Max avait la boule au ventre.
C'était une chose de se soumettre dans un club, dans l'obscurité des bougies, derrière les murs épais d'un hangar au bord du fleuve. C'en était une autre de rencontrer ces personnes en dehors, à la lumière du jour, dans la vraie vie.
Il avait l'adresse du cabinet d'Alessia en tête, mais il n'y avait jamais prêté attention. En chemin, il s'imaginait un petit cabinet médical de quartier, une salle d'attente banale avec des magazines froissés et une plante en plastique.
Il fut surpris.
Le bâtiment était imposant, moderne, avec des baies vitrées et une façade en pierre claire. Une plaque discrète indiquait « Centre Médical Saint-Ange ». Des patients entraient et sortaient, des personnes âgées, des familles, des jeunes. Rien ne laissait présager ce qu'il allait découvrir à l'intérieur.
Il poussa la porte, entra dans un hall spacieux, lumineux, digne d'un centre hospitalier privé. Des fauteuils confortables, des plantes vertes, un sol en marbre. Une jeune infirmière brune était assise à l'accueil, derrière un comptoir en bois clair.
Elle était belle, avec des courbes généreuses que sa blouse blanche ne parvenait pas à cacher. Une poitrine pleine, des hanches larges, une taille fine. Ses cheveux bruns étaient tirés en une queue de cheval, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres pleines. Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux lèvres.
"Bonjour. Je peux vous aider ?"
Max s'approcha, les mains moites.
"Bonjour. J'ai rendez-vous avec Alessia. Enfin, avec Madame Alessia."
L'infirmière consulta son ordinateur, fit défiler une page.
"Ah oui. L'étudiant pour un entretien. C'est au troisième étage, aile administrative. Le bureau d'Alessia est au fond du couloir, à droite."
Il la remercia, se dirigea vers l'ascenseur. Il monta au troisième étage, suivit le couloir. Les murs étaient blancs, les sols cirés, les portes numérotées. Rien de sexy, rien d'érotique. Juste un cabinet médical comme les autres.
Puis il arriva devant le bureau d'Alessia.
Une femme était assise derrière un secrétariat, une blonde élancée, aux cheveux longs et lisses, au visage angélique. Elle portait un chemisier blanc presque transparent, à travers lequel on devinait la dentelle d'un soutien-gorge noir, et une jupe courte qui dévoilait ses cuisses fuselées. Ses jambes étaient croisées, ses escarpins noirs brillants.
Elle leva les yeux vers lui, un sourire professionnel aux lèvres.
"Bonjour. Vous devez être Marcus. Alessia vous attend. Vous pouvez entrer."
Il la remercia, s'approcha de la porte. Il jeta un dernier regard à la secrétaire, fantasmant un instant sur ses courbes, sur ce chemisier transparent, sur ces jambes interminables.
Il frappa, entra.
Alessia était assise derrière un grand bureau en bois massif, entourée de dossiers, d'ordinateurs, de plantes. Elle portait une robe sobre, élégante, qui contrastait avec la tenue de cuir qu'il avait vue au club. Elle se leva, s'approcha de lui, et l'embrassa sur la joue, un geste chaleureux, presque intime.
"Marcus. Je suis contente de te voir."
Elle se tourna vers la secrétaire.
"Sophie, je ne veux pas être dérangée. Sauf urgence, bien sûr."
Elle lui fit un clin d'œil.
"Si j'ai besoin de toi, je t'appelle."
Sophie hocha la tête, un sourire complice aux lèvres. Alessia referma la porte, invita Marcus à s'asseoir.
Elle rangea quelques dossiers, puis s'installa en face de lui.
"Alors, Marcus. Comment te sens-tu ?"
Il haussa les épaules, un sourire gêné.
"Un peu nerveux. C'est différent, ici. En dehors du club."
Elle hocha la tête, compréhensive.
"Je sais. C'est pour ça que je t'ai proposé de venir. Pour qu'on apprenne à se connaître en dehors de ce contexte. Pour que tu voies qu'on est des gens normaux, avec une vie normale."
Elle lui parla de son établissement, de son travail. Elle était co-promotrice du centre, avec son mari, Victor. Ils l'avaient fondé ensemble, dix ans plus tôt. Elle était psychologue, lui médecin.
"Je lui ai parlé de toi", dit-elle doucement. "Il a hâte de te rencontrer."
Max sentit son cœur s'emballer.
"Vous lui avez parlé de moi ?"
"Oui. Nous sommes un couple libertin. Nous aimons partager. Et Victor est switch. Il aime dominer, mais il aime aussi se soumettre. Je pense que vous vous entendriez bien."
Elle marqua une pause, puis ajouta, plus doucement :
"Et il y a Sophie. Tu l'as vue, à l'accueil. Elle n'est pas seulement notre secrétaire. Elle est notre esclave sexuelle. Elle vit avec nous, elle nous sert, elle nous obéit. C'est une relation libre, consentie, dont elle est très heureuse. Elle aime être notre jouet, notre objet de plaisir. Et ce soir, elle sera là aussi."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il était dans un bureau, un vrai bureau, avec des dossiers, des ordinateurs, une porte fermée. Et elle lui parlait de ça, calmement, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
"Je dois t'avouer quelque chose, Marcus. J'ai envie de toi. Là, maintenant. J'aimerais que tu me fasses un cunnilingus."
Il hésita, mais elle le rassura, ses doigts effleurant sa joue.
"Fais-moi confiance. Tu es en sécurité. Personne ne va entrer. Sophie monte la garde."
Il se leva, se déshabilla lentement, posant ses vêtements sur une chaise. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
Alessia le regarda, un sourire appréciateur aux lèvres.
"Tu es magnifique."
Elle remonta sa robe, dévoilant ses cuisses, sa culotte en dentelle noire.
"À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Alessia s'installa dans son fauteuil, les jambes écartées, sa culotte de dentelle noire glissant le long de ses cuisses. Elle la laissa tomber au sol, offrant à Marcus une vue qu'il n'oublierait pas de sitôt.
"Viens", dit-elle. "À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Il obéit, s'agenouilla, rampa derrière le bureau. Le sol était froid sous ses genoux, mais il ne le sentait pas. Toute son attention était concentrée sur elle, sur sa peau, sur son parfum, sur cette intimité qu'elle lui offrait.
Il s'approcha, ses lèvres à quelques centimètres de sa peau. Elle était chaude, humide, offerte. Il hésita un instant, intimidé par la proximité, par l'intensité du moment.
"Embrasse-moi", murmura-t-elle. "Doucement."
Il posa ses lèvres sur l'intérieur de sa cuisse, embrassant sa peau douce, remontant lentement. Elle frissonna, ses doigts se posant sur sa nuque, le guidant.
"Plus haut."
Il obéit, ses lèvres trouvant enfin sa vulve. Il laissa sa langue glisser le long de ses lèvres, goûtant sa saveur, sa chaleur, sa douceur. Elle gémit doucement, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.
"Encore. Plus profond."
Il obéit, sa langue s'aventurant plus loin, explorant chaque repli, chaque courbe. Il trouva son clitoris, cette petite perle de chair qui se dressait sous sa langue. Il la caressa, la suça, la lécha avec une application qui le surprenait lui-même.
Alessia se cambra, ses jambes se serrant autour de sa tête.
"Oui. Là. Ne t'arrête pas."
Il continua, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts s'aventurant à l'entrée de son sexe, la pénétrant doucement. Elle gémit plus fort, ses hanches roulant contre son visage, son souffle s'accélérant.
"Encore. Plus vite."
Il accéléra, sa langue plus rapide, ses doigts plus profonds. Elle cria, un cri étouffé, son corps se cambrant une dernière fois avant de retomber, tremblant, apaisé.
"Bien", murmura-t-elle. "Très bien."
Elle décrocha son téléphone, appela Sophie.
"Sophie, apporte-moi un café. Et viens me rejoindre."
Max voulut se relever, se rhabiller, mais Alessia posa sa main sur sa tête.
"Reste à ta place."
La porte s'ouvrit. Sophie entra, un plateau à la main. Elle vit Marcus, nu, à genoux entre les cuisses d'Alessia. Elle ne cilla pas. Elle posa le plateau, puis, sans un mot, se déshabilla.
Marcus sentit une vague de honte l'envahir. Sophie le voyait dans cette position, nu, agenouillé, soumis. Une femme qu'il ne connaissait pas, qui le découvrait dans sa plus grande vulnérabilité. Mais en même temps, une excitation sourde le parcourut. Être vu ainsi, exposé, humilié, le troublait profondément.
Sophie se mit nue, elle aussi, ses courbes généreuses offertes à la lumière. Puis elle rampa, rejoignit Marcus entre les jambes d'Alessia.
"Marcus, voici Sophie. Je t'ai déjà expliqué qui elle est. Notre esclave. Elle est à notre service, jour et nuit. Elle vit pour nous servir, pour nous obéir, pour nous donner du plaisir."
Sophie sourit, ses yeux brillants.
"Enchantée, Marcus."
Alessia caressa la tête de Sophie.
"Prépare-moi. J'ai encore envie."
Sophie obéit, sa langue et ses doigts s'activant sur Alessia. Max resta à sa place, observant, excité.
Alessia pianota sur son téléphone. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit.
Un homme entra. Grand, large d'épaules, des cheveux blonds coupés court, une barbe naissante. Il portait une chemise blanche, les manches retroussées, dévoilant des avant-bras musclés. Victor.
Il sourit en voyant la scène.
"Je vois que tu t'amuses."
Alessia sourit.
"Sophie va s'occuper de toi. Marcus va s'occuper de moi."
Victor hocha la tête, se déshabilla. Sophie rampa vers lui, ses lèvres trouvant son sexe.
Alessia se mit en levrette, face à Sophie. Victor se plaça derrière Sophie. Marcus se plaça derrière Alessia.
"Prenez-nous", ordonna Alessia.
Les deux hommes obéirent. L'acte dura longtemps, intense, rythmé. Alessia gémissait, Sophie aussi. Victor et Marcus, concentrés, appliqués.
Alessia confia, entre deux soupirs :
"J'aime voir mon mari prendre du plaisir avec notre esclave. Et lui aussi aime me voir recevoir."
Victor hocha la tête, un sourire aux lèvres.
"C'est notre équilibre. Notre plaisir partagé."
Ils finirent presque au même moment. Avant d'éjaculer, Alessia ordonna :
"Facial. Sur Sophie."
Les deux hommes obéirent, se retirèrent, et jouirent sur le visage de Sophie, qui reçut, les yeux fermés, un sourire aux lèvres.
"Merci", murmura-t-elle.
Victor se tourna vers Marcus, tendit la main.
"Enchanté, Marcus. Alessia m'a beaucoup parlé de toi."
Marcus serra la main, un sourire gêné aux lèvres.
"Enchanté, Victor. Merci de m'accueillir."


