"Clac", le bruit de la porte qui se ferme me sort de mes pensées ...
Elle est partie, elle est partie et je me retrouve seul à la merci de Mélinda et de ses désirs ... Normalement, elle devait m'obéir ! Je ne comprends pas ... Non, ça ne va pas se passer comme ça, je vais lui montr...
"Déshabille toi" me dit Mélinda d'une voix ferme et sûre.
Je reste interdit ...
"Déshabille toi !, dit-elle encore plus fermement cette fois, à tel point que j'en suis impressionné, je ne l'imaginais pas ainsi ...
"Ne me le fais pas rĂ©pĂ©ter une seconde fois ..., dans ton intĂ©rĂȘt, je te le dĂ©conseille ..." me dit-elle ensuite ... Et je sens dans sa voix combien elle prend plaisir Ă cette Ă©ventualitĂ© ...
Je m'exécute alors, plutÎt inquiet de ce qu'il pourrait m'arriver ...
Elle sourit ...
Quel délicieux sourire ...
Je l'observe sourire tout en retirant ma chemise et mes chaussures ..., j'hésite un peu en mettant mes mains sur ma ceinture ...
"Aller, retire tout" me dit elle en me transperçant de ses yeux plein de ... plein de quoi d'ailleurs ?
On dirait comme du désir et de l'envie mélangés..., mais pas tant de bientÎt voir mon corps nu que plutÎt de me regarder détacher ma ceinture puis déboutonner mon pantalon ... On dirait qu'elle se réjouit de me voir lui obéir pas à pas, sans résister ...
Mais je vais rĂ©sister !! Je m'arrĂȘte avant le dernier bouton ...
Son regard se durcit ...
Je m'empresse de retirer ce dernier bouton et de descendre mon pantalon jusqu'Ă mes chevilles ...
Je le retire, je retire mes chaussettes, me voilà à une seule piÚce de la nudité complÚte ... Il m'est difficile de cacher le désir que sa tenue du soir et de nos discussions passées éveillent en moi ... Son regard effleure cette partie de mon anatomie puis revient croiser durement le mien pour menacer ma nouvelle hésitation ...
Je retire mon boxer et me redresse complĂštement nu face Ă elle ..., je cherchant bĂȘtement Ă faire quelque chose de mes mains ..., je les place plus ou moins devant mon sexe pour essayer de cacher cette Ă©rection qui tout d'un coup me gĂȘne un peu...
Son regard Ă nouveau m'en dissuade ...
Je laisse mes mains et mes bras pendre le long de mon corps.
Elle me dĂ©taille des pieds Ă la tĂȘte...
Le temps s'étire ...
Mon Ă©rection s'obstine Ă ne pas faiblir ..., je ne comprends pas ...ou alors, peut ĂȘtre que j'aime ĂȘtre ainsi Ă nu face Ă ma MĂ©linda ..., en mĂȘme temps, j'en avais tant rĂȘvĂ© ...
Je n'ose plus bouger ...
"Viens par ici" me dit elle.
Sa voix reste ferme ...
J'obéis à nouveau.
Tiens, voici quelques habits, ils devraient t'aller, enfile moi ça puis rejoins moi dans le salon.
Je regarde interdit les habits ...
Bon sang ..., j'en étais certain ...
"Attends MĂ©li, je ne vais quand mĂȘm..."
"Silence !"
" Je t'ai donnĂ© un ordre, tu obĂ©is, un point c'est tout. Nous avons dĂ©jĂ parlĂ© de ça pendant des heures au tĂ©lĂ©phone. Tu rigolais, tu disais que tu rĂȘvais de me satisfaire et de me donner du plaisir... Et bien il est temps. Je veux le plaisir que tu m'as promis. Habille toi maintenant et vite, tu as beaucoup de choses Ă faire..."
Méli quitte la piÚce pendant que je me rappelle cette conversations, ou devrais- je dire, "ces conversations", lors desquelles j'ai effectivement annoncé cela en le pensant sincÚrement ...
Mais bon sang, je n'avais pas imaginé ça comme ça !
Je suis seul dans la salle de bain oĂč elle m'a amenĂ©, je regarde les habits ..., puis je regarde la porte par laquelle elle est sortie...
Je soupire alors avant de me décider à prendre les bas et à les enfiler ...,
"Franchement, j'ai l'air malin tiens ..."
Je passe la jupe ..., elle est à ma taille ..., quelle idée de lui avoir donné mes mensurations ... tout me va ..., j'enfile le chemisier avec son décolleté ...
Pourquoi ne suis-je pas surpris qu'il n'y ait pas de culotte ...?
En mĂȘme temps, c'est sĂ»rement pour lui permettre de glisser sa main sous ma jupe, hum, je sens que ça va me plaire ça !
Les chaussures maintenant ..., un faible espoir ..., non, j'arrive Ă rentrer dans ces chaussures Ă talon ..., heureusement qu'ils ne sont pas hauts ...
Bon sang, j'avais parlé de ça pour rire !
Je ne pensais pas me retrouver ainsi !
"Viens !" dit sa voix impatiente ...
Je me dĂ©pĂȘche d'ajuster cette longue perruque rousse , d'enfiler mes gants noirs et me voilĂ qui sort pour la rejoindre, l'air complĂštement ridicule, habillĂ© en soubrette de la tĂȘte aux pieds ... et Ă deux doigts de me tordre les chevilles, tout en bĂ©nissant MĂ©li d'avoir pris des talons bas ...
Elle me regarde Ă nouveau, s'approche de moi puis ajuste quelques petites choses par ci par lĂ ...
Elle se recule un peu et sourit d'un air satisfait.
"VoilĂ , tu es trĂšs bien, enfin Ă ta place."
"Ecoute, lui dis-je, voilĂ , c'est amusant mais francheme..."
"Décidément, c'est vrai que tu es long à la détente...", me dit elle de sa voix si ferme. "Le weekend commence à peine ... et tu vas m'obéir pendant toute sa durée ..., et crois moi sur parole, je te ferais obéir aux moindres désirs dont nous avions parlé, que tu acceptes à ma premiÚre demande ou que tu ais besoin de motivation supplémentaires pour le faire ..., dit elle en indiquant de la main une petite table dans le coin du salon.
J'allais lui répondre quand la vue de cette table me coupa toute envie de dire le moindre mot ... Il y avait là des menottes, une cravache, un ou deux petits godes et d'autres objets qui échappÚrent totalement à mon cerveau aprÚs que j'ai vu le gode ceinture posé lui aussi sur cette table ...
Tandis que mes yeux restaient fixĂ©s sur lui, la voix de MĂ©linda raisonna dans ma tĂȘte :
"Hé ! Je te parle, ne me fais pas répéter une fois de plus !"
"Pardon Mélinda, dis je d'une voix toute tremblante, je suis désolé, pardonne moi, je n'ai pas entendu ... je ..., j'ai pensais à autre chose ..., je ne voulais pas désobéir, excuse moi, pardon ... s'il te plaßt, redis moi ce que tu m'as demandé et je le ferais tout de suite !"
Elle sourit ..., son regard s'est porté sur la table puis sur moi, et son sourire semble rempli d'une incroyable satisfaction ...
Bon sang, c'est certain, quoi qu'elle me demande, je le ferais, le gode ceinture, c'est bon pour mes fantasmes hein, je ne tiens pas Ă le tester ...
Je la regarde alors, désormais prÚs à obéir à ses moindres demandes tandis que je regrette maintenant qu'elle ne m'ait pas donné de culotte ...comme si ce petit bout de tissus pouvait me protéger ...
Mais quand j'entends à nouveau sa voix, je suis pris d'un léger frémissement d'inquiétude teinté d'une folle envie de ne pas la décevoir ...
"Bien, maintenant que les choses sont claires voilà ce que tu vas faire..." me dit, toute souriante, Mélinda ...
Et ma peau frissonne soudain d'une tenace d'angoisse à l'énoncé de mes futures tùches et de ses si nombreux désirs ...
Bon sang !! Le weekend commence Ă peine !!
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