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par le Il y a 5 heure(s)
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Une biographie intime et une philosophie de la dominance consciente


Chapitre I – Pourquoi écrire sur moi

Pour ce premier texte, j’ai choisi d’écrire sur moi.
Une courte biographie, non pas pour me mettre en avant, mais pour expliquer le dominant que je suis et la philosophie de la dominance qui m’anime.

Je ne prétends pas détenir une vérité universelle. Ce que je partage ici est une vision personnelle, construite à partir de mes expériences, de mes rencontres et de ma réflexion. C’est une démarche sincère, posée, respectueuse.


Chapitre II – Je suis un dominant

Je suis un dominant.

J’ai vu, observé, assisté et participé à des séances BDSM. Pourtant, je ne peux pas dire que cela suffise, à lui seul, pour « faire du BDSM ». La pratique ne se résume pas à des actes, à des codes ou à des mises en scène. Elle repose avant tout sur une posture intérieure, une intention, une responsabilité.

Je suis un grand admirateur des femmes qui choisissent librement la soumission. Je les admire pour leur force, leur courage et leur lucidité. Et je suis dominant sans jugement, sans mépris et sans critique. La dominance, telle que je la conçois, ne repose ni sur la supériorité ni sur l’écrasement de l’autre, mais sur la compréhension, la confiance et l’engagement mutuel.


Chapitre III – La révélation

Tout a commencé lorsque j’étais l’amant d’une femme de diplomate.
Elle portait le poids de la femme parfaite, l’image irréprochable de l’épouse officielle, et vivait dans un couple épuisé par les absences répétées de son mari. Sous cette façade se cachait une femme en quête de respiration, de vérité et de reconnexion à elle-même.

C’est elle qui m’a montré qu’au fond de moi, j’étais dominant.

Non pas un dominant qui joue un rôle, qui imite ce qu’il a vu ou lu.
Mais un dominant qui s’intéresse profondément à la personne, qui cherche à comprendre, à révéler, à accompagner.
Un dominant qui puise dans l’autre sa féminité, qui cherche à l’élever, à la soutenir dans sa découverte et dans sa recherche intérieure.


Chapitre IV – Une dominance de présence et d’accompagnement

Pour moi, la dominance n’est pas un masque.
C’est une posture d’écoute, d’attention et de responsabilité.

Être dominant, c’est :

  • S’intéresser à la personne avant la pratique

  • Respecter son rythme, ses limites, ses blessures et ses désirs

  • Construire un espace de confiance réel

  • Accompagner plutôt que diriger aveuglément

  • Guider sans imposer

  • Protéger autant que diriger

La dominance n’est pas une prise de pouvoir, mais une prise en charge consciente.


Chapitre V – La soumise comme un don

Je considère que la soumise est un cadeau pour le dominant.
Elle fait don de sa confiance, de sa vulnérabilité et de sa soumission. Ce don est précieux et ne doit jamais être banalisé.

Une soumise se positionne pour servir, mais aussi pour être servie.
Servie dans son besoin de sécurité, de reconnaissance, d’écoute et de respect.
Servie dans son cheminement personnel et dans sa construction intime.

La relation est un échange. Elle n’est jamais à sens unique.


Chapitre VI – Un message aux dominants

Je conseille à tous les dominants, et particulièrement aux nouveaux dominants, de chercher d’abord à connaître profondément la femme qu’ils ont en face d’eux.

De ne pas se précipiter.
De laisser de côté les fantasmes tout faits, les images vues ou lues ailleurs.
De comprendre qu’il n’y a aucune obligation de performance, de rôle ou de modèle.

Il n’y a que :

  • La communication

  • La compréhension

  • La patience

  • L’authenticité

La dominance n’est pas une course, c’est une construction.


Chapitre VII – Un message aux soumises

Et la même chose vaut pour les soumises, qu’elles se définissent en D/s, S/m ou BDSM.

Ne pas se précipiter.
Prendre le temps de poser les choses.
Exprimer clairement ses attentes, ses limites, ses peurs et ses envies.
Chercher la confiance avant la pratique.

La soumission est un choix puissant. Elle mérite réflexion, respect et conscience.


Conclusion – Une dominance humaine

Ma philosophie de la dominance est simple :
elle est humaine avant d’être technique, relationnelle avant d’être sexuelle, consciente avant d’être spectaculaire.

La dominance véritable ne s’impose pas.
Elle se construit, se mérite et se partage.

Thèmes: biographie
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masque_gris
J'adhère 200% à ce que je viens de lire...! Écouter et surtout "entendre", partager, créer la confiance les ingrédients essentiels pour une réelle et enrichissante complicité...
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