Good Girl 佩玲
par le 20/08/25
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Le manque de sommeil….


Ce putain de manque de sommeil si piquant que je commençais à être engourdie partout… Mon pauvre neurone avait déjà éteint ce qui lui restait de lumière, et avait confié le contrôle de mon corps au mode automatique.

Depuis ce matin, la joie de respirer le même air que lui, de me lover dans son étreinte, de grifailler ses bras, de lui rouler toutes les pelles de la terre, de savourer les éclats de rire et me nourrir de la sérénité de nos silences entendus, de soupirer de bonheur au bord de sa bouche faite d’amour…

Mais….

Le temps me jouait des tours à s’étirer comme un élastique malgré la proximité tant attendue.

Trajet gare-maison, coursettes à l’épicerie asiatique, déjeuner rapide, re-coursettes au supermarché d’à côté, un peu de vaisselle, défaire ma valise, 2 ou 3 rangements… Et quelque chose au fond de moi commençait à bouillonner d’impatience : les heures passaient si lentement.

Nous avions prévu un apéro dînatoire avec des amis, à la guinguette près de la rivière. L’élastique du temps continuait de s’étirer avec une lenteur perverse et je regardais les verres encore à moitié pleins avec une frustration agacée et agaçante que je contenais au fond de mon ventre, sous contrôle.

Le contrôle.

Je suis un être de contrôle et je fais bonne figure. Sourire, entretenir une conversation charmante, être drôle et pleine d’esprit, attentive et attentionnée.

Une fois à la maison, avec le peu de courage qu’il me restait, j’ai pris une douche pensant que cela me donnerait assez de force pour finir la soirée avec lui. Mais le Temps est un fin sadique qui a choisi de relâcher son élastique à ce moment, et tout est revenu : la nuit blanche avant le départ, la crainte de rater mon train matinal, la fatigue des dernières semaines particulièrement éprouvantes au bureau, et cette journée qui avait semblé interminable.

Cette nouvelle série sur Netflix, il la regarderait sans moi : ce putain de manque de sommeil me donnait l’impression d’être au bord du précipice.

Je me suis jetée dans le néant du sommeil, celui après lequel je courrais depuis plusieurs jours. Un de ces moments où le néant était un océan tiède où il faisait si bon flotter.

Je ne suis plus un être de contrôle, je deviens moi-même le néant.. Le repos..

Des bras. Des bras autour de moi. Des mains qui se glissent entre le tissu et ma peau.

Non.

Non.

Non…

NON !

J’ai sommeil, bordel, je dormais ! Je veux continuer de dormir ! Je me fiche de la personne à qui appartient ces bras, ces mains, je veux dormir ! Je sens mon cerveau qui tente de s’allumer comme un vieux tableau de bord empoussiéré.

« Laisses-moi dormir ! » J’écarte ces mains de moi sans ménagement, et me dégage de ces bras. Le néant est toujours là et me tend son étreinte, je cours vers lui..

Mais ces bras-là me retiennent et son souffle achève de dissiper le réconfort du néant.

« Tu crois que tu peux décider ? » ce rugissement rauque grondé à mon oreille déclenche une décharge, droit dans mes neurones. Il me retourne de force sur mon dos. Mes paupières se lèvent d’un coup. Mon cerveau a une demi seconde de latence avant que le tableau de bord ne clignotte de partout.

Adieu sommeil, bonjour contrôle, hello colère.

Je suis un être de contrôle, et je ne veux pas ! Alors je lutte. J’essaie encore de me libérer de ces bras, mes jambes tentent une manœuvre pour libérer le reste. Mais il immobilise mes poignets et il vient à califourchon sur moi.

L’adrénaline.

Il y a quelques secondes suspendues où nos halètements se mêlent au bruit des chairs qui se claquent dans la lutte. Aucun d’entre nous ne cèdera. Il n’y a pas de jeu. Il n’y aura pas de « chéri » ou « mon amour », encore moins de « Monsieur » ni de « Good Girl ». Il y a juste un prédateur et une proie. SA proie.

Une de ses mains vient forcer ma bouche à s’ouvrir, mes mains profitent de cette ouverture pour le griffer, et je mords cette main qui s’impose.

La gifle. Elle me sonne et lui laisse le temps de reprendre une meilleure prise sur mes poignets et de forcer encore ma bouche, que j’ouvre juste pour hurler

« Noooon !! »

Une autre gifle. Qui fait mal.

Je suis un être de contrôle, mais je pleure de rage. Sa bite profite d’un de mes halètements pour s’enfoncer brutalement dans ma bouche, et je lutte pour retrouver mon souffle. Mon cerveau s’accorde une pause incongrue pour chercher ce mot qui décrit les va-et-vient de la bite dans ma bouche.

Ah ! « Irrumation » ! C’est ce mot !

Je suis un être de contrôle, mais je subis. Complètement immobilisée à la fois par son poids et par ma propre colère. Je lutte pour respirer malgré la brutalité de son corps qui m’étouffe à chaque mouvement. Il s’offre même le luxe, quand il a fini, de me saisir par les cheveux et approcher mon oreille de sa bouche. Et il détache chaque mot pour être sûr que je les entende bien.

« C’est.quand.je.veux. »

« Non ! » C’était un murmure plus qu’un cri, mais suffisamment fort pour qu’il l’entende et que cela me donne droit à une autre gifle, cinglante, sèche, méchante, dont le but était bien de faire mal, à la fois à la chair et à l’égo.

En maintenant ma tête par les cheveux, il me retourne sur le ventre sauvagement, et vient peser de tout son poids sur mes cuisses. Son autre main déchire ma culotte (oui, encore une…) et fouille mon entrejambe. L’humiliation est comme de l’essence sur le brasier de ma colère :

« T’es trempée, salope ! »

Non. Impossible. Je suis un être de contrôle, et je ne mouille pas quand je ne veux pas.

Il sait.

Il sait ce qui se passe dans mon crâne, ce choc presque thermique, quasi mystique.

Le déni.
La non-acceptation.

Ses doigts pénètrent plus encore dans ma chatte, et je les sens soudain devant ma bouche

« Ouvre, tu vas voir si t’es pas trempée »

Il remplit ma bouche de force, et m’ordonne : « Lèche les bien ! »

Il écrase ma tête contre le matelas et je sens sa bite qui trouve bien trop facilement l’entrée de ma chatte et qui s’y enfonce si brutalement que mouillée ou pas, la douleur est fulgurante. Ses coups de reins sont d’une brutalité sans précédent et je n’ai jamais entendu le lit cogner aussi fort contre le mur.

Mon cerveau qui choisit ce moment pour m’envoyer l’image mentale du neurone aux commandes : il se gratte la tête en se demandant comment faire face aux voisins demain matin…

Je suis un être de contrôle, et pourtant, je ne parviens plus à lutter. Le trop plein d’adrénaline bizarrement couplé au manque de sommeil. La douleur cuisante. L’humiliation écrasante. Et le temps qui recommence à tirer son putain d’élastique, pour me dire que ce sera sans fin… Mais je persiste à ne pas vouloir, il sent ma chatte serrée par le refus, et je l’entends m’ordonner

« Abdique ! »

Je parviens à cracher entre deux pleurs :

« Je te déteste ! »

Il se redresse, et me redresse en même temps par les cheveux, nous sommes tous deux à genoux sur le lit qui n’en n’est plus vraiment un, il me gronde à l’oreille

« Tu es ma pute »

Dans un autre contexte, j’aurais frétillé en répondant « oui Monsieur », mais on n’y était pas, dans ce contexte-là. J’ai juste continué à renifler mes pleurs et refusé de lui répondre, malgré le scalp qu’il était littéralement en train de me faire.

Parce que je suis un être de contrôle.

« Je vais te montrer à quel point tu es ma pute : viens là que je t’encule. » Sa mâchoire serrée lâche ce grognement menaçant comme un tocsin dans ma tête.

Il n’y a plus d’être de contrôle. Ça ne sert plus à rien, le contrôle. Plus rien de cérébral, aucune réflexion. Juste la réalisation du danger. Et le rush glaçant de l’instinct de survie et de la fuite à tout prix.

Cet enfoiré de prédateur savoure son petit effet et semble même m’accorder quelques secondes d’avance en relâchant mes cheveux. Mes bras cherchent des appuis, je dois fuir, à quatre pattes s’il le faut.

Ses mains me rattrapent par les chevilles, et encore une fois, je me retrouve plaquée sur le ventre, à chercher l’air, il est assis sur mes cuisses et je griffe à peine ses genoux. Il écarte mes fesses à deux mains et prends juste le temps d’un crachat sec vers mon trou pour sceller mon sort et ensuite,

La douleur.

Aigüe, cruelle, vicieuse, elle me coupe le souffle.

Mes oreilles bourdonnent.

Un voile noir devant mes yeux.

Respirer. Respirer. Je dois respirer.

Un souffle, et je hurle.

Ses coups de reins violents, féroces et sans répit.

Sa main sur ma gorge.

Je hurle, et puis je sanglote.

Ses grognements, mes sanglots, nos halètements.

J’ai mal et je le lui hurle.

« Je.sais.que.ça.fait.mal ». Mais c’est qu’il jubile, cet enfoiré !

Le temps. Ce putain de temps et son putain d’élastique.

Je suis douleur. Je suis sanglots.

Je ne lutte plus.

Il n’y a plus de contrôle.

Mon cerveau s’est éteint.

J’ai abdiqué. Je n’ai plus d’égo.

Et avant son râle final, son souffle près de mon oreille. Sa voix minérale de prédateur satisfait :

« MA bouche. MA chatte. MON cul. Tes trois trous. A MOI. Et quand je veux.»

Le temps a relâché son élastique. Boom !

Il m’a dépossédée. De chacun de mes orifices. Profanés l’un après l’autre.

Il reprend son souffle et j’étouffe un dernier sanglot.

Il essaie de me prendre dans ses bras, et mon orgueil meurtri dégage son étreinte, je me retourne, dos à lui.

« Viens là. »

Je renifle pour mieux l’ignorer.

Ses bras implacables de tendresse me retournent et il fait ce petit mouvement adorable pour mettre ses yeux dans les miens.

« - Chéri…

- Oui mon amour ?

- Je te déteste. Je dormais ! »

Son rire et sa voix sel et miel : « moi aussi je t’aime ».

Je suis un être de contrôle. Mais cette nuit-là, j’ai perdu le contrôle.

Je suis un être de contrôle. Mais cette nuit-là, il a pris le contrôle.


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Texte ©佩玲
Digital Artwork ©鐵厲

#LossOfControl - Juillet 2025

La musique qui va avec, c'est "Because the night" - Patti Smith
https://youtu.be/c_BcivBprM0?si=4jKfH_pDByO8M2Wp


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21 personnes aiment ça.
AleXandra
Alors sachez que de l’amour vous pouvez vous en donner à foison, vous le méritez Et je suis désolée pour votre Monsieur mais je me suis fais du soucis pour vous Voyez, l’amour il y en a de toute part
J'aime 21/08/25
Ossaum
Je suis souvent scotchée par vos textes à tous les deux et @Le Sombre, mais là j'avoue que c'est très très fort. Heureusement j'avais bien lu le titre....merci pour le partage, l’honnêteté des sentiments et de ta réponse . UN texte qui mène à réfléchir ...
J'aime 21/08/25
suB-ASTral
GoodGirl, j'ai lu tes mots, je ne peux pas y répondre et je ne peux pas changer d'avis. Néanmoins sache que ton commentaire m'émeut aux larmes et que ma colère n'est pas et ne sera jamais dirigée contre toi. Je vais me tenir à l'écart de ce sujet maintenant.
J'aime 21/08/25
🪶Phœnix
... Le titre de ton écrit, évocateur, insufflait à lui seul ce que j'allais lire ... Je l'ai lu, captivée par ton sens de l'écriture, d'une seule traite, le souffle coupé ... Whaouuuuu ... J'ai eu mal pour toi à la lecture de tes mots. Je ne suis pas adepte du CNC néanmoins, ce que je lis c'est votre lien d'appartenance qui atteint son paroxysme.
J'aime 21/08/25 Edité
Good Girl 佩玲
Merci Phoenix d'avoir lu ce lien à travers ces mots particulier, merci.
J'aime 21/08/25
Chélicère
Un texte puissant, abrasif, contrôlé, d'une pratique disséquée, digérée, contrôlée. Bravo, à tous les deux (il faut un "deux" ultra solide pour ça :-) ).
J'aime 21/08/25
Good Girl 佩玲
Merci Chélicère, merci d'avoir perçu la digestion et le contrôle.
J'aime 21/08/25
Good Girl 佩玲
, merci pour ton commentaire. J'ai posé mes tripes...
J'aime 21/08/25
EvaD-
J'ai tendance à imager toutes mes pensées en mots, voilà ce que m'inspire votre texte: cartes sur table, et pour moi c'est un full aux as. Il est excellement bien écrit, il décrit aussi très bien ce qu'est le CNC et on y pressent en filigranes la connaissance de soi, de l'autre et j'ai envie de dire une grande dose de complicité dans le vice. Dans vos petites décharges mentales, mais aussi dans ses mots à lui qui inflige. Très bon texte qui pour moi n'a aucune ambiguïté sur le côté consenti . Merci
J'aime 22/08/25
Good Girl 佩玲
EvaD, merci pour votre commentaire et votre regard profond!
J'aime 22/08/25
bitoulouse
Bonsoir Good Girl, j'ai lu votre récit très fort un peu en apnée tellement c'était prenant. Je reste perplexe par rapport à la pratique ; on peut comprendre qu'une personne victime de viol non consenti puisse rechercher cette pratique à des fins thérapeutiques pour pouvoir dire "c'est sous contrôle, je l'ai choisi et accepté". Là où ça me questionne c'est qu'est ce qui se passe si la victime déclare "je suis guérie, je n'ai plus besoin de cette pratique" ? Soit le partenaire jouait un rôle et on s'arrête là, tout va bien. Soit le partenaire dominant continue à dire "tu es ma pute, c'est où je veux, quand je veux et tu n'as pas le choix" et là on n'est plus du tout de mon point de vue dans une thérapeutique. La personne soumise n'a que le choix de continuer à se faire violer ou de partir. Désolé de vous livrer ma pensée un peu "brut de fonderie" mais c'est ce que votre récit a évoqué dans mon esprit.
J'aime 23/08/25
Le Sombre 鐵厲
Bonsoir bitoulouse, pour vous répondre... Je répète régulièrement à Good Girl que le bdsm entre nous (incluant entre autres le CNC dans notre cas) cela s'arrêtera dès qu'elle le voudra, et que cela ne mettra aucunement en péril notre relation ! Et pour cause, j'ai une vingtaine d'années de pratiques libertines et kinky derrière moi, je n’en suis pas à ma première relation D/s, et j'ai déjà fait le tour de ce que j'avais besoin d'explorer, autant que celui des démons que j'avais besoin d'affronter à travers ça, à l'inverse elle, découvrait tout juste ces univers quand nous nous sommes rencontré, quand bien même nous avons le même âges elle et moi... Pour imager la chose, quand nous avons fait connaissance, je redescendait tranquillement du sommet de la montagne sans désir profond d'y remonter, alors qu'elle commençait l'ascension avec une grande soif de découverte... Bien plus qu'une soumise, c'est la femme que je cherchais depuis longtemps, bien au delà d'une optique ou ambition D/s, que j'ai trouvé en sa personne... Pour cette raison, et du fait de mon expérience plus conséquente que la sienne, je lui ai promis de l'emmener là où elle souhaiterait aller, une partie de moi à dire vrai, attend aussi le jour où elle sera prête à passer à autre chose... D'ici là peu importe le chemin qu'on emprunte, tant qu'elle le parcourt à mes coté, c'est tout ce qui m'importe ! Concernant le CNC, le viol consenti, au degré où il est décrit là, aussi déconcertant et incompréhensible que cela puisse être pour beaucoup, à bien des égards, c'est elle en premier lieu qui à influée cela dans notre dynamique D/s, par un degré de résistance auquel je n’était pas habitué, et qui m’a freiné dans un premier temps, de par ma crainte d’aller trop loin en brisant ses défenses... Seulement elle à été claire sur son désir que je ne m'arrête pas à cela, sa seule réelle crainte à elle, était que mon amour pour elle m'empêche de dépasser certaines limites… J'ai mon lot de pratiques hard et sadiques dans mes valises, c’est un fait, mais dans ce cas précis, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce qui est décrit ici me demande de me dépasser, d'aller chercher au fond de moi ce que j'ai de plus bestiale et cruel, et d'abandonner moi aussi une forme de contrôle... Pour elle, pour nous... Elle m'a demandé de détruire ce mur de résistance qui l’encercle et duquel elle se sent prisonnière, j'ai essayé de différentes manières, notamment à travers des séances d'impacts bien corsés... Rien à y faire, le fameux lâcher prise qu'on lui à vendu ici et là comme étant le saint grâle salvateur du bdsm, elle ne l'a pas trouvé... Je me suis interrogé, je l'ai invité plus d'une fois, à s'interroger elle-même sur la pertinence de la voie qu'elle à souhaité emprunter avec moi concernant le bdsm... On à fini par en arriver à quelque chose de plus extrême, dérangeant, qu’elle traduit dans cet article, et pour la première fois, j’ai vu le mur se fissurer… Jusqu’à quelle point faut-il qu'il se fissure, ça reste à voir, je n’ai pas encore la réponse, mais je reste vigilant et prudent à ce sujet, quand bien même on danse au-dessus du vide… Au-delà de ce qu’on choisit de montrer en ligne, dans l’intimité, j'ai eu beaucoup de réticence par moment à accepter de continuer à l'accompagner dans sa recherche de perte de contrôle, au vu de ses difficultés en la matière, et je lui ai fait savoir… Je suis conscient de l'ampleur de ses traumas, plus que n'importe qui ici, j’ai moi même mon lot de traumas aussi dominant que je sois, je connais aussi les limites des démarches cathartiques, ce n'est pas pour rien que j'ai choisis de redescendre de la montagne à un moment donné... Je sais qu’on peut se perdre, s’égarer, en essayant de se trouver, je l’ai déjà vécu personnellement, et je n’hésite pas à mettre Good Girl en garde sur ce sujet dans le cadre de sa démarche “thérapeuthique”… Pour être honnête je vis l'aspect D/s de notre relation avec parfois la crainte d'actionner le mauvais levier psychologique la concernant, du fait de certains de ses traumas qui sont très lourds, je place donc le dialogue au centre de nos pratiques pour éviter cela… D’ailleurs, si elle à posé des mots sur l'événement décrit, c’est que je lui ai imposé de le faire, dans cette logique de dialogue justement, de même que je l’ai inciter à publier ces mots ici pour que son ressenti ne reste pas cloisonner à notre huis clos, et qu’elle puisse à travers cela pousser sa réflexion, son introspection, plus loin… (Sachant pertinemment qu’en exposant la chose publiquement, j’allais être diabolisé par certaines et certains, c’est inévitable…) La vérité, c’est que dans notre dialogue et notre dynamique, j’essaye de trouver l’équilibre entre lui servir de garde-fou et ne pas freiner son épanouissement à travers le bdsm… Croyez-moi quand je joue trop les garde fou, toute soumise qu’elle est, elle ne manque pas de me rappeler avec aplomb dans quel contexte je l’ai rencontré et ce qu’elle était venu y chercher… Si vous l'interroger sur ce point, elle vous relattra probablement plus d’instant où elle s’est senti frustré par mon contrôle de la temporalité dans l’évolution de nos pratiques, afin qu’elle ne se brûle pas les ailes trop vite, que de situation où je l’aurais pousser dans une direction qu’elle ne souhaitait pas vraiment prendre… Clairement donc, Good Girl n’a qu’un mot à dire pour que cela ne se reproduise jamais, et elle le sait, elle pourra le confirmer… Si elle n’a pas eu la possibilité de dire stop sur l’instant, c’est que ce n’était pas le but de la manœuvre, car en fait, ce n’est pas ce qu’elle attend de moi, que je m'arrête quand elle dit stop… Mais elle aurait pu dire stop dès le lendemain dans un autre contexte, elle ne l’a pas fait… Quelques heures après la publication de cet article, je lui ai encore rappeler, de ma propre initiative, qu’elle n’avait qu’un mot à dire pour que notre relation prenne une autre direction, et qu’elle comptait bien plus pour moi que n’importe quelle perversion… ça réponse à été “pas encore”... Si c’est moi qui vous répond bitoulouse, c’est qu’elle à voulu revenir dans ce fil de commentaire aujourd'hui pour détailler plus précisément mon intention à moi derrière les actes, car on sait comment les choses vont être perçu de l’extérieur par certains, même ici… Seulement je lui ai dit que si on devait s’exprimer sur mon intention, c’était à moi de le faire… En l'occurrence par votre commentaire, vous m’avez tendu la perche pour cela… Good girl est bien sûr totalement libre de confirmer ou pas l’ensemble de mes propos… J’ajouterais juste pour conclure, que si je m’exprime, ce n’est en aucun cas pour me défendre ou laver mon honneur, je donne une importance toute relative à ce qui se passe ici et à la notion de “communauté bdsm”, l’opinion d’inconnus virtuels à mon sujet, même négative, ne m’empêchera jamais de dormir… Je le fais simplement pour essayer d’apporter plus d’éléments de compréhension à ceux chez qui cet article à pu laisser une boule au ventre, en espérant peut être apaiser leur malaise… L’unique but dans la démarche première étant de permettre à Good Girl d’exprimer son ressenti suite à ce qu’on à vécu, et en aucun cas de causer du tort à qui que ce soit…
J'aime 24/08/25 Edité
AleXandra
Merci Le Sombre d’avoir aussi bien détaillé votre réponse, le texte me laissera toujours ce goût de "oh merde c’est quoi ce bordel", mais la boule au ventre je l’ai eu et elle se dissipe, le malaise ressenti est apaisé par vos mots, d’avoir vos 2 paroles fait que l’on comprends plus le contexte de ce qu’il c’est passé Merci à vous deux d’avoir pris le temps de le faire
J'aime 24/08/25
bitoulouse
Merci Le Sombre pour votre long message ; comme vous le dites joliment, c'est une danse au dessus du vide, avec toutes les difficultés que cela implique. Contre toute attente, le texte de Good Girl et votre message m'ont renvoyé à une expérience personnelle, au cours de laquelle, en situation de domination, j'ai donné de nombreuses gifles à une soumise qui réclamait cette pratique qu'elle affectionnait. Je crois que je suis ressorti plus traumatisé d'avoir donné les gifles que la personne qui a reçu les gifles. Je n'ai sans doute pas assez creusé, au préalable, la nécessité profonde de recevoir ces gifles. Cela renvoie aussi à l'immense responsabilité de la personne qui domine et qui peut avoir la vie ou la santé mentale de la personne dominée entre ses mains, et qui doit tout contrôler : la réalisation technique, ses envies et celles de la personne dominée, ses pulsions, ce qu'il est bon de faire ou ne pas faire. Je suis content que votre réponse montre combien ces questions sont omniprésentes pour vous, on ne peut que vous féliciter pour le contrôle dont vous témoignez.
J'aime 24/08/25
-Vaika-
Le CNC c’est particulier … ce que vous décrivez l’est tout autant … pour ma part c’est une pratique que j’affectionne tout particulièrement, le contrôle étant laissé à une personne « spéciale », une relation d’amour et de confiance… le CNC satisfait mon masochisme, autant que mon besoin de laisser les rênes… Merci pour ce texte, ce partage, et pour votre vision des choses.
J'aime 24/08/25
Good Girl 佩玲
Merci Bitoulouse pour votre commentaire et votre partage également, et oui cette responsabilité est comme un scalpel qu'on confie à quelqu'un, parfois avec la charge de réouvrir des blessures pour qu'elles se referment "joliment". Mais celui qui tient le scalpel est celui qui portera doublement les conséquences.
J'aime 24/08/25
Good Girl 佩玲
Merci Vaika pour votre partage, et je vous rejoins sur la "personne spéciale". Pour ma part, personne d'autre que lui n'aurait pu le faire avec moi. Il faut cet esprit libertin au sens premier du terme, et complètement assumer ses propres vices ( et ses traumas propres à lui-même ), pour pouvoir en plus porter les miens, mes traumas et ma part d'ombre.
J'aime 24/08/25
Silla
Je vous remercie tous deux pour ce partage. J'admire les doms qui ont (de mon point de vue) la force, le courage, la lucidité, de nous porter dans le CNC. D'aller au delà de la morale, de l'éducation, du jugement des autres y compris dans le milieu bdsm, pour répondre à ces envies. De trouver quel est le moment approprié, de savoir nous lire suffisamment pour savoir que cela ne nous détruira pas. De démêler dans nos pleurs et nos "non" le moment où il faut s'arrêter. Ce sont eux qui seront critiqués, jugés, tandis que nous soumises seront les pauvres victimes. Pour moi c'est incroyable d'être capable de tout ça. Le CNC se construit, se décide, à deux. Et si la soumise ne veut plus de viol consenti il est évident qu'elle ne se fera pas violer de manière non consentie pour autant. Je parle de viol consenti pour l'exemple de Good Girl, mais il y a bien sûr d'autres variantes dans la violence.
J'aime 27/08/25
Laidy Sienne
Bonjour Très joli texte, vous avez décidément une belle plume, et je la lis souvent avec plaisir. Cette fois-ci ne fait pas exception. Etant aussi fâchée avec le sommeil, j'arrive à comprendre les circonstances aussi, et votre non Non NON ! Très beau texte, on s'y retrouve, avec l'intensité qui convient. Pour ma part, je ne vois pas de viol non consenti. Plutôt un "jeu de viol" consentis par les deux, avec une confiance immense dans son partenaire. Pratique que j'apprécie, et valeur que je partage. Bravo à vous deux, de livrer un peu de votre quotidien.
J'aime 29/08/25
Good Girl 佩玲
Silla, Silla... merci pour ce regard lucide sur les personnes dominantes qui pratiquent le CNC. Laidy Sienne, merci beaucoup pour votre appréciation, elle me touche, et mille fois oui pour la confiance, ou plus exactement, le choix de la bonne personne, car il s'agit surtout d'avoir la bonne personne avec qui "jouer", même si, sur le coup, dans le moment, il n'y a pas de jeu, juste cette recherche de la perte de contrôle..
J'aime 29/08/25