par Abyme
le 13/12/14
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J'ai composé quelques morceaux hommages à certains artistes pop des années 70 qui ont bercé mon adolescence, que j'ai rassemblés dans un album intitulé "Psychedelics".
LAST CHILD est dans l'esprit de Led Zeppelin, du moins leur côté rock.
Voici la traduction des paroles :
LE DERNIER ENFANT
Enfant,
viens ici
écoute bien
ces mots de sagesse
(C'est à) toi (maintenant)
tu dois savoir
que la souffrance et le chagrin
risquent d'accompagner
ton long périple
Pars
va vers l'ouest
où subsiste la dernière forêt
de notre monde naufragé
Cherche
Recherche-la,
la créature
la sybille
celle que nous avons vue dans les signes
Dis-lui
que tu es le dernier enfant
la dernière chance
le dernier espoir
de refonder à nouveau l'humanité
C'est toi, le dernier enfant.
Paroles & musique, voix & tous instruments : Filo
Guitare solo : Vava
LAST CHILD est dans l'esprit de Led Zeppelin, du moins leur côté rock.
Voici la traduction des paroles :
LE DERNIER ENFANT
Enfant,
viens ici
écoute bien
ces mots de sagesse
(C'est à) toi (maintenant)
tu dois savoir
que la souffrance et le chagrin
risquent d'accompagner
ton long périple
Pars
va vers l'ouest
où subsiste la dernière forêt
de notre monde naufragé
Cherche
Recherche-la,
la créature
la sybille
celle que nous avons vue dans les signes
Dis-lui
que tu es le dernier enfant
la dernière chance
le dernier espoir
de refonder à nouveau l'humanité
C'est toi, le dernier enfant.
Paroles & musique, voix & tous instruments : Filo
Guitare solo : Vava
Pièces jointes
https://soundcloud.com/filo-deva/last-child
Pop-rock "à la manière de" Led Zeppelin. Lead guitar Vava
Posté dans: Art/Dessin/Poésie/Musique
Suggestion
Par : KAPA🅒•••🔺rt
John Willie, considéré comme l'une des figures emblématiques du monde BDSM et du bondage, est surtout reconnu pour son apport indéniable à la culture fétichiste. Fondateur et rédacteur en chef du magazine avant-gardiste "Bizarre" dès 1946, ses travaux reflétaient un intérêt profond et artistique pour l'érotisme lié à la contrainte. Sa bande dessinée, "Sweet Gwendoline", est devenue une référence majeure dans l'univers du bondage, illustrant sa fascination pour les situations de soumission féminine.
Dès son plus jeune âge, influencé par la littérature fantastique, Willie développe une fascination pour les scénarios de jeunes filles en détresse, rappelant la quête des jeunes garçons souhaitant sauver des princesses emprisonnées.
Outre son talent de dessinateur, il était aussi un photographe accompli, spécialisé dans la capture de femmes ligotées. Même si techniquement certaines de ses photos pourraient être considérées comme imparfaites, elles possèdent une esthétique raffinée, mettant en scène des accessoires tels que chaînes, cordes, rubans, menottes, baillons, scotchs et bottes en cuir.
Son parcours personnel est aussi singulier que sa carrière. Sportif émérite, il servit en tant que lieutenant dans l'armée écossaise avant d'épouser une danseuse de boîte de nuit. Après avoir été renié par son père et quitté l'armée, il émigra en Australie où il finit par divorcer. C'est lors de son séjour australien qu'il découvre sa véritable passion. En croisant la route du "Club des hauts talons", une association de fétichistes de chaussures, il rencontra Holly, sa future seconde épouse. Elle devint son modèle fétiche, souvent photographiée chaussée des talons vertigineux qu'il créait lui-même. Talons dont on dit qu'ils étaient particulièrement inconfortables.
John Willie aura deux temps forts dans son existence : l'Australie (1937-1945) et les États-Unis (1948-1961). Pour subvenir à ses besoins pendant la guerre, Willie travailla en tant que matelot professionnel. Il fut également un alcoolique notoire et déménagea fréquemment, vivant à Montréal, New York et Los Angeles. Il décéda à Guernesey des suites d'une tumeur cérébrale.
Au-delà de son univers BDSM, John Willie était également un musicien, jouant du banjo dans les boîtes de nuit. Le choix de son pseudonyme "Willie" reflète son humour, faisant référence au double sens du mot Willie : à la fois au sexe masculin et à l'innocence d'un petit garçon en anglais.
Des livres sur John Willie
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Par : Abyme
Je couche une phrase
sur le papier
avec langueur et délicatesse
elle s'étire, se déploie
étale ses lettres de noblesse
De ma plume
je l'éveille
je l'anime
et la caresse
jusqu'à ce qu'elle parle
qu'elle dise tout
les quatre vérités
les points sur les i
D'une virgule
elle se cambre
s'épenche
et m'invite enfin
à me taire
alors
à point nommé
je tombe sous le sens.
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Par : Abyme
Nous accrochions des fils de laine aux portes cochères pour apporter le petit rien, le petit plus, celui qui déclenche les sourires les moins amers, et révèle éphémère la joie fugace des cœurs.
Mais au fond était-ce des accroche-cœurs déguisés ? Ou la vraie matière de notre vérité aux autres ?
Nos yeux rêveurs étaient seuls à vraiment s'élever, du moins nous étions les seuls à croire y croire, et là était tout le paradoxe.
Nos vague-à-l'âme faisaient tache à doux-rêver, sous les étendards silencieux d'éternels devoirs, ou ceux sophistiqués du dimanche.
À croire que nous n'étions pas de bons citoyens, d'honnêtes utopistes, des nés de la dernière pluie de haine.
Nos codes barres restaient désespérément parallèles, traçant les chemins balisés à l'avance de nos destins illusoires à sens unique.
Nous n'entendions pas vraiment ceux qui parlent fort, ceux qui parlent vite, qui ont beaucoup à dire sur tout, et surtout à dire ; nous préférions observer leurs rares silences, même s'ils l'empruntaient, ou encore le marchandaient à prix fort.
Mais l'authenticité est relative, elle se perd dans un kaléidoscope qui ne nous réserve que peu de facettes à chacun.
Jamais nous n'oubliions notre cachet d'assurance et de cynisme pour sonner juste dans la foire aux masques, alors que leur poudre magique se jetait aux yeux des chiens, dans ce monde où les borgnes sont rois.
Leurs intentions sont claires une fois qu'on a cerné l'enceinte de leur ego... mais ne faut-il pas se hisser sur la nôtre pour les discerner ?
Et par là-même se rendre compte que l'Autre est aussi désemparé, autant en besoin de reconnaissance et d'amour que nous ?
Le mur peut ne pas être abattu, si on ouvre la porte.
Dans les cités fières et cancéreuses, seuls quelques oiseaux osaient encore survoler les porte-drapeaux et les feux rouges, allumés par les lois des incendiaires se disputant la première place au centre de la toile, croyant tous naïvement qu'elle était ignifugée.
Leurs prismes d'illusions relevaient d'un façonnage séculaire contre lequel seuls les cœurs vierges de cristal devraient pouvoir lutter, avec tant de fraîcheur que la lutte et le détachement ne seraient même pas des desseins.
Car nous le savons bien à présent :
heureux les simples d'esprit, et maudits les témoins circonspects ne tressant pas des bas de laine,
mais des chants d'utopie.
Pour écouter la version voix+ musique (au texte légèrement allégé) :
https://soundcloud.com/filo-deva/codes-barres
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Par : Abyme
Je livre ici un extrait de correspondance que ma soumise m'a écrit :
(je précise qu'elle est consentante à la publication de cette correspondance)
F,
J'ai besoin de t'écrire, sans comprendre à première vue la texture de mes attentes envers toi.
Il me semble que j'aime forcer mes limites, et que c'est ce lieu de dépassement qui anime mes élans à vivre. Je suis capable d'encaisser pas mal de violence, car j'y oppose une résistance acharnée, orgueilleuse, ce qui m'emmène vers des contrées où se fracture la confiance que j'ai en mes propres forces. Je me pousse à aller loin, et j'ignore souvent le moment où je ne respecte pas mes fragilités, parce qu'en vrai, je me refuse fragile. Tu l'as entrevu par toi-même lors de notre dernière discussion, en m'envoyant cette belle gifle à travers la figure, pour provoquer les larmes que je me suis une nouvelle fois évertuée à contenir : « Tu dois tout me donner, même tes larmes, surtout tes larmes », m'as-tu dis à ce moment-là. Tu me questionnes sur cette gifle : en effet, je ne l'ai pas vu venir, elle m'a pour ainsi dire assez surprise, et dans l'instant, je n'ai pas su à quoi m'en tenir. Sortais-tu de tes gonds, sérieusement ? Quoi qu'il en soit je ressens à présent qu'elle vient marquer en moi le désir qui t'anime de me voir baisser la garde jusqu'au bout, mais j'espère seulement que tu maîtrises la source et la portée de tes emportements.
Je me demande avec une certaine frayeur ce qui me grise dans l'accueil de ta main sévère, et quel rapport entretenir avec ma propre soumission pour m'aider à expurger les douleurs et les peurs en moi. D'une part j'ai besoin de subir les fantasmes masculins parce qu'ils me hantent, et que, comme beaucoup de femmes, j'ai appris le désir au travers du regard des hommes. Exister dans un rapport de pouvoir, c'est correspondre à ce que les dominants valorisent, et aussi d'ailleurs à ce qui leur permet de garder leur ascendance : une femme rendue vulnérable et dépendante permet à l'homme de se renforcer dans un rôle où il se doit d'être puissant, autant protecteur que bourreau. Je ressens la nécessité de vivre cela, et de jouir de ce qui relève quelquefois d'une brutalité vulgaire, crue, sans détour ni ambiguïté, qui ne s'embarrasse pas de dentelles.
Je cherche à affiner la compréhension que j'ai de mes propres désirs pour que les dominations auxquelles tu me confrontes continuent de me nourrir, et nous permettent de décupler la jubilation que l'on partage.
Je te rassure : je jubile déjà, si tu savais à quel point (je crois que tu le sais), tellement que ma conscience se désintègre quand je prends du recul sur tout ça et tente d'y mettre de l'ordre. Je joue à être ta soumise et ce jeu m'entraîne plus loin que ce que j'aurais imaginé, et pourtant c'est avec une pâle délectation que je me dévoile chaque fois un peu plus pour te permettre de m'appréhender au plus près de mes douces terreurs, jusqu'aux plus imperceptibles frissons.
Me voilà confinée dans le creux spiralé de ces quelques journées grises, recouvertes d'un ciel placide, lourd d'une latence qui se donne pour horizon.
Je suis alitée, la gorge nouée d'avoir tant couru, bercée par le clapotis des livres à mon chevet qui fredonnent à mi-voix quelques incantations pour me remettre sur pied. J'espère revenir d'aplomb et j'ai hâte d'entendre le bruit discret d'une clé se fermant derrière moi, je fonds à l'idée de sentir ton regard parcourir mes stupeurs, ton sourire ébaucher la fierté qui ta-bite de me sur-prendre encore, de me surpasser sur le corps dément-ibulé de toutes droitures d'esprit.
Envie d'être investie entière
enfermée vivante
et laissée là,
sur le carrelage blanc et froid
vibrante
emmurée dans un bal aux pensées
folles sans fond
d'où perce
une source
assoiffée
de se frotter,
ivre et prétentieuse,
à la ténacité de tes possessions.
Mon sexe se déploie
et prend toute la place en moi,
tant il était contenu et timoré jusque-là.
Mon dos se hérisse de ta main qui furtivement passe
et s'empare, nerveuse de ce qui crépite en sourdine
et me lézarde tant j'enrage à présent
de n'être pas déjà là,
étreinte.
Silva
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Par : Abyme
Le groupe Genesis, mené par Peter Gabriel de 1967 à 1975 en tant que leader, fondateur, chanteur, flûtiste et auteur, connut son apogée artistique en 1972 avec son album "Foxtrot". La suite "Supper's Ready" en constituait toute la face B, en 23 minutes.
Gabriel quitta le groupe en 75 après le génial double album "The Lamb Lies Down on Broadway" et s'engagea dans une carrière solo, et fut remplacé au chant par Phil Collins le batteur, qui assurait déjà auparavant les chœurs. Le guitariste Steve Hackett partit également deux ans plus tard, ce qui marqua vraiment la fin du son et de "l'esprit Genesis" apprécié par les fans, pour laisser place à une musique beaucoup plus commerciale et radiophonique, qui eut plus de succès auprès d'un public plus large et moins "intellectuel". Aujourd'hui le groupe est ainsi plus connu pour sa période commerciale avec Phil Collins au chant, alors qu'à mon avis les meilleurs albums sont tous ceux qui l'ont précédée, notamment "Trespass", "Foxtrot" et "The Lamb Lies Down on Broadway".
Voici la traduction des paroles de la suite "Supper's Ready", dont le lien ci-dessous montre une interprétation live alors que le groupe était encore plus ou moins soudé et au complet.
Ce texte est absolument délirant et surréaliste, voire épique, mais évoque de façon sous-jacente une lutte entre le bien et le mal. La musique, riche et variée (principalement composée par Tony Banks, clavier, comme la plupart des plus beaux morceaux du groupe) est devenue emblématique du rock progressif parmi les connaisseurs.
SUPPER'S READY (album: Foxtrot)
https://www.youtube.com/watch?v=QVyfj7-mHqs
LE SOUPER EST PRÊT
I. LE SAUT DE L'AMANT
Je traverse le salon, et j'éteins la télévision
Je m'assieds à côté de toi, je te regarde dans les yeux
Alors que le bruit des voitures s'évanouit dans la nuit
Je jure avoir vu ton visage se transformer, il ne m'a pas semblé vraiment bien...
Et alors : "bonjour ma belle aux yeux protecteurs si bleus
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai ?"
Alors que nos regards se rapprochent, une distance empreint nos deux corps
Dehors dans le jardin, la lune semble très lumineuse
Six hommes en saint-suaire traversent lentement la pelouse
Le septième marche devant et brandit bien haut une croix
Et alors : "Eh ma belle, ton dîner t'attend
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai ?"
J'ai été si loin d'ici
Si loin de tes bras chaleureux
C'est bon de te sentir à nouveau
Ça faisait bien longtemps, n'est-ce pas ?
Aaaaah aaaah
II. LE CONCESSIONNAIRE A PERPETUITE
Je connais un fermier qui s'occupe de la ferme
Avec une eau limpide, il s'occupe de toute sa moisson
Je connais un pompier qui s'occupe du feu
Vous, ne voyez-vous pas qu'il vous a tous trompés ?
Oui, il est encore là, ne voyez-vous pas qu'il vous trompe tous ?
Partagez sa paix
Signez le bail
C'est un savant supersonique
C'est le concessionnaire à perpétuité
Regarde, regarde dans ma bouche, implore-t-il
Et tous les enfants perdus sur tant de chemins
Je parie sur ma vie que tu vas y entrer
Main dans la main,
glande dans la glande
Avec une cuillerée de miracle
C'est l'homme du sanctuaire éternel garanti
(On va te bercer, te bercer petit serpent
On va te garder à l'abri et au chaud)
III. IKHNATON ET ITSACON ET LEUR BANDE DE JOYEUX DRILLES
Nous portons nos sentiments sur nos visages alors que nos visages se reposent
Nous traversons les champs pour voir les enfants de l'Ouest
Mais nous avons vu une horde de guerriers à la peau sombre
se tenant encore debout sous la terre
En attendant la bataille !
Le combat a commencé, ils sont été dispersés
Ils tuent l'ennemi au nom de la paix... Bang bang bang
Bang bang bang...
Et ils m'ont donné une merveilleuse potion
Parce que je ne parviens pas à contrôler mes émotions
Et même si je me sens bien
Quelque chose me dit que je ferai mieux d'activer ma capsule de prière
Aujourd'hui c'est un jour de fête, l'ennemi a connu son destin.
L'ordre nous a été donné par notre seigneur de nous réjouir et de danser.
IV. COMMENT OSE-JE ETRE AUSSI BEAU ?
Errant dans le chaos que la bataille a laissé
Nous escaladons une montagne de chair humaine
Pour aller vers un plateau d'herbe verte et d'arbres verts luxuriants
Une silhouette jeune est assise tranquillement près d'une piscine
On lui a estampillé "Lard humain" avec un tampon de boucherie
(Il est toi)
Sécurité sociale, prend soin de ce gamin
Nous observons avec respect, lorsque Narcisse se transforme en fleur
En fleur ?
V. LA FERME DU SAULE PLEUREUR
Si tu descends à la Ferme du Saule Pleureur,
pour chercher des papillons, des pipallions, des papaillons
Ouvre les yeux, c'est bourré de surprises, tout le monde ment
Comme le renard sur les rochers,
et la boîte à musique.
Oh, il y a Papa et maman, et le bien et le mal
Et tout le monde est ravi d'être là
Il y a Winston Churchill habillé en travesti
Avant c'était un drapeau britannique, un sac en plastique, trop nul !
La grenouille était un prince, le prince était une brique
La brique était un œuf
L'oeuf était un oiseau.
(envole-toi, délicate petite chose, ils sont à tes trousses)
N'as-tu rien entendu ?
(ils vont te changer en être humain ! )
Oui, nous sommes aussi heureux que des poissons et aussi dodus que des oies,
Et superbement propres ce matin.
Nous avons tout, nous faisons tout pousser
Nous en avons dedans
Nous en avons dehors
Nous avons des trucs sauvages qui flottent tout autour !
Tout le monde, nous transformons tout le monde
Vous pouvez tous les nommer
Nous les aurons ici
Et les véritables étoiles doivent encore apparaître !
TOUT SE TRANSFORME !
Tu as senti ton corps se dissoudre
Maman en boue en gaga en Papa,
Papa bureau magique Papa bureau magique
Ça va pas bien chez vous.
Papa en digue en dingo en Maman
Maman lessive magique, Maman lessive magique
Ça va pas bien chez vous.
Laisse moi entendre tes mensonges, nous les réaliserons avec les yeux
Ohé ohé ohé ahhh Na-na-na
Môman je te veux maintenant !
Et alors que tu écoutes ma voix
A la recherche des portes dérobées, des sols propres, de plus d'applaudissements.
Tu étais là tout ce temps
Que ça te plaise ou non, aime ce que tu as
Tu es sous terre
(sous terre, sous terre)
Oui, profondément sous terre
(sous terre, sous terre, sous terre, sous terre)
Et donc nous allons terminer par un coup de sifflet et terminer par une détonation
et chacun de nous reviendra à sa place.
VI. APOCALYPSE EN 9/8
(AVEC LA PARTICIPATION DES TALENTS DELICIEUX DE GABBLE RATCHET)
Avec les gardes de Magog en formation tel un essaim
Le joueur de flûte emmène ses enfants sous terre
Un dragon surgit de la mer
Sa tête sage aux reflets argentés me regarde
Il fait descendre le feu des cieux
Tu peux être sûr qu'il sait y faire sur les humains avec son regard.
Il est préférable de ne pas faire de compromis.
Ce ne sera pas facile.
666 ne sera plus seul longtemps
Il retire la moëlle de ta colonne vertébrale.
Et les sept trompettes jouent du doux rock and roll
Qui va traverser directement ton âme.
Pythagore avec son miroir, qui reflète la pleine lune
Il écrit en lettres de sang les paroles du tout dernier tube.
Et c'est : "Eh ma belle, aux yeux protecteurs si bleus
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai"
J'ai été si loin d'ici
Si loin de tes bras aimants
Maintenant je suis de retour, et ma belle, tout va aller mieux.
VII. AUSSI SUREMENT QUE LES OEUFS SONT DES OEUFS
(QUI FONT SOUFFRIR LES PIEDS DES HOMMES)
Ne sens-tu pas nos âmes se consumer
Et porter des couleurs toujours changeantes dans les ténèbres de la nuit qui s'évanouit
Comme la rivière qui rejoint l'océan, comme le germe qui pousse dans la graine
Nous avons enfin été libérés pour retourner chez nous !
Un ange se tient debout dans la lumière du soleil, et crie d'une voix forte
"C'est le dîner du puissant"
Le Seigneur des Seigneurs
Le Roi des Rois
Est revenu pour guider ses enfants à la maison
Pour les mener vers la nouvelle Jérusalem !"
Texte : Peter Gabriel, 1972
Traduction : Filo
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Par : Abyme
L'affront réitéré
de cette lumière molle
pas de joie, pas de vice
et ce néon arrimé
à ce chapelet de journées torves
à ton pas de vie
que tu dévales en spirale concentrique
tu t'éloignes peu à peu
du bord
de l'inconnu
dehors
tu verrouilles l'axe
collections
séries
manies
la voix de l’œil du grand frère
toujours branchée
qui t'enseigne
te conforte
t'entretient
ton monde bétonné
couleurs vives
grand choix
rayons & gondoles
les figurants dehors
derrière ta forêt de cadenas
alors que le dedans te défigure
te recharge d'illusion
de rites
de passé
Sur son autel
la lucarne t'aide
à remplir le temps mort
le présent mort
en attendant
car tu attends toujours
un jour ton putain de prince
viendra enfin
te baisera
et tu y croiras
puis comprendras
puis pleureras
jusqu'à ce qu'un autre recommence
et tu pardonneras
et une autre spirale
un autre néon
une autre voix
rassurante
pré-requiem inachevé
d'incontinence
de tes petits riens
A ta dernière heure
le pire serait que tu te retournes
et comprennes tout enfin, d'un bloc.
Filo
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Par : KAPA🅒•••🔺rt
Depuis les années 1970, Olivia De Berardinis donne à decouvrir des œuvres qui célèbrent la féminité sous toutes ses différentes formes. Née à Long Beach en Californie, elle a grandi sur la côte est des États-Unis. Après avoir étudié à la New York School of Visual Arts entre 1967 et 1970, Olivia s'est installée à Soho, New York, où elle a commencé à créer des peintures minimalistes.
Elle se fait remarquer lors de l'exposition "Contemporary Reflections" de 1972-73 au Aldrich Museum of Contemporary Art dans le Connecticut. Elle se fait sa place et côtoie alors des artistes établis tels qu'Eva Hesse, Agnes Martin et Frank Stella.
Néanmoins, en 1975, pour des raisons "alimentaires", elle se tourne vers des créations plus commercialles, exploitant ses compétences acquises dès son plus jeune âge en peignant des femmes. Elle créer alors des illustrations pour la presse magazine, pour les éditeurs de livres de poche, pour la publicité et crée des des affiches de films. C'est à cette époque qu'elle commence qu'elle explore artistiquement les fantasmes érotiques pour des magazines pour hommes. Ces créations "alimentaires", elle ne les envisages que comme moyen temporaire de subvenir à ses besoins et n'aspire pas à travailler durablement dans le domaine.
Pourtant, sa capacité à capturer et retranscrire la sensualité féminine est rapidement reconnu dès 1985, Olivia contribue régulièrement au magazine Playboy, où ses illustrations pin-up sont souvent accompagnées de légendes écrites par Hugh Hefner lui-même. Olivia se met à allier érotisme et art, une fusion qui a caractérisé une grande partie de son travail dans ce qui devient une vraie démarche créative.
Parmi ses créations, certaines offre une interprétatio fétichiste, une tendance qui s'exprime dans les postures ou les tenues. Ces œuvres ne se contentent pas de célébrer la forme féminine ; elles invitent également à une réflexion sur la nature du désir et de la sensualité.
En 1977, avec son partenaire Joel Beren, Olivia a fondé O Card Company pour publier ses œuvres sous forme de cartes de vœux. Deux ans plus tard, le couple se marie et crée Ozone Productions, Ltd., pour vendre et licencier les créations d'Olivia. En 1987, ils déménagent de Manhattan à Malibu, en Californie, où ils résident actuellement.
Les œuvres d'Olivia ont été exposées dans des galeries d'art à travers les États-Unis et au Japon. L'artiste est également active sur les réseaux sociaux et sur son site web www.eOlivia.com où il est possible d'acheter certaines de ses oeuvres.
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Par : KAPA🅒•••🔺rt
Tetsari Imai, un artiste graphique japonais, qui marque et attire par son style unique et provocateur. Né au pays du soleil levant, si riche de traditions et de culture, Tetsari a dès son plus jeune âge été attiré par les arts, en particulier par l'expression graphique.
Ses oeuvres sont caractérisées par une exploration audacieuse des thèmes de la beauté et de la douceur féminine. Ce qui distingue particulièrement Tetsari Imai, c'est sa capacité à mêler l'érotisme à ses œuvres, en y intégrant souvent représentations de femmes dans des poses de shibari, une forme d'art japonais de bondage. Ces illustrations érotiques ne sont pas seulement des expressions de sensualité, mais elles explorent aussi les aspects de foi, de vulnérabilité et de douceur.
Tetsari joue régulièrement avec les codes et symboles de la religion catholique. Ses œuvres incluent souvent des représentations de bonnes sœurs, de la Vierge Marie, et d'autres icônes religieuses, mais dans un contexte qui défie les conventions. Cette alliance audacieuse entre érotisme et symbolisme religieux est source à la fois d'admiration et controverse, plaçant Tetsari au cœur des discussions sur les limites de l'expression artistique en matière de religion.
Son travail, profondément ancré dans l'esthétique japonaise, allie tradition (évoquation des geishas) et modernité (pinup façon manga). Ses illustrations ne sont pas seulement visuelles; elles invitent à une réflexion plus profonde sur les thèmes de la liberté, de la contrainte, et de la spiritualité.
Tetsuro peut être suivi sur Instagram (@tetsuro_imai) et certaines de ses oeuvres sont vendues en ligne (https://imaitetsuro.store/).
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Par : Abyme
Il s'agit d'un texte philo-psycho-poétique, où on imagine que les 7 parts de ce qui fait l'esprit humain s'adressent à celui-ci sous forme de 7 voix, l'une après l'autre : d'abord la voix de l'égo, ensuite celle de l'inconscient, puis celle de l'intelligence, puis l'expérience, puis l'âme, puis le démon, et enfin la mort.
J'ai eu l'idée de mettre ce texte en voix sur une musique à tendance electro ethnique, composée à cette occasion avec la complicité de deux excellents musiciens : Vava & Kristof.
Précision : lors de l'enregistrement, j'avais oublié une des 7 voix ! Celle du démon. Elle ne figure donc pas hélas sur cette version musicale.
Voici le texte d'origine, publié dans mon livre "Eloge de la limite" (2009), auquel était joint un CD avec plusieurs textes mis ainsi en voix & musique :
Les sept voix
Nous sommes les sept voix
Je suis la voix de ton esprit, de ton égo.
Je suis la première car c'est à travers moi
que tu penses et perçois les aléas de ta vie
Je suis ta conscience, la seule à savoir
à quel point tu es le meilleur!
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Je suis la voix de ton inconscient.
Tu me connais peu.
Je suis la voix de tes rêves et de tes peurs,
de ton animal, de ton obsession sexuelle, de ton intuition,
Je suis ton inné.
J'ai un lien privilégié avec ton corps.
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
Je suis la voix de ton intelligence.
Je suis la lumière qui te guide
dans le labyrinthe de la réalité.
Je suis l'outil et son mode d'emploi.
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
sur lesquelles tu chemines
Je suis la voix de ton expérience.
Tu me réduis souvent à ton acquis,
à ta mémoire, ou à ton surmoi.
Mais je suis ta référence, ta banque de données,
Je suis ta discipline, ton code.
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
sur lesquelles tu chemines
Nous sommes ton essence
Je suis la voix de ton âme.
Je suis le substrat de ton inconscient et de ta conscience,
je suis l'esprit suprême, la part divine
qui s'est lové en toi en même temps que la vie.
Je suis le vecteur, émetteur et capteur
des énergies universelles reliées.
Je suis l'essence de ton alpha et de ton omega,
Je t'insuffle l'Amour et la foi
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
sur lesquelles tu chemines
Nous sommes ton essence
la base de ce qui t'anime
Je suis la voix de ton démon.
Ton côté obscur, que l'intelligence et l'expérience
ont chassé de ton inconscient dont je suis issue.
Je te murmure ta haine, j'attise tes peurs et ton impatience.
Je suis au service de ton égo,
je suis tes freins, tes doutes, tes superstitions et ta violence.
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
sur lesquelles tu chemines
Nous sommes ton essence,
la base de ce qui t'anime
l'esprit, le coeur et le corps.
Je suis la voix de ta mort.
Je ne suis qu'un murmure,
Je suis ta limite et ton moteur de vie,
car ta référence au dépassement.
Je suis l'Inexorable, l'aboutissement désespéré,
l'échelle de ta vanité,
l'ultime crainte des six autres.
Je suis la dernière voie sur laquelle tu chemineras.
Je suis ton horizon, ta malédiction.
Nous sommes les sept voix
Nous sommes toi
Nous sommes les sept voies
sur lesquelles tu chemines
Nous sommes ton essence,
la base de ce qui t'anime
l'esprit, le coeur et le corps.
Nous sommes les sept voix
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Par : Orion ☀️ ☯️
Un DOminus
ou un mâlus
de plus
qui rêve qu'on l'suce ?
Eh gugusse
t'es ridiculous !
Reprend ton bus.
Revois tes us.
Tschuss !
Cette petite fantaisie est dédiée à la gent féminine qui en reconnaîtra plus d'un. Et peut-être moi inclus :confused: (même si je pense que non).
Il y a du travail à faire sur soi et sur le rapport à l'autre, forcément, pour comprendre les tenants et aboutissants profonds d'une relation D/s. Et je pense qu'il n'y a pas de grand D sans une réelle connexion avec une grande s.
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