue. Un petit hall en bas donnait sur plusieurs couloirs, chacun abritant des pièces différentes, comme à thème. En suivant cette femme qui en imposait et semblait connaître les lieux comme sa poche, nous passâmes devant une salle vidéo, un glorihole, et divers « coins câlins », certains occupés, d'autres non. Des gémissements de bon aloi parvenaient de certaines alcôves. Je ne me demandai pas longtemps où m'emmenait la Maîtresse en avisant plusieurs types attendant devant une porte désespérément close.
Elle s'arrêta devant, la mer semblant s'ouvrir devant elle. Elle me fixa: « à partir de maintenant, pas un mot si je ne t'ai questionné, pas un geste que je ne t'aie ordonné; aucune seconde chance, une seule sanction, la porte. Suis-je claire? ». Le fait qu'elle m'ait dit cela devant ces types dont certains arboraient un rictus aussi moqueur que jaloux me déstabilisa, ce qui était assurément son second objectif. Et peu compliqué à atteindre en outre tellement je me sentais flotter hors de mon corps. Dans un effort surhumain, je parvins à articuler « parfaitement clair »; c'est non sans un sourire vengeur et inutile vers les mâles destinés à rester dehors que je pénétrai dans cette salle à sa suite. Lorsqu'elle referma derrière elle, j'eus le sentiment que l'on venait de me passer les menottes.
Sa soumise était là, immobile, assise sur ses talons, mains sur les genoux au centre de la pièce. Elle ne me regarda même pas. Rejet, indifférence, dans sa bulle de soumission? Mon questionnement intérieur fut interrompu par un signe du doigt de la Maîtresse, me désignant visiblement ma place. J'avais juste eu le temps de voir un chevalet derrière la belle, une croix de St André au mur, un anneaux auquel pendait une solide corde accroché au plafond que la maîtresse répondit involontairement à ma question. «Sophie est punie; elle déteste être observée en séance, qui plus est par un homme, elle qui, comme moi est purement lesbienne. Ta présence est donc une partie de sa punition». Si j'avais jamais rêvé d'être un cadeau...
Le coup de grâce fut «à poil» ; je mis un certain temps à comprendre qu'il m'était destiné. Comme cette femme diabolique lisait en moi comme dans un libre ouvert, elle simplifia ma réflexion et nettoya mon esprit des centaines d'idées qui s'y carambolaient: "je déteste attendre ou répéter; je te rappelle que tu as toujours le choix". Ce n'est pas une hypothétique carotte qui s'annonçait que la certitude qu'il n'y avait pas autre chose de plus intelligent à faire qui me poussa à m'exécuter gauchement. Choix rapidement fait et tout aussi vite exécuté.
C'est donc en tenue d'Adam que je m'installai sur une sorte de pouf en cuir rouge. Surtout ne pas poser la moindre question quant à la raison de la punition de sa soumise. Au moins n'aurais je pas de mal à me taire, assurément aucun son n'aurait pu franchir la boule au fond de ma gorge. Au fait pourquoi ma nudité ? Instaurer une sorte d'équilibre entre sa soumise et moi ? Se rincer l'oeil (quel prétentieux...) ? Gêner encore plus sa divine complice ? Participer d'une façon ou d'une autre ? Elle ne voudrait quand même me dominer au si, elle m'aurait demandé mon avis. Au fait, j'étais en train de faire quoi là à part lui obéir ?
Tranquillement la Maîtresse sortit une cravache, un single tail, un martinet de son mystérieux grand sac, ainsi que des pinces et quelques sex-toys, sans oublier d'autres objets dont j'ignorais autant l'existence que l'utilité. Une sorte de balais commença alors entre les deux femmes, parfaitement réglé, absolument silencieux. La jeune femme se leva; sa maîtresse passa derrière elle pour défaire son soutient-gorge que je n'avais pas vu: en cuir noir aussi, se fondant avec le corset. Deux merveilles apparurent alors, à peine troublés par la loi de la gravité. Il me vint à l'esprit une autre réponse potentielle à mon questionnement : observer avec certitude l'effet sur moi produit.
Chapitre 2: Dans le vif du sujet
Privilège de la jeunesse. Injustice de la nature penseront d'autres. La façon dont elle enleva son string sur l'ordre de sa Maîtresse, se baissant sans fléchir ses jambes, la croupe tendue en ma direction eu un effet comment dire, Eiffelesque? Les tétons de la soumise furent amoureusement caressés, gobés, suçotés; je compris rapidement que l'effet recherché était loin d'une d'une intention de douceur, mais pragmatiquement de faciliter la pose d'imposantes pinces japonaises sur d'appétissants tétons roses dardés. Sophie ferma les yeux en se mordant les lèvres lorsque son sein droit fut ainsi décoré. Nul attendrissement en vue de la domina qui équilibra le tableau sur le téton gauche. Après une caresse sur la joue de sa soumise, elle joua douloureusement avec la chaînette les reliant. Elle semblait admirer elle aussi cette poitrine somptueuse dont elle comptait bien user et abuser. Une caresse sous le dessous du sein me donna l'impression qu'elle voulait le soupeser ainsi paré. Imposants, ronds mais d'une absolue fermeté, je me serais aisément vu y apporter mon estimation personnelle. Dont elle n'avait bien entendu cure.
Tournant autour de sa proie, elle multipliait les caresses, sur la croupe, sur le pubis totalement glabre de la belle. Elle finit par s'agenouiller devant elle, et après avoir embrassé ce mont de vénus si pâle, elle fixa deux autres pinces, plus petites sur chacune des lèvres. Je crus voir sa langue pointer pour goûter le résultat de son travail. Depuis le départ aucun mot n'avait été échangé. Un frisson me parcouru lorsqu'elle se saisit du martinet, me regardant. Mon visage inquiet devait lui dire « non pas moi, il y a erreur, je ne suis que spectateur ! Privilégié, certes mais... ». Elle installa sa soumise les mains posées sur le chevalet, croupe tendue, jambes légèrement écart; cette dernière avait pris la position rapidement, semblant la connaître parfaitement. La maîtresse se tenait dans le dos de la belle, de sorte que celle-ci ne devait pas savoir ce qui l'attendait. Elle fut vite au fait de son futur immédiat lorsqu'un premier coup, que je jugeai assez violent pour le novice que j'étais, lui cingla la croupe, laissant une trace rouge. Sa peau blanche et fine marquait très vite. Elle devint en quelques minutes cramoisie sous l'avalanche qui s'abattait sur elle: pas de brutalité, mais de la régularité, de la sérénité, un objectif bien précis. J'étais impressionné, la Domina enfin dans son élément irradiait étrangement désormais. Le ballet souple et coordonné de ses gestes précis, les lanières virevoltantes, les bruits secs. La belle se tortillait de plus en plus, dansant d'une jambe sur l'autre. Jusqu'à ce qu'une plainte sortit de sa jolie bouche. Un dernier coup fut appliqué entre ses cuisses... lui arrachant un véritable cri de douleur cette fois.
Je me disais que la maîtresse devait se rendre compte qu'elle était allée trop loin lorsqu'elle cessa pour se diriger vers ses « jouets ». Elle en revint en fait avec un bâillon boule noire qu'elle fixa tranquillement, sa soumise ouvrant la bouche toute grande pour lui faciliter la tâche. Sa docilité me stupéfiait. Sans doute un long dressage... Elle reprit le martinet et c'est le haut du dos de Sophie qui fut cette fois durement marqué. Sa précision était diabolique, ses gestes sûrs et appliqués. Je vis une larme couler doucement sur la joue de la belle. Je me faisais presque violence pour ne pas bouger. La Maîtresse l'avait vu également. Elle l'avait même sûrement deviné avant moi. Elle repassa devant sa soumise, la regarda un moment, comme pour la jauger, essuya sa larme d'un revers de la main en souriant. Sans me regarder, toujours les yeux plantés dans ceux de la belle,elle lança: « va me ranger ça -me tendant le martinet- et ramène moi la cravache ». Un instant interdit, tant par le fait qu'elle n'en était visiblement qu'au début de son œuvre que par le fait qu'elle s'adresse à moi, je m'exécutai rapidement. J'étais partagé entre le souhait de voir s'interrompre le supplice de Sophie qui devait vraiment souffrir, et l'envie égoïste de continuer à découvrir un spectacle aussi excitant qu'inédit pour moi.
Elle jouait avec la cravache sur le corps de mon fantasme incarné comme un musicien avec son archet sur un violon. C'était beau, enivrant comme un Gevrey-Chambertin; j'avais la sensation qu'elle pouvait en tirer le son qu'elle voulait. Pour l'heure il s'agissait de gémissements de plaisirs, déformés par le bâillon, lorsque l'instrument caressais lentement une peau qui semblait si douce. Lorsqu'elle passa entre les magnifiques cuisses de la belle, l'instrument ressortit luisant... C'est alors que le premier coup laissa une courte traînée rouge sur la fesse de la belle.
Chapitre premier: la révélation
La bave qui coulait aux commissures de ses fines lèvres carmin tombait sur ses seins. Obscène et aimantant à la fois. Sa croupe se striait de traces rouges foncé qui s'entrecroisaient. Pourtant rien de vulgaire, comme si sa classe et sa beauté fussent inoxydables, peu importe la situation. Ce spectacle pourtant trash , inédit pour moi, sonnait comme une révélation, comme si quelque chose émergeait peu à peu du plus profond de mon être. Un verrou sur un couvercle depuis toujours fermé venait de sauter. Mon avenir était dans ce monde, sans grande certitude quant à ma place. Evidemment bien davantage de questions que de réponses, mais quel immense espace de découverte s'ouvrait...
La Maîtresse recula de quelques pas; elle semblait contempler son œuvre, son coté artiste sans doute. Son inflexibilité intimement lié à une visible énorme tendresse pour sa complice m'impressionnait autant que la docilité de celle-ci. Le courage aussi de cette dernière. Encore que je ne savais pas trop s'il fallait parler de courage si elle recherchait ces sensations. Mes idées s'entrechoquaient, mes certitudes tombaient les unes après les autres ; par exemple quant les pinces furent enlevées c'est à ce moment précis que Sophie semblait avoir le plus mal. Un murmure à son oreille, une caresse sur sa joue, un baiser furtif sur ses lèvres, et la voilà attachée sur le chevalet par une corde. Nœuds rudimentaires mais efficaces ; les chevilles et les poignets en bas, sa poitrine s'écrasait sur le cuir usé. Sa croupe insolemment tendue était un véritable appel au crime. L'impressionnant plug en plastique dur et transparent dont la domina se saisit me confirma qu'au moins cet avis était partagé...
J'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle me fît participer à ce qui aurait pu ressembler à la récompense de sa soumise après les jeux d'impact. Mais c'est elle-même qui caressait le petit trou de la belle qui semblait enfin se détendre. Ces gestes tendres, sensuels, contrastaient avec la taille de l'objet qu'elle avait lubrifié avant de commencer à l'introduire de le fondement de sa proie consentante. Cela ne rentrerait jamais... Si. Un baiser sur la fesse, des doigts qui frôlent les lèvres et voici que la soumise entamait une plainte déformée par la bâillon. Le plug fut ressorti et rentré plusieurs fois, à chaque fois plus facilement. Ce n'était visiblement pas une première. La Maîtresse, qui semblait m'avoir oublié, caressait la belle, trouvant rapidement son bouton d'amour avec lequel elle jouait. Comme tout à l'heure avec sa cravache, elle semblait utiliser un instrument de musique. Obtenant de jolis sons... Sophie n'avait depuis longtemps plus le droit de ne jouir qu'ainsi, l'anus rempli.
Le plus hallucinant peut-être était que tout semblait naturel, j'allais dire «normal» si je n'exécrais pas ce mot. Oui on pouvait être impitoyable et tendre, oui on pouvait faire mal et donner du plaisir en même temps, oui on pouvait avoir une grande distance hiérarchique et une énorme proximité intellectuelle et affective... Sentiment étrange de découvrir autant de mes « certitudes » aussi rapidement qu'évidemment balayées, définitivement sans doute. Ce fut le moment que choisit la Maîtresse pour débâillonner sa soumise, sans doute parce qu'elle aimait l'entendre jouir. Un god vibrant se joignit bientôt au plug inerte, se frôlant à travers une frêle parois. La dextérité manuelle de la domina faisant le reste, ce fut bientôt une véritable symphonie qui bientôt empli la pièce.
Sophie haletante, en sueur, fut vite emportée dans une tempête de jouissance que sa Maîtresse organisait avec dextérité. Cette dernière me fascinait, gardant toujours sa maîtrise de soi, ne montrant rien sur son visage. Ses gestes aussi inflexibles qu'attentifs et tendres parlaient pour elle. J'aurais juré qu'il y avait de l'amour entre elles. Un hurlement emplit soudain la pièce. J'avais je n'avais vu un orgasme aussi intense, dévastateur. Et ce n'était pas fini...
Prologue: l'ouverture
Préciser l'état physique de votre serviteur me semble totalement inutile. Les pensées en revanche parvenaient à la vitesse grand V à l'infime partie de mon cerveau encore capable d'un semblant de réflexion. La domina envisageait-elle me faire participer autrement qu'en voyeur? Une fellation se Sophie en guise de punition finale pour sa soumise me semblait de plus en plus une excellente idée. Probablement qu'en me concentrant très fort, la transmission de pensée ferait le reste... J'avais encore un peu de travail avec de devenir un véritable jedi.
Le calme revenait peu à peu dans la pièce. La belle semblait émerger d'un quasi état de transe tandis que sa maîtresse caressait amoureusement son dos, ses cheveux, ses seins, sa croupe meurtie. C'est à peu près au même moment que ma lucidité revint. A cet instant précis je me sentis furieusement de trop, comme gêné d'être là. Comme si la scène devenait tout à coup trop intime. On changeait d'univers. Je ne voyais plus l'utilité d'une quelconque participation et était plein de reconnaissance pour cette maîtresse femme qui avait ouvert tant de portes en moi, fait sauter tant de verrous. Sans jamais s'occuper de moi pourtant. J'avais le sentiment d'avoir vécu un instant incroyablement privilégié.
Convaincu que je devais les laisser seules pour partager sans moi cette intimité, je me levai et remerciai avec sincérité ces deux femmes. Je leur était infiniment reconnaissant et le leur dit. Ma meilleur récompense fut un même sourire éclairant leurs deux visages. La domina me raccompagna vers la porte, instant pour que je la franchisse mes vêtements à la main, nu comme un vers. Pour la refermer aussitôt derrière moi non sans m'avoir glissé qu'elle était certaine que nous nous reverrions... C'est à ce moment précis que je compris ce que signifiait vraiment marcher sans toucher le sol.
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C'est un peu par hasard, que je tombais par internet sur un article parlant d'un village de vacances proposant à ses touristes masculins le port obligatoire d'une cage de chasteté.
Ma curiosité m'imposa de contacter par téléphone ce drôle d'établissement. On me confirma que les séjours étaient réservables pour une durée minimale de trois semaines. Le port de la cage était obligatoire ainsi que la nudité. Si pour une raison quelconque je souhaitais écourter le séjour celui-ci ne serait pas remboursable. Les photos montraient un bel hôtel avec parc et piscine. Une voie autoritaire me demanda 'je réserve à quelle nom'?. Je ne sais encore aujourd'hui pas pourquoi, je donnais mon identité et paya mes futures vacances avec ma carte bleue. L'entretien téléphonique ne dura pas longtemps, je reçus très rapidement un mail de confirmation de réservation.
Ces vacances d'été étaient donc prévu d'ici un mois. Je ne cessais d'aller sur leur site internet et me dis que j'allais vivre une extraordinaire aventure. Je trouvais difficilement le sommeil. Puis je reçu par voix postale un colis avec une lettre m'indiquant que je devais transmettre mes dimensions intimes en m'aidant du kit fourni. Le courrier stipulait que je devais communiquer toutes les dimensions au moyen d'un petit tableau façon Excel. Ces mesures étaient difficiles sous risque d'être prise en érection et j'avoue avoir été terriblement honteux de savoir que au moins une personne allait recevoir ces informations fortement personnelles.
Quelques jour plus tard, je reçu un appel téléphonique.
- Bonjour je suis M.Leon de 'L'Hotel', je suis le soudeur et c'est moi qui vais prendre en charge la conception de votre cage de chasteté. Pourriez vous me confirmer certaines mesures ?
- Heu, ho, oui
Honteux je confirma certaines particularité de mon anatomie à un parfait inconnu.
Plus mes vacances approchaient plus une boule d'angoisse commençait à faire pression en moi.....
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Je n’ai pas vraiment « souffert » du Covid, contrairement à beaucoup.
Même si cette période a apporté nombre de bouleversements dans ma vie.
Mais le plus dur ça a quand même été de ne plus pouvoir sortir, à cause des restaus, cinés, spectacles à l’arrêt.
Alors, cette réouverture, tant de fois promise et différée, je l’attendais !
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C’est moi qui avais réservé, pour samedi soir.
Dans ce restau où nous nous sommes rencontrés pour la première fois, « pour de vrai ».
Cette première soirée où j’ai pu te parler de vive voix, te regarder, te toucher.
Avant que nous ne nous ne « découvrions » plus avant, quand tu m’as proposé de m’emmener chez toi, dans ta maison de Normandie, au sortir de ce même restau.
Alors, je l'adore, ce restau qui fait désormais partie de notre "mémoire partagée".
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Son nom me fait toujours sourire, et penser à toi à cause de la deuxième partie de son intitulé : l’oreille et la queue 😀
Il vient de réouvrir, enfin.
Le Maitre d’hôtel est toujours le même, qui nous connaît bien désormais.
Il s'arrange chaque fois pour que nous ayons toujours notre table du premier soir, discrète, tout au fond.
Nous obligeant à traverser la salle, sous le regard des autres.
J'ignore toujours qui ils regardent, toi ou moi.
Mais je suis fière de me montrer ainsi avec toi et qu'ils comprennent que je suis à toi 😀
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Comme c’est moi qui invitait, j’ai choisi le vin.
Talbot 2011. Parce que contrairement à moi qui préfère les Bourgogne, toi, tu es davantage Bordeaux.
Et qu’un Saint Julien, ça te va bien.
Riche en sève, racé, élégant, puissant et doux à la fois.
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J’avais mis une robe largement ouverte dans le dos et décolletée sur le devant, pour te plaire,
Même si c’était inutile, puisqu’à lire le désir toujours dans tes yeux, j’ai le sentiment de te plaire quelle que soit ma tenue.
Ce qui n’est pas pour me déplaire, à moi 😀
Pas de sous vêtements.
Nous le savions tous deux.
Les autres pas. Quand même, il est des choses qui ne concernent que nous.
Et ma robe n’était pas assez transparente pour qu’ils puissent s'en rendre compte.
Je sais que ça t’excite de me savoir ainsi, immédiatement accessible, disponible.
Et moi aussi, c’est comme ça que j’aime me sentir, me percevoir quand je suis avec toi.
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Il était déjà 23 heures quand nous sommes sortis du restau.
Mais j’avais trop envie de toi.
Alors, une fois dans la voiture, quand tu t’es assis, après m’avoir tenu la portière, comme tu le fais toujours, je n’ai pas résisté.
Nous avons nos « codes » pour certaines choses.
Ma main sur ton entrejambe, pour te signifier que mon désir ne saurait attendre davantage.
Et toi aussi, au vu de la bosse que faisait ton pantalon, tu en avais visiblement envie.
Le parking était vide, la position certes un peu acrobatique, mais j’ai appris à faire avec.
Tu as pris ton temps pour te vider dans ma bouche, pour me laisser profiter le plus longtemps possible de toi.
Jusqu’à ce que tu n’en puisses plus.
Et que tu me donne à déguster un autre nectar que celui que nous avions partagé à table 😀
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L’horaire légal du couvre feu était largement dépassé quand nous sommes enfin arrivés chez nous.
Tout étant de ma faute, il était légitime que tu me punisses.
Sans compter que je ne demandais que ça :smile:.
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Elle fut l’instrument de mon « dressage », durant les premiers mois de notre relation.
Lors de notre phase de « découverte réciproque ».
Parce que même si toi aussi tu me « découvrais », c’était à toi de décider, de fixer les règles.
Puisque je te voulais pour Maître.
Et que c’est ce que j’attendais de toi.
Que tu fixes ces règles que je ne maîtrisais pas encore,
que j’apprenais au fur et à mesure.
Les règles de ton plaisir.
Et du mien.
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La cravache alors te servait à me punir.
Je devais la subir « librement ».
M’y soumettre de mon plein gré.
Sans être attachée ni entravée.
Te l’apporter avant de me prosterner ou de m’allonger sur le dos, cuisses écartées.
Selon que c’était mon dos, mon ventre, mes seins ou ma chatte qui devaient la recevoir.
Suivant la nature de la «faute » que j’avais commise.
Et ce que tu avais décidé 😀
Puis, la punition reçue, acceptée, je venais m’agenouiller devant toi.
Pour témoigner ma dévotion à cette partie de toi qui symbolise le pouvoir que je t’ai conféré.
Celle qui fait de toi le Mâle, mon Maître.
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Je pratiquais le bdsm avant de te connaître.
J’en maîtrisais les codes, les techniques, les règles.
Mais ce n’était qu’un jeu.
Un jeu de rôle dont je définissais les règles, les limites.
Je maîtrisais la technique.
Mais j’ignorais l’essentiel : que chaque Maître a ses désirs, ses exigences propres.
Et que dorénavant ce que je voulais apprendre c’était les tiens.
Et plus imposer les miens aux mec qui croyaient me posséder.
Alors, j’ai appris.
Tes désirs et la manière dont tu voulais que je te satisfasse.
Que je m’offre à toi.
C’est pour ça qu’il a fallu, que j’ai voulu que tu me dresses.
A ce que tu attendais de moi.
A coups de cravache et de queue.
J’ai apprécié les deux 😀
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J’ai appris vite.
Non pas tant pour éviter d’être punie.
Mais parce que j’ai toujours été bonne élève.
Au moins dans les matières qui m’intéressent 😀
Ce fût douloureux parfois.
Mais la récompense a été à la hauteur de l’effort.
Ton plaisir et le mien.
Aujourd’hui, je sais ce qui t’excite.
Ce que tu attends de moi.
J’ai appris ton corps, ton plaisir, comment te satisfaire, devancer tes envies aussi.
Je ne suis plus cette pouliche rétive des premiers temps.
Et j’aime te « servir ».
Comme tu mérites, comme tu dois l’être.
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Ça fait longtemps que tu n’as plus besoin de me punir.
Pour obtenir ce que tu attends de moi.
Sauf quand il m’arrive (parfois, pas trop quand même 😀) de te provoquer.
Alors la cravache ne te sert quasiment plus aujourd’hui à me punir.
Mais nous ne l’avons pas pour autant rangée au magasin des accessoires oubliés.
Parce que même lorsque le cavalier fait corps avec sa monture,
que lui et elle connaissent et comprennent l’autre,
anticipent ses réactions,
ça reste le rôle du cavalier de décider et de guider.
En faisant en sorte que sa « pouliche » donne chaque fois le meilleur d’elle-même.
C’est à cela que te sert ta cravache désormais.
Et j’aime ça.
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Bon, je sais.
Compliqué d’écrire sur un sujet déjà abordé, surtout quant il l’a été par Méridienne.
https://www.bdsm.fr/blog/6064/Litt%C3%A9rature-et-sadomasochisme-:-l'abn%C3%A9gation-dans-Histoire-d'O/
Alors, j’ai hésité.
Mais comme j’avais déjà commencé à rédiger quelque chose, j’ai continué.
Et puis finalement, je me suis dit, « tant qu’à faire, quand bien même je n’ai pas son talent à elle, autant publier aussi mon texte ».
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Je n’ai jamais aimé la littérature érotique.
Je suis plutôt « classique » en matière de littérature.
Le XIXè, le XXè.
Chateaubriand, Hugo, Zola, les poètes du Parnasse, Rimbaud, Verlaine, Malraux, Bernanos, Georges Sand, Yourcenar, Beauvoir, Camus, St Ex, Gary. Les surréalistes aussi, Breton et tout particulièrement "Nadja", Eluard et "Liberté" publié clandestinement en 1942 dans "Poésie et vérité" et repris en 45 dans "au rendez vous allemand".
Entre autres.
La littérature contemporaine m’ennuie.
J’aime les auteurs qui ont quelque chose à dire.
Et pas seulement sur eux.
J’ai commencé cinquante nuances.
J’ai du m’arrêter à la 20è ou 30è page.
Mal écrit, sans doute pour partie par un nègre (dans le sens d'écrivain en sous-traitance. Pas envie de me coltiner une plainte pour racisme par les adeptes du "politiquement correct" :smile:).
Comme souvent ce type de « littérature ».
Je n’ai évidemment pas acheté les différentes suites …
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Histoire d’O par contre a toujours fait exception à mes yeux.
J’ai découvert le roman de Dominique AURY/Pauline REAGE quand j’étais ado.
En même temps que le sexe et mon goût pour la soumission.
Je l’ai dévoré en cachette.
Bon, mes parents ne m’ont jamais interdit grand-chose, mais quelque part je craignais quand même qu’ils ne me questionnent à ce sujet.
J’ai aimé le style, l’écriture, les mots.
La manière dont ils étaient ciselés.
Mais en même temps, le texte lui-même m’interpellait.
La manière dont O était traitée, tout en étant toujours totalement consentante.
La violence extrême de ce qui lui était infligé.
Femme même pas objet, moins qu’un objet, utilisée, exploitée, prostituée.
Et en même temps, son acceptation de ce qu’on faisait d’elle, son abnégation totale, sa dévotion pour ses « Maîtres ».
Le tout dans un cadre feutré, des décors somptueux.
,_______________
A l’époque, je découvrais la soumission, avec un gamin de mon âge.
D’une manière totalement différente, ludique.
Dans une confrontation joyeuse où à la fin, c’est lui qui prenait le dessus.
Mon côté « brat » (que j’ai quand même perdu un peu avec le temps).
En tout cas, totalement étrangère au sado masochisme violent dont O était la victime consentante.
Si tant est qu’elle fût réellement masochiste.
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Histoire d’O a été publié en 1954.
D’abord proposé à Gallimard, qui l’a refusé pour cause de « pornographie », puis aux Editions des Deux Rives (nouveau refus), c’est finalement Jean Jacques PAUVERT qui en fût l’éditeur, avec un premier tirage, confidentiel, à 600 exemplaires.
Les critiques d’emblée furent à l’image de l’œuvre : « à vomir » pour Mauriac, élogieuses de la part de Graham GREENE et Georges BATAILLE.
Les éditions PAUVERT ont d’ailleurs été poursuivies pour « outrage à la pudeur » mais le procès n’a jamais eu lieu.
L’année suivante, Histoire d’O obtint le prix des Deux Magots.
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Je ne serais jamais O.
Tout simplement parce que tu ne pourrais être ni René et encore moins Sir Stephen.
Ta vision de la femme, ta « dominance » reposent non sur la négation de la personnalité de « ta » soumise mais au contraire le besoin de la faire « grandir » dans la confiance et le respect.
Et ton « sadisme » ne vise pas à satisfaire tes pulsions à toi (quoique 😊 ) mais au moins tout autant mes désirs.
Parce que tous deux nous avons besoin du plaisir de l’autre.
Pourtant, aujourd’hui, je me retrouve par certains aspects dans le personnage d’O.
Ou du moins je la comprends mieux.
Non pas dans les pratiques extrêmes qu’elle subit (même si j’ai connu le fouet grâce à toi), mais dans son désir, sa dévotion aux hommes qui la possèdent.
Le caractère presque sacré de sa relation à eux.
Quand bien même dans mon cas, de Maître, il n’y en aura jamais qu’un :smile:
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Lors d’une ballade récente, c’était en février, nos pas nous conduits au marché au livre ancien du square Georges BRASSENS.
Et là, en flânant entre les étals des bouquinistes, je suis tombée sur le deuxième tirage (pas l’édition originale hélas, mais de 1954 quand même) d’Histoire d’O.
Sans "Retour à Roissy" qui ne fût publié qu'en 1969.
Evidemment, tu as voulu me l’offrir.
L’ouvrage trône aujourd'hui dans notre bibliothèque.
Peu importe désormais ce que les gens penseront.
Je m’en fous.:smile:
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Lien : ce qui permet d’attacher, d’entraver, d’immobiliser.
Mais aussi ce qui unit deux personnes, les engage chacune vis à vis de l’autre.
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Les liens et « le » lien.
Deux sens différents pour un même mot.
D’un côté les cordes, les attaches, les menottes, les chaînes, une simple ceinture parfois.
Tout ce qui qui te permet de m’attacher, de m’entraver, de m’immobiliser pour faire de moi un simple objet de plaisir, sans autre choix que de « subir » ce que tu décideras.
De l’autre, ce qui nous unit, sur le plan intellectuel, cérébral, mais aussi physique.
Grâce à cette partie de toi qui me relie à toi pour mon plus grand bonheur lorsque tu me possèdes 😀.
Les deux pourtant sont complémentaires.
Puisque c’est « le » lien nous unit qui légitime « les » liens, qui te servent à m’attacher, m’entraver, m’immobiliser afin de pouvoir m’utiliser à ta guise.
Ce lien que j’appelle aussi désir, confiance, complicité.
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Avant, je répugnais à me laisser attacher.
On ne sait jamais.
Ce peut être dangereux avec un inconnu.
Aujourd’hui, je n’ai plus peur.
J’aime au contraire me savoir à ta merci.
Attachée, entravée, suspendue parfois.
Sur un lit, une croix de Saint André, un chevalet, un pilori.
Écartelée, les bras et les jambes en croix.
Offerte.
Alors, quand tu m’attaches ainsi, mon sexe devient moite.
Dans l’attente de la seule chose qui compte.
Toi.
Pouvoir m’abandonner à toi.
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Calée dans les bras de l’homme, elle expose son dos dénudé. Appuyé contre le mur, ses yeux dans les siens, l’homme fait face à Max qui manie le fouet. Il maintient la femme offerte, ses deux bras autour de son cou délimitent leur forteresse protectrice. Oui, il la protège symboliquement de cette douleur qu’il lui inflige, par instrument et mains interposés. Il fait confiance à celui qui frappe et cingle en rythme, précisément, implacablement. Et il a une entière confiance en elle, prisonnière volontaire de son étreinte.
Marcus :
Je te maintiens, fermement. Je sais que tu as besoin de ma lucidité et de ma détermination pour t’abandonner, pour supporter cette douleur limite, une de celle qu’on ne supporte que parce qu’on l’offre. Tu m’offres ta douleur, princesse... Absorbe ma force, sers-toi, elle est là pour toi.
Si j’aime te faire mal, cette expérience est nouvelle pour moi. J’aime te voir souffrir, oui, mais quand j’endosse le rôle du bourreau, quand je suis l’ordonnateur, l’exécuteur et le consolateur. Aujourd’hui, ce n’est pas moi qui officie, j’ai délégué mes actes, un autre est réactif dans l’équation de notre processus alchimique. Aujourd’hui, je te ressens différemment, je te ressens profondément, je ressens tous tes raidissements et tes relâchements, je sens tes morsures dans ma chair, je sens ta respiration saccadée, je sens chaque frémissement de ton corps qui se densifie, je sens ta pression exigeante et ta tension qui irradie... De mon pouce je caresse ta joue pour prendre en douceur ta douleur, pour me repaître de toi.
Tu es sur le fil, funambule au-dessus de l’inconnu, je le sais, et il m’appartient de te communiquer ce sursaut final d’acceptation, en recueillant tes cris à pleine bouche. Je te protège mon amour. Tu peux lâcher prise, je suis là.
L’émotion de te prendre, de te posséder m’emplit et s’amplifie, je bande de ce cadeau inestimable, je bande de ton abandon, je bande de te tenir, toi, ma vie, entre mes mains.
Constance :
À chaque coup, je me cabre contre ton corps, il me sert de point d’ancrage, de digue provisoire contre cette vague qui va m’emporter. J’ai souhaité être là. J’ai souhaité être là, et endurer le fouet qui me flambe en surface et me consume à l’intérieur. Je ne peux pas être ailleurs qu’ici, dans cet espace que nous créons ensemble, où l’instigateur du supplice est le seul qui peut m’en protéger. À chaque trace de feu boursouflée qui marque ma peau, je m’immisce sous ton enveloppe, je fusionne avec ton corps. Je t’aime. Je te sais concentré, attentif, directif, je te sais indéfectible. Je laisse enfler mes gémissements, mes cris, je mords ta poitrine, le creux de ton bras. Digue rompue, je hurle la souffrance qui me traverse, et tu avales mes hurlements pour accompagner mon chemin vers l’autre côté...
Je n’ai plus qu’une seule certitude : tout mon monde est suspendu à ton contact, tout mon monde est réduit à ce point où se concentrent ta chaleur, ta force, ta volonté. Je suis chose en toi, et jamais un autre endroit ne pourrait m’offrir un refuge plus sûr.
Marcus :
Je sens ton corps s’alourdir, abandonné enfin. Je sais que tu as basculé. Je fais signe à Max de ne pas cesser, pendant que mes bras viennent couvrir ton dos, se posent à ta taille. La lanière de cuir tressé strie ma peau, la morsure du fouet ravive toute ma lucidité, toute mon acuité. Je murmure alors ta délivrance à ton oreille : « C’est fini... ». Je t’ai fait toucher le fond, je t’y ai maintenue, je t’ai sentie t’enfoncer, te noyer, te diluer. Lentement, je vais te ramener, essoufflée, épuisée de douleur, trempée de sueur, trempée de ces larmes que je lèche doucement, mes mains de part et d’autre de ton visage lumineux et serein. Vibrante. Ma princesse, tu es bouleversante.
— Regarde-moi...
Tes mains rivées à mes avant-bras, tu enfonces tes ongles en gémissant doucement.
— Si. Regarde-moi. Maintenant.
Je plonge dans tes yeux grand ouverts baignés d’eau salée, je sonde, je vérifie. Je vérifie que tout est bien.
Constance :
À quelle vitesse s’enfuient les minutes et les heures quand, imbriquée en toi, je te donne ma reddition ? Dans cet espace hors du temps je te respire, enveloppée d’impressions sonores étouffées, apaisée par les battements de ton cœur ; ils forment la barrière protectrice érigée pour clore et garder notre monde à l’abri. Je ne veux pas le quitter, pas encore, pas si vite. Ta voix, ferme, à mon oreille à nouveau. Je reviens à l’autre monde en ouvrant les yeux, en reconnectant mon cortex anesthésié. Mon dieu, tout en toi rayonne la puissance et l’attention, et je t’aime, tellement, totalement, absolument. Tu me tiens, tu m’observes, tu me décryptes ; je te donne ces larmes qui coulent doucement, elles t’appartiennent, elles sont ma récompense, elles sont ta récompense.
À présent embastillée entre tes jambes, ma joue posée contre ton aine, je peux refermer les yeux, plus rien ne peut m’atteindre... Tu observes mon dos, ton doigt parcourt ma peau, dessine des traits et des frontières, remonte jusqu’à ma bouche, y laisse un goût métallique... Tu poses ta chemise blanche sur mes épaules, tu enveloppes mes frissons d’un tissu de douceur imprégné de ton odeur. Je ne veux pas quitter ton contact, jamais. Je souris en embrassant doucement le creux de ta main, puis, surprise, je passe et repasse mes lèvres sur les reliefs rouges piquetés de tes avant-bras...
— Pourquoi ?
— J’en avais besoin...
— Pourquoi ?
— Proximité et vigilance. Je ne dois pas oublier combien c’est douloureux. Je ne dois pas oublier la valeur de ce que tu me donnes.
Tu refermes ton emprise et ton cocon sur moi.
Tout est bien.
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