
Sanaephis
-- Les écuries, les souvenirs et ces souvenirs --
Cet été, en vacances, loin du Lapurdi,
Je suis rentré dans les écuries
Vides, il n’y avait aucun bruit
Les chevaux sont depuis longtemps partis
J’observais les box, souvenir des tempéraments
De leurs hennissements, il étaient tous différents
Seule demeure l’odeur du bois ancien patiné
De la paille dont la senteur est restée imprégnée
Que n’ai-je point fait mille folies dans ces écuries !
Quand elles embaumaient le parfum du cuir assoupli
Qui devenait entêtant, avec les selles posées sur pieds
Licols et lanières brunes ou noirs de cuirs au mur accrochés
Guider et faire entrer ma soumise en ces lieux qui envoûtaient
De leurs senteurs, de leurs images suggérées, de ces visions libérées
Avaient ce don de la faire chavirer, de lui faire désirer toute mon emprise
Être dressée, attachée, cravachée, baisée dans la paille, totalement soumise
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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-- Les Visions Sauvages --
Où était-ce ?! Que ça cesse ! Quand je me réveille en stress ?
Faiblesse de l’âme égarée, perdue dans un passé en détresse.
J’aime la nuit, mes insomnies sont les compagnes de ces nuits infinies,
Mais si par malheur assoupi, mon esprit cède face aux hordes de mes démons maudits…
Le calme nocturne, ses lumières tamisées, ses bruits légers, feutrés
Sont alors dévastés, redeviennent ces déserts et ces montagnes desséchées
Endormi, le conscient devient cette folie inconsciente du subconscient
Tout n’y est que fracas, bruits hurlants, cris stridents et sang dégoulinant
Parfois, nulle nécessité de tomber assoupi, pour se faire emporter et dévorer
Dilatation du temps dans mon espace, quand seule une fraction dans la réalité
S’est à peine écoulée, mais les visions, les bruits, les sons, reforment une réalité,
Une réalité qui ne cesse de durer et hanter, surgissant avec une brutalité, pour tout dévaster
L’art de la comédie, le port du masque vénitien impassible, le ton neutre effacé
La voix maîtrisée, seul le regard peut vous révéler à un autrui plus aiguisé
Le silence est le refuge, ne pas parler, c’est pas oublier, c’est continuer à lutter
Seul, car qui peut comprendre les enfers sans y avoir lui aussi été, s’y être consumé.
Jérémiades et lamentations n’ont point l’occasion d'oser se présenter
Rien n’est montré. On ne laisse rien passer. Juste un « ça va » pour écourter
Éluder les curiosités à gerber, où les pitiés, qui n’attisent que la torture mortifère
Rien n’est à dire. On a rien à dire. On veut juste rien montrer, rester solitaire.
Sanaephis
#poesiesansia
#texteperso
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Est ce un deuil de se dire
Qu’à 50 ans passées
Je pense ne plus retrouver l’Intensité
De la présence d’une Soumise à mes pieds?
Depuis 25 ans, c’était posé.
Le choix d’un chemin
Une relation dite équilibrée
Une sécurité, tous les matins.
Mais j’ai pris des voies parallèles
Tissé un Lien réel
À l’opposé de l’officiel
Me suis nourri de tout son sel…
Ce Lien est terminé
Des traces profondes sont conservées
Dans mon corps, dans mon âme, une Intensité
Que je ne pense pas retrouver.
Est-ce un deuil, est ce une résignation ?
Est ce juste une acceptation ?
Non… juste une révélation…
Ce n’est pas : « je ne pense pas retrouver l’Intensité »
Mais : « Je ne pense pas À retrouver l’Intensité »
Une lettre d’écart qui change tout.
Un grand écart dans ma façon de penser.
#reflexionperso
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Figé face aux éléments, je défie la Mer Nature
Des conséquences je n’en ai cure
Les embruns venant gifler la peau du visage
Les nuages s’amoncellent, précurseurs d’orage
Le ciel se zèbre d’éclairs et dans les nuages, se dessine ton image.
Le tonnerre ponctuant le roulement des vagues
J’ai l’impression d’être le chef d’orchestre de cette symphonie naturelle
Je donne mes larmes à la marée montante
Et je prie pour que le vent emporte ma douleur
#photodunet
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-- Requiem en valse funèbre à trois temps --
Le passé, on ne peut le changer.
Figé, gravé, vain d'espérer l'oublier.
En tirer juste une sagesse légère
Pour ne pas rester fixé vers l'arrière.
Un présent qui n'a de présent que l'instant
Mais certains résonnent durant deux milles ans...
Un présent, cet acte qui va le définir
Et le basculer au passé le temps de l'écrire.
Fugacité éphémère de l'existentialisme humaniste ?
Ou de la vision simpliste de la vie terne, triste.
Et cet avenir ? Ce champ des possibles infini... Utopie ?
Je le vois déjà mourir, de noir et de gris, sombre, vide, sans vie.
Un Maître sans sa soumise, est comme une soumise sans son Mentor : un Tout inachevé, brisé.
Un passé torturé, un présent au goût de mort, un avenir carnivore incolore.
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. » #Flaubert
Je vous remercie pour ce partage. Avec modestie et sans vouloir vous offusquer, je vous souhaite de trouver la soumise qui saura combler votre présent.
Des mots toujours très forts et remuants… Je vous souhaite l’apaisement et Le Lien qui Vous comblera
Reset.
Ramène-moi à zéro.
Trop de bruit dans ma tête.
Frappe encore.
Frappe plus fort.
Ce soir c’est ma fête.
Balance-moi.
Au bord du précipice.
Empale-moi.
Jusqu’au feu d’artifice.
Prends-moi reine.
Rends-moi chienne.
Avide entre tes cuisses.
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Pour vous plaire,
De mes peurs me défaire
De vos lèvres, je me laisserai taire
Ni de fautes ni d’impairs refaire
Pour vous plaire
Je m’efforcerai de me parfaire
De libraire, je deviendrai corsaire
À naviguer contre les vents contraires
Pour vous plaire
Je changerai d’aire
Alors tout deviendra claire
Lorsque m’illuminera votre regard solaire
Ce petit texte m’a été inspiré d’une discussion que j’ai eu ce soir avec une belle personne qui se reconnaîtra. Elle m’a, sans me forcer, fait me questionner sur ce que je recherchais. Elle m’a parlé d’une personne et après avoir lu son profil, ces quelques mots sont venus se poser sur l’écran noir de ma nuit blanche (hommage à Nougaro).
#photodunet
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« En chacun(e) réside deux êtres : l’un éveillé dans les ténèbres, l’autre assoupi dans la lumière » #KahlilGibran.
Ce ne sont pas tes paroles
Frivoles, elles s’envolent
Ce n’est pas ton sourire
Que j’aimerai à l’infini réécrire
Ce ne sont pas tes yeux
Qui m’ouvrent à explorer de nouveaux lieux
Non, c’est ton parfum de solitude
Que ne peuvent cacher tes attitudes
Tu es restée trop longtemps seule
Cette solitude à force est comme un linceul
Viens partager avec moi ta solitude
Je serai le gardien de la tienne
Et tu sauras me faire oublier la mienne
Alors ensemble nous fuirons la lassitude
#photodunet #niBlancniNoir
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La nuit venue, que suis je devenu
Ainsi dévêtu, sous ton regard soutenu
La nuit venue, je deviens l’ingénu
Et dans tes bras, me voilà bienvenu
Entre tes ailes, toutes mes peurs contenues
S’envolent et tu me souffles par le menu
Tous tes désirs …
#photodunet
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-- rōnin (浪人) --
Je traverserai les déserts sans fin,
J’irai crever de soif et de faim,
Mais je te retrouverai, ici ou ailleurs.
Rien ne pourrait nous séparer, même l’horreur
Dans cette vie, ou dans dix milles autres,
Je te chercherai. Jamais je ne cesserai.
Pour vivre enfin ce qui est nôtre.
Où que tu sois, je te retrouverai.
Ta main n’a qu’effleuré mon visage fermé
Tu as senti dans mon silence mes remparts
Ici, n’est qu’un simple passage, pas une éternité
Il ne sera pas trop tard pour unir encore nos regards.
Tout a une fin, ici dans l’honneur, pour un ailleurs
Pour que nous puissions vivre nôtre bonheur
Tel que nous le rêvions, l’envisagions
De plaisirs, de soumission et de domination.
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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Merci à vous pour votre commentaire.
Hollywood s’est juste emparé (d’un fait d’une culture qu’il ne connaît absolument pas et dont peu lui importe, tant que ça fait du fric au box office) et a revisité à sa sauce (barbecue?) ricaine un fait véritable historique nippon.
En 1701, le daimyo Asano Naganori blesse le haut fonctionnaire Kira Yoshinaka après des insultes. Condamné à se suicider par seppuku, ses samouraïs deviennent des rōnin.
Après deux ans de préparation, ils attaquent Kira pour venger leur maître, puis se donnent la mort par seppuku par ordre du shogun.
Le film….. reste la vision hollywoodienne (….) de la vision de ce fait marquant culturel dans un code bien précis de cette même culture.
L’inspiration a guidé simplement ma plume vers le registre de la quête de la relation fusionnelle idéale (idéaliséé?) entre la soumise et son Maître, entre le Maître et sa soumise, entre deux êtres, deux esprits.
La quête de l’autre si ce n’est dans cette vie, dans une autre ou dans dix milles autres, jusqu’à se retrouver.
La quête d’un Maître qui a des responsabilités envers sa soumise.
La quête d’une soumise qui a elle des devoirs envers son Mentor.
La quête de cette fusion ici, ou dans une autre vie.
La certitude de se retrouver tôt ou tard.
Si ce ne sera ici, ce sera dans un ailleurs.
Cela m’a seulement inspiré ce quelques mots en relisant ces faits historiques évoquant un credo d’honneur, de principes, du sacrifice.
Un credo, une culture pouvant aller au-delà même de la relation qu’elle surpasse mais par la puissance de la fidélité à son credo, elle la transcende.
Concepts souvent loin de notre culture locale.
Je ne fais aucune hiérarchie entre les unes et les autres, chaque culture ayant sa richesse, et parfois ses faiblesses, on reste des humains, imparfaits, mais je préfère voir le positif. Ce qui enrichit ma culture et nourrit mes réflexions et construit ma culture et donc ma personnalité.
C’est la diversité et l’intérêt avec respect porté aux autres cultures qui forgent sa propre richesse.
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"Qu'importe le curé
pourvu qu'on ait la messe."
(Amen)
#Dieuetsesseins
#crisedefoi
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Ivre de soleil, je m’abreuve de bulles
Fêtant la fin de l’été sans calcul
Espérant la bonne personne
Qui avec ses mots bleus, fera que mon cœur résonne
Alors je lui donnerai une de mes pailles
Et avant que tout déraille
De nos corps, nous ferons ripaille
Vaille que vaille !
#photodunet
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"C'est souvent en été que le Moi doute."
Freud.
« Jamais le soleil ne voit l’ombre. ». #DeVinci #photodunet
Voilà qu’aujourd’hui j’ai fini de fuir
Je décide de m’épanouir et de jouir
De chaque instant présent il faut me réjouir
Transformer mes douleurs en couleurs
Et m’asseoir sous cet arc en ciel à me languir
Bonne nouvelle,
Je retrouve mon essentiel, mon étincelle
Pas après pas se remettre en selle
Jour après jour tirer toutes les ficelles
Et me libérer de cet écheveau
De pensées qui comme un fardeau
Pesaient sur mon cœur et m’empêchaient de voir le Beau
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-- Acronymo-blues , ce petit gars parti sans bruit --
Il était un petit bonhomme, gars usé par sa vie
Pourtant pas si pourrie, si on oublie de sacrées parties
Un quinqua qui n'a pas vu passer le temps filant.
Toujours parti, toujours absent, et solitaire évidemment.
Un petit gars qui bien-sûr ne peut en aucun cas etre moi !
On ne parle pas ainsi de soi, et lui, il a perdu toute voix
Quand trop de fois, la Faucheuse le frôla d'un souffle sournois.
Non, évidemment, ce gars, c'est pas moi, jamais je m'étalerais comme ca !
Écoutant les accords de blues en mini concert de Calvin Russell
Jouer ce blues puis chanter "Soldier" , le petit gars envahit ma cervelle.
L'esprit revit la folie, le stress, les tirs, la fumée et les cris
Non, forcément et évidemment, jamais je ne pourrais être lui !
Drôle de vie d'un petit gars qui a vécu bien des cérémonies funéraires...
Solitaire, maintenant seul dans sa vie, sur ça, il préfère se taire.
Un petit gars, ce quinquagénaire, un jour, entra dans un autre univers.
Toujours ce blues de Calvin Russell, mais là un autre morceau.
Cette fois rappelant ses choix. Les notes me laissent sans voix, juste celle du petit gars :
Il revoit écoutant "Crossroads" joué par Russell les carrefours de sa vie,
Les choix pris, les voies choisies, ni aigri, sans nostalgie, juste cette apathie.
Mon petit gars loin des gueulards à tout va, silencieux
Disparut du bureau, sans qu'on le voit avant plusieurs jours.
En haut, on savait, mais ne pas en parler c'est plus respectueux.
Voici l'histoire de ce petit gars dont la vie allait prendre un autre tour.
Il me l'a raconté devant un café, sans aucune émotion
Ni pleurnicheries, viril il n'était pas ainsi de son vivant,
Sans aversion, déceptions, cachant toujours ses cogitations,
Avec sa voix neutre, ferme, calme comme si j'avais été chaque fois là :
«
Vous avez un P.T.S.D. O.K , j'suis épaté !?
Ou en Français un T.S.P.T., O.K., toujours aussi aidé....!
M'ont dit la C.P.A.M. par courrier plein d'humanité
Et la M.D.P.H. dans une L.R.A.C., même forme déshumanisée...
AMELI et Vital à faire en M.A.J.
Car je suis categorisé, après deux C.EX
Mais la C.A.F s'en mêle avec énergie aussi
Avec attribution d'une A.A.H en plus de ma P.I.
La D.G.F.I.P. déclenche investigations sur la C.S.G, R.D.S et C.R.D.S.
De ma P.I. , donc B.S. à envoyer en Z.I.P. en vitesse
Et copies expresses par DHL en pli en R.A.C.
Rexpertises devant la M.D.T. pour l'A.L.D. à justifier.
Voir si l'A.A.H peut sauter, mais je continue à bosser ?
Mais faut expertiser ! Même sans A.M.E. et C.M.U. et A.A.H. non versée !
Remplir le Cerfa N35-429 en P.D.F. et au CEDEX envoyée posté !
Embarcation dans tempête force dix
Je lance la balise A.r.g.o.s. aux abysses
Je lance mon S.O.S., avant l'hospice
Aucun préjudice dit le T.A. havre de justice
Je rentre K.O. et vois affiché en gros H.S.
Sur l'ascenseur par O.T.I.S., collé en vitesse.
Le sol tremble, tout s'effondre, je suis enseveli
Pas des gravas mais tous ces cris de gens en sursis.
Assis dans mon lit, transpirant je ne vois pas des dossiers
Mais des vies dévastées, des appels à l'aide désespérés.
Un cauchemar, un de plus, la routine du P.T.S.D
J'ai trop raté au C.A.PSY.V.I de séances ,trop débordé.
J'ai rêvé depuis gamin de porter le béret rouge
Dans mes tourments, je vois qu'entrailles qui bougent
De ces corps déchiquetés, le rouge gicler partout
Dans les visions de mes cauchemars je deviens fou.
Ma soumise était excitée par mes tenues de combat
Et ce béret rouge, moi j'y voyais que scènes d'horreur devant moi
Alors interdiction de jouer au "Dom petit soldat"
Quand j'ai vu mourir des frères à côté de moi.
Pénitence ? Repentance ? Ou besoin de retrouver un sens ?
Civil, paumé dans cette vie à gerber, nos belles cités
Cachant la misère des oubliés, des délaissés
Parqués loin dans les cités et quartiers ghettoïsés.
Une évidence comme une roquette qui pète
À trois mètres et te fait voler dans la tempête
Une évidence pleine de sens. Finies guerres et violences
Un autre combat social en souffrance m'a redonné un sens.
Retrouver une autre violence, désabusée par cette ignorance
Ces négligés qu'on veut oublier avec condescendance
Septième année à voir Biarritz, sa jetset friquée
Œuvrer de nuit, anonyme, dans les quartiers Bayonnais
Deux coups de couteau en sept ans, c'est rien
Mon corps et mon esprit sont restés dans ces pays lointains
Mais mes cauchemars vont maintenant se balader....:
Entre guerre, tirs, explosion et jeunes désœuvrés en train de me planter.
Ma soumise a fini libérée, son collier coupé
À quoi bon un mentor devenu un fantôme déjà crevé
Je l'ai libérée de ma pestilence, ma putréfaction
Mon esprit en décomposition, avec l'obsession de ma mission
Un Maître respecte autant sa soumise qu'elle doit le vénérer
Les responsabilités étaient miennes ne jamais l'oublier
Comment sa soumise pourrait en confiance s'offrir à lui
S'il son âme n'est que débris, son esprit détruit.
»
Voilà l'histoire d'un petit gars, atteint d'un de ces handicaps qu'on ne voit pas.
T'as tes jambes ?!, t'as tes bras ?! Alors qu'est ce qui va oas chez toi !
Quatre-vingt pourcents des handicaps sont invisibles m'avait il dit...
Il avait souri, espiègle, me fixant, : "Ne pas les voir, ca facilite bien la vie"...pas pour lui...
Pas la sienne, mais taiseux, il restait muré dans ses longs silences
Révélant son absence, reparti loin d'ici, dans les horreurs, cette récurrence...
Il restait silencieux, disant seulement, "C'est le passé..."
Mais il surgissait en lui, lui ne montrait rien mais remourrait à chaque remontée de son passé.
Je change de musique, pour moins blues, plus nostalgique.
Pourtant n'étant en rien mélancolique, mais cette autre musique
Me rappelle ce petit gars silencieux, un quinqua pas si vieux
Détruit à l'intérieur, sans jamais en parler avant de partir vers les cieux.
Estas Tonne m'emporte par sa magie loin de mes réflexions,
L'encens embaume sa fabuleuse improvisation "Fusion".
Je revois mes années de Maitre jamais rassasié
À aimer voir ma soumise affamée aimer se laisser dominer, emporter.
Ai-je su profiter avec elle de cette fusion des corps, de nos esprits ?
Pas de regrets pour le passé, il est ce qu'on en a fait pour partie.
Les accords d'Estas Tonne font fusion avec l'encens me renvoyant le petit gars.
Il a choisi son départ, c'était son choix, parti seul. Était-ce finalement moi ?
Je me réveille cette fois là.
Juste un cauchemar encore une fois.
- Cycle des Perditions des Émotions : Acronymo-blues d'un petit gars -
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
Pardonnez cette impertinence taquine envers des organismes sociaux qui ont mon respect (mon irritation coutoise aussi parfois) tellement cruciaux et même vitaux pour de plus en plus.
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-- Les Shamans, les Sages et les Haruspices --
De temps en temps, dans mes tourments nocturnes, j'entrevois mon enfance.
Sans vacarme, cris, révolte, juste dans un total silence.
La hache du boureau le coupe en tombant sur le billot,
Fait valser dans un saut l'âme du gamin, dans un seau et fin sans mots...
Les grands shamans omniscients de l'esprit dont ils ont tout appris,
Que je vois pour un chantier jamais fini, pour me ramener à la vie,
En grands gourous de la reconstruction des ciboulots démolis,
Reviennent évidemment à l'enfance, cette originelle 'insouciance bénie".
Quand elle n'est que champs de bataille et champs de ruines,
Les origines sont là et tambourinent illustrant leur doctrine !
Je me vois attribué de titres pathologiques glorieusement décernés comme des grades mérités,
Évidemment, toujours accompagnés de ces étiquettes affublées comme des médailles dorées.
Sigmund, puis sa fille Anna ; Mélanie Klein ou Françoise Dolto
Le tableau est fait, les haruspices ont bien lu dans mes boyaux chauds,
Lisant l'avenir, mon devenir, sans doutes, sûrs d'eux sans frémir,
À avoir tellement disséquer au couteau mon cerveau...
Le sang chaud me coule dans les yeux, totalement trépané,
Les méninges écartelées ouvertes comme par magie.
Qu'importe si on perd l'âme en route, elle est déjà damnée,
Ils ont lu mon encéphale, compris mes lobes et cortex pourris.
Retour vers mon futur, sans rock ni skateboard qui vole...
Je vole juste dans la salle durant ces séances folles.
C'est ma Grande Évasion devant la dérision de la déraison
Les Prêtes de l'esprit imposent leur calque vertueux pour ma guérison...
Automate cassé, présent physiquement, l'esprit absent
Je les entends, mais je m'en fous vraiment complètement
Je ris intérieurement : on n'offense pas ouvertement par opposition
Les shamans experts en lobotomie et trépanation en pleine commission !
Ton enfance était pourrie ? C'est foutu, t'es fini !
Pourtant mon cher Sartre a pondu quelques écrits
Sur l'existentialisme humaniste, j'y trouve là ma liberté,
Mes choix ! Rien n'est prédestiné ! Seuls mes actes forgent mon identité.
Quel danger d'oser braver les visions sacrées des haruspices :
Mauvaise esquisse d'auspices, on finit vite à l'hospice.
Alors, on acquiesce, baissant l'encolure sagement
Évitant ainsi la boucherie chevaline se rapprochant dangereusement.
Tous ces grands Sages, bien souvent pontifiants m'exaspérant
Ont évidemment ma dévotion pour ce privilège conséquent,
Toute ma gratitude de suppliant totalement déficient mentalement.
Conscient, inconscient, subconscient, un cas pour eux effrontément désespérant. Un cobaye excitant.
Les fers furent chauffés, à grands coups de cachets
Pour libérer mon âme torturée par ce passé refoulé, oublié
Mais bien ancré qui ferait qu'on me lit comme un botin bien organisé...
Autodestructeur : lié à l'enfance, solitaire : lié à l'enfance ! Cette Vérité décrétée !
Rébellion d'un esprit jamais soumis depuis tout petit
C'est ça qui m'a sauvé la vie, et les choix pris,
Mes actes librement pris ont forgé qui je suis,
Se cacher derrière la fatalité d'un passé gravé m'arrache des cris !
Mon enfance fut pourrie, mais loin d'un enfer maudit
J'ai grandi seul, me suis construit seul, forgé seul mon esprit
Des décennies plus tard, telle une prophétie on vous dit :
" - Votre enfance vous a modelé en grande partie pour le reste de votre vie..."
Évitons vive opposition, ne pas subir l'inquisition et ses décisions !
Devoir goûter encore aux cachets, fenêtres aux barreaux serrés...
Sachons être un bon mouton, en exaltation d'admiration
Pour leurs temps accordé, les décisions imposées, pour me sauver...
Mon existence trouve sa consistance via mes actes dans ce monde.
C'est loin d'être une pensée immonde, mais une liberté profonde !
Pourquoi ces combats acharnés métaphysiques dans mon esprit ?
Ont-ils raison quand on me définit sans me connaître comme "détruit" ?
Le placard montant jusqu'aux nuages ténébreux
Et ses tiroirs, et ses boîtes, et ses étiquettes et ses tampons...
Résumant d'un mot prodigieux, d'un classement insidieux si impérieux :
L'être que l'on est ? Brisons le placard ! Cassons le ! Cramons tout ! Brûlons !
La nuit s'évanouit lentement sous les rayons filtrant à travers les persiennes
Discrètement, l'aube se présentant presque timidement sur scène
Déjà j'entends le chant enjoué de quelques oiseaux matinaux
J'ai pas dormi, ai encore cogité sur des pensées torturées.
Dans cette campagne paisible, j'entends la nuits les cris,
Les explosions, les tirs, ces bruits : ces tsunami dans mon esprit
Ai-je au moins un vainqueur ? Freud ? Sartre ? Klein ?
J'en sais rien. Seule certitude, l'esprit est trop riche pour n'en garder qu'un.
J'en sais rien. Foutrement rien. Alors pourquoi une nuit à y penser ?
Argumenter, disserter avec les arcanes de mes pensées ! J'suis cinglé...
Développer des idées, chercher à les confronter, avancer, étayer...
Vaine quête nocturne solitaire d'une vérité qui revient chaque nuit me hanter.
- Souvenirs au grand air de vacances caniculaires -
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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La nuit venue, je vais
Paré de sa couleur de jais
Les trottoirs me portant
Toujours plus distant
Au cœur même de la nuit
Je te cherche partout là où je fuis
Ton ombre chassant la lumière crue des néons
Il est bien loin le parfum du maquis
Alors que résonnent en moi les notes du bandoneon
Je suis un marcheur de rêves
Marchant parmi les fantômes, sans trêve
Sur ce béton aride, mon cœur s’essouffle
Mais je danserai jusqu’à mon dernier souffle
« There is light somewhere »
#photodunet
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-- Encéphale Sépulcral Infernal --
J'ai mal. J'suis bancal. Plus rien dans le bocal.
Normal, pas forcément fatal, mais banal.
J'écris avec rage et souffrances les cris
De mon esprit qui viennent hanter mes nuits
L'incendie devant la sécheresse de mon cœur
Brûlé jusqu'à crever momifié, prend de l'ampleur
L'âme ne peut se consommer quant à elle
Elle a disparu, perdue dans mes tourments éternels
Ne crament comme la pinède landaise que mes neurones détraqués
Donc, finalement, ils ne vont pas vraiment me manquer...
Rien d'un supplice de Tantale, l'esprit dans son dédale
Juste brutale mygale en bacchanale cérébrale
Autant l'incinérer, prédateur pyromane nécrophage
Dans le sarcophage de mon cerveau en dépeçage.
Le crotale cannibale qui mord mon cœur
Torture tumorale intégrale au venin fatal
Ce récital fécal n'est que journal normal intestinal
J'suis bancal. Les cymbales dévalent mon esprit en rafale.
Bancal, mon encéphale, c'est un festival carcéral !
J'ai plus mal. J'ai plus de tête ! Finies tortures infernales.
- Cycle des Perditions des Émotions : Cordiale Escale Subspatiale -
Sanaephis
#texteperso
#poesiesansia
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Oui, je porte un masque
Celui-ci est peint
Ne trouvez vous pas qu’il sied à mon teint
Oh, rien de fantasque mais attention aux frasques
Et gare à la bourrasque!
Si j’étais vous, je mettrai un casque
Mais comment deviner savoir quoi faire?
Tout cela ne me paraît pas très claire
Dois-Je je continuer à me taire?
Je sens que cela va finir vinaigre.
#photodunet #Humeurdusoir
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Mademoiselle Assya
Autoritaire Intransigeante Sadique Sélective
Je reçois uniquement dans le cadre d'une relation suivie, voire d'appartenance
AMIS DU VIRTUEL ET SENTINELLES WHATSAPP INSTA
ET AUTRES : AUREVOIR ! .:.
La petite peste
a voulu faire la maline
elle n'était pas en reste
pour la lui jouer fine
mais maintenant elle frémit
devant sa punition
c'est trop tard pour demander pardon,
cochonne qui s'en Daddy...
#inspirationdujour
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nouvelle à Kourou je cherche des contacts de qualité avec des personnes ouvertes d'esprit .:.
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