Slutty bbw
par le Il y a 37 minutes
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À tous ceux qui ont su me prendre, je me suis abandonnée. Essayer de me souvenir en chair et mots de chaque première bascule.

 

Le premier, il y a vingt ans par les mots et cette inconnue détermination affirmée. Nos regards à peine croisés, "enlève ta culotte et relève ta robe". Lui assis le dos droit, sur cette chaise improbable, en bois. " Approche au dessus de ma cuisse. Frotte toi sur le jean et n'arrête pas tant que tu n'as pas joui". Cette fermeté intransigeante m'a transportée du monde de la joie légère à celui de l'intensité. La honte et l'excitation d'être impudique sur la jambe de cet inconnu basculé dans notre intime, les traces humides de mon désir subi, partagé sans convention. Il a mis ses doigts dans ma bouche et a dit "suce". Aujourd'hui je giclerais en soutenant son regard, à l'époque j'ai gémi et fermé les yeux. Il a dit "Stop. Bonne petite chienne. Tu ne vas pas jouir ici". Je me suis sentie femelle pour la première fois je crois. Transportée.

Il a pris ma main, m'a demandé ce que je faisais dans les prochaines 48 heures, je n'ai rien dit-ou j ai oublié.

 

Je me souviens un escalier descendu, du bleu, du bois, une fissure sur le mur, mes doitgs sous sa main, le tourbillon dans le calme, puis la rue peu passante au jour disparu, entre chien et loup, entre chienne et louve, une voiture. " Est-ce que tu montes avec moi? ". J'ai regardé son regard et naturellement baissé le mien. Il a comme un gentleman ouvert ma portière. Naïve petite femelle en devenir. Je n'avais que 36 heures devant moi, je n'ai rien dit. 

 

Le moteur en marche, le cerveau palpité. Il avait les mots, il les choisissait. Je parlais trop, me taire était enfin le repos. 

"Nous allons manger avant de prendre la route, dis moi où tu aimes le goût et la vue. J'ai dit Le Conquet parce que c était beau, loin de mon monde et suffisamment près de mon terrain. Il m'a pris la main gauche (celle qui n'a jamais osé) l'a posée sur sa queue tendue et habillée.  Il a dit "écarte les cuisses et caresse toi". Je ne sais pas pourquoi j'ai obeï, de nature insoumise jusque là, j'ai succombé à sa fermeté.

 

Si c'était la premiére fois que je m'étais laissée porter?

 

Le choix du restaurant lui revenait et semblait compliqué. Je crois aujourd'hui qu'il voulait m'impressionner, affirmer sa maîtrise. Déjà à l'époque je n'aimais pas ce qui était sans naturel, sans simplicité, mais j'avais chevauché sa cuisse sans savoir ce que feraient nos pieds. 

Il avait gardé ma culotte, lorsqu'il a fait tomber son couteau sous la table de ce restaurant trop guindé, le serveur l'a ramassé et s'est relevé géné. Sous la table il avait jeté ma culotte sans l annoncer. J'ai eu honte quand il a demandé de changer le couvert pour asseoir grossièrement sa supériorité. Il a exigé que je prenne mon dessert préféré, pour me sustenter, je voulais partir, courir, m'échapper rien ne bougeait, mon ventre palpitait. En me regardant dans les yeux, il a dit: "À partir de maintenant tu es tous mes desserts". Le chocolat fondant tapissait ma langue et mon palet, le goût etait inversé fort, amer et doux. Je n'ai aucun souvenir de ce qu' il a raconté, je le trouvais prétentieux et passionné.

 

Quand nous sommes sortis, face à la mer parmi ces gens, il s'est glissé dans mon dos comme une caresse protectrice et dominante toute entière. Il a passé sa main sous ma robe et dégraffé, mes seins jeunes et lourds se sont libérés, le tissu à mes pieds est tombé. Il a pincé fort mes tétons, puis les a carressés, vrillés, je sentais ma chatte se liquéfier dans la foule. Je crois que j'ai rougi, il faisait nuit.

Nous avons marché en silence, derrière un mur de pierres sauvages, il m'a mise à genoux la face écrasée contre sa braguette, je sentais son membre tendu, je léchais le tissu. " Tu ne le verras pas souvent, quand tu le mériteras". J'avais plongé.

 

Nous avons pris la route inverse pendant des heures,  Bowie et Neil berçaient. Ma contrainte était de garder les jambes écartées, les pieds posés sur la plage avant, sans sable. De m'exhiber à chaque camion doublé.

 

Il a biffurqué vers une aire, je n'ai rien vu venir. Il s'est garé en biais, a mis les warnings. Il m'a caressée, ainsi sans avoir le droit de bouger, le visage, les cheveux, le cou, les seins, le ventre, les cuisses, les mollets, les pieds.  Mille caresse sans frôler ma chatte ou mon cul. J'etais en feu. Est-ce-qu'il savait déjà qu'en feu j accepterais tout de lui. 

 

Les caresses appuyées ont commencé, mes lèvres, mon puit, mon clitoris. Ses doigts partout, un, puis deux,puis trois, puis le pouce. Presqu'un fist, le premier, sans la paume toute entière. Je caressais sa queue sans la voir,  dans le noir éclairé en alternance d'orange feu. 

J'étais absorbée, par le désir, le plaisir, sa volonté sans faille, sa puissance cérébrale, l'adrénaline du contexte. Je n'avais pas encore fait attention aux deux silhouettes debout, postées à ma fenêtre. Il a dit "Regarde,  nous ne sommes pas seuls". Je n'ai même pas tremblé, plus rien d' autre que son envie et mon corps brûlant ne comptait. Mon cerveau avait lâché.

 

Il a dit "Est-ce-que j'entrouvre la fenêtre ? ". Je crois que j ai dit "oui". Il a murmuré sur ma nuque " N'oublie jamais que tu es à moi". La fenêtre a glissé vers le bas, leurs mains aussi sur mes seins, leur autre main sur leurs queues dures de noctambules égarés.

J'étais transportée, chienne. Je ne pensais à rien. J'ai joui toute entière,  peut-être une première. C'est quelques heures plus tard que j'ai frémi. Après un temps que je ne peux pas conter, dix minutes ou trois heures en sursis, il a refermé la fenêtre. J'ai dit "Encore". Il a affirmé " Tu n es pas prête ". Nous avons repris la route.

 

Nous sommes arrivés chez lui au milieu de la nuit, il m'a prise dans ses bras vieillis par la vie, il m'a fait un thé. Je crois que nous avons parlé dans son canapé anglais. Il m'a demandé si je voulais toute sa main. J'ai souri.

 

Plus tard, lorsque j'ai été autorisée à monter au premier pour dormir un peu,  je me suis réveillée, lavée. Un plateau parfait m'attendait, un thé, un café, du lubrifiant, deux croissants, des fruits, un gode et un livre de Comte Sponville. Il m'a dit " Tu choisis l'ordre, les deux derniers sont indissociables". Je n'ai pas compris. J'ai bu le thé nous l'avons partagé.  Un croissant. Des abricots. Un café. 

"Mets toi à quatre pattes, écarte bien ton cul et lis". 

-L'amour la solitude- Tout un programme,  ma vie?

Il est parti un moment, je lisais, heureuse, mode princesse un peu trash, libre, la croupe offerte au vide d'une chambre inconnue et accueillante.

 

Il est revenu léger " Maintenant je vais m occuper de ton petit cul et tu vas lire à voix haute pour moi. Si tu arrêtes de lire, j'arrête de t'enculer. La règle est simple".

Merci la philosophie.

 

Les 36 heures étaient hors du temps,  elles ont duré des mois sous contrat, merci Pierre. Un jour ou une nuit, vous avez triché, alors j'ai fui. Je crois que je ne vous avais jamais dit merci. RIP.






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