Tant qu'on est en accord avec son propre système de valeurs, que l'on partage avec son autre, tout est moral. La dualité entre le gentil et le méchant (c'est ce que dis souvent @Anteros) est dépassée par les échanges transparents au sein du couple. Et il est parfaitement sain qu'elle se manifeste et soit questionnée.
La seule légitimité, c'est celle octroyée par le regard que son autre porte sur soi, et le regard que l'on porte soi-même sur soi. Elle est croisée, c'est une réassurance quotidienne par les mots échangés, par les acquiescements implicites, par toute la joie, le bien-être que l'on ressent.
C'est en effet une question de confiance réciproque, aveugle oui, et "tranquille".
Mais, de mon point de vue, elle nécessite une grande introspection préalable à une relation : qui on est, pourquoi on est là, quelles sont nos zones d'ombres, quels sont les trucs tordus planqués au fond de notre cerveau et qu'on doit regarder en face ? Explorer, verbaliser, et les envies et les peurs.
Je n'accorde pas de légitimité à celui qui prétend être, dans l'absolu et donc indépendamment de l'humain réel et vivant, capable de diriger et gérer une "soumise" (comme terme générique) de A à Z. Je n'y crois pas un instant. Et je trouve même ça dangereux.
Bref, pour moi la légitimité est relationnelle, pas basée sur un titre ou un statut, ni une reconnaissance ou même une position au sein de la communauté BDSM.
En ai je le droit ? Et cela même si c'est ce qu'elle désire ?
Oui.
:-)