Arrêtons aussi de dire qu'on n' "Aime" pas son/sa Maître/sse... il en va de même pour les Maîtres/sses qui disent ne pas "Aimer" leur soumis/e... arrêtons de dire qu'il n'y a pas d'Amour dans le BDSM... car il y est... il est différent de l' "Amour vanille" soit... mais il y est !!!
Quand on est un couple légitime et donc uni par-devant les Lois, le fait est qu'aller "coucher ailleurs" = TROMPER son/sa conjoint/e; et ce peu importe que "cet ailleurs" soit en mode vanille ou en mode BDSM... il en demeure pas moins qu'il y a tromperie.
À ce propos, quel ne fut pas mon étonnement de constater que; bien souvent; se sont ceux/celles qui trompent leur conjoint/e en "mode BDSM" qui se montrent être les plus critiques envers ceux/celles qui trompent leur conjoint/e en "mode vanille"... comme si le BDSM donnait une sorte d'absolution...
À un moment donné, il y a les "penseurs" qui arrivent avec ce genre de phrase : "Tu n'es pas bien avec ton mari/ta femme ?... ben Divorce !"
Oui, bien sûr... c'est si facile à faire non ?
Ok, on est pas bien avec notre conjoint/e vanille; on lui trouve tous les défauts du monde... parfois on va jusqu'à le/la dénigrer; c'est humain et tout cela n'a pour but que celui d'apaiser notre "mauvaise conscience"... alors dans ce cas, pourquoi on reste avec lui/elle ?
La réponse "pôle position" est... ... : "Pour les enfants..."
Ben voyons, et si nous (adultes) arrêtions un peu de croire que nous sommes capables de duper nos enfants... parce qu'il n'en est rien... et ce n'est pas parce que nos enfants ne nous disent rien qu'ils n'en pensent pas moins et/ou qu'ils ne s'en rendent pas compte...
Juste derrière arrive : "À cause de la maison..."
Ben oui, une maison c'est l'achat d'une vie... une maison c'est la projection tangible du pari que l'on prend sur un avenir que l'on construira à deux... renoncer à SA maison c'est aussi devoir admettre et accepter qu'on a perdu notre pari...
Là vient : "Pour le confort (matériel et financier)..."
Il est clair qu'à partir d'un certain âge les mots "recommencer et reconstruire de zéro" font peur... et le fait est que bien peu trouve la force et le courage d'affronter cette peur..
Et on poursuit avec : "La peur de se retrouver seul/e..."
En effet, lorsque nous allons voir "ailleurs" nous savons fort bien que les probabilités que "cet ailleurs" devienne, un jour prochain, notre quotidien sont très faibles... surtout si, en sus, nous-même sommes "l'ailleurs" de notre "ailleurs".
Partant de là, étant donné qu'il est humain de ne pas vouloir vieillir et mourir seul/e, le fait que nous ne voulions pas nous séparer de notre conjoint/e devient compréhensible.
On continue sur le : "Qu'en dira-t-on ?..."
Combien de couples restent ensemble juste pour les apparences ?
La plupart restent ensemble tout en vivant leur "seconde vie" chacun de leur côté... une sorte d'arrangement amiable commun mais sous forme tacite...
Le couple sachant très bien à quoi s'en tenir sur l'autre... et pas besoin d'en parler... surtout ne pas en parler car en parler ferait voler en éclats les apparences qu'ils essayent de sauver.
Et là on tombe sur le : "Question d'habitude..."
Aussi "infernale" que pourrait être cette habitude... fait est qu'elle est notre quotidien... et fait est que notre "quotidien" nous rassure.
Il nous rassure parce que nous le connaissons par coeur, nous y avons nos points de repères, nos marques et notre territoire...
Comme a dit je-ne-sais-plus-qui : "Je préfère être Roi/Reine en enfer que serviteur au Paradis."
De plus il faut quand même du courage pour laisser notre enfer connu afin d'aller vers un paradis inconnu... car paradis ou pas, fait est que "l'inconnu" fait peur.
Et on finit avec le : "Par tendresse..."
Hé oui... ça existe... après tout la tendresse est ce qui reste lorsque deux personnes ne s'aiment plus d'Amour... et la "tendresse" (quand bien même si la relation est asexuée) fait partie de ces liens les plus difficiles à rompre.
Tout cela est bien beau non ?
Mais pour ma part je raisonne ainsi :
"Dans un couple on est deux (c'est le minimum)... et si l'un des deux ne trouve plus son équilibre auprès de son/sa conjoint/e, il est normal qu'il/elle aille voir ailleurs.
Dans un couple on est (tout deux) sensé faire de notre mieux pour donner à notre conjoint/e ce dont il/elle a besoin pour être en équilibre... et cela ne se rapporte pas que sur le plan matériel et financier mais aussi, et surtout, sur le plan mental et sexuel.
En définitive, lorsqu'il y a tromperie de la part de l'un des conjoints, l'entièreté de la faute ne peut ni ne doit lui être imputée... la faute est partagée !!!
Elle doit être partagée entre celui/celle qui n'a pas su rendre son couple équilibré en répondant aux besoins et envies de son/sa partenaire de vie et entre celui/celle qui, par la force des choses, a du aller chercher un équilibre ailleurs.
Le paradoxe réside dans le fait que lorsque le/la conjoint/e "déséquilibré/e" retrouve, avec et au travers de "cet ailleurs", son équilibre... cela peut parfois se répercuter bénéfiquement dans le quotidien de vie du couple légitime.
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