Merci pour vos retours, parce qu’au fond plusieurs d’entre vous convergent vers quelque chose de très juste.Je crois qu’il y a en effet plusieurs niveaux dans ce que je décris, dans l’imaginaire, tout est plus fluide, plus maîtrisé, plus ajusté. Le réel, lui, amène forcément de l’imprévu, des couacs, des rythmes différents, et donc une part de décalage...Je vois aussi mieux, en vous lisant, que chez moi le vrai point sensible est sans doute là, j’aime le “devine-moi”, la tension, la retenue, le fait de ne pas tout livrer tout de suite, mais si je laisse trop de place à cela sans assez exprimer ce que je ressens, l’autre ne peut pas toujours s’ajuster, et mon imaginaire comble alors beaucoup trop de vide...Donc oui, je pense que le réel a besoin de plus de temps pour se construire, se charger, trouver son propre rythme. Peut-être même de plusieurs rencontres, parfois sans passage à l’acte, pour que cette tension que j’aime ait le temps d’exister aussi hors de l’imaginaire.Au fond, je crois que je ne cherche pas moins d’intensité. Je cherche un réel capable de la rejoindre
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