Il est certain que je désire une femme qui désire autant d'humiliation que je souhaite lui en faire subir. Tu es une maso mentale et physique par continuité, et si tu es novice, tu pourras progresser avec tout le temps que tu voudras, car ce qui compte, ce n'est pas l'expérience, c'est le potentiel, et je sais de quoi je parle. Tu es ma chose, et en étant ta seule motivation, je deviens tout ce que tu as : je représente un tout pour toi, un univers entier condensé en un seul homme, ton unique repère et ton maître absolu.
Les gens qui me rencontrent me font souvent des remarques du genre : « tu fais moins dur que dans tes écrits », et c'est normal. Je n'ai pas une tête monstrueuse ni une carrure monumentale, et je ne le prétends jamais. Mais ma force est telle qu'on s'attend forcément à un gros morceau. Alors disons que je suis un long morceau avec un plus petit entre les jambes, et qu'elle va vénérer ce que j'ai, y compris là où elle doit se plier. Tu vas bouffer mon complexe, sale petite pute, et me remercier infiniment pour ça.
Mon visage se transforme au gré de ce que je vis et de ce que je suis à l'instant présent, mais je sais que tu seras une sacrée boussole pour moi. Avec toi, je veux donner le meilleur de moi-même et abandonner certaines addictions. Je vais me servir de toi comme d'un point d'ancrage : à chaque fois que l'envie de fumer me prendra, je déchargerai sur toi ce qu'il me faut pour aller mieux. Tu peux devenir vitale pour moi, et je ne te sous-estime pas, bien au contraire. Tu es le trésor de ma vie, l'un de mes trésors, et c'est grandiose.
J'ai tellement voulu comprendre la femme tout en la remerciant de m'apprendre en réel autant dans ma vie. Je me suis parfois fait passer pour elle virtuellement, à parler à sa place, à endurer par écrit ce qu'elle peut subir et encaisser sur le plan mental, psychologique et comportemental. C'est cette traversée des miroirs qui pose la structure de tout le reste.
Et parfois, cette solitude, je la partage avec toi. Tu es là avec moi sur la plage les jours d'orage, assise à mes côtés à encaisser le vent et la tempête pendant que je bois ma bière et que mes chansons me traversent les tripes. Mais il y a aussi tous ces moments où tu n'es pas là, où je t'efface comme on range une poupée dans un placard pour retrouver mon quant-à-soi, tout en sachant que tu es humaine et que tu en profites pour faire ce qui est bon pour toi : te masturber, écrire, te laver, petite dégueulasse que tu es, parce que je te juge, et que ce jugement permanent me fait bander à rebours de tout ce qu'on vend ailleurs.
Puis il y a l'autre face de cette solitude, dans l'intimité brute de la salle de bain : je rentre seul, nu face au miroir, à me taper le sexe sur le lavabo en me regardant droit dans les yeux avec ce grand sourire de satisfaction, en me disant que tu es vraiment une sale grosse pute de merde. Et cette autre scène, quand je m'installe seul sur le canapé du balcon, à écouter depuis l'extérieur les mecs que je t'ai envoyés te sauter dans la chambre, pendant que tu subis en silence cette situation que j'ai entièrement orchestrée.
Et dans ces instants de solitude désirée à l'appartement, je peux t'ordonner d'aller te masturber dans la chambre ou d'aller m'écrire quelque chose. Un petit récit que je lirai ensuite en buvant le café que tu m'auras préparé juste avant.
Il y a ces moments où je veux t'observer longuement, ton corps, ta peau, pendant que tu es allongée les yeux bandés, parce que je ne veux même pas que tu me regardes, je veux juste admirer chaque centimètre de ta peau et l'embrasser tout autant. Pour moi, une femme est un repas qu'on ne peut pas dévorer : le cannibalisme n'est pas mon délire, même si j'aime te mordre et que je comprends pourquoi certains font ça par amour, en portant en eux des éclats de civilisations complexes et lointaines, de ces peuples et de ces mentalités dont on s'imprègne au fil d'une vie, avec ces similitudes que l'on traîne en soi de par son ADN et son vécu.
Bien souvent aussi, quand il pleut des cordes, je te garderai dans mon salon à me sucer la bite pendant toute la matinée, à me lécher et à m'embrasser le corps, peu importe le temps que ça prend. C'est là que je demanderai à ta maîtresse de te dresser sévèrement, pour te conditionner à encaisser les tâches répétitives et à te plier à mes exigences pendant des heures. C'est là aussi que j'exigerai ces séances d'auto-dégradation pure, où tu te salis les mains toute seule, où tu t'abaisses et te brises dans ta propre estime pour me prouver que tu es une grosse merde, en me regardant droit dans les yeux avec ce spectacle intense et hard que mon esprit tordu façonne et exige de toi. Et c'est encore là que, pour la Saint-Valentin, je t'offrirai une rose en ayant joui d'amour dessus avant, et que tu trouveras cela formidable, parce que je t'ai dans la peau et que j'ai décidé de profiter de ta chatte et de tout ce que tu peux m'apporter, non pas de façon industrielle, mais à notre guise, occasionnellement, juste pour le délice de se faire plaisir parce que c'est bien légitime et que ça rend notre univers incandescent.
Parce que je ne vais pas te mettre à poil dans la rue juste pour le spectacle, mais quand le moment est venu, on assume le décor jusqu'au bout. Les quatre saisons dans la même journée appellent le brut : tu vivras du sexe sous la pluie, entièrement nue sous ton manteau, avec ta peau visible et tes formes moulées, prête à tomber les vapes au premier signal pour ne garder que tes talons de pute et les regards de ceux à qui j'aurai décidé de t'exposer.
Je veux une femelle, une grosse pute sans limite qui soit amoureuse de moi, mais qui sache aussi me laisser tranquille quand j'en ai besoin, tout en continuant à vaquer à sa vie de liberté sous contrôle parce qu'elle m'appartient, celle qui sait me dire droit dans les yeux qu'elle est à moi et au monde entier si je l'exige, et dont je veux contempler chaque visage sous toutes ses formes : quand elle pleure, quand elle sourit, quand elle supplie.
C'est pour ça que je ne cherche pas une planque ou un compromis plan-plan. La plupart des mecs veulent bien du corps et de la soumission dans l'ombre, mais dès qu'il s'agit de poser les cartes sur table et d'assumer une femme dans toute sa complexité, ils se dégonflent par lâcheté. Moi, je pose l'honneur là où les autres posent la frousse. Je t'assume entière, avec ta perversité, tes zones d'ombre et notre vérité.
La frustration, j'en ai fait mon royaume : j'en suis le maître, et je la consumes sans poison. Et c'est aussi pour ça que je ne t'étouffe pas. Là où d'autres paniqueraient à l'idée de te voir t'éloigner, j'accueillerais ton départ à cœur joie, pour une nuit, un week-end ou plus. Va vivre ce que tu as à vivre, va chercher ton intensité ailleurs, parce que je sais que ça ne fera que rendre notre retour et notre temps partagé dix fois plus brûlants. Je ne t'enferme pas dans une cage dorée. Je t'offre une souveraineté totale, sans mensonge et sans masque.
Mais qu'on se comprenne bien sur les règles du jeu : tu as le droit de me dire qu'un mec te plaît, d'avoir envie de sa queue et de lorgner entre ses jambes si le cœur t'en dit. Par contre, tu n'as absolument pas le droit de le regarder dans les yeux ni de l'appeler du regard. Je déteste qu'un type vienne de lui-même en s'imaginant que c'est la pute qui décide. Tu me le dis, tu baisses les yeux, et tu me laisses faire. C'est moi, et moi seul, qui valide quand le mec te plaît et que je le trouve adéquat pour ça. C'est moi qui envoie le signal pour lui dire de venir. Le territoire et les règles, c'est moi qui les pose.
Mon terrain de jeu, c'est le vrai, le brut, le sauvage : la nature, les grands espaces. J'ai envie de te faire l'amour dans une rivière, de te prendre en 69 dans une prairie, de t'attacher à un arbre ou de t'enchaîner à un tronc, de te photographier nue au milieu des fleurs.
J'ai envie aussi de te confier à des experts, à des gens qui maîtrisent les pratiques sadomasochistes spécialisées et qui te feront vivre des séances sous mes yeux. Pourquoi ? Pour deux raisons. D'abord pour toi, pour que tu évolues et que tu encaisses ce cran au-dessus. Mais surtout pour moi : pour m'instruire. En te regardant passer entre leurs mains, j'apprends. Je récupère leurs techniques, leur savoir-faire, pour ne pas être maladroit ou incompétent quand c'est mon tour de m'y mettre de façon constructive.
Et à côté de ça, je garde mes parts de cruauté brute, mes pulsions désordonnées et cette incompétence instinctive quand je veux juste me lâcher sans protocole. Traiter une personne comme de la merde, ça pousse parfois à aller plus loin, et je sais que le sadisme sexuel commence à monter en moi avec le temps. Mais j'ai un contrôle de fer, je sais ce que je dis, je l'ai déjà vécu, et ça, c'est réservé exclusivement à celle qui a le cran de le mériter.
Et parfois, je t'inclurai dans cette solitude-là, parce que tu seras finalement la seule à la vivre et à la subir de l'intérieur. Contrairement à mes enfants, tu y tiendras une place bien précise : celle de ma pute. Pour moi, femme égale pute, et c'est dans cet équilibre-là que tu trouves ta vérité. C'est là que tu dois te dire, au fond de toi : je suis une pute soumise et gratuite, entièrement offerte par mon maître.




