Il suffit d'un rien, parfois, pour déclencher des torrents...
Il a suffi que le hasard me fasse tourner les pages d'un livre pour que Lady Godiva apparaisse nue sur son cheval et déclenche en moi une irrépressible envie de chevaucher moi-même.
Automne, déjà tombent les feuilles, qui jonchent le sol, déroulant un tapis flamboyant.
Mon sac est prêt, depuis trois jours que j'attends cet instant. Il faut que je dissuade ma tante de m’accompagner.
Seule, il me faut être seule.
Yppie fidèle est là il m’attend. Je monte, fébrile, avec au ventre cette peur, cette honte dans la tenaille de mes lèvres, qui
déjà doucement s'humectent.
Je traverse le bois pour passer à travers champs, puis bifurque soudain en m’éloignant du chemin habituel, évitant
prudemment de me retrouver avec des promeneurs ou d'autres cavaliers.
La peur rend le danger plus excitant.
Une fois arrivée dans un endroit protégé par quelques feuillages, je descends de ma monture et l'attache à un arbre.
Regard à gauche, regard à droite… Tout semble si calme, trop calme… Le soleil est au zénith.
J’ouvre mon sac à dos, pour en extraire la jupe choisie et cachée là, la plus large et la plus longue de toutes.
Regard à gauche, regard à droite... Je dépose à mes pieds une serviette puis retire mes bottes.
Droite, gauche, je les ôte…
Puis glisse mon pantalon… puis ma culotte… que je dépose à leur tour.
Ne regarde nulle part, surtout pas, pas le temps… vite, revêtir l'écran et remettre mes bottes.
Et me voilà prête à enfourcher mon étalon, cuisses ouvertes, toute lisse...
Quatre jours, quatre nuits d'abstinence, garder à feu doux, surveiller la bonne température, me mettre au chevet de mon envie de jouissance.
Quatre jours à ne plus penser qu’à ça.
En saisissant le pommeau de la selle, après avoir introduit mon pied dans l'étrier, je savoure les quelques secondes avant d’atteindre les portes du nirvana.
Puis je lance ma jambe pour enfin tomber là où je rêvais d'être.
Sensation chaude des cuirs se frottant l'un à l'autre, douceur d'épouser cette paume ouverte sur mes rondeurs.
Trouver la position idéale, me caler de la meilleure façon pour sentir la moindre turbulence, le plus petit mouvement.
J'étale la corole de ma jupe, pour faire bonne figure, si jamais ma route vient à croiser celle de promeneurs. Puis,
calmement, je lance un regard alentour pour chercher par où nous pourrons cheminer pour le plus grand plaisir de mon périnée.
Doucement d'abord, comme on berce un enfant pour le tirer de son sommeil, l'animal semble savoir ce que mon corps attend.
Les pointes de mes seins sont les premières de la chambrée à se lever.
A peine avons-nous quitté la lisière du bois que déjà à l'orée de mes fesses, je sens les émotions poindre le bout de leur nez.
Liberté, Liberté chérie, ne plus avoir besoin de porter mon corps à l'extase, laisser à un tiers le choix du tempo.
Je ne cesse de fondre, cherchant la meilleure position pour évaser mes lèvres, tortillant ma croupe à chaque soubresaut.
Difficile de tenir les sangles, de rester droite et sereine, alors que Yppie, voyant la prairie, comprend qu’il est grand temps d’accélérer la cadence pour battre ma chair telle la peau d'
un tambour, faire résonner l'intégralité de mon corps, tétines
toutes voiles dehors, à réclamer l'
extase. Mon bourgeon au bout soufré se frotte, se frotte sur le grattoir de la selle pour que l'incendie me prenne et m’emporte à jamais.
Il est là, à quelques millimètres, je le sens venir, et je risque par deux fois, de lâcher prise et toute retenue.
Mais la topographie décide de me faire bouillir un peu plus, Yppie se remettant au trot en voyant la forêt à quelques encablures.
Comme s'il a senti qu’il est trop tôt, qu’il me faut attendre, un orgasme se mérite, je profite de l'accalmie pour reculer ma croupe vers le troussequin, et enduire le cuir de mes sucs fondants. Je saisis à deux mains le pommeau et me frotte sur le cuir pour y laisser choir mon mont de Vénus.
Je veux jouir quatre, cinq, douze fois tant mon corps réclame sa pitance. Sans même réfléchir, je laisse la
bête errer comme bon lui semble. Je dezipe la fermeture éclair du sweat sous lequel, nue, ma poitrine
attend, elle aussi impatiente, de sentir la brise caresser mes mamelons et les inviter au bal démasqué.
Quelle serait la surprise pour quiconque nous observerait, de découvrir cet étrange assemblage, ce Centaure Femelle prolongeant l'animal.
Yppie a dû comprendre, il n’y a pas de secret plus intime qu’entre une monture et son cavalier.
Il s'arrête, pressentant le danger de continuer à me cadencer de la sorte sur son dos, au risque de me perdre et me faire chuter.
C'est à cet instant que mes mains lâchent les sangles pour m’atteler et finir l'ouvrage si bien commencé. Jamais, non jamais de ma courte vie onaniste, je n’ai été si humide.
Juchée sur la selle, mes doigts filent au galop pour traquer hors de moi les tensions de mon volcan intérieur. Je suis si emportée par la vague que ma main gauche, sans même me prévenir, inflige à mon mamelon une torsion comme rarement il en a connu.
Ma voix toujours habituée à taire mon plaisir pour ne pas me faire remarquer, peut enfin enfreindre les règles de la pudeur : je jouis sans restriction aucune, gémissant à qui veut l'entendre mon bonheur d'être là, presque
nue, communiant avec la Nature qui m'a faite femme.
Cela ne suffit pas, mon corps a tant attendu qu’il réclame déjà du rab dans son assiette. C’est ainsi que je
remets le couvert, que la fourchette de mes doigts se remet à l'ouvrage. Mon sein, à peine remis de l'assaut précédent, doit se rompre à un nouveau martyr. De nouveau une marée montante me submerge.
Je mets un certain temps pour retrouver corps et esprit, et mettre les deux au pas, tant j'ai perdu pied. Je me demande même par où je vais rentrer, tellement j’ai perdu la notion des distances et chevauché des terres
jusqu’alors inconnues.
Impossible de rentrer ainsi, il faut que je retrouve un semblant de pudeur.
Je descends, jambes flageolantes. Je ne peux m’empêcher de venir vers lui, de poser mon visage contre le sien,
mariant nos crinières dans une vague de tendresse comme deux amants l'auraient fait après avoir connu l'extase.
A regret je quitte ma jupe, extrais de mon sac le pantalon pudique, en y laissant au fond ma culotte inutile, et
met fin au bruissement de l’air sur la pointe de mes seins.
Je rentre au haras où ma tante m’attend. Je suis si heureuse d'avoir pu oser m’offrir cette nouvelle
liberté, qu’au moment de quitter mon fidèle animal, libre dans son box, je ne peux m’empêcher.....jetant un regard fébrile, à droite, à gauche….
de lécher furtivement la selle d'une langue gourmande.






