Tu es en visioconférence, installé à la table de ton salon, face à moi. Moi, je suis sur le canapé, dos à l'ordinateur. J'ai chaud. Vraiment très chaud, S. Et je m'ennuie.
Alors je décide de jouer, seule, puisque tu es occupé.
Je fais glisser ma robe jusqu'à mes pieds.
Oups... pas de culotte.
Mon soutien-gorge disparaît rapidement à son tour.
Je relève les yeux vers toi. Tu ne perds pas tes moyens. Tu aimes être maître de toi-même. Pourtant, je le vois bien : tu n'es pas indifférent.
Je m'installe et j'écarte les jambes pour que tu aies une bonne vue. J'empoigne mes seins, je les malmène comme tu aimerais le faire. Je prends mon pied.
Une main descend. Je caresse mon clito, je le pince, mais ça ne suffit pas. Alors j'introduis deux doigts, puis trois, sans jamais te quitter des yeux.
Je suis bruyante, mais toujours pas satisfaite.
Je vais chercher un plug pour mon cul et un vibro.
Je me mets à quatre pattes, j'introduis le plug, puis je joue avec le vibro jusqu'à la jouissance.
À cet instant, j'entends l'ordinateur claquer.
Ta voix résonne.
— Tu vas le payer maintenant, Sélène.
Je ne bouge plus.
Le vibro fonctionne encore quand je sens ta main se refermer sur mes cheveux. Tu tires fort. Je tombe au sol. Ton pied vient se poser sur ma tête.
Mes mains sont bloquées dans le dos. Tu tires sur mes bras. J'ai mal, mais tu continues.
Tu te penches vers moi.
— Tu veux jouer ? On va jouer, sale petite.
J'ai peur, mais je ne le montre pas. Au fond, je sais que c'est ce que je recherchais.
Tu enlèves ton pied, lâches mes bras et passes derrière moi.
Les claques tombent, fortes. Tu me demandes de compter, mais j'en perds rapidement le fil. Je pleure. Je hurle.
Mes fesses chauffent.
Je mouille.
Ça coule le long de ma jambe jusqu'au tapis.
Puis tu retires lentement ta ceinture.
Tu la fais claquer une première fois dans le vide.
Le bruit seul suffit à me faire frissonner.
Les coups reprennent.
La ceinture claque sur mes fesses, le haut de mon dos et mes cuisses.
Chaque impact résonne dans tout mon corps.
J'ai l'impression d'être en feu.
Tu t'arrêtes enfin.
— Lèche le tapis.
Je m'exécute.
Quand cela te paraît propre, tu me demandes de te suivre à quatre pattes jusqu'à la terrasse.
J'hésite. Même sans vis-à-vis, j'ai peur.
Toi, tu es déjà dehors.
— Dépêche-toi. Assume, Sélène. Assume.
Alors je sors tant bien que mal.
Le soleil cogne. Il fait chaud. Très chaud.
Mes fesses rougies me brûlent encore davantage sous cette chaleur. Chaque mouvement me rappelle que j'ai provoqué cette situation et que maintenant, j'en assume les conséquences.
Tu t'installes dans un fauteuil après avoir retiré ton caleçon et ton short. Tu me regardes quelques instants, sans dire un mot.
Puis tu m'ordonnes de bien m'appliquer.
Je m'exécute avec toute l'attention dont je suis capable. Tu restes silencieux. Je sens que tu observes chacun de mes gestes. Par moments, tu guides fermement mes mouvements. Je manque d'air. Je tape doucement sur ta cuisse. Mes larmes se mélangent à la sueur qui perle sur mon visage.
Puis tu m'arrêtes.
Le silence retombe.
Tu me demandes de me lever.
Je me redresse aussitôt.
— Tourne-toi.
Je t'obéis sans hésiter.
Un long silence s'installe.
— Monte à l'envers.
Je commence à descendre lentement, trop lentement à ton goût. Alors tu agrippes fermement ma taille et, d'un mouvement sec, tu me fais descendre sur toi. Tu m'encules par derrière, sans me laisser le temps de m'habituer. Un cri m'échappe.
— Tu peux crier. Vas-y. Que tout le monde sache à qui tu appartiens.
Je continue malgré la douleur. Elle est intense, mais c'est celle que j'acceptais. Je vais de plus en plus vite.
Tu m'arrêtes.
— Non. Tu as déjà joui. Là, c'est juste moi.
Lorsque tu es satisfait, tu me demandes de te nettoyer. Je m'exécute jusqu'à ce que tu n'aies plus rien à redire.
Tu me regardes une dernière fois.
— Tu restes ici jusqu'à ce que je te dise de bouger. Je vais finir mon travail.
Tu retournes dans le salon et reprends ta visioconférence comme si rien ne s'était passé.
Je reste dehors, seule, sous cette chaleur étouffante.
Dix minutes...
Vingt minutes...
Une heure peut-être...
Je n'ai plus aucune notion du temps.
Il ne reste que le soleil qui brûle ma peau, le silence... et l'attente de t'entendre enfin me rappeler.


