VraiEsclavagiste
par le 13/10/26
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À la suite d’un dialogue privé, une question me vient à l’esprit :

Ne manque-t-il pas un mot dans les degrés de la soumission, pour nous, Français, qui aimons dire que la langue française est si belle qu’elle permet les nuances ?

En effet, les Anglais — les Anglo-Saxons — ont un terme en dessous de « submissive ». Autrement dit, pour ceux qui ont l’habitude des sites anglophones : le mot « bottom »…

Car, honnêtement, j’en ai un peu marre des pleurnicheuses qui se plaignent que leurs dominants, leurs maîtres, ne les respectent pas, qu’ils agissent en dominateurs, en maîtres…

Mais une question se pose : NE LES ONT-ELLES PAS CHOISIS ? N’ont-elles pas eu l’occasion de parler avec eux et de mettre les choses à plat en amont ?

MAIS NON ! Visiblement, ces oies blanches se sont précipitées vers le premier venu. Nous les voyons d’abord clamer à qui veut bien les entendre qu’elles ont trouvé le meilleur, le plus beau, le plus FAN-TAS-TI-QUE des maîtres, puis se plaindre à la moindre contrariété que ce n’était pas un maître, mais un mètre étalon de la connerie !

Mais… Ne l’ont-elles pas choisi ? N’ont-elles pas eu le choix ?

Sont-elles si innocentes qu’elles ne sachent pas que, dans ce genre de relation, cela signifie se soumettre, se mettre sous l’autorité de quelqu’un et lui obéir ? Que ce genre de site est un appel à tous les psychopathes, à tous les pervers narcissiques qui confondent soumises et femmes faciles, et ignorent la responsabilité qu’implique le fait de prendre une personne sous son aile ?

Alors… N’y aurait-il pas moyen de créer un nouveau terme pour celles qui ne recherchent qu’un jeu sexuel et pour qui le mot « soumission » ne va pas au-delà de la chambre ?

 

Posté dans: Lexique/Definitions
6 personnes aiment ça.
Kafalou
Ma soumis ne se plaint pas, elle. La soumission n'est pas une expérience, mais un engagement, et elle l'a bien compris.
J'aime 13/10/26
sai-kilria
bonjour, il faut du temps pour vraiment connaître une personne, malheureusement beaucoup de dominants, de dominantes ne montrent pas leurs " vrais visages " tout de suite, mais parfois assez rapidement un fois que la personne soumise a accepté de se donner. Concernant le mot, ce sont tout simplement des soumises sexuelles.
J'aime 13/10/26
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1. Responsabilité partagée, je dirais, entre le prédateur et la "victime" qui se ment à elle-même… Je ne pense pas, toutefois, que ces loups soient les "premiers venus". Leur pratique demande, à mon avis, de réelles capacités de manipulation que le premier venu n'a pas forcément à sa disposition. D'où le fait que, justement, le premier venu, quoique sincère, peut parfois paraître bien fade, voire pataud en comparaison de maîtres artificiers accomplis. 2. J'aime bien, quant à moi, que les mots ne tracent pas des cloisons trop étanches et laissent l'occasion de creuser ce qu'un interlocuteur y scelle en terme de sens. Dans certaines limites, bien sûr… Mais sur ce terme précis, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'il couvre un large paysage de pratiques, de la galipette occasionnelle à l'asservissement permanent. Il faut aussi garder à l'esprit qu'en ces lieux, les mots sont aussi l'instrument d'excitations mentales et que lorsqu'une personne se présente comme "soumise", c'est en partie parce que le terme à lui seul contribue déjà à la faire jouir un peu. Et je pense qu'il faut respecter cela. Notre belle langue marche sur mille pattes. La nuance en fait partie, mais, de l'autre côté du myriapode, l'ambiguïté aussi. 3. Enfin, même si je m'écarte du sujet, je préciserai que les hommes soumis ne sont pas exempts de reproches non plus en terme de mensonge à eux-mêmes. Dans les grandes lignes, le schéma mental et comportemental diffère… mais la cause d'autoaveuglement reste fondamentalement la même pour les deux sexes, ainsi que sa conséquence sous la forme d'apitoiement sur soi-même. Belle journée VraiEsclavagiste et merci pour le partage de votre réflexion.
J'aime 13/10/26
Dame_Kyria
Tout le monde est tombé amoureux un jour dans sa vie et s'est rendu compte plus tard que ce n'était finalement pas le bon ou la bonne partenaire. Ce n'est pas vraiment différent dans le monde du BDSM en soi. Je pense que ça n'a rien à voir avec la question du terme utilisé. Le mot bottom peut être facilement traduit par receveur (en effet le distinguo qui est fait entre submissive et bottom c'est la notion de soumission qu'il n'y a pas dans bottom. Ce ne sont que des jeux SM pas forcément sexuels d'ailleurs). Mais qu'on soit soumis ou bottom, on peut très bien avoir l'impression d'avoir trouvé la bonne personne en dominant ou top (donneur), et s'être trompé. De la même façon une personne dominante ou top peut avoir le même ressenti. Vos termes (pleurnicheuses par exemple, et sachez qu'il y a aussi des pleurnicheurs d'ailleurs) sont dénigrants et jugeants par ailleurs. Il serait bon de modérer vos propos et de les ajuster à un discours plus courtois. C'est un conseil si vous voulez garder une certaine crédibilité.
J'aime 13/10/26
Plutot que dans la qualification de la personne, ne faut il pas travailler sur le type d'engagement : relation h24, relation suivie, play partner.. ? D'ailleurs, le terme bottom fait référence a celui qui recoit l'action (top étant son opposé), alors une rekation dolinant soumise fait appel a la notion mentale et pas physique du lien.
J'aime 13/10/26
Mitsaber14
Alors, de ce que je sais le terme bottom a quand même beaucoup plus de sens dans le terme des relations gays, le bottom étant souvent juste la personne qui reçois le sex du top, enfin de ce que j'ai vu c'est quelque chose qui se reflètent plus vers le côté actif/passif que quelque chose qui revient dans l'univers du bdsm. Puis qu'entendez vous par dire "En effet, les Anglais — les Anglo-Saxons — ont un terme en dessous de « submissive ». Autrement dit, pour ceux qui ont l’habitude des sites anglophones : le mot « bottom »". Pour moi cela pourrait très bien sous entendre, quand dessous de soumise dans la hiérarchie il y a les "bottoms" dans le sens esclave. Pour moi il manque pas de mot, juste de la communication pour savoir ou se situe la personne sur le spectre de la soumission et de la domination. Et je suis d'accord avec Dame_Kyria sur le fait que votre message est quand même très centré sur les femmes, sur la plupart des sites il y a quand même une très grande partie d'homme soumis aussi donc pourquoi les exclure ? vous faite une croisade contre la gente féminine ? Si vous considéré le mot "bottom" qui est quand même unigenre, pourquoi parler que des femmes dans votre message, il faudrait aussi retrouvé un terme qui représente les deux genres ou qu'ils puissent être dit dans tout les genres auquels les gens se représentent.
J'aime 13/10/26 Edité
sylvie35
Je me demande si le forum n’aurait pas été plus adapté que la rubrique articles, puisqu’il s’agit d’une certaine manière de lancer un débat. Je vais faire deux commentaires séparés pour ne pas trop embrouiller mon propos, d’abord concernant la gradation de la soumission (et les mots qui vont avec) et ensuite concernant la victimisation. De mon point de vue, toute tentative de hiérarchisation linéaire dans le BDSM se heurte à un écueil fondamental : vouloir aligner ces concepts sur une échelle unidimensionnelle (de "moins soumis" à "plus soumis"1f609.png relève d'une vision réductrice. Mathématiquement et sociologiquement, la réalité du BDSM est multidimensionnelle, ce qui rend impossible l'établissement d'une relation d'ordre total au sens strict (A < B < C < …). Autrement dit, peu importe la manière dont on veut établir cette gradation (que ce soit par des modèles du style "les 9 niveaux de la soumission", ou par des mots supposés être hiérarchisés), elle se fracasse sur le mur de la réalité. Je prends un exemple pour illustrer l'impossibilité d'une hiérarchie linéaire. Imaginons deux personnes : La personne A se définit comme "soumise" dans une relation de type 24/7, avec une fusion émotionnelle profonde et un droit de regard de son/sa Dom sur ses choix de vie majeurs, mais pratique peu ou pas de contraintes physiques ou de scènes intenses. La personne B se définit comme "bottom" ou "esclave de session", acceptant des intensités physiques extrêmes, des humiliations ou des protocoles très stricts, mais uniquement les weekends, et reprenant une vie totalement indépendante le reste du temps. Laquelle est "la plus soumise" des deux ? Il n'y a pas de réponse rigoureuse. Sur l'axe de la temporalité, A est plus engagée. Sur l'axe de l'intensité physique, B va beaucoup plus loin. Leurs vecteurs ne sont pas alignés et vous ne pouvez donc pas les ranger. Il n’empêche, néanmoins, que les mots et les tentatives de gradation sont utiles pour donner quelques points de repères, à partir desquels une discussion peut s’engager. Et c’est là que j’en viens à un élément qui m’intéresse et qui me permettra de faire la transition avec le point suivant : souvent on pense pouvoir couper court à cette discussion. Soit par flemme, soit parce que le monde actuel nous pousse à aller vite et à zapper, soit parce qu’il y a une pression sociale et de multiples recommandations qui nous poussent à rencontrer le plus vite possible. Or, sur un site comme celui-ci, l’étape durant laquelle on apprend à se connaître à travers l’écrit est une opportunité à saisir, car c’est là que l’on peut poser des questions, échanger des points de vue, voir si on partage la même vision de la relation, sans la pression psychologique déclenchée par la rencontre physique. Et ensuite, si cette étape a été bien menée, la rencontre physique en est bien plus riche et pertinente. Elle vient confirmer et compléter (ou au contraire infirmer) les fondations que l’on a déjà commencé à construire.
J'aime 13/10/26 Edité
sylvie35
Concernant les « pleurnicheuses » et « pleurnicheurs », il convient bien entendu de ne pas mettre dans le même sac tous les cas de figure. Tout le monde peut connaître une déception sentimentale, et, oui, c’est très douloureux. Tout le monde peut se tromper, encore plus si l’autre est un manipulateur. Personne n’est à l’abri. Dans ces cas là, certains ressentent le besoin d’étaler leur souffrance, d’autres préfèrent la garder pour eux. Il n’y a pas à juger. Mais il y a aussi un autre cas de figure, et tel que je l’ai compris, c’est le propos de cet article : Se mettre dans un état de dépendance affective d’une manière plus que prématurée, se lancer dans une relation sans avoir vraiment pris le temps de réfléchir à ce à quoi on s’engage et sans avoir vraiment pris le temps d’évaluer le futur partenaire, de poser des question et de voir si on a la même vision de la relation. Répéter inlassablement ce schéma, comme si on n’apprenait jamais rien de ses erreurs, et venir systématiquement se poser en victime quand, comme c’était un peu prévisible, la relation tourne au fiasco. Et, cerise sur le gâteau, étaler de la correspondance privée et intime sur la place publique. Déjà, je trouve malaisant de divulguer de la correspondance privée et intime sur la place publique. Cette correspondance a eue lieu à une période où le dialogue se faisait en confiance. Même si plus tard la confiance est rompue, même si on estime que finalement l’autre est un con (ou une conne), pour moi ce qui est privé doit rester privé. Dans ce cas de figure, du moins si c’est une femme (pour les hommes ça suscite moins de compassion en général, ce qui d’un certain côté est injuste), vous allez avoir systématiquement beaucoup de monde qui va venir consoler, réconforter, encourager, dénigrer l’ex-partenaire qui bien sûr est jugé sans appel et affublé d’étiquettes infamantes (sans qu’on lui ait donné la possibilité d’exprimer son point de vue). Personnellement je pense que ce n’est pas un service à rendre à la personne qui se pose en victime, car cela l’incite à répéter encore et encore le même schéma, et c’est une potentielle source d’injustice car peut être que si l’on avait eu le point de vue de l’ex-partenaire on aurait eu une compréhension totalement différente de la situation. Pour ma part, je préfère me tenir à l’écart. Les rares fois où j’ai tenté d’exprimer mon point de vue, et pourtant j’y avais mis les formes (car il ne s’agit pas d’être désobligeante mais de donner un point de vue différent et des suggestions pour ne pas reproduire à l’infini le même schéma), je me suis faite bloquer. Désolée pour le pavé 1f609.png
J'aime 13/10/26 Edité
LauDupond
N'ajoutons pas de mots. C'est déjà difficile d'apprendre et d'utiliser les mots actuels. La communication et la recherche de compréhension, dans un contexte relationnel, et un atmosphère serein, devraient être suffisant pour commencer. https://www.larousse.fr/dictionnaires/synonymes/se%20soumettre/19524
J'aime 14/10/26 Edité





 

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