Azhara
#0
J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe. Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement.
Respect des femmes dans toutes leurs complexités, leurs contradictions. La femme a autant d'importance que l'homme, autant le droit de s'exprimer. ... ...
Personnellement, je ne revendique rien de plus qu'un homme. 
Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois.
Je ne suis ni pour la castration de la parole des hommes, encore moins pour la castration tout court des hommes, ni pour la sororité (qui me fait bondir) et encore moins pour une compétition hommes/femmes. Je ne suis pas non plus pour la négation des genres et des caractéristiques genrées. 
Mais, je m'interroge...
Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). 
Ainsi on a souvent des hommes :
- prenant systématiquement la défense des femmes, voire les conseillant. (Comme si on n'était pas capables de cogiter nous-même sur le comportement à adopter avec des hommes...)
- qui parlent à la place des femmes.
- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins. 
Suis-je obnubilée par mon prisme de pensées ou d'autres personnes pensent-elles comme moi ? Différemment de moi ? (avis et argumentations des hommes bienvenus, les féministes 2.0 aussi, promis j'essaierai de ne pas m'agacer :)
Sujet casse-gueule au possible, j'en suis consciente ! 
Dernière modification le 04/05/2026 20:52:37 par Azhara.
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Ah ? Cassage de gueule ? Où ça ?! J'en suis ! Je sors le baffographe, il a pris un peu la poussière...
Pop-corn en attendant l'entrée en lice des gladiateurs/trices (c'est comme ça qu'on écrit en inclusivauté ?)
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J'ai pas compris le 3ème point : "- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins."
C'est à dire ? Des exemples ? 
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Azhara
#3
J'ai pas compris le 3ème point : "- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." C'est à dire ? Des exemples ? 
Une de mes inspirations : 
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10757/Grossesse-effets-de-la-douleur/
Je ne veux pas polluer le post, je ressens que la personne n'est absolument pas mal intentionnée, et puis ce n'est pas ma seule source d'inspiration hein. 
Vous croyez qu'on peut obliger l'usage d'un langage normal et clair et du coup non-inclusif ? ^^ 
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Neilerio
#4
Ca commence mal je vois l'expression 2.0  alors qu'on ça bien plus de 20 ans...
"J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe." pas vraiment pourquoi le BDSM échapperait par miracle aux travers du monde vanille ?
" Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement." "
Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois." attention avec les réseaux ce n'est pas parce qu'une personne ce dit feministe qu'elle l'est.
"Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). " je dirais même partout et c'est lié à l'hégémonie du D/s qui répand le discours d'une soumise s'éduque, ça doit être dévouée et e, ça doit faire ces rituels même si ça veut pas, parce que le BDSM c'est pas chacun fait ce qu'il veut etc etc.
Ce sont d'ailleurs les mêmes qui parlent de BDSM 2.0 qui serait moins bien que le BDSM 1.0.
 
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Azhara
#5
Ca commence mal je vois l'expression 2.0  alors qu'on ça bien plus de 20 ans... "J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe." pas vraiment pourquoi le BDSM échapperait par miracle aux travers du monde vanille ? " Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement." " Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois." attention avec les réseaux ce n'est pas parce qu'une personne ce dit feministe qu'elle l'est. "Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). " je dirais même partout et c'est lié à l'hégémonie du D/s qui répand le discours d'une soumise s'éduque, ça doit être dévouée et e, ça doit faire ces rituels même si ça veut pas, parce que le BDSM c'est pas chacun fait ce qu'il veut etc etc. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui parlent de BDSM 2.0 qui serait moins bien que le BDSM 1.0.  
 
Je trouve qu'il y'a beaucoup de chichis pour une expression... 
Pour ce qui est du miracle : c'est qu'il y'a moins de blaireaux dans le bdsm que dans le dit vanille selon moi, même si j'ai parfois des doutes.
Plus sérieusement, je trouve que beaucoup d'hommes dans le bdsm se positionnent dans des démarches réflexives sur la place de la femme dans la société. 
Pour votre dernier point : je ne parlais pas de conception et échange dans la D/s Nellerio, je parlais d'échanges généraux entre hommes et femmes.   
Dernière modification le 05/05/2026 08:20:40 par Azhara.
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Neilerio
#6
Je trouve qu'il y'a beaucoup de chichis pour une expression...  Pour ce qui est du miracle qu'il y'a moins de blaireaux dans le bdsm que dans le dit vanille selon moi, même si j'ai parfois des doutes. Plus sérieusement, je trouve que beaucoup d'hommes se positionnent dans des démarches réflexives sur la place de la femme dans la société.  Pour votre dernier point : je ne parlais pas de conception et échange dans la D/s Nellerio, je parlais d'échanges généraux entre hommes et femmes.   
Chichi non il y en a marre du c'était mieux avant et des dissonances.
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LauDupond
#7
https://www.oxfamfrance.org/inegalites-femmes-hommes/sororite-solidarite-entre-femmes/
Je ne connaissais pas le mot sororité. J'ai fait une petite enquête sur google et j'ai trouvé ce petit article pour commencer.
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Kawa
#8
L'univers BDSM en soit n'est pas plus feministe que msculisniste à mes yeux. C'est plus un monde où on peut se permettre d'exposer et de dévelloper son univers vu que les barrières y sont moins nombreuses. Même si stastistiquement il y  moins de femme, on peut y trouver couramment des extremes dans les deux cas.   On y trouve de tout, des gens étonnant, respectueux, malades psychologiquement, des prédateurs destructeurs, d'une bienveillance déconcertante, etc. La richesse de ce microcosme réside surtout dans la liberté de pouvoir être soit même. 

Peut être que c'est simplement votre vision du BDSM et cette dissonance avec le monde des autres qui ne correspond pas à vos valeurs qui vous bouscule, qui vous pousse à vous interroger. Mais je pense que croire que c'est un monde bienveillant et respectueux envers en genre ou même de manière générale. C'est se voiler la face quelquepart ^^
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Azhara
#9
Kawa, Ahah bien vu pour la fin... Ça rejoint ce qu'avançait aussi Nellerio (" par quel miracle le bdsm échapperait aux travers du vanille ?")
Ma vision est moins simpliste que ça heureusement, même si je comprends votre interpétation avec mon message initial. Je ne place pas le bdsm au-dessus du vanille.
Cependant, comme vous le pensez aussi Kawa, la liberté d'être, de dire me paraît plus développée. J'ai régulièrement été exposé, et je le suis encore avec mon Dominant, à des réflexions sur le féminisme et l'évolution sociétale intéressantes.
Ce type d'échanges m'a laissé songer que le bdsm laissait une place non négligeable à la liberté d'être des femmes, y compris dans leurs soumissions. Ce qui au passage pourrait sembler antinomique, mais il y'a déjà eu plein de sujets pertinents là-dessus, je n'y reviens donc pas.
Ce qui m'étonne c'est qu'en parrallèle de ce type de discours, je vois aussi régulièrement des hommes qui ne considèrent absolument pas comme un souci de conseiller les femmes, prendre leurs défenses, s'approprier des sujets féminins, sans que celles-ci n'aient rien sollicité. J'y vois une forme de maladresse qui me laisse songer que les femmes auraient besoin d'eux pour ça. Ça me met mal à l'aise. Dernièrement j'ai soulevé le problème et la personne n'a pas semblé comprendre ce que j'avançais.  
Pour autant, il m'arrive à moi aussi de faire exactement la même chose en sens inverse et ça ne me pose pas de problèmes ahaha !
Ainsi, mes questions sont de l'ordre de l'équitabilité.
Est-ce que les hommes qui adoptent ce type de comportement sont vraiment dans une démarche non constructive et "anti-féministe" ?
Ou est-ce que je suis polluée par mon propre système de penser puisque quand je me positionne de la même manière ça ne me questionne pas ! :)         
Dernière modification le 05/05/2026 14:25:38 par Azhara.
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Kawa
#10
Je comprends le questionnement et je pense voir ce dont vous voulez parler. J'ai bien une réponse à apporter, qui n'engage que mon point de vue et ma manière particulière de voir le monde. Je sais qu'elle ne va pas plaire, engendrer des ressenties négatifs chez certaines personnes. Mais ce n'est ni le but, ni l'intention, ni même un quelconque jugement. 

Il y a beaucoup de gens aux personnalités atypiques qui trouvent un chemin pour se dévelloper dans le BDSM. Ce qui implique que ces personnes ont une vision très particulière du monde qui les entoures qui n'est pas accessible à la comprehension de tous. Ou du moins pas en projettant sa manière de fonctionner et de penser.


En l'occurence ici on peut y trouver des personnes aux troubles de la personnalité narcissique (médicalement parlant, aucune insulte ou dénigrement se trouve derrière ce constat / interpretation personnel). Qui ont la particularité d'avoir une vision tunnel très poussé, qui vont parfois avoir tendance à vouloir exposer leur vérité aux yeux des autres. Qui bien qu'étant une évidence et une réalité pour eux, elle ne l'est pas aux yeux des autres. Ca se traduit souvent par du rejet, du dénigrement, de la victimisation quand une personne vient contrarié cette vérité qui leurs semblent si évidente.
La partie que je trouve malaisante c'est justement cette incapacité à différencier et à prendre en compte l'autre dans sa réfléxion. D'entendre les arguments qu'ils n'ont pas construit dans leurs cheminements de pensées. Moi je sais que déceler ce genre de choses me permet de mieux accepter/comprendre cette étrange bienveillance autocentré et ce besoin de le projetter aux yeux des autres pour rechercher la validation plus que l'échange en lui même.

https://www.infodrog.ch/files/content/refbases/DSM-5_Manuel-diagnostique-et-statistique-des-troubles-mentaux.pdf (page 869 pour les troubles de la personnalités narcissique)

Je reprecise encore, qu'il ne s'agit là que de ma manière de voir une partie du monde. Je ne pose pas de diagnostique dont seul un psychiatre est habilité à le faire, pas plus que je ne fais de racourcis, ou de dénigrement.
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Gappap
#11
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre. 
Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs. 
Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas..... 
Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous. 
Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent. 
Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
Dernière modification le 05/05/2026 10:49:56 par Gappap.
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sylvie35
#12
La grossesse, ce sont les hommes qui en parlent le mieux. 🙂
Blague à part, sur le fond ça ne me gêne pas vraiment. Après tout, il n'y a pas de sujet réservé et tous les avis sont bons à prendre (ou à ne pas prendre - chacun doit faire son tri). Ce qui me gêne parfois, c'est plus la forme que le fond, je veux parler du ton condescendant, qui vous fait bien comprendre que l'on vous prend pour une idiote. Je ne l'ai pas trop ressenti sur le forum (à ce niveau là, en tout cas), même si ça arrive quelques fois. Je l'ai beaucoup plus ressenti dans des discussions privées, où là il était clair que l'on me prenait pour une cruche, à tel point que je me demandais si j'avais vraiment l'air si bête que ça. Et c'est vrai que c'est agaçant. 
Pour être honnête, il faut bien avouer qu'il y a aussi des avantages à une certaine dissymétrie de traitement. Notamment une plus grande tolérance et statistiquement un meilleur accueil. En général, un même commentaire, ou un même texte, selon qu'il écrit par une femme ou un homme, n'est pas accueilli de la même manière. Il y a là une forme d'injustice. Mais peut être que globalement tout cela se compense plus ou moins, avantages et inconvénients.
J'ai un seuil de tolérance assez élevé, et j'ai tendance à accorder le bénéfice du doute (ou, du moins, je m'efforce de le faire, autant que possible), car je me dis qu'un innocent condamné à tort c'est toujours plus grave qu'un coupable qui passe sous les radars. Donc, je fais attention à ne pas prêter de mauvaises intentions sans avoir de bonnes raisons de le penser. Évidemment, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire...
L'un dans l'autre, je préfère largement les environnements mixtes et j'apprécie de pouvoir discuter avec des hommes. Les histoires de filles, ça me saoule. C'est néanmoins probable que ma vision soit biaisée. J'ai travaillé pendant plusieurs années dans un environnement presque exclusivement féminin, et je pense que si je n'avais pas changé j'aurais fini par péter les plombs à la fin avec les histoires à la con - donc la sororité ce n'est pas trop mon truc. 
Sur la question du BDSM plus féministe que la société en général, je ne sais pas trop. Ce concept BDSM s'est tellement démocratisé, et regroupe tant de réalités éloignées les unes des autres, qu'il est difficile de savoir ce qu'il en est. Et puis un site comme celui-ci est ouvert, et honnêtement je pense qu'un grand nombre de membres n'a pas le moindre début de commencement de réflexion relative au BDSM. Ils arrivent ici avec des fantasmes de libertinage, de consommateurs, et souvent repartent aussi vite qu'ils sont arrivés. Ils pensent que la femme soumise est une parfaite idiote, sans même se rendre compte qu'ils sont au niveau zéro de la réflexion. Ajoutez à cela l'effet de surconfiance, le biais cognitif par lequel les personnes les plus ignorantes sont celles qui vous donnent des leçons avec le plus d'aplomb... 
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Azhara
#13
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre.  Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs.  Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous.  Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent.  Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
 
Je passe rapidement (je reviendrai) et du coup,je vous remercie pour votre message et cette partie en particulier : " Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous. " 
Ouiiii c'est exactement ce que j'ai fait justement et ce que je fais ponctuellement ! 🙄
Dernière modification le 05/05/2026 14:27:28 par Azhara.
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Intime Photographie
#14
Je manque de temps, je passe juste remercier pour ce post équilibré dans son introduction et son déroulement. Je repasse plus tard, la problématique m'intéresse.
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LauDupond
#15
Ah ? Cassage de gueule ? Où ça ?! J'en suis ! Je sors le baffographe, il a pris un peu la poussière... Pop-corn en attendant l'entrée en lice des gladiateurs/trices (c'est comme ça qu'on écrit en inclusivauté ?)
https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-35/gladiatrices-en-rome-antique/
d'après mes recherches le terme gladiatrice est utilisé depuis 1800
Alors que le terme inclusivité a commencé à réellement être utilisé en 1965 et en accélération depuis 68.
https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/inclusivite
Si ces informations peuvent vous aider à comprendre le point 3.
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#16
@LauDupond : Merci pour l'info, gladiatrice sonnait mieux que gladateuse...  Par contre, l'inclusivauté est de création plus récente : il s'agit d'un régime idéologique à visée grammaticale hégémonique. Son étendue géographiquement floue couvre essentiellement des populations de pays sous colonisation capitaliste avancée, où il est primodial de parler une langue non-genrée tout aussi floue, peuplée de gens pas assez fous pour réenchanter le monde, mais suffisamment pour lui casser les couilles/ovaires jusqu'à l'effondrement final de la biologie elle-même... Comme ça, on fera place nette aux robots pilotés par des IA asexués et y'aura plus de bobos pour blablater sur l'injustice systémique véhiculée par le langage et la culture.  Le baffographe a parlé, les chien.nes de garde vont crier, mais la caravane leur passera dessus ^^
Dernière modification le 05/05/2026 16:02:56 par Baston LaBaffe.
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LauDupond
#17
@LauDupond : Merci pour l'info, gladiatrice sonnait mieux que gladateuse...  Par contre, l'inclusivauté est de création plus récente : il s'agit d'un régime idéologique à visée grammaticale hégémonique. Son étendue géographiquement floue couvre essentiellement des populations de pays sous colonisation capitaliste avancée, où il est primodial de parler une langue non-genrée tout aussi floue, peuplée de gens pas assez fous pour réenchanter le monde, mais suffisamment pour lui casser les couilles/ovaires jusqu'à l'effondrement final de la biologie elle-même... Comme ça, on fera place nette aux robots pilotés par des IA asexués et y'aura plus de bobos pour blablater sur l'injustice systémique véhiculée par le langage et la culture.  Le baffographe a parlé, les chien.nes de garde vont crier, mais la caravane leur passera dessus ^^
Je vous remercie chaleureusement pour cet apport de connaissances. Ce post met en lumière l'enrichissement du vocabulaire de notre époque. Un enrichissement qui restera gravé dans les annales.
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sylvie35
#18
Par contre, l'inclusivauté est de création plus récente : il s'agit d'un régime idéologique à visée grammaticale hégémonique. 

Je protest·e·u ! Vous avez un·e vis·ion·u·aire bien négativ·e·f de ce qui est l’un·e·x de·s plus grand·e·s·z avancé·e·s·u de l’esprit·e humain·e·x·z. L’écrit·ure·eau inclusiv·e·f est l’art·e de transform·er·euse un·e texte·u en un·e énigm·e·o·ïde  cryptographiq·ue·x où même l’aut·eur·ice·rice fin·it·isse·u par se demand·er·ée ce qu’yelloux a bien voul·u·e dire. 
Dernière modification le 05/05/2026 17:12:31 par sylvie35.
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#19
@sylvie35 : texte à faire copier 100 fois aux analphabêtisants de l'inclusive, et à la moindre erreur, pan ! leur graver dans l'anal, pour faire plaisir @LauDupont :D
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PhilipJFry
#20
le sujet est très intéressant...
de mon point de vue (très parcellaire puisque je ne connais du BDSM que sa partie exposée ici en ligne et ma réflexion interne), cette communauté respecte plus les femmes que la moyenne, mais il faut certainement souligner deux travers qui vont dans le sens d'un sexisme d'atmosphère : 
- l'utilisation décomplexée du lexique "gynarchique" et globalement d'un certain imaginaire femdom suprémaciste et castrateur qui est à l'évidence l'expression d'un sexisme de revanche. ce sexisme de contre-attaque a des côtés jouissifs (c'est mon point de vue) mais reste un sexisme, avec des ressorts qui peuvent faire vibrer d'autres suprémacismes peu glorieux. en ce sens, il surfe sur une pente glissante
- l'ambiance "chevaleresque" qui émane de certains cercles d'hommes dominateurs pue le sexisme infantilisant à l'ancienne, qui sent fort l'odeur âcre de la galanterie et d'autres coutumes dépassées... ça me fait penser aux colons et aux missionaires qui s'accaparaient des terres "pour le bien des pauvres sauvages" qui ont le malheur de vivre dans le pêché (originel) : on leur fait le privilège de les "éduquer" (que je déteste ce mot à la con)...
après, il existe aussi toute une zone de "flou de genre" (qui est globalement associée au féminisme moderne) probablement un peu plus représenté dans cette communauté qu'ailleurs, mais ce n'est pas le sujet du post...
 
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LauDupond
#21
Existe t’il un code de conduite du feminisme pour qu’on puisse s’y interesser et en apprendre un peu plus.
https://youtube.com/shorts/vXmYLD24Yno?si=Vx6d8MfYX1dLkZ4l
Dernière modification le 05/05/2026 21:02:26 par LauDupond.
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Silla
#22
Ainsi on a souvent des hommes : - prenant systématiquement la défense des femmes, voire les conseillant. (Comme si on n'était pas capables de cogiter nous-même sur le comportement à adopter avec des hommes...) - qui parlent à la place des femmes. - qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins.
Bonsoir par ici. Le sujet est intéressant et malgré mon esprit peu enclin à la réflexion en ce moment, je rebondis sur ces deux sujets :
- pour le 1er et le 2e, je pense que, si ce comportement peut etre agaçant pour certaines, d'autres vont au contraire l'apprécier. Cela ne va-t-il pas dans le sens des soumises à qui il faut demander l'autorisation au maitre pour lui envoyer une demande d'ami ? 
Et n'a-t-on pas tous vu ici des femmes soumises novices où on se demande si elles savent réfléchir par elles meme ? (Ouhhhh je suis vilaine faut pas dire ca je sais)
- 3e point : j'ai lu le sujet sur la grossesse. Et je trouve que ce sujet concerne autant les hommes que les femmes. Le dominant se doit d'etre responsable dans ses actes, et tenir compte de ce qui se passe dans le corps de sa partenaire. Pour moi le sujet n'est pas féminin mais de couple/partenaires. Tout comme les règles, la ménopause... pour moi c'est plutôt une qualité de prendre la parole sur ces "sujets féminins" car les hommes les vivent à leur manière, ont leur responsabilité et peuvent etre un soutien merveilleux durant ces périodes complexes. Apres, c'est dans la manière d'aborder les choses qu'il faut etre fin.   
Dernière modification le 05/05/2026 22:46:05 par Silla.
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VraiEsclavagiste
#23
@ Azhara
Cassage de gueule, je m'y connais... et un autre point commun: la non capacité à faire court mais à écrire des romans....
Mais puisque tu m'as savonnée la planche,...
Alors, allons-y gaiment, foi d'un vrai phalocrate et esclavagiste!
( et j'entends déjà les cris d'orfrais des néoféministes se prétendant comme telles!)

quel supposé "patriarcat"?
Déjà, la question en elle meme te fait penser que je ne vais pas me lever avec la sardine ruisseau pour chanter "nous les femmes"!
(chant idéologique écrit et composé par elle, indiquant là bien son niveau d'inculture, elle qui est pourtant, prof d'université! ...ce qui promet pour les générations à venir!)

OUI, je le reconnais!
La France à, alors que "Marianne" est son symbole été très en retard pour le droit de vote pour les femmes.
OUI, je le reconnais!
Jusqu'à très récemment (relativement parlant dans l'Histoire), les femmes n'avaient pas le droit d'ouvrir un compte en banque, et ce, celà à eu des conséquences désastreuses.
Je peux en parler, mon père ayant dépensé la fortune de ma mère pour ses maitresses (non pas BDSM! étant plutot dominant lui aussi!)
Entre autres exemples...

Mais dire que les femmes ont été invisibilisé tout au long de l'histoire est une contre vérité historique!
Tant de l'histoire ancienne, avec une des plus connue, à savoir Cléopatre, que du Moyen-Age avec notemment Jeanne d'Arc, mais bien moins connue, Jeanne la Hachette, que du coté littérature 'Madame de La Fayette, de Sévigné, cala parle-t-il encore à certains?
Alors, oui, cette vision à une certaine racine: celle du "on ne nait pas femme, on le devient" de S de beauvoir qui, avec Sartre c'est lamentablement plantée sur TOUS les points...mais qui est pourtant portée aux nues, et dont la digne héritière nous donne ce chant....
Et sachons replacer les choses dans leurs époque!
Une femme du XVII éme siècke avait pour fierté que son intérieur soit bien entretenu (principe yin pour les chinois) et que son homme soit fiable et respecté, non pour son avoir, mais pour ce qu'il est, ce dont nous sommes bien loin à l'heure actuelle! (principe yang)

Mais me diras-tu, et à juste titre: je m'égare....
Et pour preuve, je m'éloigne de ton exemple: les hommes ne peuvent pas parler de grossesse, puisque sujet ne concernant QUE les femmes...
Donc, si je comprends bien, une femme n'ayant pas été enceinte, et ne le désirant pas, voir meme qui fait un déni sur le sujet au point d'en faire un déni, peut mieux en parler qu'un homme suivant l'évolution de la grossesse de son épouse jusqu'à en avoir les symptomes (le syndrome de la couvade est-il si inconnu?)
Un scientifique homme, étudiant les syndromes, les hormonnes en question ou autres, est-il moins légitime qu'une femme refusant la grossesse, et ce, juste par ce fait???

Donc, pour parler de l'esclavage (le vrai, pas le BDSM volontaire!), il n'y a que les esclaves pour en parler et se révolter contre?
Adieu donc Schœlcher, qui en fut celui par qui le système fut de nouveau aboli en France....

Bref, je vais arreter là les quelques exemples pour lesquels j'aura des heures et des heures....

Un dernier point cependant:
Oui, je suis esclavagiste, dans le sens BDSM, volontaire.
Je suis contre celui par la coercition!
Ce qui ne m'empeche pas d'étre féministe.
Non non! pas celui de la sardine ruisseau!
Pas celui qui refuse que des femmes juives manifestent parce que victimes de viols, ou qui, (cas véridique! et vérifiable!) refusent de dénnoncer leurs violeurs quand il n'est pas blanc pour ne pas stigmatiser l'origine de leurs violeurs ou qui portent l'anathème et niant la "qualité" de victimes à des femmes car dénonçant leurs violeurs, et disant leurs origines...
Des syndromes significatifs de ces faits sont les viols collectifs de Calogne, ou, pire encore, en Angleterre, le cas des "groomies gang" concernant des jeunes filles, adolescentes...
Entendons nous bien !!!!
JE NE PARLE PAS là, de politique... juste des réactions des néo-féministes, qui, devant de tels actes, osent se taire mais qui tombent à bras raccourcis sur le simple mot déplacé d'un homme qui à le malheur de ne pas rentrer dans leurs cases....

Alors, oui, malgré mon role d'esclavagiste, j'ai certainement plus de respect pour les femme en général, plus féministe que pour ces quelques cinglées se prétendant féministes....

La planche a été savonnée avec soin, et c'est avec plaisirs que je me suis précipité dessus....
Mais je suis aussi conscient que cela me vaudra surement un banissement...
Mais j'assume et je signe !


 
Dernière modification le 05/05/2026 23:12:47 par VraiEsclavagiste.
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VraiEsclavagiste
#24
@ Baston LaBaffe

J'espère que tu as assez prévu assez de pop-corn, car, là, les choses vont commencés à devenir intéressantes!
C'est comme un bon film... si tu as mangé tout ton pop corn dans les 10 premères minutes, alors, il ne t'en reste plus our la faim !

 
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Azhara
#25
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre.  Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs.  Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous.  Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent.  Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
 
J'ai dit que je repasserai mais oui clairement, vous êtes en plein dans mes problématiques. 
Je vois parfois un relan patriarcal là où il y'a un avis personnel partagé de la part d'un homme. 
Je sors du sujet sur la grossesse. Je crois que la différence se joue pour moi entre l'opinion et l'explication sur le fonctionnement cérébral/physique... des femmes (de la part d'un homme non professionnel évidemment.) 
Oui heureusement que les hommes ont le droit de s'exprimer sur tous types de sujets. Ma volonté n'est absolument pas de les museler, c'est juste que parfois j'ai l'impression que certains nous disent de quelles manières nous comporter, ce qu'on devrait ressentir... et là c'est problématique pour moi.
Mon environnement professionnel est en ce moment totalement contaminé par ce type de comportement qui me rende d'autant plus sur la défensive... 
Et, encore une fois, je ne suis pas à une contradiction près. Moi aussi j'use de ce type de comportement en sens inverse ! Bouh ! ^^ 
En tout cas, je vous remercie de votre avis. 
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