À demi-mot
#0

Hello,

Je me pose une question sur mon fonctionnement et je serais curieuse d’avoir des retours de personnes qui connaissent les dynamiques BDSM, notamment du côté D/s.

Je suis très cérébrale, et je me rends compte que ce qui m’excite le plus est souvent l’avant : l’anticipation, la tension, les échanges, le cadre, le fait d’être guidée mentalement, la frustration, le fait de faire durer. J’aime quand ça monte lentement, quand tout n’est pas donné tout de suite, quand il y a de la retenue, de l’attente, une vraie tension psychologique.

En revanche, dans le réel, j’ai souvent été déçue. Comme si mon imaginaire allait beaucoup plus loin que la rencontre elle-même. Je me demande donc si cela peut avoir un lien avec un fonctionnement soumis, ou avec le fait que ce qui m’attire profondément, c’est surtout la dynamique de pouvoir, la montée, la frustration, le cadre, plus encore que l’acte en lui-même.

Est-ce que certain(e)s d’entre vous se reconnaissent là-dedans ? Dans le fait d’être plus excité(e)s par l’avant, par la tension mentale, par la frustration, par le fait d’être tenu(e)s ou guidé(e)s, que par la rencontre réelle ensuite ?

Et si oui, comment vous faites pour que le réel soit à la hauteur de cette intensité mentale ?

Je serais vraiment intéressée par vos retours.

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Neilerio
#1
C'est pour ça que tout les fantasmes ne doivent être réalisés les confronter à la réalité leur retirent leurs puissances car rien ne surpasse le pouvoir de l'imagination. Je pense qu'il faut donner du temps à une relation pour en rélèver tout le potentiel.
 
 
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Aazedsanta
#2
Bonjour , je pense que votre réponse se trouve dans votre description . Je vous cite :  "Ce que je montre n’est jamais tout à fait ce que je ressens, et c’est volontaire." Soyez libre de dire ce que vous ressentez à votre dom pour qu'il ajuste ;)   
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Gappap
#3
Pour moi vous confondez cérébral et virtuel. 
Vous êtes pas dans une logique cérébral mais dans une logique de virtualité. 
L'imaginaire, vous le maîtriser de bout en bout, c'est vous le scénariste, l'acteur et le réalisateur en même temps. Vous maîtrisez le tempo, les mots, les moments, les pratiques et forcément vous allez mettre en scène vos plaisirs. 
Le réel ne se passe pas toujours de façon aussi fluide. Le réel, vous ne le maîtrisez pas, ça merde parfois, c'est pas toujours dédié à vos plaisirs, les mots attendu ne sont pas toujours entendu... Etccc 
Pour le cérébral, ma soumise est très cérébral et ça fonctionne très bien en reel. Par contre on a pris le temps de construire et on continue de construire notre dynamique 
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À demi-mot
#4
C'est pour ça que tout les fantasmes ne doivent être réalisés les confronter à la réalité leur retirent leurs puissances car rien ne surpasse le pouvoir de l'imagination. Je pense qu'il faut donner du temps à une relation pour en rélèver tout le potentiel.    
 
Je pense qu’il y a du vrai là-dedans. Certains fantasmes vivent peut-être mieux dans la tête que dans le réel. Mais je crois aussi que, dans mon cas, le problème vient parfois moins du fantasme que du fait que le réel n’a pas eu le temps de se construire. J’ai besoin que ça dure, que la tension monte, qu’une vraie relation ou dynamique s’installe. Sinon, oui, l’imaginaire garde toute sa puissance...
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À demi-mot
#5
Bonjour , je pense que votre réponse se trouve dans votre description . Je vous cite :  "Ce que je montre n’est jamais tout à fait ce que je ressens, et c’est volontaire." Soyez libre de dire ce que vous ressentez à votre dom pour qu'il ajuste ;)   
 
C’est justement là que ça se complique pour moi, j’ai aussi un côté brat, donc une part de moi aime être lue, cherchée, trouvée sans avoir à tout expliquer. J’aime quand l’autre capte, recadre, ajuste avec finesse, sans que tout soit posé de manière trop frontale, parce que c’est aussi là que se crée la tension...
Mais je vois bien aussi que si je garde trop pour moi ou si j’attends que l’autre devine tout, je peux créer moi-même le décalage que je regrette ensuite. J’ai sans doute à trouver un équilibre entre ce jeu du “devine-moi” et la communication nécessaire pour que l’autre puisse vraiment s’ajuster...
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Melle_Lise
#6
Dans notre imaginaire il n'y pas de couac, pas de temps mort parcequ'on galère à attacher, pas de fou rire parceque ça ne fonctionne pas... Si je prends mon exemple lors de mon premièr IRL je pensais être détendue, fière de tous mes fantasmes, je suis arrivée tétanisée... A distance on ne mesure pas les réactions physiques, on ne connaît pas le corps de l'autre et pour ça il faut du temps... Il y a aussi le fait que vous n'exprimiez pas réellement de que vous ressentez alors l'autre ne peut pas savoir, ce n'est parfois pas simple de le faire, personnellement je le fais par écrit pour que celui avec qui je suis en relation, mesure mes fantasmes, mes limites, mes inquiétudes, mes blocages... Et enfin il y a aussi l'évidence que parfois la connexion en réel ne se fait pas ou que les rythmes sont différents...
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Pour ma part bien qu'il m'arrive d'éprouver des choses en virtuelle, ce n'est pas comparable au réel en terme d'intensité même psychologiquement parlant. 
 
En revanche y'a quelque-chose qui me fait beaucoup tiquer dans dans ce que vous dîtes. La communication dans le BDSM qu'elle soit verbale ou non verbale est quelque-chose de nécessaire. Surtout pour ce qui est de ses attentes et ses envies et encore plus en début de relation. Bien sûr je peux totalement comprendre ce côté à demi mot et cette manière de fonctionner. Mais est ce que vous vous assurez d'être comprise?
 
Car après il ne faut pas s'étonner si vous trouver une dissonance entre le virtuelle avec votre cerveau qui comble les vides et le réel.
Peut être est il aussi plus facile pour vous de vous investir émotionnellement en virtuel qu'en réel. Et donc ça crée un décalage en terme de ressenti ?
 
Vous êtes vous déjà laisser assez de temps (dans le sens renouveller la rencontre avec la même personne sans pratiquer d'actes) pour que cette tension et cet avant que vous aimez en ligne. Ai la chance de se produire dans une rencontre ?
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Neilerio
#8
  Je pense qu’il y a du vrai là-dedans. Certains fantasmes vivent peut-être mieux dans la tête que dans le réel. Mais je crois aussi que, dans mon cas, le problème vient parfois moins du fantasme que du fait que le réel n’a pas eu le temps de se construire. J’ai besoin que ça dure, que la tension monte, qu’une vraie relation ou dynamique s’installe. Sinon, oui, l’imaginaire garde toute sa puissance...
 J'ai impression que c'est l'orobouros, pourquoi le réel n'a pas le temps de se construire ? est ce qu'il y a du présentiel ? est ce que le Dom est bien brat tamer ? il y a mille chose à prendre en compte et si peu de détails sont donnés.
Dernière modification le 17/04/2026 07:28:58 par Neilerio.
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Aazedsanta
#9
  C’est justement là que ça se complique pour moi, j’ai aussi un côté brat, donc une part de moi aime être lue, cherchée, trouvée sans avoir à tout expliquer. J’aime quand l’autre capte, recadre, ajuste avec finesse, sans que tout soit posé de manière trop frontale, parce que c’est aussi là que se crée la tension... Mais je vois bien aussi que si je garde trop pour moi ou si j’attends que l’autre devine tout, je peux créer moi-même le décalage que je regrette ensuite. J’ai sans doute à trouver un équilibre entre ce jeu du “devine-moi” et la communication nécessaire pour que l’autre puisse vraiment s’ajuster...
C'est exactement ça l'équilibre entre devine moi et j'aime plutot ça ;) .
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MENTAL
#10
Bonjour À demi-mot
Vous avez  donné  vous-même  les réponses  à  vos questions :
- "J'ai besoin qu'une vraie relation ou dynamique s’installe"
- "J’ai sans doute à trouver un équilibre entre ce jeu du “devine-moi” et la communication nécessaire pour que l’autre puisse vraiment s’ajuster..."
- Avec  le choix de  votre  pseudo😀
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À demi-mot
#11
Pour moi vous confondez cérébral et virtuel.  Vous êtes pas dans une logique cérébral mais dans une logique de virtualité.  L'imaginaire, vous le maîtriser de bout en bout, c'est vous le scénariste, l'acteur et le réalisateur en même temps. Vous maîtrisez le tempo, les mots, les moments, les pratiques et forcément vous allez mettre en scène vos plaisirs.  Le réel ne se passe pas toujours de façon aussi fluide. Le réel, vous ne le maîtrisez pas, ça merde parfois, c'est pas toujours dédié à vos plaisirs, les mots attendu ne sont pas toujours entendu... Etccc  Pour le cérébral, ma soumise est très cérébral et ça fonctionne très bien en reel. Par contre on a pris le temps de construire et on continue de construire notre dynamique 
 
Je comprends l’idée, et je pense qu’il y a une part de vrai dans ce que vous dites sur la maîtrise de l’imaginaire, dans la tête, tout est plus fluide, plus tenu, plus ajusté que dans le réel.
En revanche, je ne crois pas confondre cérébral et virtuel. Quand je parle de côté cérébral, je parle surtout de l’intensité mentale, de l’anticipation, du poids des mots, de la tension intérieure et de tout ce qui se joue en amont dans le désir. Cela peut très bien exister dans le réel aussi.
Là où je vous rejoins, c’est que le réel demande sans doute davantage de temps, de construction et d’ajustement. C’est d’ailleurs ce que j’essaie de comprendre, comment faire pour que cette intensité mentale descende mieux dans le vécu, au lieu de rester trop en amont.
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À demi-mot
#12
Merci pour vos retours, parce qu’au fond plusieurs d’entre vous convergent vers quelque chose de très juste.
Je crois qu’il y a en effet plusieurs niveaux dans ce que je décris, dans l’imaginaire, tout est plus fluide, plus maîtrisé, plus ajusté. Le réel, lui, amène forcément de l’imprévu, des couacs, des rythmes différents, et donc une part de décalage...
Je vois aussi mieux, en vous lisant, que chez moi le vrai point sensible est sans doute là, j’aime le “devine-moi”, la tension, la retenue, le fait de ne pas tout livrer tout de suite, mais si je laisse trop de place à cela sans assez exprimer ce que je ressens, l’autre ne peut pas toujours s’ajuster, et mon imaginaire comble alors beaucoup trop de vide...
Donc oui, je pense que le réel a besoin de plus de temps pour se construire, se charger, trouver son propre rythme. Peut-être même de plusieurs rencontres, parfois sans passage à l’acte, pour que cette tension que j’aime ait le temps d’exister aussi hors de l’imaginaire.
Au fond, je crois que je ne cherche pas moins d’intensité. Je cherche un réel capable de la rejoindre 
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Monsieur F
#13
Bonjour je pense que pas mal de personnes peuvent se reconnaître là-dedans et ce que tu décris me paraît assez cohérent avec certaines dynamiques D/s très centrées sur le mental.Ce que tu décris l’anticipation, la tension, le cadre, la frustration ce n’est pas juste un “avant” c’est déjà une grosse partie du jeu en soi. Chez certain(e)s, c’est même là que se situe l’intensité principale, plus que dans l’acte.Du coup, le décalage avec le réel ne vient pas forcément d’un imaginaire “trop fort”, mais souvent du fait que le réel va trop vite ou ne prend pas le temps d’installer cette montée. Si la dynamique n’est pas construite, si le lien n’est pas posé, ça peut vite paraître plat en comparaison.L’autre point que je vois dans ce que tu dis, c’est le côté “être lue / devinée”. C’est très compréhensible dans une dynamique brat ou subtile, mais dans le réel, si l’autre n’a pas assez de matière, il ne peut pas forcément ajuster comme tu l’attends. Et ça peut créer exactement la frustration que tu décris, mais pas dans le bon sens.À mon avis, la clé est peut-être là : trouver quelqu’un capable de jouer sur cette durée et cette tension mentale, tout en gardant un minimum de communication pour que ça reste juste. Et accepter que le réel soit moins “parfait” que l’imaginaire, mais potentiellement plus vivant si la dynamique est bien construite.
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À demi-mot
#14
 J'ai impression que c'est l'orobouros, pourquoi le réel n'a pas le temps de se construire ? est ce qu'il y a du présentiel ? est ce que le Dom est bien brat tamer ? il y a mille chose à prendre en compte et si peu de détails sont donnés.
Ce que j'évoque ce sont les rencontres en dehors du couple, tel que le libertinage par exemple.
Pas forcément avec des rapports D/s d'ailleurs...
Monsieur est en phase d'expérimentation côté brat Tamer et prend ses marques...
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À demi-mot
#15
Bonjour je pense que pas mal de personnes peuvent se reconnaître là-dedans et ce que tu décris me paraît assez cohérent avec certaines dynamiques D/s très centrées sur le mental.Ce que tu décris l’anticipation, la tension, le cadre, la frustration ce n’est pas juste un “avant” c’est déjà une grosse partie du jeu en soi. Chez certain(e)s, c’est même là que se situe l’intensité principale, plus que dans l’acte.Du coup, le décalage avec le réel ne vient pas forcément d’un imaginaire “trop fort”, mais souvent du fait que le réel va trop vite ou ne prend pas le temps d’installer cette montée. Si la dynamique n’est pas construite, si le lien n’est pas posé, ça peut vite paraître plat en comparaison.L’autre point que je vois dans ce que tu dis, c’est le côté “être lue / devinée”. C’est très compréhensible dans une dynamique brat ou subtile, mais dans le réel, si l’autre n’a pas assez de matière, il ne peut pas forcément ajuster comme tu l’attends. Et ça peut créer exactement la frustration que tu décris, mais pas dans le bon sens.À mon avis, la clé est peut-être là : trouver quelqu’un capable de jouer sur cette durée et cette tension mentale, tout en gardant un minimum de communication pour que ça reste juste. Et accepter que le réel soit moins “parfait” que l’imaginaire, mais potentiellement plus vivant si la dynamique est bien construite.
 
Merci, parce que ton message m’aide justement à mettre quelque chose d’important en lumière.
Je crois que je comprends mieux pourquoi, dans le cadre du couple libre ou de rencontres plus “libertines” avec des hommes qui n’étaient pas dans une vraie dynamique dominante/mentale, j’ai toujours été déçue. Ce n’est pas forcément la rencontre en elle-même qui ne convenait pas, mais le fait qu’il manquait justement ce qui, chez moi, fait monter le désir, la tension, le cadre, la frustration, la durée, le fait d’être guidée mentalement...
Du coup, oui, je crois que le décalage venait moins d’un imaginaire “trop fort” que d’un réel qui allait trop vite ou qui ne parlait tout simplement pas le bon langage pour moi.
Ton message m’aide à comprendre que ce n’est peut-être pas “le réel” qui me déçoit, mais certains formats de rencontre qui ne nourrissent pas ce qui m’excite vraiment...
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MENTAL
#16
un début de  solution ?   Pas de boogie woogie avant  vos  prières du soir.
https://www.youtube.com/watch?v=I2CYxY1_JwA
Dernière modification le 17/04/2026 16:29:43 par MENTAL.
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Le manque de protocole :
Sans rituels ou règles précises pendant la rencontre, le cerveau "décroche" et revient en mode analytique... 
Si la rencontre se transforme trop vite en un acte sexuel classique, la tension psychologique s'effondre.. 
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Maître SADE
#18
​LUX ante ferrum Je ne partage pas votre point de vue ! si un cerveau "décroche" c'est que les moyens n'ont pas été à la hauteur de la réalisation du lacher prise ! Enfin quelle idée d'offrir une sexualité classique dans une séance BDSM !  Pour moi, les fantasmes doivent être vécus, c'est bien une raison du BDSM ! Au préalable,  ils doivent, etre débattus, resitués, recadrés.... les rendent accessibles, la check-list reste la bonne base de dialogue. Ainsi, il n'y aura pas de décalage entre le fantasme resitué et le live...et aucune raison de déception.
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À demi-mot
#19
Le manque de protocole : Sans rituels ou règles précises pendant la rencontre, le cerveau "décroche" et revient en mode analytique...  Si la rencontre se transforme trop vite en un acte sexuel classique, la tension psychologique s'effondre.. 
 
Merci, je trouve ton point très intéressant.
Je crois que ça me parle parce que j’ai justement du mal à lâcher prise et à mettre mon cerveau sur pause. 
Et ce que tu dis sur le protocole m’aide à mieux comprendre pourquoi l’acte en lui-même peut parfois me sembler moins intense que l’avant, peut-être que ce dont j’ai besoin, ce n’est pas seulement d’une rencontre, mais d’une dynamique suffisamment construite pour que mon mental reste dedans.
L’idée de rituels, de règles, d’étapes, ou simplement d’un cadre clair me parle beaucoup. Quelque chose qui permette à la tension de continuer à exister dans le réel, au lieu de s’effondrer trop vite...
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Mr Mano
#20
C'est un vrai beau sujet que le vôtre.
Je pense que beaucoup de bonnes choses ont été dites et que ces réponses devraient vous aider à réfléchir.
Je vais essayer de faire simple.
C'est un peu comme la différence entre Don Juan et Casanova. Le premier prend plaisir à conquérir , le second à coucher. 
Le but final n'est pas le même.
Le tout est de savoir quel est votre but profond, votre désir le plus cher. A quel moment vous sentirez vous satisfaite ?
La cérébralité peut exister à travers le fantasme, le virtuel et le réel ; peut importe. Tout dépend comment on peut l'adapter à la situation et surtout comment la partager avec l'autre. Trouver la bonne alchimie qui fait que ce côté cérébral vous fera avancer mutuelement.
Je vous confirme que ce n'est pas si simple que ça mais il me semble que vous avez déja en vous certaines réponses. Alors faites vous confiance ; échangez, dialoguez, rendezvous accessible aux contacts intéressants et vous verrez ! 
Allez, on y croit !
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Neilerio
#21
Ce que j'évoque ce sont les rencontres en dehors du couple, tel que le libertinage par exemple. Pas forcément avec des rapports D/s d'ailleurs... Monsieur est en phase d'expérimentation côté brat Tamer et prend ses marques...
Peut être qu'il n'a pas assez d'expérience avec le brat taming, c'est pas au chose si simple que ça au début 
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Derek
#22
Etant moi-même cérébral et tombant donc souvent sur des cérébrales.
Je prends un exemple. N'importe quelle photo, même la meilleure aura toujours un effet négatif pour la plupart. J'ai fait valider les photos par une dizaine de personnes pour voir le niveau du physique de la photo. Donc je sais qu'elle marche et je sais mon "niveau" sur le "marché de l'amour". Donc après avoir balayé ça, en vrai on tombe sur ce que tu décris, à savoir que ce qu'on s'imagine est toujours mieux que la réalité brute. Même si tu mets brad pitt, ça sera pas équivalent à ce que tu t'imagines. C'est pourquoi dans mon protocole de rencontre maintenant, je discutaille un peu, puis très vite photo pour trier le bon grain (Cérébrale ouverte) de l'ivraie (Fantasmeuse de ma qualité d'écriture). Comme ça on perd pas 10 ans à se "lier" si l'essentiel n'est pas là. Cet effet est peut-être renforcé si tu donnes la photo au bout de deux-trois semaines puisque tu crée déjà un gros package à comparer à ce que tu ressens à la photo.
Plus une personne est cérébrale, plus elle doit se forcer à s'injecter dans le sang des doses de réel. Je me mets dans le lot aussi. Même si j'ai déjà fait ce travail y a une dizaine d'années. Ces derniers temps, j'essaye plutôt d'être plus exigeant que l'inverse, tant j'avais poussé le curseur pour contrer ma nature (Et aussi compte tenu du choxi réel que tu as parfois qui te pousse à prendre moins bien). Donc la limite c'est : pas de red flags et pas un physique qui me rebute à 80 %. Si c'est neutre je go. Si je doute, je go. Si c'est bien je go évidemment. Mais on pourra jamais pousser l'autre à appliquer cette façon de faire. C'est le trap ultime des femmes cérébrales sur internet, qui mettent juste les pieds sous la table et attendent un miracle. Je vois des profils féminin de cérébrales, elles ont dater personne en 5 ans (Je suis sur le site et discute encore avec certaines). Faut se poser des questions... Faut pas oublier qu'une photo ca peut être le meilleur de la personne mais parfois le pire. Femme comme homme ne prennent pas forcément bien les photos. Les cérébraux sont mieux en vrai, car 3 / 4 du temps tu tombe sur un moment d'absence (Dans leur pensée) si t'es pas photographe, ce qui ne donne aucune émotion à la photo. Sans compter les gens bien meilleurs en mouvement (c'est mon cas).
Tout ça pour dire que cette histoire est un exemple parmi d'autres, de première déception, de mur qui doit être franchit. Y'a une part qui peut être vrai, y'en a une autre qui vient d'une sorte de bulle cérébrale, voire d'attentes irréalistes, qu'on s'est faite et qui ressemble à une déformation qui n'existe pas en vrai. J'ai des potes recalés sur les réseaux, genre bien plus beau que moi, recalés par des femmes qui honnêtement sont vraiment pas terrible pourtant. Chacun a le droit de choisir, mais vu les qualité du mec, on sent qu'il n'est pas retribué à sa juste valeur au moins côté photo (et j'ai vérifier personnellement son profil). Donc sur internet tu as en plus un effet de disqualification car tout ça ne vit pas. Une part de ce biais est inévitable, l'autre doit être acté par les femmes et notamment cérébrales. Très à la défaveur des hommes et ce topic en est la preuve. Si tu ne peux générer aucune émotion en mouvement, tu perds 50 % de ton intérêt. Moi même désormais, je vois la photo de la fille, dont acte, je n'en fait pas une soupe tant déjà ça peut être modifié (filtre, ia) en bien comme en mal.
Le monde réel est imparfait. Y'a parfois des blancs dans une interraction, et puis 30 minutes ça rit aux éclats et tout est arrangé. Toute personne cérébral avec un plan fixe dans la tête va noircir son âme pour des choses amenés potentiellement à changer. Et ce changement, ce refroidissement a lui aussi un effet sur l'autre personne. C'est le plus gros défaut du cérébral. Toute personne doit en accepter l'augure et travailler sur ça, à défaut d'empoisonner son propre puits à chaque fois.
Maintenant y'a aussi un monde, ou le dom en question n'est pas adapté. Tu as des doms plus portés sur les mots, les insinuations, les silences (mon cas) et d'autres plus brute de décoffrages. Je connais des femmes qui sont insupportés par trop de blabla, ou la subtilité. Il leur faut juste une correction. D'autres ne vivent que pour la lame invisible d'une mise en scène, d'une construction qui les fait monter en puissance. Donc peut-être aussi, un manque de prise d'information sur ce qu'est le Dom. Il doit pouvoir en répondre, même en mot. A quoi ressemble son approche ? etc.
Soyez la première personne à aimer.