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Coromandel

Homme Dominateur. 33 ans. est engagé(e).
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 03/02/24
Étant amateur d'Histoire je suis notamment attiré par les sociétés dîtes « d'Ancien-Régime ». Et dans la féodalité médiévale il y a quelque chose qui m'a toujours profondément touché depuis l'enfance, sans parvenir pendant longtemps à vraiment comprendre pourquoi. Loin de moi l'idée de glorifier un passé fantasmé et mal connus, loin de moi l'idée d'écarter les méfaits d'une société traditionnelle, sexiste, superstitieuse, violente, intolérante etc ^^ J'ai étudié l'Histoire à l'université pendant 5 ans, je ne sais que trop bien qu'il n'y a aucune période historique mieux qu'une autre ! Et qu'il faut, surtout en histoire médiévale ! Garder à l'esprit que nous ne voyons qu'une bribe altérée des réalités anciennes. Je m'inspire seulement de ce que nous comprenons de certaines pratiques sociales passées car j'ai trouvé qu'il pouvait y avoir un intéressant parallèle à faire entre la notion de « suzeraineté/vassalité » du moyen-âge et les relations bdsm modernes. La féodalité est une société basée sur des rapports hiérarchisés entre individus plus ou moins libres. Ce sont des rapports faits de serment, de protection, de service et d'hommage qui régulent les relations sociales et déterminent la place de chacun dans un monde où la tradition impose de conserver son rang. De nombreux rapports différents se superposent dans ce monde complexe dont par exemple et de manière non-exhaustive : le servage, la suzeraineté/vassalité, le patriarcat, le mariage, le clientélisme, l'esclavage, etc. Et je ne parle même pas des rapports à la religion et à ses ministres !   La vassalité/suzeraineté est le sujet qui m'intéresse ici : Il s'agit d'un rapport de dépendance qui engage un dominant et un dominé dans un contrat juridique et spirituel basé sur l'échange de serment et d'hommages dont chacun tire droits et devoirs dans une relation asymétrique et hiérarchisée mais considérée comme Juste pour chacune des parties qui y a librement consentis. Je vais détailler quelques tenants et aboutissants d'un tel rapport : - La relation est personnelle, entre deux individus libres et d'égale dignité (comme par exemple deux chevaliers, deux seigneurs etc ) contrairement au servage où les individus ne sont pas égaux de naissance (les paysans roturiers « appartiennent » à [enfin plutôt à la terre de] leurs seigneurs par exemple). C'est le vassal qui se place théoriquement de son propre chef librement sous la protection d'un suzerain ( dans les faits c'était souvent beaucoup moins libre et beaucoup moins pacifique ^^ ). Ce sont des serments et vœux publiques qui établissent les règles de la relation : en somme il s'agit d'un contrat engageant dans un monde de justice orale puisqu'il est fait devant témoins.   - Le suzerain obtenant une part de la souveraineté de son vassal possède le droit de le commander. En échange de ce pouvoir le vassal qui se met à son service obtient une « protection » de la part de son maître. Ainsi le vassal est contraint dans sa liberté souveraine : il ne peut se marier, se déplacer, construire ou céder des terres, nouer des alliances, lever des impôts, organiser une réception, etc ... sans demander la permission de son suzerain. Y manquer est une insulte et demande réparation ! Inversement le suzerain est responsable de son vassal, tant matériellement que spirituellement. Il doit pourvoir à ses besoins et répondre à son appel en cas de danger. Il doit aussi veiller aux intérêts de son vassal et à ceux de ses subordonnés. La réputation du vassal impacte la réputation du suzerain, et la négligence du premier témoigne de la faiblesse du second.   - Afin de sécuriser chacune des parties, elles doivent régulièrement démontrer leur fidélité par le témoignage d'hommages durant lesquels des comportements dominants et dominés publiques et privés rappellent à la fois la hiérarchie et le soutien mutuel sans forcément chercher à témoigner d'une humiliation, mais plutôt témoigner de l 'honneur que chacun a de respecter sa parole. Enfin cette relation induit un comportement d'apparat réglementé, souvent par l'utilisation d'attributs comme des vêtements ou des objets mais aussi par l'adoption de postures rituelles en privées et en publiques (baisser la tête, se lever, garder le poing sur la garde etc) ou de coutumes de langages (Sir, seigneur, maître etc).   Maintenant que vous comprenez mieux ce qu'est un suzerain et un vassal, est-ce que vous y voyez le même parallèle que moi ?     A titre personnel, transposée dans le domaine des relations bdsm, je trouve que la suzeraineté/vassalité est une notion appropriée pour exprimer la nature de la relation que je souhaite construire. Il s'agit de l'articulation juste et fructueuse d'une relation hiérarchique, d'une relation consentie dans laquelle il y a un dominant et un dominé qui s'échangent un pouvoir. La personne soumise se met au service de son maître par une soumission à son pouvoir naturel, ou à son rôle durant une relation temporaire, et apprécie le commandement de ce dernier au nom des qualités qu'elle lui reconnaît.   Ma relation bdsm est un engagement d'individus libres, une cession de souveraineté sur des droits personnels en échange de devoirs, à plus ou moins longs termes, au sujet de plus ou moins de domaines (ex : plaisir sexuel, moyen d'y parvenir, hygiène, loisir, etc). Ce n'est ni en vertu de nos sexes ni en vertu d'aucune distinction humaine de dignité, de foi ou d'origine ethnique etc … Ce n'est pas la représentation d'un ordre, d'une hiérarchie universelle, ce n'est que la relation particulière entre deux personnes données. Il y a une stricte égalité de nature, c'est parce que c'est moi, et parce que c'est elle. Pas parce que je suis un « homme », pas parce que c'est une « femme » ! Ce n'est pas du patriarcat, ce n'est pas un mariage, ce n'est pas un couple. C'est une relation bdsm basée sur des transferts de pouvoirs/responsabilité réglée par un contrat révoquable.   La personne dominante assure une certaine « protection » à son/sa protégé-e, mais doit surtout assistance, écoute et bienveillance. La protection dans le cadre d'une relation bdsm signifiant à mon sens la sécurité de ma partenaire : la gestion bienveillante des responsabilités transférées dans le cadre du contrat, un soucis permanent du bien être mental de ma partenaire, la « re-vérification » honnête de son consentement malgré les transferts établis, le désir de ne pas seulement la considérer comme une possession, mais comme une personne ayant des plaisirs et des souffrances personnelles sur lesquelles je dois veiller en plus d'avoir des droits et devoirs dessus.   Afin de jouir de cet état de relation, j'aime aussi assister à l'hommage régulier, ostentatoire et spirituel autant que matériel de ma partenaire soumise. Cela donne à chacun le plaisir de témoigner les sentiments d'affection et de respect qu'il porte à l'autre car nous entretenons une relation à double sens dont chacun tire un sincère bénéfice bien que notre relation soit asymétrique. J'aime aussi que dans mon bdsm nous affichions des attributs de notre état afin d'entretenir le respect et la fidélité à notre rôle, que nous respections des postures, des coutumes de langage et des règlements vestimentaires par exemple pour commémorer le lien qui nous unie, voir pour le témoigner publiquement.   Et comme dans un contrat de vassalité, je ne vois pas mon bdsm comme quelque chose qui humilie ma partenaire, mais quelque chose qui nous honore tout les deux, une relation qui fait notre fierté à chacun et qu'il nous importe de rendre meilleure par amour et par respect ! Parce que de ce rapport respecté découlent l'ordre et la paix en nous même, entre nous et avec le monde.
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Par : le 24/01/24
En bdsm, nous employons souvent des mots forts, en cela qu'ils servent à exprimer des sentiments ou des émotions fortes. Moi même j’emploie des mots que je crois adaptés mais dont je ne suis pas toujours certain de la signification, ou parfois des mots volontairement inadaptés que j'emploie en sachant pertinemment que j'en transforme la signification. Mais j'ai souhaité me replonger dans la définition de certains mots que je trouve souvent mal employés, ou que je voulais à l'avenir mieux employer. S'est ajouté un peu de réflexion personnelle toujours inspirée et motivée par la bonne définition des termes qui m'ont posé problème. Ainsi, armé de plusieurs dictionnaires, j'ai philosophé sur ces mots que voici : Respect, dévotion, fidélité, loyauté.   Respect :   Le respect est une chose complexe et personnelle. Il s'agit d'un regard sur quelque chose, il s'agit d'une considération. Il n'est pas inné, il est le fruit d'un effort, d'une réflexion. On mesure, estime quelque chose, et de cet examen découle un respect variable. Un grand respect indique qu'on a estimé de grandes valeurs à la personne/chose/parole. La philosophie amène indubitablement à considérer au moins tout être humain (si ce n'est tout être vivant) comme une fin en soi, c'est à dire que malgré toutes considérations qu'on puisse se faire au sujet d'un individu, on ne peut intellectuellement pas lui omettre la dignité d'être humain autant que soi, sa libre pensée, son droit à considérer autrui et soi même. Respecter sa parole c'est avoir de la considération pour ce qu'on a dit, et souvent donc il s'agit d'une parole à laquelle on a trouvé ou donné de la valeur. C'est ainsi rester fidèle aux engagements contractés car on les a considéré, parce qu'ils ont eut de la valeur. Le respect à une personne c'est l'appréciation qu'on se fait d'elle. Ce respect évolue donc avec la relation qu'on entretien avec cette personne. Le respect est une notion active, présente, en évolution. C'est un écueil très commun que celui d'ignorer ou de méprendre l'impact de la relation sur le respect qu'on a pour quelqu'un. D'autre part le respect qu'on a de cette relation en dehors du respect qu'on a de la personne, est une chose à part entière et qui évolue, parfois différemment de la considération qu'on a de la personne. On peut ainsi ne pas cesser d'avoir du respect pour quelqu'un sans pour autant avoir beaucoup de respect pour la relation qui nous relie. Et inversement, on peut bel et bien avoir estimé beaucoup de valeur à la relation qui nous relie à quelqu'un qu'on ne respecte plus en tant que personne. Manquer de respect à quelqu'un, c'est de ne pas agir conformément à la considération préalable, soit partagée et socialement attendue, soit personnelle et donc souvent passée. L'insulte, ce n'est pas manquer de respect, c'est soit témoigner à son interlocuteur le peu de respect ou la baisse de respect qu'on lui porte, ou le mépris, soit en témoigner à d'autre dans le but de réduire le respect des autres envers la personne que l'insulte vise. Faire preuve de respect, c'est témoigner, donc communiquer sa considération, bien que souvent il s'agisse surtout de témoigner de son adhésion, de son maintien à la considération préalable, soit publique, soit passée. Respecter quelqu'un peut ainsi globalement se traduire par le fait de faire l'effort de ne cesser de considérer une personne et maintenir un témoignage équivalent à l'estime qu'on porte à la personne. Avoir du respect, c'est avoir des estimations fixées alors que respecter c'est le fait de présentement estimer, de considérer à chaque instant, d'être en action de regarder quelque chose ou quelqu'un et de le mesurer vis à vis de ce qu'il est à présent et de ce qu'il a été et/ou sera. Un profond respect est un respect fondamental, c'est à dire considérer qu'une chose, une parole, une personne, joue un rôle fondamental dans notre façon de respecter/considérer d'autre choses, paroles, personnes. Autrement dit encore, c'est une appréciation dont les tenants et aboutissants servent à définir d'autres appréciations qu'on porte sur notre environnement. Ainsi on a un profond respect pour une personne, réelle ou fictive, dont l'appréciation qu'on s'est fait d'elle influence l'appréciation qu'on se fait de nous même, et de toute autre chose.   Dévotion :   D'abord d'ordre religieux, la dévotion c'est le témoignage affecté et ostentatoire d'un grand respect, voir d'un profond respect. Affecté car il n'est pas tout à fait qu'intellectuel. Si le respect est éminemment mental car il découle de l'appréciation d'un examen qui peut être certes émotif, mais aussi n'être que raisonnable, son témoignage dévoué est lui par contre passionné, donc ne peut-être raisonnable. La dévotion ce n'est pas un témoignage sobre, poli, ou simplement dû. C'est un débordement, il faut donc un code à transgresser, une marge à franchir, une règle à dépasser. La dévotion est un acte dont la portée, par son débordement affecté, va au delà de l’attendu, du devoir, du normal. Ostentatoire car il est voué à être vus par un personne réelle ou fictive au moins en plus de soi même. Un témoignage est un acte social, qu'importe le nombre et la qualité des témoins. Mais il n'est pas de témoignage sans témoin. Un personne dévouée témoigne à des témoins présents, passés ou futures, fictifs ou réels, par un acte de dévotion, de la valeur de l'appréciation qu'il a de son objet de dévotion. La dévotion, ce n'est pas une marque de respect privée, ni un acte social banal servant à identifier les rapports de respect entre individus. C'est témoigner la fierté de témoigner du respect ! Quand bien même il s'opère dans le secret, en privée, ou même seul, un acte de dévotion doit pouvoir être partagé, publié, présenté, vus, pendant ou après son exécution. Soit parce qu'il en résulte une production, soit que le message peut être transmis à d'autres témoins ensuite, soit parce qu'on considère que l'acte peut être considéré par des êtres surnaturelles. Être dévouée, c'est agir au delà des réactions attendues. C'est donc encore dépasser une règle. Être dévoué c'est respecter avec une passion débordante, c'est à dire de manière exagérée. A la manière de la dévotion, une personne dévouée souhaite qu'on considère que sa fidélité, ses actes la témoignant, n'est pas seulement respectueuse, mais dévouée, au delà de ce qui est attendue.   Fidélité :   La fidélité, c'est la constance de l'être. Est fidèle ce qui se conserve malgré l'usure, et porte ses fruits également malgré la contrainte. Car être fidèle à soi, à ses valeurs et à ses principes, ou à autrui, ce n'est pas conserver une vérité qui ne souffre pas ; c'est la maintenir quand elle s'altère, quand elle est en danger, ou quand elle met en danger. Entretenir la continuité du respect à ses paroles, à ses pensées, à ses actes qui nous ont engagé est la fidélité. Car les paroles en l'air, les pensées gratuites et les actes manqués ne demandent pas d'être respectées. L''infidélité n'existe qu'en négatif de la fidélité, car sans engagement à respecter, il n'y a pas de constance à entretenir. La fidélité est temporaire, en cela qu'elle est la conservation, l'affirmation, la défense d'un engagement passé. Elle n'est jamais instantané, et engage à l'avenir. La fidélité se joue toujours en au moins deux temps : l'heure de s'engager, et l'heure de le prouver. Plus longtemps est maintenue la fidélité, plus importante est-elle. Ainsi une infidélité au premier écueil est pénible, la défection d'une fidélité de longue date ou déjà éprouvée est terrible.   Loyauté :   La loyauté, est plus encore que la fidélité, une affaire d'autrui. On ne peut pas être loyal à soi, alors qu'on peut être fidèle à soi même. Car être loyal, ce n'est pas être fidèle qu'à soi même. C'est être fidèle à tout ce en quoi une personne qu'on respecte est fidèle. C'est respecter l’engagement d'autrui comme le sien et donc ne lui nuire ni ne le nier, mais bel et bien le conserver, l'entretenir et l'améliorer comme s'il était sien. C'est un transfert de respect, la loyauté c'est s’approprier la fidélité qu'autrui engage. Crédits illustration : Studies for philosophy, 1898-1899 de Gustav Klimt Source ; https://www.wikiart.org/fr/gustav-klimt/study-for-philosophy-1899
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Par : le 15/05/23
On entend souvent parler de lâcher prise dans les pratiques bdsm. Voici un petit essai de reflexion à ce sujet : Lâcher prise en revient à mon sens à quelque chose de méditatif : C'est à dire qu'on est seulement dans l'instant présent, à accueillir l'expérience telle qu'elle se présente, sans peser dessus de nos histoires ou de nos projets. Juste là maintenant ici. Sans chercher à prévoir ou sans comparer. Pas de passé ni de futur en jeu. Rien que le présent absolu. Sans se polluer de quoi que ce soit d'autre que l'expérience qui est en train de se dérouler. Sans se polluer de jugement, d'auto dénigrement, d'auto-satisfaction, sans se penser ou se regarder. Sans commenter ou sans juger autrui, sans le regarder par le prisme de nos attentes ou de nos peurs. Ca ne veut pas dire s'abandonner. Ca ne veut pas dire maitriser : C'est être absolument présent. Et être ainsi véritablement présent, c'est éprouver la sensation de liberté. Car ce qui entrave notre liberté c'est tout ce qui est hors de l'instant consciemment présent. Finalement ce que cherchent les soumis-es souvent c'est à ne plus penser ; et les domima-nts c'est aussi ce qu'on cherche ! Pour ma part : c'est de ne plus me sentir coupable. Être libre de mes propres pensées sur ce que je vie. Alors celui qui maîtrise maîtrise vraiment et celui qui s'abandonne s'abandonne vraiment. Moi je ressens facilement cela dans une sexualité primal : Je suis tout entier seulement à mon désir d'elle. Rien que l'envie puissante de jouir de toutes mes forces. Parce qu'elle me le permet : elle a consentis à ce que je puisse être tout entier à mon désir et nous avons vu ensemble ce qu'il m'est possible de faire, ou du moins  ce qu'il m'est impossible de faire ! Mais je le ressens aussi quand je suis absolument attentif et concentrer de toutes mes facultés sur l'impact de mes mains sur son corps qui jouit d'être ainsi tant sollicité. Car pour son bien et son plaisir, je cherche à être totalement connecté à elle sans être pollué. Lâcher prise c'est pas lié à ce qu'autrui fait, ce n'est pas autrui qui permet de lâcher prise. C'est soi, et uniquement soi qui lâche prise. Car il n'y a que soi qui tenait prise ! ^^ C'est plus facile de croire que lâcher prise est la conséquence mécanique d'une causalité : Il me frappe, j'ai de l'endorphine, je lâche prise. Ce n'est pas lâcher, ça c'est perdre prise ! Lâcher prise c'est s'en remettre à ce qui se passe maintenant. Pas sen remettre à quelqu'un. Ca s'est autre chose. C'est parler de responsabilité. Lâcher prise ce n'est pas être irresponsable ! Sinon les dominants ne pourraient jamais lâcher prise ! Tranmettre sa responsabilité c'est ok ! Dès lors que c'est communiqué, compris et conscentis de toues parts. Alors évidemment pour lâcher prise, quand on est pas habitué, il faut crée un contexte rassurant, qui limite les pollutions de l'esprit. Les doms sans le savoir ne font en fait qu'offrir un terrain favorable à ce que leur soum puisse lâcher prise. Mais lâcher prise ce n'est pas obligatoirement donner la prise à quelqu'un. La preuve, moi je lâche prise en prenant la prise de quelqu'un ! ^^ Donc lâcher prise c'est une histoire personnelle et individuelle d'attention à l'instant présent. Et la pratique du bdsm doit, je pense, ammener à se questionner sur la qualité de l'attention qu'on porte à l'instant présent qui est en train de se dérouler. Comment être véritablement au service d'un maître, dans le don de soi, si on est pas absolument là à ce qu'on fait juste maintnant ici ? Comment mâitriser une situation quand dans le contrôle qu'on opère on est parasité par des questionnements, des doutes, des peurs, ou des distractions ? Bonne reflexion à vous. Je vous souhaite paix, amour et plaisir ! Crédit illustration Artiste : Matija Peček https://www.artplaymagazine.com/shibari-matija-pecek/
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Par : le 28/06/22
Le propre d'un fantasme est-il qu'il nous excite parce qu'il est non réalisé ? C'est le désirer, l'attendre, parfois le culpabiliser ou le craindre qui fait sa force. C'est quelque chose de très mental, dont on a souvent déjà imaginé les tenants abouttissants de nombreuses fois, un rêve qu'on entretient pour ce qu'il est : quelque chose d'interdit, d'innateignable mais que l'on considère pourtant possible. Dans tout les cas c'est quelque chose de personnel, d'intime, subjectif. Pour toutes ces raisons, le réaliser peut être souvent grandement décevant car la réalité ne se produit pas toujours exactement comme on l'aurait désiré. Parfois on parvient à créer les conditions exactes de notre fantasme et c'est alors des moments d'une rare et puissante jouissance. La différence avec les désirs, c'est que les désirs s'estompent généralement une fois assouvis. Mais les fantasmes : même une fois réalisés, ils perdurent. Je dirais même qu'une fois devenus réels, ils grandissent, s'enrichissent, se précisent et se multiplient ! Comme les émotions sont des reflexes, et les sentiments des constructions d'émotions produisant une histoire ( sentiment amoureux = désir, fusion, crainte, jalousie, plaisir etc ) ; les fantasmes sont eux aussi des constructions de désirs qui restent en nous même une fois qu'on les a vécu. Tout comme la succession des émotions du sentiment amoureux ne font pas disparaître le sentiment. Maintenant la question : doit-on les vivre ? Ça dépend ! Chercher obsessionnellement à ne réaliser que ses fantasmes a deux inconvénients : - Le premier étant qu'alors on utilise notre/nos partenaires comme des moyens, des outils nous servant à réaliser notre plaisir unique. Si le bail est clair et consentis par les deux partis : ok ! Mais attention tout de même à être donc sur la même longueur d'onde. -Le second écueil est la déception. Car souvent le fond véritable du fantasme nous échappe ! Certains fantasmes simples sont liés à des sollicitations de sensations. C'est assez mécaniquement réalisable et il y a peu de chance de se tromper. Mais certains fantasmes sont très subtils et profonds ; tant qu'ils touchent en fait quelque chose d'inconscient et d'émminement psychologique. C'est alors que peuvent se produire des obsessions et des frustrations et déceptions destructrices. Du coup dans tout les cas je concluerais de cette manière : Ce qui m'importe est moins de réaliser exactement mes fantasmes que de chercher à m'en rapprocher ! Comme la destination terminale d'une longue randonnée, je sais que je souhaite l'atteindre mais je m'amuse à chaque pas et à chaque croisement en me dirigeant vers, en me voyant progresser ! Comme un phare éclairant mes attentes et angoisses, mes fantasmes guident mes pratiques. J'aime emmener mes partenaires et moi même sur le chemin de leurs/mes/nos fantasmes, nous en approcher, même les réaliser ! Car il faut bien atteindre la destination qu'on s'est fixé ! Pourvus qu'en chemin on ait pris du plaisir pour y arriver ! Et ne pas avoir simplement foncer bille en tête pour arriver au plus vite et s'essoufler ...
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Par : le 21/06/22
Depuis presque dix ans maintenant tu habites en moi ... ou plutôt, je vois depuis des années que tu habitais en moi. Nous n'avons pas toujours été d'accord. Te souviens tu les premiers temps comme tu m'étais interdit ? Oh que j'avais peur de toi ! Oh que je te désirais ! Il avait suffit que la première Muse évoque une idée mythique, digne d'un scenario de mauvais polar : Et si le meilleur de moi était mû par le pire de toi !? Merde ! Moi qui ai construit mon être pour devenir Jésus, tu es le Satan que j'ai laissé se former par excès de zèle. Non ne parlons pas de la première Muse s'il te plaît, tu sais que je ne veux plus que tu la regardes ! Surtout depuis qu'elle me regarde enfin ... Au début tu étais bien caché au chaud et tu m'as donné des sueurs froides. C'est dire que j'ai toujours eut une imagination fertile, et toi coquin tu savais semer en moi ! Je récoltais le courroux de mes valeurs insécables, le plaisir coupable de mes mains bonnes à briser. Quelles hontes ! Quels supplices je t'ai fait endurer ! Quelle culpabilité tu m'as fait ressentir ! Dans quelle folie j'ai crains que tu me fasses sombrer ! Puis on s'est apprivoisé par les mots, comme j'apprivoise toute chose : intellectuellement et sensiblement, en poésie. Tu te souviens ces nuits blanches à faire crever de fantasmes des inconnus par scenarios/jeux de rôles ? Tu te souviens ces poèmes glauques et érotiques que je brûlais de suite ? Tu te souviens cette pornographie hardcore qui me laissait le goût étrange de te violer ... toi, le violent de nous deux ! Non, j'ai vite compris ce que tu désirais. Et ce n'était pas quelque chose de sale ou de morbide au final. C'était la même chose que moi. Tu m'as épuisé les premiers temps à gesticuler comme ça dans mon être aux contours trop présents, et je t'ai boudé pour ça le plus souvent. Et le pervers des deux c'était moi, car je revenais toujours vers toi quand tu étais enfin calmé ! On a appris ensemble à se respecter à force de cette respiration entre nous presque méditative et pour la première fois j'acquis la sensation d'avoir un contrôle rassurant. Je savais que tu ne disparaitras pas, jamais. Alors que moi, je peux disparaitre. On est resté plus longtemps en bon termes qu'en mauvais finalement ! On est resté bons amis et on se donnait quelques nouvelles parfois. Trop occupé que j'étais à vivre là dehors ces aventures humaines dont tu n'avais cure. Oui on a écris beaucoup de poésie ensemble c'est vrai ! Comment oublier ? On a séduis tant de muses d'un soir sur les forums et sur les chats de ce pays kinky. On ne faisait pas de mal, on s'expliquait dès le début : Je suis un poète, et vous allez m'a Musé s'il vous plaît. On a jamais eut de relation D/s virtuelle. On a jamais pris le risque de faire du mal à qui que ce soit. On a appris beaucoup de choses sur nous grâce à ça. Rencontrer beaucoup de personnes, surtout des femmes, d'une grande intelligence qui révélaient finement et sensiblement les tenants et aboutissants de notre relation à toi et moi. Merci à elle toutes. Et quand on a été prêt : elle est arrivée. La seconde Muse ... Dieu qu'on l'a aimé tout les deux ! Et par tout les poètes, lequel de nous deux a-t-elle aimé !? Je crois qu'elle te désirait et qu'elle m'aimait. Rarement l'inverse. Nous on l'aimait et la désirait autant l'un que l'autre. On a rarement été tout les deux aussi d'accord qu'avec elle. C'est une autre histoire mon ami, nous n'en parlerons pas ici. La où je voulais en venir c'est aujourd'hui. Là maintenant. Il nous a fallu bien des années, bien des mots et bien des rencontres pour se retrouver si proche l'un de l'autre comme on l'est aujourd'hui. Va savoir, peut-être qu'un jour, nous ne serons plus qu'une seule et unique personne !
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