Émeraude
par le Il y a 2 heure(s)
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Après un an de relation, je savais que j’avais pris la bonne décision.

 

Avec le recul, je crois même que nous le savions tous les deux.

 

Lui était vanille. Moi, mon esprit avait déjà commencé à s’aventurer ailleurs, dans un univers que je ne savais pas encore nommer, mais dont je sentais peu à peu l’appel.

 

Pour moi, une relation vanille avait quelque chose de fade. Je ne saurais pas vraiment l’expliquer. Ce n’était pas qu’elle était mauvaise, ni qu’il l’était. C’était simplement… différent de ce dont j’avais besoin.

 

J’avais cette impression étrange qu’une seule fissure suffisait à fragiliser tout l’édifice. Une dispute, un désaccord, une petite brèche dans ce qui semblait solide… et bientôt, d’autres apparaissaient.

 

Une fissure.

 

Puis une autre.

 

Et encore une.

 

Jusqu’au jour où j’ai compris.

 

Je n’étais pas faite pour les relations vanilles.

 

Et, quelque part, je crois qu’il l’avait compris lui aussi.

 

Il m’a fallu deux longs mois pour l’accepter.

 

Deux mois à réfléchir, à me questionner, à chercher ce qui n’allait pas réellement. Deux mois à tourner autour de pensées que je n’osais pas encore formuler à voix haute.

 

Puis, un jour, j’ai pris mon courage à deux mains.

 

Je ne lui ai pas tout dit.

 

Je lui ai simplement expliqué que je n’étais pas faite pour ce genre de relation. Je n’ai pas prononcé le mot BDSM. Je n’ai pas osé lui dire que cette possibilité existait dans mon esprit, que quelque chose en moi cherchait depuis longtemps une autre forme de relation.

 

Je savais qu’il ne comprendrait probablement pas.

 

Après tout, nous en avions déjà parlé autrefois, presque comme une plaisanterie.

 

Je me souviens encore de cette conversation.

 

Je lui avais demandé :

 

« Et que penses-tu du BDSM ? »

 

Sa réponse m’avait fait sourire.

 

« Pourquoi ? Tu veux me faire de l’anal ? »

 

Rien à voir.

 

Ce n’était pas cela que je cherchais.

 

Moi, je cherchais le contrôle.

 

Mais paradoxalement, je ne voulais pas être celle qui contrôlait.

 

Plus j’y pensais, plus certains détails de notre relation prenaient un autre sens.

 

J’aimais être restreinte.

 

J’aimais ne pas avoir à décider de certaines choses.

 

J’aimais lui dire où j’en étais dans ma journée, lui rendre des comptes sur certains détails, sentir que son avis comptait.

 

Et surtout, je me suis rendu compte que, sans même m’en apercevoir, je lui demandais parfois son accord.

 

J’en avais besoin.

 

Ce n’était pas quelque chose que j’avais planifié. Ce n’était même pas quelque chose dont j’avais conscience au départ.

 

C’était simplement là.

 

Une envie de lâcher prise.

 

De ne pas toujours être celle qui décide.

 

De pouvoir faire confiance à quelqu’un suffisamment pour lui laisser une place que je n’accordais à personne.

 

Mais malgré tout, il manquait quelque chose.

 

Quelqu’un.

 

Un Maître.

 

Pas simplement une relation différente de la normale. Pas quelqu’un qui jouerait un rôle sans vraiment savoir ce qu’il faisait.

 

Je cherchais une personne qui connaîtrait cet univers, qui saurait m’en apprendre les bases, m’accompagner, m’éduquer, me guider.

 

Quelqu’un qui comprendrait ce que je n’arrivais pas encore à expliquer moi-même.

 

Signé Emeraude.

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VraiEsclavagiste
Jolie texte je trouve...
J'aime Il y a 41 minutes
Émeraude
Je vous remercie pour la compliment. @VraiEsclavagiste
J'aime Il y a 3 minutes