J-12
Journée calme de la pulsion, sérénité nouvelle.
Le cul pourrait apaiser l'être entier... moi qui aime tant sentir le mâle dans mon ventre.
Le déni pourrait apaiser l'être toute entière... moi qui aime tant sentir le mal dans mon ventre.
Quelle est la finalité instinctive, animale, anthropologique, au delà du trépas.
Clin d'œil non subtil aux certitudes de Mon cher Dom.
Petit recap en post-it imaginaire: tu ne dois plus jouir, plus te caresser avec les mains, ne plus caresser ta chatte, ne plus te déshabiller en exhib publique non validée, ne plus pisser sans autorisation, ne plus, ne plus, ne plus... rude?
L' éclaircie arrive. Peut être. J'aime aussi la tempête.
IL a dit "parfois je ne sais pas ce que de ton âme ou de ton corps est honnête". Ce qui prend autant, prend le dessus sur moi. Je ne sais pas lequel décide. N'est-il pas toujours question dans une relation D/s de cet équilibre entre celui qui prend et celle qui donne, entre celui qui décide et celle qui accepte. Tout de même. Tester les limites, ne pas avoir le contrôle, simplement LE contraindre parfois à me prendre de manière plus ferme, en toute subtilité.
J-11+ 3
IL m'a autorisée à jouir par le cul encore une fois ce soir, sans toucher ma vulve, minable petite chienne anale en quête de plaisir.
Des rêves simples ou ceux d'un autre.
IL a dit "si tu veux jouir ce soir, encore une fois par ton cul, car Ton Dom est bon, je te l'autorise. En échange, tu rallonges ton déni d'orgasme de trois jours. Le chou... le choix était impossible. Je m'en suis remise à SA décision et lui ai proposé de choisir pour moi. IL a aimé cet abandon, a testé ma volonté profonde. Je l'ai imploré de décider ce qui était le meilleur.
IL a posé un vibreur sur mon cœur, et annoncé l' l'interdiction de jouir.
IL a posé un vibreur sur mon clito, pendant près de trois heures, je n ai pas cédé à la facilité devenue comme impossible.
IL était fier de moi, de ma résistance, très. Ne plus jouir. IL a dit que je n'étais pas une pute mais une chienne gicleuse, sans limite. Pendant ces trois heures de joie devenues supplices, jusqu'à ce que mon clitoris ne ressente plus rien, anesthésié. Ce n'était qu'un essai.
IL a posé son gland sur ma langue, sous mon nez, sans gicler.
À cet instant j'ai senti une immense vague de calme envahir mon corps et ma tête tout entiers, dans un apaisement post-orgasmique, incompréhensible.
IL a dit" je crois que tu commences enfin à lâcher prise".
J-10+3
Mon Dom a dit "tu pourrais écrire cela, dans ton journal". Je n'ai pas aimé ce que j'ai ressenti. C'est comme s'IL n'était plus absolument avec moi. IL vibrerait dans un décalage d'observateur, qui maîtriserait ce que j'écris, ce que je pense, ce que je ressens. Je suis désolée Mon Dom, si Vous m'avez proposé de rédiger un journal, Vous m'avez tout de même laissée libre de noter ce que je veux et ressens. Je vous laisse prendre le contrôle sur mon corps, mon cœur, mon âme. Pas sur mes mots, ni mes pensées. Oubliez s il Vous plaît, la vitrine insoumise, impudique du site.
Nuit.
Psychoactivité solidaire, tellement plus joyeux que solitaire.
Il est tellement bon et puissant du frisson de VOUS appartenir.
J'ai la sensation qu' IL est toujours à côté- juste au dessus-.
Vous avez réussi à me faire jouir du QI. Ça me change du cul.
Je suis profondément impressionnée et heureuse de connaître cette sensation d'un crochet d'orgasme. De le sentir s'insinuer, s immiscer dans mon corps tout entier prêt à exploser ma tête, prête à lâcher je soupire "danger" et IL me fait redescendre à ce moment précis, sans effort, protecteur et gardien du temple, à un niveau inférieur.
Trois fois, cette nuit, 9,95, la puissance du dernier déni était d'une violence et d'une chaleur inouïes. Ces petits moments pas du tout calmes avant l absence de tempête.
Pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti la puissance du corps et de la tête qui lâchent, après un non-orgasme. Vidée et sereine comme après la déflagration d'un orgasme extraordinaire.
Repue, remplie, prête à ne pas l'être.
La préparation avant tout ailleurs. Avec Vous d ailleurs.
J- 9+3
Reveil nocturne désir flou
Reveil à l'aube desir doux
Reveil solaire désir fou
Journée de stupre avec mon Dom. Aujourd'hui nous sommes loin mais nous sommes promis de partager le temps.
"Frotte ton cul sur la chaise".
Susurrer
Rire
Gronder
Rire
Ecouter
Rire
Obeir
Souffrir
Gicler
Rire
Gicler
Rire
Pisser
Rire
Obéir
Deux journées en une semaine sans noir à l'œil. Le regard nu était pour moi un impossible depuis trente ans.
Est-ce que cet épanouissement me permettrait d'être naturellement animale - pléonasme sans artifice.
Aujourd'hui je me suis sentie vivante, ce soir aussi. J'ai acheté un morceau de viande, ce que je ne fais jamais. J'avais envie de chair, de sang, de mordre. Est-ce que l'instinct animal-E me travaille puis se re-trouve.
Mon Dom, est-ce que la vérité peut être dans le refus ou dans le rejet ?
Ces trucs là ne se demandent pas ils se vivent Vi-br-v-ons.
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