Pour moi c'est absent de nos vies sauf à la télévision ou dans la littérature à la mode.
A mon avis c'est inexact de penser que ces concepts sont absents de nos vies: ils le sont de manière indirecte. Ils font partie du corpus idéologique qui modèle nos sociétés et ils ont donc un impact non négligeable par l'intermédiaire des conventions sociales.
La plupart des règles qui régissent nos vies ne sont pas dictées par la nature mais par des choix d'organisation sociale plus ou moins arbitraires, que l'on fait accepter en les enrobant dans la religion ou l'idéologie.
A titre d'illustration, si vous prenez l'exemple des Chroniques de Gor, elles décrivent un système patriarcal poussé à son paroxysme. Le pouvoir est l'apanage exclusif des hommes, l'esclavage sexuel et domestique des femmes est institutionnalisé. Ce système est accepté et fonctionne.
Chez nous, le patriarcat en tant qu'architecture de société où le pouvoir et les privilèges sont détenus de manière prépondérante par les hommes est en perte de vitesse depuis plusieurs décennies, mais il revient en force par l'intermédiaire de la religion. Il me semble donc hasardeux de considérer qu'il est quasiment en état de mort cérébrale.
Le féminisme, dans le sens originel, a conduit à plusieurs avancées concrètes (droit de vote, droit d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation d'un mari, accès à la contraception, protection contre le harcèlement au travail, ...). Le mouvement a beaucoup muté et, avec des étendards comme l'intersectionnalité et la déconstruction qui diluent la cause des femmes dans un agenda idéologique éloigné du mouvement originel, il a néanmoins un impact concret, ne serait-ce qu'en agissant sur la fenêtre d'Overton (qui définit les opinions acceptables dans le débat public et celles qui n'ont pas le droit de s'exprimer).
Dernière modification le 07/05/2026 20:45:24 par sylvie35.
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