Azhara
#0
J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe. Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement.
Respect des femmes dans toutes leurs complexités, leurs contradictions. La femme a autant d'importance que l'homme, autant le droit de s'exprimer. ... ...
Personnellement, je ne revendique rien de plus qu'un homme. 
Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois.
Je ne suis ni pour la castration de la parole des hommes, encore moins pour la castration tout court des hommes, ni pour la sororité (qui me fait bondir) et encore moins pour une compétition hommes/femmes. Je ne suis pas non plus pour la négation des genres et des caractéristiques genrées. 
Mais, je m'interroge...
Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). 
Ainsi on a souvent des hommes :
- prenant systématiquement la défense des femmes, voire les conseillant. (Comme si on n'était pas capables de cogiter nous-même sur le comportement à adopter avec des hommes...)
- qui parlent à la place des femmes.
- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins. 
Suis-je obnubilée par mon prisme de pensées ou d'autres personnes pensent-elles comme moi ? Différemment de moi ? (avis et argumentations des hommes bienvenus, les féministes 2.0 aussi, promis j'essaierai de ne pas m'agacer :)
Sujet casse-gueule au possible, j'en suis consciente ! 
Dernière modification le 04/05/2026 20:52:37 par Azhara.
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Ah ? Cassage de gueule ? Où ça ?! J'en suis ! Je sors le baffographe, il a pris un peu la poussière...
Pop-corn en attendant l'entrée en lice des gladiateurs/trices (c'est comme ça qu'on écrit en inclusivauté ?)
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J'ai pas compris le 3ème point : "- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins."
C'est à dire ? Des exemples ? 
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Azhara
#3
J'ai pas compris le 3ème point : "- qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." C'est à dire ? Des exemples ? 
Une de mes inspirations : 
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10757/Grossesse-effets-de-la-douleur/
Je ne veux pas polluer le post, je ressens que la personne n'est absolument pas mal intentionnée, et puis ce n'est pas ma seule source d'inspiration hein. 
Vous croyez qu'on peut obliger l'usage d'un langage normal et clair et du coup non-inclusif ? ^^ 
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Neilerio
#4
Ca commence mal je vois l'expression 2.0  alors qu'on ça bien plus de 20 ans...
"J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe." pas vraiment pourquoi le BDSM échapperait par miracle aux travers du monde vanille ?
" Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement." "
Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois." attention avec les réseaux ce n'est pas parce qu'une personne ce dit feministe qu'elle l'est.
"Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). " je dirais même partout et c'est lié à l'hégémonie du D/s qui répand le discours d'une soumise s'éduque, ça doit être dévouée et e, ça doit faire ces rituels même si ça veut pas, parce que le BDSM c'est pas chacun fait ce qu'il veut etc etc.
Ce sont d'ailleurs les mêmes qui parlent de BDSM 2.0 qui serait moins bien que le BDSM 1.0.
 
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Azhara
#5
Ca commence mal je vois l'expression 2.0  alors qu'on ça bien plus de 20 ans... "J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe." pas vraiment pourquoi le BDSM échapperait par miracle aux travers du monde vanille ? " Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement." " Je n'ai aucune vengeance, ni personnelle, ni universelle vis à vis d'un système qui a longuement existé et perdure encore parfois." attention avec les réseaux ce n'est pas parce qu'une personne ce dit feministe qu'elle l'est. "Plus ou moins régulièrement je vois des relans patriarcaux ressortir ici, sans que les personnes soient mal intentionnées (impression personnelle). " je dirais même partout et c'est lié à l'hégémonie du D/s qui répand le discours d'une soumise s'éduque, ça doit être dévouée et e, ça doit faire ces rituels même si ça veut pas, parce que le BDSM c'est pas chacun fait ce qu'il veut etc etc. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui parlent de BDSM 2.0 qui serait moins bien que le BDSM 1.0.  
 
Je trouve qu'il y'a beaucoup de chichis pour une expression... 
Pour ce qui est du miracle : c'est qu'il y'a moins de blaireaux dans le bdsm que dans le dit vanille selon moi, même si j'ai parfois des doutes.
Plus sérieusement, je trouve que beaucoup d'hommes dans le bdsm se positionnent dans des démarches réflexives sur la place de la femme dans la société. 
Pour votre dernier point : je ne parlais pas de conception et échange dans la D/s Nellerio, je parlais d'échanges généraux entre hommes et femmes.   
Dernière modification le 05/05/2026 08:20:40 par Azhara.
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Neilerio
#6
Je trouve qu'il y'a beaucoup de chichis pour une expression...  Pour ce qui est du miracle qu'il y'a moins de blaireaux dans le bdsm que dans le dit vanille selon moi, même si j'ai parfois des doutes. Plus sérieusement, je trouve que beaucoup d'hommes se positionnent dans des démarches réflexives sur la place de la femme dans la société.  Pour votre dernier point : je ne parlais pas de conception et échange dans la D/s Nellerio, je parlais d'échanges généraux entre hommes et femmes.   
Chichi non il y en a marre du c'était mieux avant et des dissonances.
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LauDupond
#7
https://www.oxfamfrance.org/inegalites-femmes-hommes/sororite-solidarite-entre-femmes/
Je ne connaissais pas le mot sororité. J'ai fait une petite enquête sur google et j'ai trouvé ce petit article pour commencer.
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Kawa
#8
L'univers BDSM en soit n'est pas plus feministe que msculisniste à mes yeux. C'est plus un monde où on peut se permettre d'exposer et de dévelloper son univers vu que les barrières y sont moins nombreuses. Même si stastistiquement il y  moins de femme, on peut y trouver couramment des extremes dans les deux cas.   On y trouve de tout, des gens étonnant, respectueux, malades psychologiquement, des prédateurs destructeurs, d'une bienveillance déconcertante, etc. La richesse de ce microcosme réside surtout dans la liberté de pouvoir être soit même. 

Peut être que c'est simplement votre vision du BDSM et cette dissonance avec le monde des autres qui ne correspond pas à vos valeurs qui vous bouscule, qui vous pousse à vous interroger. Mais je pense que croire que c'est un monde bienveillant et respectueux envers en genre ou même de manière générale. C'est se voiler la face quelquepart ^^
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Azhara
#9
Kawa, Ahah bien vu pour la fin... Ça rejoint ce qu'avançait aussi Nellerio (" par quel miracle le bdsm échapperait aux travers du vanille ?")
Ma vision est moins simpliste que ça heureusement, même si je comprends votre interpétation avec mon message initial. Je ne place pas le bdsm au-dessus du vanille.
Cependant, comme vous le pensez aussi Kawa, la liberté d'être, de dire me paraît plus développée. J'ai régulièrement été exposé, et je le suis encore avec mon Dominant, à des réflexions sur le féminisme et l'évolution sociétale intéressantes.
Ce type d'échanges m'a laissé songer que le bdsm laissait une place non négligeable à la liberté d'être des femmes, y compris dans leurs soumissions. Ce qui au passage pourrait sembler antinomique, mais il y'a déjà eu plein de sujets pertinents là-dessus, je n'y reviens donc pas.
Ce qui m'étonne c'est qu'en parrallèle de ce type de discours, je vois aussi régulièrement des hommes qui ne considèrent absolument pas comme un souci de conseiller les femmes, prendre leurs défenses, s'approprier des sujets féminins, sans que celles-ci n'aient rien sollicité. J'y vois une forme de maladresse qui me laisse songer que les femmes auraient besoin d'eux pour ça. Ça me met mal à l'aise. Dernièrement j'ai soulevé le problème et la personne n'a pas semblé comprendre ce que j'avançais.  
Pour autant, il m'arrive à moi aussi de faire exactement la même chose en sens inverse et ça ne me pose pas de problèmes ahaha !
Ainsi, mes questions sont de l'ordre de l'équitabilité.
Est-ce que les hommes qui adoptent ce type de comportement sont vraiment dans une démarche non constructive et "anti-féministe" ?
Ou est-ce que je suis polluée par mon propre système de penser puisque quand je me positionne de la même manière ça ne me questionne pas ! :)         
Dernière modification le 05/05/2026 14:25:38 par Azhara.
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Kawa
#10
Je comprends le questionnement et je pense voir ce dont vous voulez parler. J'ai bien une réponse à apporter, qui n'engage que mon point de vue et ma manière particulière de voir le monde. Je sais qu'elle ne va pas plaire, engendrer des ressenties négatifs chez certaines personnes. Mais ce n'est ni le but, ni l'intention, ni même un quelconque jugement. 

Il y a beaucoup de gens aux personnalités atypiques qui trouvent un chemin pour se dévelloper dans le BDSM. Ce qui implique que ces personnes ont une vision très particulière du monde qui les entoures qui n'est pas accessible à la comprehension de tous. Ou du moins pas en projettant sa manière de fonctionner et de penser.


En l'occurence ici on peut y trouver des personnes aux troubles de la personnalité narcissique (médicalement parlant, aucune insulte ou dénigrement se trouve derrière ce constat / interpretation personnel). Qui ont la particularité d'avoir une vision tunnel très poussé, qui vont parfois avoir tendance à vouloir exposer leur vérité aux yeux des autres. Qui bien qu'étant une évidence et une réalité pour eux, elle ne l'est pas aux yeux des autres. Ca se traduit souvent par du rejet, du dénigrement, de la victimisation quand une personne vient contrarié cette vérité qui leurs semblent si évidente.
La partie que je trouve malaisante c'est justement cette incapacité à différencier et à prendre en compte l'autre dans sa réfléxion. D'entendre les arguments qu'ils n'ont pas construit dans leurs cheminements de pensées. Moi je sais que déceler ce genre de choses me permet de mieux accepter/comprendre cette étrange bienveillance autocentré et ce besoin de le projetter aux yeux des autres pour rechercher la validation plus que l'échange en lui même.

https://www.infodrog.ch/files/content/refbases/DSM-5_Manuel-diagnostique-et-statistique-des-troubles-mentaux.pdf (page 869 pour les troubles de la personnalités narcissique)

Je reprecise encore, qu'il ne s'agit là que de ma manière de voir une partie du monde. Je ne pose pas de diagnostique dont seul un psychiatre est habilité à le faire, pas plus que je ne fais de racourcis, ou de dénigrement.
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Gappap
#11
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre. 
Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs. 
Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas..... 
Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous. 
Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent. 
Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
Dernière modification le 05/05/2026 10:49:56 par Gappap.
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sylvie35
#12
La grossesse, ce sont les hommes qui en parlent le mieux. 🙂
Blague à part, sur le fond ça ne me gêne pas vraiment. Après tout, il n'y a pas de sujet réservé et tous les avis sont bons à prendre (ou à ne pas prendre - chacun doit faire son tri). Ce qui me gêne parfois, c'est plus la forme que le fond, je veux parler du ton condescendant, qui vous fait bien comprendre que l'on vous prend pour une idiote. Je ne l'ai pas trop ressenti sur le forum (à ce niveau là, en tout cas), même si ça arrive quelques fois. Je l'ai beaucoup plus ressenti dans des discussions privées, où là il était clair que l'on me prenait pour une cruche, à tel point que je me demandais si j'avais vraiment l'air si bête que ça. Et c'est vrai que c'est agaçant. 
Pour être honnête, il faut bien avouer qu'il y a aussi des avantages à une certaine dissymétrie de traitement. Notamment une plus grande tolérance et statistiquement un meilleur accueil. En général, un même commentaire, ou un même texte, selon qu'il écrit par une femme ou un homme, n'est pas accueilli de la même manière. Il y a là une forme d'injustice. Mais peut être que globalement tout cela se compense plus ou moins, avantages et inconvénients.
J'ai un seuil de tolérance assez élevé, et j'ai tendance à accorder le bénéfice du doute (ou, du moins, je m'efforce de le faire, autant que possible), car je me dis qu'un innocent condamné à tort c'est toujours plus grave qu'un coupable qui passe sous les radars. Donc, je fais attention à ne pas prêter de mauvaises intentions sans avoir de bonnes raisons de le penser. Évidemment, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire...
L'un dans l'autre, je préfère largement les environnements mixtes et j'apprécie de pouvoir discuter avec des hommes. Les histoires de filles, ça me saoule. C'est néanmoins probable que ma vision soit biaisée. J'ai travaillé pendant plusieurs années dans un environnement presque exclusivement féminin, et je pense que si je n'avais pas changé j'aurais fini par péter les plombs à la fin avec les histoires à la con - donc la sororité ce n'est pas trop mon truc. 
Sur la question du BDSM plus féministe que la société en général, je ne sais pas trop. Ce concept BDSM s'est tellement démocratisé, et regroupe tant de réalités éloignées les unes des autres, qu'il est difficile de savoir ce qu'il en est. Et puis un site comme celui-ci est ouvert, et honnêtement je pense qu'un grand nombre de membres n'a pas le moindre début de commencement de réflexion relative au BDSM. Ils arrivent ici avec des fantasmes de libertinage, de consommateurs, et souvent repartent aussi vite qu'ils sont arrivés. Ils pensent que la femme soumise est une parfaite idiote, sans même se rendre compte qu'ils sont au niveau zéro de la réflexion. Ajoutez à cela l'effet de surconfiance, le biais cognitif par lequel les personnes les plus ignorantes sont celles qui vous donnent des leçons avec le plus d'aplomb... 
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Azhara
#13
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre.  Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs.  Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous.  Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent.  Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
 
Je passe rapidement (je reviendrai) et du coup,je vous remercie pour votre message et cette partie en particulier : " Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous. " 
Ouiiii c'est exactement ce que j'ai fait justement et ce que je fais ponctuellement ! 🙄
Dernière modification le 05/05/2026 14:27:28 par Azhara.
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Je manque de temps, je passe juste remercier pour ce post équilibré dans son introduction et son déroulement. Je repasse plus tard, la problématique m'intéresse.
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@LauDupond : Merci pour l'info, gladiatrice sonnait mieux que gladateuse...  Par contre, l'inclusivauté est de création plus récente : il s'agit d'un régime idéologique à visée grammaticale hégémonique. Son étendue géographiquement floue couvre essentiellement des populations de pays sous colonisation capitaliste avancée, où il est primodial de parler une langue non-genrée tout aussi floue, peuplée de gens pas assez fous pour réenchanter le monde, mais suffisamment pour lui casser les couilles/ovaires jusqu'à l'effondrement final de la biologie elle-même... Comme ça, on fera place nette aux robots pilotés par des IA asexués et y'aura plus de bobos pour blablater sur l'injustice systémique véhiculée par le langage et la culture.  Le baffographe a parlé, les chien.nes de garde vont crier, mais la caravane leur passera dessus ^^
Dernière modification le 05/05/2026 16:02:56 par Baston LaBaffe.
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sylvie35
#16
Par contre, l'inclusivauté est de création plus récente : il s'agit d'un régime idéologique à visée grammaticale hégémonique. 

Je protest·e·u ! Vous avez un·e vis·ion·u·aire bien négativ·e·f de ce qui est l’un·e·x de·s plus grand·e·s·z avancé·e·s·u de l’esprit·e humain·e·x·z. L’écrit·ure·eau inclusiv·e·f est l’art·e de transform·er·euse un·e texte·u en un·e énigm·e·o·ïde  cryptographiq·ue·x où même l’aut·eur·ice·rice fin·it·isse·u par se demand·er·ée ce qu’yelloux a bien voul·u·e dire. 
Dernière modification le 05/05/2026 17:12:31 par sylvie35.
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@sylvie35 : texte à faire copier 100 fois aux analphabêtisants de l'inclusive, et à la moindre erreur, pan ! leur graver dans l'anal, pour faire plaisir @LauDupont :D
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Silla
#18
Ainsi on a souvent des hommes : - prenant systématiquement la défense des femmes, voire les conseillant. (Comme si on n'était pas capables de cogiter nous-même sur le comportement à adopter avec des hommes...) - qui parlent à la place des femmes. - qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins.
Bonsoir par ici. Le sujet est intéressant et malgré mon esprit peu enclin à la réflexion en ce moment, je rebondis sur ces deux sujets :
- pour le 1er et le 2e, je pense que, si ce comportement peut etre agaçant pour certaines, d'autres vont au contraire l'apprécier. Cela ne va-t-il pas dans le sens des soumises à qui il faut demander l'autorisation au maitre pour lui envoyer une demande d'ami ? 
Et n'a-t-on pas tous vu ici des femmes soumises novices où on se demande si elles savent réfléchir par elles meme ? (Ouhhhh je suis vilaine faut pas dire ca je sais)
- 3e point : j'ai lu le sujet sur la grossesse. Et je trouve que ce sujet concerne autant les hommes que les femmes. Le dominant se doit d'etre responsable dans ses actes, et tenir compte de ce qui se passe dans le corps de sa partenaire. Pour moi le sujet n'est pas féminin mais de couple/partenaires. Tout comme les règles, la ménopause... pour moi c'est plutôt une qualité de prendre la parole sur ces "sujets féminins" car les hommes les vivent à leur manière, ont leur responsabilité et peuvent etre un soutien merveilleux durant ces périodes complexes. Apres, c'est dans la manière d'aborder les choses qu'il faut etre fin.   
Dernière modification le 05/05/2026 22:46:05 par Silla.
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@ Azhara
Cassage de gueule, je m'y connais... et un autre point commun: la non capacité à faire court mais à écrire des romans....
Mais puisque tu m'as savonnée la planche,...
Alors, allons-y gaiment, foi d'un vrai phalocrate et esclavagiste!
( et j'entends déjà les cris d'orfrais des néoféministes se prétendant comme telles!)

quel supposé "patriarcat"?
Déjà, la question en elle meme te fait penser que je ne vais pas me lever avec la sardine ruisseau pour chanter "nous les femmes"!
(chant idéologique écrit et composé par elle, indiquant là bien son niveau d'inculture, elle qui est pourtant, prof d'université! ...ce qui promet pour les générations à venir!)

OUI, je le reconnais!
La France à, alors que "Marianne" est son symbole été très en retard pour le droit de vote pour les femmes.
OUI, je le reconnais!
Jusqu'à très récemment (relativement parlant dans l'Histoire), les femmes n'avaient pas le droit d'ouvrir un compte en banque, et ce, celà à eu des conséquences désastreuses.
Je peux en parler, mon père ayant dépensé la fortune de ma mère pour ses maitresses (non pas BDSM! étant plutot dominant lui aussi!)
Entre autres exemples...

Mais dire que les femmes ont été invisibilisé tout au long de l'histoire est une contre vérité historique!
Tant de l'histoire ancienne, avec une des plus connue, à savoir Cléopatre, que du Moyen-Age avec notemment Jeanne d'Arc, mais bien moins connue, Jeanne la Hachette, que du coté littérature 'Madame de La Fayette, de Sévigné, cala parle-t-il encore à certains?
Alors, oui, cette vision à une certaine racine: celle du "on ne nait pas femme, on le devient" de S de beauvoir qui, avec Sartre c'est lamentablement plantée sur TOUS les points...mais qui est pourtant portée aux nues, et dont la digne héritière nous donne ce chant....
Et sachons replacer les choses dans leurs époque!
Une femme du XVII éme siècke avait pour fierté que son intérieur soit bien entretenu (principe yin pour les chinois) et que son homme soit fiable et respecté, non pour son avoir, mais pour ce qu'il est, ce dont nous sommes bien loin à l'heure actuelle! (principe yang)

Mais me diras-tu, et à juste titre: je m'égare....
Et pour preuve, je m'éloigne de ton exemple: les hommes ne peuvent pas parler de grossesse, puisque sujet ne concernant QUE les femmes...
Donc, si je comprends bien, une femme n'ayant pas été enceinte, et ne le désirant pas, voir meme qui fait un déni sur le sujet au point d'en faire un déni, peut mieux en parler qu'un homme suivant l'évolution de la grossesse de son épouse jusqu'à en avoir les symptomes (le syndrome de la couvade est-il si inconnu?)
Un scientifique homme, étudiant les syndromes, les hormonnes en question ou autres, est-il moins légitime qu'une femme refusant la grossesse, et ce, juste par ce fait???

Donc, pour parler de l'esclavage (le vrai, pas le BDSM volontaire!), il n'y a que les esclaves pour en parler et se révolter contre?
Adieu donc Schœlcher, qui en fut celui par qui le système fut de nouveau aboli en France....

Bref, je vais arreter là les quelques exemples pour lesquels j'aura des heures et des heures....

Un dernier point cependant:
Oui, je suis esclavagiste, dans le sens BDSM, volontaire.
Je suis contre celui par la coercition!
Ce qui ne m'empeche pas d'étre féministe.
Non non! pas celui de la sardine ruisseau!
Pas celui qui refuse que des femmes juives manifestent parce que victimes de viols, ou qui, (cas véridique! et vérifiable!) refusent de dénnoncer leurs violeurs quand il n'est pas blanc pour ne pas stigmatiser l'origine de leurs violeurs ou qui portent l'anathème et niant la "qualité" de victimes à des femmes car dénonçant leurs violeurs, et disant leurs origines...
Des syndromes significatifs de ces faits sont les viols collectifs de Calogne, ou, pire encore, en Angleterre, le cas des "groomies gang" concernant des jeunes filles, adolescentes...
Entendons nous bien !!!!
JE NE PARLE PAS là, de politique... juste des réactions des néo-féministes, qui, devant de tels actes, osent se taire mais qui tombent à bras raccourcis sur le simple mot déplacé d'un homme qui à le malheur de ne pas rentrer dans leurs cases....

Alors, oui, malgré mon role d'esclavagiste, j'ai certainement plus de respect pour les femme en général, plus féministe que pour ces quelques cinglées se prétendant féministes....

La planche a été savonnée avec soin, et c'est avec plaisirs que je me suis précipité dessus....
Mais je suis aussi conscient que cela me vaudra surement un banissement...
Mais j'assume et je signe !


 
Dernière modification le 05/05/2026 23:12:47 par VraiEsclavagiste.
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@ Baston LaBaffe

J'espère que tu as assez prévu assez de pop-corn, car, là, les choses vont commencés à devenir intéressantes!
C'est comme un bon film... si tu as mangé tout ton pop corn dans les 10 premères minutes, alors, il ne t'en reste plus our la faim !

 
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Azhara
#21
Je suis toujours amusé de l'utilisation de réthorique qu'on est censé combattre.  Utiliser le femplanning ou le sexisme pour combattre..... le sexisme ou/et le mansplanning. C'est devenu tellement courant, que les gens ne font meme plus attention, quelque soit la cause défendu d'ailleurs.  Exemple tout bete: "qui s'approprient, s'accaparent des problèmes/ caractéristiques/périodes de vie typiquement féminins." Cette phrase limite un sujet aux personnes habilités à en parler. Seule les femmes ont le droit de parler de probleme de femme. C'est vachement sexiste. Imaginez deux secondes, qu'on interdise aux femmes de parler d'erection, d'jaculation, ou de la taille de la verge, sous pretexte qu'elles n'en ont pas.....  Je ne dis pas que vous l'etes Azhara, rassurez vous, mais que le fait d'utiliser l'argumentatif de ce qu'on est censé dénoncé est devenu si courant qu'on le fait tous.  Ce qui est interessant, c'est pas vraiment le messager, mais le message. Bon il se trouve que dans ce qui a déclancher votre post, le message est claqué au sol. Bon, c'est une realité. Un homme peut parler de problemes éminaments feminins et baver betises sur betises. Ca c'est fort possible et ca arrive tres souvent.  Je pense que justement, il faut accepter cette etat, et mettre la personne face à ses raisonnements foireux et ses incohérences plutot que d'entrer dans l'opposition et la guerre des sexe à chaque reprise. Enfin c'est que mon avis, mais comme je l'ai dis ca m'amuse au final. 
 
J'ai dit que je repasserai mais oui clairement, vous êtes en plein dans mes problématiques. 
Je vois parfois un relan patriarcal là où il y'a un avis personnel partagé de la part d'un homme. 
Je sors du sujet sur la grossesse. Je crois que la différence se joue pour moi entre l'opinion et l'explication sur le fonctionnement cérébral/physique... des femmes (de la part d'un homme non professionnel évidemment.) 
Oui heureusement que les hommes ont le droit de s'exprimer sur tous types de sujets. Ma volonté n'est absolument pas de les museler, c'est juste que parfois j'ai l'impression que certains nous disent de quelles manières nous comporter, ce qu'on devrait ressentir... et là c'est problématique pour moi.
Mon environnement professionnel est en ce moment totalement contaminé par ce type de comportement qui me rende d'autant plus sur la défensive... 
Et, encore une fois, je ne suis pas à une contradiction près. Moi aussi j'use de ce type de comportement en sens inverse ! Bouh ! ^^ 
En tout cas, je vous remercie de votre avis. 
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Azhara
#22
La grossesse, ce sont les hommes qui en parlent le mieux. 🙂 Blague à part, sur le fond ça ne me gêne pas vraiment. Après tout, il n'y a pas de sujet réservé et tous les avis sont bons à prendre (ou à ne pas prendre - chacun doit faire son tri). Ce qui me gêne parfois, c'est plus la forme que le fond, je veux parler du ton condescendant, qui vous fait bien comprendre que l'on vous prend pour une idiote. Je ne l'ai pas trop ressenti sur le forum (à ce niveau là, en tout cas), même si ça arrive quelques fois. Je l'ai beaucoup plus ressenti dans des discussions privées, où là il était clair que l'on me prenait pour une cruche, à tel point que je me demandais si j'avais vraiment l'air si bête que ça. Et c'est vrai que c'est agaçant.  Pour être honnête, il faut bien avouer qu'il y a aussi des avantages à une certaine dissymétrie de traitement. Notamment une plus grande tolérance et statistiquement un meilleur accueil. En général, un même commentaire, ou un même texte, selon qu'il écrit par une femme ou un homme, n'est pas accueilli de la même manière. Il y a là une forme d'injustice. Mais peut être que globalement tout cela se compense plus ou moins, avantages et inconvénients. J'ai un seuil de tolérance assez élevé, et j'ai tendance à accorder le bénéfice du doute (ou, du moins, je m'efforce de le faire, autant que possible), car je me dis qu'un innocent condamné à tort c'est toujours plus grave qu'un coupable qui passe sous les radars. Donc, je fais attention à ne pas prêter de mauvaises intentions sans avoir de bonnes raisons de le penser. Évidemment, c'est toujours plus facile à dire qu'à faire... L'un dans l'autre, je préfère largement les environnements mixtes et j'apprécie de pouvoir discuter avec des hommes. Les histoires de filles, ça me saoule. C'est néanmoins probable que ma vision soit biaisée. J'ai travaillé pendant plusieurs années dans un environnement presque exclusivement féminin, et je pense que si je n'avais pas changé j'aurais fini par péter les plombs à la fin avec les histoires à la con - donc la sororité ce n'est pas trop mon truc.  Sur la question du BDSM plus féministe que la société en général, je ne sais pas trop. Ce concept BDSM s'est tellement démocratisé, et regroupe tant de réalités éloignées les unes des autres, qu'il est difficile de savoir ce qu'il en est. Et puis un site comme celui-ci est ouvert, et honnêtement je pense qu'un grand nombre de membres n'a pas le moindre début de commencement de réflexion relative au BDSM. Ils arrivent ici avec des fantasmes de libertinage, de consommateurs, et souvent repartent aussi vite qu'ils sont arrivés. Ils pensent que la femme soumise est une parfaite idiote, sans même se rendre compte qu'ils sont au niveau zéro de la réflexion. Ajoutez à cela l'effet de surconfiance, le biais cognitif par lequel les personnes les plus ignorantes sont celles qui vous donnent des leçons avec le plus d'aplomb... 
 
Rires, l'intro est excellente. C'est ça qui m'a fait bondir et je vous ai trouvé très juste Votre Maître et vous au passage. 
J'ai longuement cogité sur le fond et la forme cette après-midi. En me disant dans un premier temps : oui c'est ça c'est la forme qui me fait souvent tiquer. Et en fait, non c'est aussi le fond.
Comme je l'écrivais précédemment à Gappap, je crois que c'est vraiment dans le fond qu'il peut y avoir des choses qui me dérangent (autant que dans la forme.) Si un homme en vient à m'expliquer ce que je dois faire, dire en tant que femme ça me fait vriller. Encore plus quand cela concerne des sujets typiquement féminin. (La taille de mon short, le maillot de bain trop échancré, que faire enceinte ?, ou "la vulgarité chez une femme c'est moche " (ah bah oui chez un homme c'est joli ???)) 
Si un homme donne son avis sans m'inculquer un grand principe il me semble que je le  respecte. (J'espère^^) Ça rejoint un peu ce que vous exprimiez avec la condescendance ou l'impression d'être prise pour une cruche. Oui, ça me donne cette impression aussi. 
Concernant mes utopies du monde bdsm, j'en reviens petit à petit^^.  Et pour ce qui est des déséquilibres, je veux bien garder tous nos avantages... ah l'équité ! Sourire. 
J'avais tendance à dire comme vous pour les univers exclusivement féminin étant donné que je m'entends généralement mieux avec les hommes ; mais c'est comme mes utopies bdsm, vu le nombre de conneries quotidiennes que j'entends d'un public uniquement masculin, j'en reviens ! 
Je vous aurais pensé beaucoup plus catégorique dans ce genre de sujets.   
Ah ! Et au fait,  j'avais mis un véto à l'écriture inclusive. Assassin, bourreau de la langue française ! (Je n'y peux rien, ces deux mots n'ont pas été [encore] féminisés. Quel scandale !)
Dernière modification le 06/05/2026 00:12:51 par Azhara.
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Azhara
#23
226217
le sujet est très intéressant... de mon point de vue (très parcellaire puisque je ne connais du BDSM que sa partie exposée ici en ligne et ma réflexion interne), cette communauté respecte plus les femmes que la moyenne, mais il faut certainement souligner deux travers qui vont dans le sens d'un sexisme d'atmosphère :  - l'utilisation décomplexée du lexique "gynarchique" et globalement d'un certain imaginaire femdom suprémaciste et castrateur qui est à l'évidence l'expression d'un sexisme de revanche. ce sexisme de contre-attaque a des côtés jouissifs (c'est mon point de vue) mais reste un sexisme, avec des ressorts qui peuvent faire vibrer d'autres suprémacismes peu glorieux. en ce sens, il surfe sur une pente glissante - l'ambiance "chevaleresque" qui émane de certains cercles d'hommes dominateurs pue le sexisme infantilisant à l'ancienne, qui sent fort l'odeur âcre de la galanterie et d'autres coutumes dépassées... ça me fait penser aux colons et aux missionaires qui s'accaparaient des terres "pour le bien des pauvres sauvages" qui ont le malheur de vivre dans le pêché (originel) : on leur fait le privilège de les "éduquer" (que je déteste ce mot à la con)... après, il existe aussi toute une zone de "flou de genre" (qui est globalement associée au féminisme moderne) probablement un peu plus représenté dans cette communauté qu'ailleurs, mais ce n'est pas le sujet du post...  
 
J'aime bien votre expression " sexisme de vengeance " pour la gynarchie et ohlalalala je prends mon courage à deux mains pour dévoiler que c'est aussi ce que je pense de beaucoup de néoféministes ( "néo" et pas "féministes 2.0" pour ne pas vexer Nellerio 😈)
Toute la complexité de mes ressentis, c'est justement de ne pas tomber dans ce type de travers et des généralités finalement assez anti-hommes. Et en même temps je ne suis pas prête à tout accepter et tolérer dans des discours problématiques... 
Je vous rejoins pour l'ambiance chevaleresque, tout le monde sait ce que j'en pense et sur ça je ne changerai pas d'avis, quand bien même je sais que c'est tout à fait bien intentionné de la part de ces hommes. Moi je n'y arrive pas. 
Merci pour l'emploi de " sexisme de vengeance". Ça rejoint pas mal Gapapp il me semble. 
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sylvie35
#24
 
Mais je suis aussi conscient que cela me vaudra surement un banissement...
 
Ce serait vraiment dommage. ☹️
Mais comme je suis prévoyante, si je vois passer une formation dispensée par un sommelier, intitulée "Du Vitriol au Velouté : mettre de l'eau dans son vin sans en altérer la saveur", je vous inscrirai. 😇😉  
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Ce post méritait qu'on s'y arrête sérieusement. Merci de l'avoir écrit. Ce que vous décrivez : ces hommes qui conseillent, qui parlent à la place de, qui s'approprient, ce n'est souvent pas de la malveillance, en effet. C'est du réflexe. Et c'est précisément ça le plus difficile à nommer et déconstruire : les comportements patriarcaux les plus tenaces ne viennent pas d'une misogynie consciente, ils viennent d'une socialisation si profonde qu'elle s'exprime même chez des gens bienveillants (hommes comme femmes), dans des espaces qui se pensent émancipés. La façon même dont cette question est posée, en rassurant les hommes au passage et en se démarquant des 'féministes 2.0', ne dit pas elle-même quelque chose sur ce qu'on a intégré sans s'en rendre compte ? La communauté BDSM se croit souvent plus déconstruite que les milieux vanilles. C'est une illusion confortable. On parle de consentement, de négociation, de jeux de pouvoir, donc on se figure avoir fait le travail. Mais tout cela se joue aussi au delà de la dynamique et/ou des scènes.  Pour ma part, je ne me reconnais pas dans un féminisme de vengeance ou de compétition, mais je ne me reconnais pas non plus dans la neutralité commode qui évite de nommer ce qui se passe. Ce que vous décrivez, ça se passe. Je l'ai vu. Je l'ai vécu. Et j'ai encore beaucoup de colère contre ce système...  Ce dont notre communauté a besoin, c'est exactement ce que votre post fait : observer, nommer, questionner. La colère peut très bien être lucide
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Onemoon
#26
Je crois que on on peut parler de tout et à tous, si tant soit peu le fond est constructif et étayé. Genrer les sujets apporte pas plus de légitimité que d'intérêt. 

Un terme me questionne "féminisme au sens noble du terme", allons bon ! Les combats pour les droits ont toujours été contextuels, leurs avancées sont intimement liées aux connaissances, aux acceptations sociales et aux vécus culturels. Ainsi les modes d'action et les éléments de langage s'adaptent pour etre pkus incisifs et acceptables.
  Mes rencontres Bdsm m'ont clairement plus appris sur le féminisme et la sexualité féminine que mes rencontres vanilles, avec des partenaires s'appropriant, partageant et débattant, et heureusement, une sexualité à leur mesure.
  Leon Blum écrivait dans "du mariage" que le contrat etait vicé par nature parce que l'homme arrivait seul polygame, qu'il fallait donc accepter que les femmes développent les expériences sexuelles si l'on voulait sauver le mariage. Conseil d'homme ? 😉
 
Dernière modification le 06/05/2026 10:51:59 par Onemoon.
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sylvie35
#27
   J'avais tendance à dire comme vous pour les univers exclusivement féminin étant donné que je m'entends généralement mieux avec les hommes ; mais c'est comme mes utopies bdsm, vu le nombre de conneries quotidiennes que j'entends d'un public uniquement masculin, j'en reviens !   

Quand les hommes sont majoritaires, ils font le concours de celui qui sera le plus immature. Quand les femmes sont majoritaires elles font le concours de celle qui se prendra le plus la tête. Au final, c'est match nul.  
J'aime bien la mixité pour son côté régulateur. 
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sylvie35
#28
 
En l'occurence ici on peut y trouver des personnes aux troubles de la personnalité narcissique (médicalement parlant, aucune insulte ou dénigrement se trouve derrière ce constat / interpretation personnel). Qui ont la particularité d'avoir une vision tunnel très poussé, qui vont parfois avoir tendance à vouloir exposer leur vérité aux yeux des autres. Qui bien qu'étant une évidence et une réalité pour eux, elle ne l'est pas aux yeux des autres. Ca se traduit souvent par du rejet, du dénigrement, de la victimisation quand une personne vient contrarié cette vérité qui leurs semblent si évidente.

Cette réflexion me semble très juste et explique certaines réactions qui peuvent étonner. J'avoue avoir été surprise par des réactions qui m'ont semblé complètement disproportionnées suite à des désaccords pour lesquels, de mon point de vue, il n'y avait pas de quoi en faire une montagne. On pouvait juste constater que l'on n'est pas d'accord et se quitter sur un sourire. Ce type de personnalité intervient assez fréquemment sur le forum féminin également. Avec un peu d'observation j'ai l'impression d'arriver maintenant à mieux détecter en amont ce type de profil et j'évite d'interagir. Mieux vaut prévenir que guérir... 
Dernière modification le 06/05/2026 16:33:14 par sylvie35.
Soyez la première personne à aimer.
Mr Mano
#29
Qu'il puisse  avoir une forme de machisme et de patricarcat  dans le bdsm ; bon ; rien détonnant. Aucune raison pour que ce milieu en soit exampté. Tout comme avec le néo féminisme ; le bdsm n'échappe pas à l'histoire du monde et depuis qu'il à atteintd une certaine popularité ; c'est encore plus présent.
Après tout le rapport dominant(e)/ dominé(e) parle à ces gens donc rien d'étonnant.
Maintenant , par rapport a votre propos ; n'ayant pas tous les exemples en tête, je ne sais pas vraiment si c'est forcément par esprit patriarcal qu'ils réagissent.
Je vois parfois certains hommes ( plus chez les soumis ) prendre le parti des femmes , presque par principe ; comme pour être plus féministe que les féministes..
En fait Azhara ; je crois qu'il faut voir le bdsm comme le reste de la société. Seuls les proportions peuvent évoluer. Les rapports a la domination et a la soumission étant quand même particulier au sein du bdsm; cela peut amener tout une subtilité qui n'est pas simple a exprimer ou a comprendre, que ce soit pour les adeptes du bdsm ou bien par les gens du mnde vanille qui découvrent ce milieu.
Allez, entres gens ouvert d'esprit, tolérant et réfléchis ; nous devrions y arriver ! 
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LauDupond
#30
Le patriarcat et le féminisme ca me semble des concepts élitistes. Je ne vois pas dans la vie de la majorité des gens des évènements concrets de patriarcat et de féminisme. Quelques pourrait il définir tous cela et nous expliquer les implications réelles ? Pour moi c'est absent de nos vies sauf à la télévision ou dans la littérature à la mode. 
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sylvie35
#31
Pour moi c'est absent de nos vies sauf à la télévision ou dans la littérature à la mode. 
Remarque intéressante... 

A mon avis c'est inexact de penser que ces concepts sont absents de nos vies: ils le sont de manière indirecte. Ils font partie du corpus idéologique qui modèle nos sociétés et ils ont donc un impact non négligeable par l'intermédiaire des conventions sociales. 

La plupart des règles qui régissent nos vies ne sont pas dictées par la nature mais par des choix d'organisation sociale plus ou moins arbitraires, que l'on fait accepter en les enrobant dans la religion ou l'idéologie.

A titre d'illustration, si vous prenez l'exemple des Chroniques de Gor, elles décrivent un système patriarcal poussé à son paroxysme. Le pouvoir est l'apanage exclusif des hommes, l'esclavage sexuel et domestique des femmes est institutionnalisé. Ce système est accepté et fonctionne. 

Chez nous, le patriarcat en tant qu'architecture de société où le pouvoir et les privilèges sont détenus de manière prépondérante par les hommes est en perte de vitesse depuis plusieurs décennies, mais il revient en force par l'intermédiaire de la religion. Il me semble donc hasardeux de considérer qu'il est quasiment en état de mort cérébrale.

Le féminisme, dans le sens originel, a conduit à plusieurs avancées concrètes (droit de vote, droit d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation d'un mari, accès à la contraception, protection contre le harcèlement au travail, ...). Le mouvement a beaucoup muté et, avec des étendards comme l'intersectionnalité et la déconstruction qui diluent la cause des femmes dans un agenda idéologique éloigné du mouvement originel, il a néanmoins un impact concret, ne serait-ce qu'en agissant sur la fenêtre d'Overton (qui définit les opinions acceptables dans le débat public et celles qui n'ont pas le droit de s'exprimer). 
 
Dernière modification le 07/05/2026 20:45:24 par sylvie35.
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@sylvie35 (je précise en préambule que je me fais volontairement l'avocat du Diable par plaisir du contradictoire ;-)) On peut admettre l’idée selon laquelle certains courants militants contemporainsdits "extrêmes" (pour ne pas dire extrêmistes) semblent outranciers, dogmatiques ou contre-productifs. Aucun mouvement politique ou social n’échappe à ses excès, à ses caricatures, ni à ses représentants les plus bruyants. Le féminisme n’a évidemment pas reçu de dispense divine à ce sujet.
Mais il faut distinguer deux choses : critiquer certaines dérives militantes (à juste titre) et conclure que le féminisme contemporain aurait trahi sa cause originelle, ce qui est beaucoup plus discutable. Le raisonnement qui consiste à  opposer un “féminisme originel”, noble et concret, à un féminisme actuel devenu idéologique repose sur une sorte de postulat un peu nostalgie.
Ca reviendrait à applaudir le féminisme une fois qu’il ne dérange plus personne. Pourtant, les avancées aujourd’hui admises (droit de vote, autonomie bancaire, contraception, protection contre le harcèlement)  ont elles aussi été accusées, à leur époque, d’être excessives, idéologiques, destructrices de l’ordre social ou contre-nature. Autrement dit, on applaudit rétrospectivement le féminisme d’avoir déplacé la fenêtre d’Overton hier, tout en lui reprochant de continuer à la déplacer aujourd’hui. Paradoxal. Cela ne veut pas dire que toute revendication féministe contemporaine est automatiquement juste, ni que toute militante est irréprochable.
Bien sûr qu’il existe des slogans maladroits, des postures moralisatrices, des excès de langage et des formes de militantisme qui desservent parfois leur propre cause. Mais ce genre de dérives ne suffitpas à invalider les problèmes que le féminisme continue de pointer (violences sexuelles, inégalités économiques, charge mentale, répartition du travail domestique, harcèlement, sous-représentation, sexisme ordinaire, biais médicaux, etc, etc...)

La vraie question (me semble t'il) c'est de savoir s'il des excès militants.
Et la réponse est évidemment oui, comme dans tous les mouvements. Et au-delà de ça, ces excès annulent-ils la légitimité des enjeux soulevés ?
Et là, la réponse est non.

L’argument selon lequel l’intersectionnalité diluerait la cause des femmes mériterait un peu de nuance. Si elle devient un jargon fermé, un réflexe d’accusation ou une grille de lecture automatique de tout, elle peut effectivement rendre le débat illisible et stérile. Mais dans son principe, elle ne dilue pas la cause des femmes. Elle rappelle simplement que toutes les femmes ne vivent pas les mêmes formes d’inégalité. Une cadre supérieure, une précaire, une handicapée ou une immigrée ne rencontrent pas exactement les mêmes obstacles. Le nier au nom d’un féminisme “pur” revient à défendre une femme abstraite, théorique. C'est pratique sur le papier mais moins dans la réalité des faits.

Même chose pour la “déconstruction”. Le mot est parfois utilisé à toutes les sauces, au point de devenir un épouvantail. Mais questionner certaines normes sociales ne signifie pas vouloir tout détruire. Interroger la répartition des rôles domestiques, les stéréotypes, les biais médicaux ou les violences sexistes, ce n’est pas s’éloigner du féminisme, c’est "juste" poursuivre son travail. La critique des excès est donc recevable, à condition qu’elle ne serve pas de paravent pour s'affranchir du fond. Sinon, on prend la partie la plus bruyante du débat pour sa substance. Ce serait comme disqualifier l’écologie à cause de deux militants qui jettent de la soupe sur une vitre ou la liberté d’expression à cause de ceux qui l’utilisent pour dire n’importe quoi avec aplomb. Ca fait un effet de manche, mais intellectuellement c'est bien pauvre !

On peut tout à fait critiquer les formes militantes excessives du féminisme contemporain. je dirais même qu'on se doit de les combattre tant elles désservent la cause Mais on ne peut pas s’en servir pour prétendre que le féminisme actuel serait, par nature, une dérive idéologique. Le féminisme vivant a toujours été conflictuel, parce qu’il remet en cause des habitudes installées. Le féminisme ancien paraît raisonnable surtout parce qu’il a déjà gagné, qu'il est devenu propre et acceptable.

La position la plus "rigoureuse" n’est donc ni l’adhésion aveugle à tous les discours militants, ni le rejet global du féminisme contemporain. Elle consiste à distinguer les excès de méthode des problèmes de fond. Non ?
Dernière modification le 07/05/2026 22:15:54 par Hephaistos.
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Azhara
#34
Bonsoir par ici. Le sujet est intéressant et malgré mon esprit peu enclin à la réflexion en ce moment, je rebondis sur ces deux sujets : - pour le 1er et le 2e, je pense que, si ce comportement peut etre agaçant pour certaines, d'autres vont au contraire l'apprécier. Cela ne va-t-il pas dans le sens des soumises à qui il faut demander l'autorisation au maitre pour lui envoyer une demande d'ami ?  Et n'a-t-on pas tous vu ici des femmes soumises novices où on se demande si elles savent réfléchir par elles meme ? (Ouhhhh je suis vilaine faut pas dire ca je sais) - 3e point : j'ai lu le sujet sur la grossesse. Et je trouve que ce sujet concerne autant les hommes que les femmes. Le dominant se doit d'etre responsable dans ses actes, et tenir compte de ce qui se passe dans le corps de sa partenaire. Pour moi le sujet n'est pas féminin mais de couple/partenaires. Tout comme les règles, la ménopause... pour moi c'est plutôt une qualité de prendre la parole sur ces "sujets féminins" car les hommes les vivent à leur manière, ont leur responsabilité et peuvent etre un soutien merveilleux durant ces périodes complexes. Apres, c'est dans la manière d'aborder les choses qu'il faut etre fin.   
Bonsoir Silla,
Pour ce qui est de la comparaison avec la demande d'ami qui passe par le Maître tant qu'elle est aussi validée/choisie/voulue par la femme soumise, je trouve ça " féministe " par nature en fait. C'est pourtant très loin de mon fonctionnement, mais pour moi tant que la femme est considérée dans ses volontés, même si elles peuvent sembler contradictoires d"une notion d'égalité hommes/femmes (je préfère généralement parler d'équité mais bon la définition mentionne "l'égalité" alors je reste sur ce terme ici.) il n'y a rien qui me perturbe.
Pour moi être féministe c'est aussi accepter les femmes dans leurs contradictions et les écouter dans leurs désirs. 
Je ne doute absolument pas que de manière générale (rapport hommes/femmes ou D/S ou M/e) certaines apprécient les avis des hommes et/ou les hommes qui parlent à leurs place. Mais, penser que parce que certaines apprécient ce n'est pas interrogeant, je ne suis pas convaincue que ce soit pertinent me concernant... 
Vous m'avez fait sourire avec les soumises novices cruches (je raccourcis violemment, je sais !) Et je crois qu'hommes ou femmes, peu importe les conseils. (Je suis affreuse je sais.) 
Pour ce qui est du 3, je viens d'avoir un collègue de 20 ans qui m'expliquait que physiologiquement les règles n'avaient aucun impact dans la performance sportive, mais qu'elles avaient uniquement un impact psychologique. Je me suis barrée, en pensant que c'était peu recevable de penser que même si ce n'était que psy ça n 'nfluencerai pas le physique. Ce soir, après quelques recherches rapides sur internet oh magie : on n'est pas toutes fichues pareil... ... ...
J'imagine que de votre côté, et je le comprends en plus, vous devez vous dire : "ah mais il s'intéresse au sujet, c'est bien. " oui certes, mais l'aplomb de certains me laissent perplexe. 
Donc là je suis tellement agacée que je ne vais pas répondre correctement alors que quand je vous avais lu, j'avais trouvé votre remarque intéressante et m'amener à voir autrement. Je reviendrai possiblement re-réfléchir posément à ce point que vous soulevez. Et oui la finesse est essentielle, je vous rejoins, et ça rejoint Sylvie35 qui mentionnait elle aussi la forme.
Merci d'élargir le champ des possibles, c'est agréable. 
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sylvie35
#35
@Hephaistos: Oui, bien sûr, tout n'est pas à jeter. Loin de moi l'idée de penser que tous les problèmes sont réglés et que tous les militants sont manipulés pour des objectifs qui n'ont rien à voir avec la cause. Quand on écrit on doit prendre quelques raccourcis et faire quelques simplifications grossières, sinon il faudrait écrire un pavé interminable avec une arborescence de nuances. Bref, un truc imbitable 😂

Néanmoins, là où les opinions divergent certainement c'est sur notre perception de la proportion de ce qui est contre-productif, dévoyé, et de ce qui est utile et honnête. 

Mais j'admets qu'il y a déjà plusieurs années que j'ai perdu les illusions que je pouvais avoir sur la "noblesse" de certaines causes. La plupart des causes que l'on peut considérer comme justes sont récupérées à des fins qui n'ont généralement pas grand chose à voir avec l'objectif affiché. Un seul exemple: si des milliardaires financent dans l'ombre des actions militantes (féministes ou autres) par l'intermédiaire d'ONG écrans, ou s'ils investissent massivement (et parfois à perte) dans les médias, il faudrait être naïf pour croire que c'est par adhésion véritable à ladite cause, ou pour diffuser de l'information objective. 
 
Dernière modification le 07/05/2026 22:51:34 par sylvie35.
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Azhara
#36
N'influencerait pas* je ne me suis pas relue, il y'a peut-être d'autres fautes mais flemme de corriger et de refaire la mise en forme. 
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@LauDupont : je trouve que vous avez raison de rappeler que la cause féministe, légitime au regard de l'histoire mondiale, a aussi été encouragée, donc détournée, par le système capitaliste (et l'est encore). Pas que pour des raisons bancaires d'ailleurs : le noyau familial jusqu'aux années 60 était un frein également à la marchandisation et au consumérisme, il fallait détruire ce modèle pour mettre en place une société individualiste, briser les solidarités de classe, etc : on voit le résultat aujourd'hui, incapables que nous sommes de nous organiser pour défendre nos liberté et souveraineté. Pour le dire en termes BDSM qu'on comprendra tous : on (les peuples) est tous des esclaves du système et traités comme tels.
Je crois que @sylvie35 en parle très bien dans ses écrits du reste, même si je n'ai pas tout lu :)
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Azhara
#38
@ Azhara
Cassage de gueule, je m'y connais... et un autre point commun: la non capacité à faire court mais à écrire des romans....
Mais puisque tu m'as savonnée la planche,...
Alors, allons-y gaiment, foi d'un vrai phalocrate et esclavagiste!
( et j'entends déjà les cris d'orfrais des néoféministes se prétendant comme telles!)

quel supposé "patriarcat"?
Déjà, la question en elle meme te fait penser que je ne vais pas me lever avec la sardine ruisseau pour chanter "nous les femmes"!
(chant idéologique écrit et composé par elle, indiquant là bien son niveau d'inculture, elle qui est pourtant, prof d'université! ...ce qui promet pour les générations à venir!)

OUI, je le reconnais!
La France à, alors que "Marianne" est son symbole été très en retard pour le droit de vote pour les femmes.
OUI, je le reconnais!
Jusqu'à très récemment (relativement parlant dans l'Histoire), les femmes n'avaient pas le droit d'ouvrir un compte en banque, et ce, celà à eu des conséquences désastreuses.
Je peux en parler, mon père ayant dépensé la fortune de ma mère pour ses maitresses (non pas BDSM! étant plutot dominant lui aussi!)
Entre autres exemples...

Mais dire que les femmes ont été invisibilisé tout au long de l'histoire est une contre vérité historique!
Tant de l'histoire ancienne, avec une des plus connue, à savoir Cléopatre, que du Moyen-Age avec notemment Jeanne d'Arc, mais bien moins connue, Jeanne la Hachette, que du coté littérature 'Madame de La Fayette, de Sévigné, cala parle-t-il encore à certains?
Alors, oui, cette vision à une certaine racine: celle du "on ne nait pas femme, on le devient" de S de beauvoir qui, avec Sartre c'est lamentablement plantée sur TOUS les points...mais qui est pourtant portée aux nues, et dont la digne héritière nous donne ce chant....
Et sachons replacer les choses dans leurs époque!
Une femme du XVII éme siècke avait pour fierté que son intérieur soit bien entretenu (principe yin pour les chinois) et que son homme soit fiable et respecté, non pour son avoir, mais pour ce qu'il est, ce dont nous sommes bien loin à l'heure actuelle! (principe yang)

Mais me diras-tu, et à juste titre: je m'égare....
Et pour preuve, je m'éloigne de ton exemple: les hommes ne peuvent pas parler de grossesse, puisque sujet ne concernant QUE les femmes...
Donc, si je comprends bien, une femme n'ayant pas été enceinte, et ne le désirant pas, voir meme qui fait un déni sur le sujet au point d'en faire un déni, peut mieux en parler qu'un homme suivant l'évolution de la grossesse de son épouse jusqu'à en avoir les symptomes (le syndrome de la couvade est-il si inconnu?)
Un scientifique homme, étudiant les syndromes, les hormonnes en question ou autres, est-il moins légitime qu'une femme refusant la grossesse, et ce, juste par ce fait???

Donc, pour parler de l'esclavage (le vrai, pas le BDSM volontaire!), il n'y a que les esclaves pour en parler et se révolter contre?
Adieu donc Schœlcher, qui en fut celui par qui le système fut de nouveau aboli en France....

Bref, je vais arreter là les quelques exemples pour lesquels j'aura des heures et des heures....

Un dernier point cependant:
Oui, je suis esclavagiste, dans le sens BDSM, volontaire.
Je suis contre celui par la coercition!
Ce qui ne m'empeche pas d'étre féministe.
Non non! pas celui de la sardine ruisseau!
Pas celui qui refuse que des femmes juives manifestent parce que victimes de viols, ou qui, (cas véridique! et vérifiable!) refusent de dénnoncer leurs violeurs quand il n'est pas blanc pour ne pas stigmatiser l'origine de leurs violeurs ou qui portent l'anathème et niant la "qualité" de victimes à des femmes car dénonçant leurs violeurs, et disant leurs origines...
Des syndromes significatifs de ces faits sont les viols collectifs de Calogne, ou, pire encore, en Angleterre, le cas des "groomies gang" concernant des jeunes filles, adolescentes...
Entendons nous bien !!!!
JE NE PARLE PAS là, de politique... juste des réactions des néo-féministes, qui, devant de tels actes, osent se taire mais qui tombent à bras raccourcis sur le simple mot déplacé d'un homme qui à le malheur de ne pas rentrer dans leurs cases....

Alors, oui, malgré mon role d'esclavagiste, j'ai certainement plus de respect pour les femme en général, plus féministe que pour ces quelques cinglées se prétendant féministes....

La planche a été savonnée avec soin, et c'est avec plaisirs que je me suis précipité dessus....
Mais je suis aussi conscient que cela me vaudra surement un banissement...
Mais j'assume et je signe !


 
  Je vais faire court... S'interroger sur un supposé patriarcat tout en se revendiquant féminsite me rassure beaucoup sur mes contradictions. Merci pour ça.  Ça me paraît tout aussi con que de parler de déconstruction des hommes et des " Michel" comme ils (oui,oui ils s'y mettent aussi) disent, les hommes cisgenres hétéros de plus de 50 ans : les hommes à abattre, tout en prônant un monde plus égalitaire et meilleur.  Bref.
Dernière modification le 08/05/2026 20:55:03 par Azhara.
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Azhara
#39
Ce post méritait qu'on s'y arrête sérieusement. Merci de l'avoir écrit. Ce que vous décrivez : ces hommes qui conseillent, qui parlent à la place de, qui s'approprient, ce n'est souvent pas de la malveillance, en effet. C'est du réflexe. Et c'est précisément ça le plus difficile à nommer et déconstruire : les comportements patriarcaux les plus tenaces ne viennent pas d'une misogynie consciente, ils viennent d'une socialisation si profonde qu'elle s'exprime même chez des gens bienveillants (hommes comme femmes), dans des espaces qui se pensent émancipés. La façon même dont cette question est posée, en rassurant les hommes au passage et en se démarquant des 'féministes 2.0', ne dit pas elle-même quelque chose sur ce qu'on a intégré sans s'en rendre compte ? La communauté BDSM se croit souvent plus déconstruite que les milieux vanilles. C'est une illusion confortable. On parle de consentement, de négociation, de jeux de pouvoir, donc on se figure avoir fait le travail. Mais tout cela se joue aussi au delà de la dynamique et/ou des scènes.  Pour ma part, je ne me reconnais pas dans un féminisme de vengeance ou de compétition, mais je ne me reconnais pas non plus dans la neutralité commode qui évite de nommer ce qui se passe. Ce que vous décrivez, ça se passe. Je l'ai vu. Je l'ai vécu. Et j'ai encore beaucoup de colère contre ce système...  Ce dont notre communauté a besoin, c'est exactement ce que votre post fait : observer, nommer, questionner. La colère peut très bien être lucide
  Je vous remercie pour votre avis.  J'ai beaucoup aimé lire votre nuance et vos explications, ressentis sur ce que vous nommez des réflexes. Je trouve le terme bien trouvé et vous acceptez d'exposer que ce n'est ni de la misogynie ni de la malveillance. C'est assez rare de le lire alors qu'on sent qu'il y'a un sérieux ras-le-bol qui vous anime ! Sourire. 
  • Mon expression "féministe  2.0" passe mal apparemment, pas seulement avec vous. Ce qui m'animait personnellement était de me distinguer à tout prix des femmes qui construisent à présent un féminisme misandrique selon moi. 
 
  • Je ne veux pas d'un féminisme anti-hommes, comme je le lis parfois. Je veux... un humanisme en fait. L'équité hommes-femmes ne devrait pas être contrariée par des récupérations, des idéologies qui desservent plus les femmes qu'elles ne les aident. Et tout comme on ne peut pas nier que certains discours d'hommes peuvent être questionnants selon moi, on ne peut pas nier non plus que certaines femmes ont aussi des discours préoccupants. " le féminisme de vengeance " me parlait bien. 
 
  • Et puis... certaines femmes apprécient l'inéquité, on en fait quoi ? On leur interdit d'être bobonne à la maison (c'est super péjoratif dit ainsi, je sais, mais je fais déjà un super effort d'imaginer ce cas de figure qui existe) alors qu'elles s'éclatent là-dedans ? Je ne sais pas. De la même manière, on fait quoi et comment avec les femmes qui ne voient pas de souci dans ce que j'ai exposé dans cette publication ? On leur interdit de penser comme elles le souhaitent ? Pour moi le féminisme c'est aussi accepter que la femme s'épanouisse que ce soit en femme de ménage de son mec ou en chef d'entreprise ou quoi ou qu'est-ce, peu importe du moment qu'elle est/fait ce dont elle a envie, que personne ne lui met des bâtons dans les roues ; et ce n'est à personne de décider pour elle. 
 
  • Mon ton paraît vachement vindicatif, je suis désolée pour ça. Je n'arrive pas à bien reformuler.
Dernière modification le 08/05/2026 08:58:13 par Azhara.
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Azhara
#40
Bon je craque avec la mise en forme et avec certains commentaires aussi ! Je ne répondrai pas à tous hein... 
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LauDupond
#41
Bon je craque avec la mise en forme et avec certains commentaires aussi ! Je ne répondrai pas à tous hein... 
Ce post et sa créatrice sont victimes de leur succès. Au vue du thème ce n'est pas étonnant.
Dernière modification le 08/05/2026 07:36:32 par LauDupond.
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Azhara
#42
Je crois que on on peut parler de tout et à tous, si tant soit peu le fond est constructif et étayé. Genrer les sujets apporte pas plus de légitimité que d'intérêt. 

Un terme me questionne "féminisme au sens noble du terme", allons bon ! Les combats pour les droits ont toujours été contextuels, leurs avancées sont intimement liées aux connaissances, aux acceptations sociales et aux vécus culturels. les modes d'action et les éléments de langage s'adaptent pour etre pkus incisifs et acceptables.
  Mes rencontres Bdsm m'ont clairement plus appris sur le féminisme et la sexualité féminine que mes rencontres vanilles, avec des partenaires s'appropriant, partageant et débattant, et heureusement, une sexualité à leur mesure.
  Leon Blum écrivait dans "du mariage" que le contrat etait vicé par nature parce que l'homme arrivait seul polygame, qu'il fallait donc accepter que les femmes développent les expériences sexuelles si l'on voulait sauver le mariage. Conseil d'homme ? 😉
 
  Je continue de cheminer sans avoir plus de réponses en réalité, je vais te faire une réponse assez générale concernant mon expression " féminisme au sens noble ". Je déteste le manque de nuance adopté actuellement par la société, comme si on devait systématiquement choisir un camp. 
  • Si je me reconnais complètement dans un féminisme ancien qui a instauré de nombreuses avancées pour les femmes, j'ai beaucoup de mal à me reconnaître dans ce féminisme qui s'érige souvent contre les hommes.  Ainsi, je me demande parfois, si ma manière de voir les choses n'est pas lié à ce qu'on nous matraque... 
 
  • Plus ou moins à contrario, concernant les éléments de langage : Je n'ai encore jamais entendu un homme ni une femme se plaindre qu'il n'y ait pas de féminin à " assassin, bourreau, voyou " ... 
 
  • Une copine sur fetlife me précisait que les nouvelles féminisations de métier étaient aussi liées au fait que les métiers à "forte reconnaissance sociale" étaient souvent masculins : médecin, homme politique, auteur tandis qu'on s'accordait sur femme de ménage, caissière... ... je n'y avais jamais songé et j'ai trouvé la remarque intéressante. Ceci dit j'ai bloqué sur maître-nageur, sapeur-pompier ou éboueur. Pour moi, l'absence de féminisation était surtout dûe au fait que certains métiers sont ou étaient plus exercés par des hommes. Je n'ai jamais entendu de revendication pour les éboueurs... (jamais vu de femmes d'ailleurs dans ce corps de métier et merci Beyourself pour cet exemple en privé.) 
 
  • Ce que je veux dire par là, c'est qu'effectivement les féminisations ne sont pas une mauvaise chose mais je trouve qu'on en fait tout un pataquès alors que ce n'est pas l'apogée du féminisme selon moi... et surtout si on commence à observer les choses de manière générale et non biaisée par sa vision étriquée, il y'a des choses inéquitables aussi en sens inverse. Et on ne nous le matraque pas ! ;)
 
  • Pour élargir et revenir à mon sujet, on peut faire le parrallèle avec ce que j'ai déjà répondu. Je suis gênée quand un homme veut m'expliquer, me conseiller une caractéristique typiquement féminine, ou quand il prend systématiquement la défense des femmes. Mais parfois, j'use moi aussi de ce genre de comportement à l'inverse... 
  • Je ne rebondirai pas sur l'aspect sexualisé ni polygame par essence des hommes. Ça m'agace trop !   :)
Dernière modification le 08/05/2026 13:45:12 par Azhara.
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Azhara
#43
Monsieur Mano : merci pour le parrallèle vanille//bdsm et la conclusion optimiste ! Si je pouvais déjà arriver à clarifier ma petite tête ce serait pas mal ! 
 
Hephaïstos : grand merciiiiii. Vous l'avez super bien exprimé. Ce sont justement toutes les dérives et les excès qui me font peur. Et j'ai souvent l'impression que ça dessert la cause. 
Sylvie35 et LauDupont, je vous remercie également. 
A présent je laisse vivre ce sujet me concernant mais je continuerai de suivre les avis (s'il y'en a), qui me permettent de réfléchir autrement aussi. Merci à tous. 
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sylvie35
#44
   Je n'ai encore jamais entendu un homme ni une femme se plaindre qu'il n'y ait pas de féminin à " assassin, bourreau, voyou " ... 


Ca viendra. Je reviens du futur et j'ai trouvé ça:

8 mai 2036, extrait de "L’I·EL·LEustre : Le·a Quotidien·ne de l’Universalité·e":

"Saint·e-Parité·e-sur-Y·el·le:
Lors du de la kermesse du de la village, les voyou·te·s locaux·elles ont tenté d'entarter l'·assassin·e du·de la buffet·te, sous l'œil·le sévère de la·le bourrelle·reau des·z·cœur·e·s."

OK, je sors (en plus ça prend des plombes à imaginer et à écrire, alors je ne ferai pas ça tous les jours  😂)
Pour celleux qui veulent se mettre à l'écriture inclusive, avant que ça devienne obligatoire, le point médian s'obtient en cliquant sur le symbole Omega en haut de l'éditeur.
Dernière modification le 08/05/2026 12:50:54 par sylvie35.
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Azhara
#45


Ca viendra. Je reviens du futur et j'ai trouvé ça:

8 mai 2036, extrait de "L’I·EL·LEustre : Le·a Quotidien·ne de l’Universalité·e":

"Saint·e-Parité·e-sur-Y·el·le:
Lors du de la kermesse du de la village, les voyou·te·s locaux·elles ont tenté d'entarter l'·assassin·e du·de la buffet·te, sous l'œil·le sévère de la·le bourrelle·reau des·z·cœur·e·s."

OK, je sors (en plus ça prend des plombes à imaginer et à écrire, alors je ne ferai pas ça tous les jours  😂)
Pour celleux qui veulent se mettre à l'écriture inclusive, avant que ça devienne obligatoire, le point médian s'obtient en cliquant sur le symbole Omega en haut de l'éditeur.
Rien à voir mais si quand même, j'avais oublié de vous remercier pour la fenêtre d'Overton. Je ne connaissais absolument pas le concept, c'est super intéressant.  Je ne suis pas sûre qu'elle soit assez grande ouverte actuellement pour un débat sur l'inclusivté. 🤣 ( J'aime bien "bourrelle" ça fait aussi sérieux que "préfète" je trouve ! ^^ )
Dernière modification le 08/05/2026 13:45:57 par Azhara.
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@ Azhara

Et si tout simplement, cela était tout simplement humain?
parce que X jours, nous ne sommes pas dans le bon jour...
Et puis, nous sommes sensibilisés (par une simple remarque?)
Et puis.. de ce jour, nous nous concentrons sur un fait et nous ne voyons plus que lui...
Et un jour, nous en parlons à un autre, qui, oh miracle se focalise sur ce point...

Et si le véritable problème est que, nous nous focalisions sur ces points au lieu de nous dire que nous sommes juste compélentaire.?

 
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Je réponds d'un point de vue extérieur car n'étant ni en quête d'une relation avec une femme ni une femme, le sexisme est un problème très subsidiaire à titre personnel. En tout cas, à la question de savoir si le BDSM est forcément féministe, je répondrais par la négative. Je crois que dans le BDSM, on voit le pire comme le meilleur, et derrière le meilleur peut également se cacher le pire. Derrière des envies sexuelles se cachent parfois des stéréotypes discriminatoires. Le BDSM sont des pratiques très fantasmées, qui poussent à briser les limites de ce qui est acceptable dans la vie courante. Ça peut être bien (un homme soumis à une femme) mais ça peut aussi être l'inverse (une femme soumise privée de droits durement acquis). La femme est peut-être consentante, mais l'interrogation demeure si bien que le soumis veut souvent faire plaisir à son Maître et que le Maître peut être tenté de s'inspirer de pratiques rétrogrades. 
  Mais même lorsque l'homme est soumis, n'est-ce pas une forme des divertissement pour l'homme ? Au fond, la société patriarcale existe, ne se sert-il pas de la femme pour se divertir quelques instants ? Une femme reste une femme et reste donc exposée au sexisme, même si elle est dominatrice. C'est comme beaucoup de choses au final, il n'y a pas une réponse définitive pour moi. Je me garde d'idéaliser le BDSM en lui attribuant des supposés bienfaits, surtout que dans les faits la « communauté » peut parfois se montrer bien dure.    
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  si une féministe était venue dire à ma femme "tu devrais refuser cette domination", cette féministe aurait été en train de faire exactement ce que tu dénonces : parler à la place d’une femme, décider pour elle, lui retirer son autonomie de jugement. 
Pourquoi je dis cela ? Parce que le féminisme n’est pas un bloc monolithique Il a toujours été traversé de courants qui se sont affrontés Par exemple, il y a eu des féministes qui militaient pour la reconnaissance du travail domestique et un salaire pour les mères au foyer "Wages for Housework" alors oui elles ont perdu et de nos jours c’est un autre féminisme (le féminisme libéral ) qui est en place,  c'estpas une victoire "du" féminisme. C’est la victoire d’un féminisme sur un autre. 
Quand tu affirmes que le BDSM est "par essence féministe", je réponds : quel féminisme ? Le tien ? Et pourquoi le tien serait-il le seul légitime à l’intérieur d’un espace de pratiques privées entre adultes consentants ? 
Pour moi, le BDSM n’a pas à être féministe Il doit être un espace de liberté où des adultes peuvent choisir des dynamiques consenties, y compris  des dynamiques qui ne correspondent pas à TON féminisme .. 
C'est mon avis, et il accepte toutes les formes de féminismes: une coexistence pacifique en somme
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Azhara
#49
  si une féministe était venue dire à ma femme "tu devrais refuser cette domination", cette féministe aurait été en train de faire exactement ce que tu dénonces : parler à la place d’une femme, décider pour elle, lui retirer son autonomie de jugement. 
Pourquoi je dis cela ? Parce que le féminisme n’est pas un bloc monolithique Il a toujours été traversé de courants qui se sont affrontés Par exemple, il y a eu des féministes qui militaient pour la reconnaissance du travail domestique et un salaire pour les mères au foyer "Wages for Housework" alors oui elles ont perdu et de nos jours c’est un autre féminisme (le féminisme libéral ) qui est en place,  c'estpas une victoire "du" féminisme. C’est la victoire d’un féminisme sur un autre. 
Quand tu affirmes que le BDSM est "par essence féministe", je réponds : quel féminisme ? Le tien ? Et pourquoi le tien serait-il le seul légitime à l’intérieur d’un espace de pratiques privées entre adultes consentants ? 
Pour moi, le BDSM n’a pas à être féministe Il doit être un espace de liberté où des adultes peuvent choisir des dynamiques consenties, y compris  des dynamiques qui ne correspondent pas à TON féminisme .. 
C'est mon avis, et il accepte toutes les formes de féminismes: une coexistence pacifique en somme
  Je n'ai pourtant rien affirmé et je prenais justement des précautions pour exprimer MES ressentis, là où vous déplacez l'émotionnel sur de l'idéologie... ...     
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sylvie35
#50
En effet, l'interprétation me semble un peu tirée par les cheveux (à moins que ce soit l'IA qui hallucine et voit des affirmations là où il n'y en a pas 🤔 ). 

Pour en revenir au questionnement initial, un élément qui est peu relevé, mais qui je l'avoue m'agace un peu, c'est le fait que certains (je dis bien: certains) hommes soumis s'expriment systématiquement au féminin dès qu'ils recherchent de l'humiliation extrême - comme si le genre féminin était, par nature, ce qu'il y a de plus dégradant.
Exemples:
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10638/Christophe-salope-soumise-du-36-%C3%A0-dresser-%C3%A0-humilier/
ou
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10794/J'adore-%C3%A7a/

Bon, pas de souci, je ne vais pas en faire un fromage 😉, mais ça interroge. Parfois ce sont les mêmes qui, un peu plus loin, disent vénérer la femme 😂  
Dernière modification le 13/05/2026 12:35:46 par sylvie35.
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LauDupond
#51
 Parfois ce sont les mêmes qui, un peu plus loin, disent vénérer la femme 😂  
"Dans le monde émotionnel les contradictions ne sont pas un problème elles sont mêmes recherchées pour l'apparence de la subtilité" Laudupond
Dernière modification le 13/05/2026 13:27:59 par LauDupond.
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Azhara
#52
En effet, l'interprétation me semble un peu tirée par les cheveux (à moins que ce soit l'IA qui hallucine et voit des affirmations là où il n'y en a pas 🤔 ). 

Pour en revenir au questionnement initial, un élément qui est peu relevé, mais qui je l'avoue m'agace un peu, c'est le fait que certains (je dis bien: certains) hommes soumis s'expriment systématiquement au féminin dès qu'ils recherchent de l'humiliation extrême - comme si le genre féminin était, par nature, ce qu'il y a de plus dégradant.
Exemples:
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10638/Christophe-salope-soumise-du-36-%C3%A0-dresser-%C3%A0-humilier/
ou
https://www.bdsm.fr/forum/thread/10794/J'adore-%C3%A7a/

Bon, pas de souci, je ne vais pas en faire un fromage 😉, mais ça interroge. Parfois ce sont les mêmes qui, un peu plus loin, disent vénérer la femme 😂  
Je n'ai pas développé ma réponse car j'avais vu que l'auteur du commentaire utilisait l'IA sans le spécifier, souvent. Le message est loin d'être inintéressant en soi. Mais bref, je n'ai pas envie de développer, encore plus quand on me parle de MON féminisme que je ne sais pas décrire, définir moi-même !  Pour votre réflexion apportée : merciiiiiii. Oui, j'ai souvent pensé à ça : la féminisation = humiliation. Je n'ai jamais compris non plus... (encore plus avec les contradictions que vous relevez.) 
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""Le BDSM est par essence féministe dans le sens noble. ""
​"" Je ne suis pas pour la castration de la parole des hommes… ""
"" La femme ne sera pas l’avenir de l’homme : qu’il se démerde. ""
​"" Je n’ai pourtant rien affirmé. "" ​
"" Vous déplacez l’émotionnel sur l’idéologique. ""
​""Je n’ai pas envie de développer. "" . .
Dernière modification le 15/05/2026 03:04:42 par ​LUX ante ferrum.
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Azhara
#54
Hé beh vous êtes en forme !
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Azhara
#55
Le féminisme une définition simple : égalité de traitement entre hommes/femmes. (Mêmes droits et libertés... ...)
Exemple concret de l'inégalité : la différence salariale à poste équivalent.
Patriarcat : système social qui fait que les hommes ont plus de facilité à exercer une forme de pouvoir, ont plus d'influence et d'avantages que les femmes.  Voilà voilà.
Maintenant si vous cherchez la polémique à tout prix et la communication violente, ce ne sera pas avec moi. Je ne cherche aucun combat, moi.
Merci chers Messieurs... 
Dernière modification le 20/05/2026 21:46:43 par Azhara.
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Azhara
#56
Je vais répondre quasi que sur le système patriarcal inexistant selon vous, je ne sais même pas si c'est du lard ou du cochon honnêtement...  Droit de vote des hommes 1848 Droit de vote des femmes 1944. Mais oui on est égaux sur ce sujet à présent...  Quant à l'aspect législatif et juridictionnel, c'est vrai c'est tellement respecté. Bienvenue dans le monde de oui-oui où tout ce qui est légiféré est évidemment appliqué... ....  Bref j'abandonne. Ce n'est pas à moi de vous inviter à réfléchir sur vos propos // d'alimenter un troll (?) c'est pas ma came, même si ça me rassurerait cette seconde option. Quant à la différence salariale je l'ai vécu./ Mais si vous voulez décréter que ça n'existe pas car dans la loi c'est interdit. Libre à vous.    Définitivement : 
Dernière modification le 20/05/2026 22:46:28 par Azhara.
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Azhara
#57
Ça m'agace vraiment. (Les suppressions)
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LauDupond
#58
Mince je n’ai pas de copie. On rembobine et on recommence ?
Dernière modification le 21/05/2026 13:10:51 par LauDupond.
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Azhara
#59
Nan merci mais si vous voulez vraiment garder une trace, m'est venu de manière instinctive : 
quote=216473] J'ai fait un peu de ménage pour redonner de l'oxygène à ce post. C'est vrai que je m'étais un peu laissé emporté par envie d'avoir raison. [/quote]
C'est bien dommage./
Du coup je me demande,
- c'est votre méconnaissance avouée du système patriarcal
- votre " récitation dénuée de réflexion " pour définir, selon vous, l'écrit de cette publication. 
- votre explication du système de blocage du site, qui illustrait parfaitement, selon moi, ma réflexion initiale.
- votre envie de " confronter " à tout prix, là où la communication était de toute façon vouée à l'échec...
- mon incapacité à débattre selon vous.
- vos éloignements du sujet, selon moi.
- votre difficulté à assumer vos propos et défendre vos idées ? Selon moi toujours
Qui vous a/ont donné envie de supprimer vos participations ? 
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LauDupond
#60
Ca fait beaucoup d'hypothèses. Je m'étais un peu emporté avec comme d'habitude envie d'avoir raison. En réfléchissant je me suis dit que c'était une erreur. J'écris ici pour le plaisir et le partage. Je n'ai pas envie d'être désagréable.
Dernière modification le 21/05/2026 17:26:50 par LauDupond.
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Azhara:  ""J'ai toujours pensé que le monde BDSM était par essence féministe. Féministe dans le sens noble selon moi, et pas ce qu'on en fait actuellement. """
 Azhara : "Je n'ai pourtant rien affirmé et je prenais justement des précautions pour exprimer MES ressentis""
Quand on écrit “par essence”, on énonce une affirmation sur la nature d’une chose..
Ce n’est plus un simple ressenti..
=  c'est normatif. 
Dernière modification le 27/05/2026 16:57:08 par ​LUX ante ferrum.
Soyez la première personne à aimer.
Le féminisme une définition simple : égalité de traitement entre hommes/femmes.

L'Angkar puis le "Kampuchéa Démocratique" de Pol Pot avaient une profession de foi également simple : "La lutte pour le Progrès". Il se trouvera sans doute des âmes chagrines quelque part pour objecter que leur ardeur à supplicier (ou assassiner plus ordinairement) le quart de leur propre pays en 6 ans pourrait permettre quelques réserves quant à la noblesse de leurs intentions. Qu'il me soit permis par avance de les traiter de phallocrates et de misogynes, cela nous évitera à tous de devoir réfléchir excessivement. Moi aussi, j'aime bien l'idée que l'étiquette suffise à décrire le paquet : c'est quand même beaucoup plus simple comme ça.
Soyez la première personne à aimer.
Azhara
#63
On en revient, si je vous suis bien, à mon questionnement...
Le féminisme actuel sert-il vraiment la cause féministe ? (Ça manque de nuance mais je suis persuadée que vous arriverez à me suivre.)
Mes propres raccourcis sont-ils une réelle démonstration d'un système patriarcal qui perdure encore ou sont-ils juste du ressenti personnel influencé par la société actuelle... ... ... 
En fait, je ne cherche pas de réponse absolue, je chemine... sourire...
 
 
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Azhara
#64
Et puis parfois je ne me questionne plus sur ce qui est systémique ou biais personnel... ... 
Parce qu'on en est encore là... pour CERTAINS :) 
https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/05/29/roland-garros-2026-adolfo-daniel-vallejo-sanctionne-pour-des-propos-sexistes-envers-l-arbitre-apres-sa-defaite_6694798_3242.html
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sylvie35
#65
J'espère ne pas être trop hors sujet, mais je me disais que ce graphique est intéressant pour relativiser et montrer que la réalité est complexe et que toutes les inégalités ne sont pas nécessairement de la faute des méchants hommes 🙂 Parfois ce sont aussi des choix que les femmes font librement alors que rien ne les y oblige.
En effet, même lorsque toutes les portes s'ouvrent pour les femmes, les choix que nous faisons (statistiquement) restent relativement stables sur 50 ans. Le déséquilibre H/F se résorbe très peu en 50 ans (et finit même par se renforcer brutalement ces dernières années, alors que le discours égalitaire n'a jamais été autant mis en avant par les médias).  

(source: https://shs.hal.science/halshs-04461005v2/document)
 
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On en revient, si je vous suis bien, à mon questionnement... Le féminisme actuel sert-il vraiment la cause féministe ?
Je pense que le premier problème est que... "la cause féministe" n'existe pas. Le féminisme de la première vague, par exemple, n'est pas la recherche d'une égalité homme-femme absolue à travers tous les secteurs, artificielle au besoin, par une lutte émancipatrice des femmes contre le patriarcat. Il s'agissait avant tout du féminisme de :
- suffragettes militantes, qui attendaient l'égalité du droit de vote
- appuyées, au sortir de la première guerre mondiale, par des industriels et administrateurs que l'expérience de la production "à l'arrière" pendant cette première guerre totale avaient convaincu de la possibilité et de la nécessité de sortir la femme du cadre de la famille pour en faire un élément de production à part entière
Quant à ceux qui s'opposaient à l'entrée de la femme dans les urnes, il ne s'agissait pas de "phallocrates" de droite dure qui auraient vu dans la femme une espèce inférieure, intrinsèquement incapable d'opérer des choix politiques. Mais, bien au contraire, de politiciens surtout de gauche (notamment les rad-socs), qui avaient connu les difficultés de la IIIème République à revenir aux affaires après "les lois scélérates" et sa fragilité, et qui craignaient que l'arrivée brutale de 50% d'électrices dans la vie publique (lesquelles étaient à l'époque largement réactionnaires, volontiers monarchistes, et bien souvent "aux mains du prêtre" plutôt que du maire comme ils disaient) ne sonne le glas de la République.

Ce premier féminisme est donc une opposition politique, essentiellement entre des hommes et des hommes, qui mettait en opposition des intérêts économiques et industriels contre les intérêts de la sauvegarde d'une république parlementaire intrinsèquement faible, laissée extrêmement vacillante par la honte fondatrice de 1870, la répression de la Commune par les Versaillais, l'affaire du canal de Suez, les attentats anarchistes (dont l'assassinat de Sadi Carnot), le retour de l'ordre moral de Mac-Mahon, la crise boulangiste, l'affaire Dreyfus, l'affaire des fiches, l'affaire Stavisky, les ligues de 34 et ainsi de suite. Ce magma foireux fait qu'elle portait en elle une tension interne extrêmement violente et chaotique, et qu'elle oscillait facilement entre les excès d'une strate révolutionnaire potentiellement très explosive, et les espoirs de restauration monarchiste de tout un tas de blocs (Camelots du Roy, Croix de Feu, etc) qui n'étaient pas bien rassurants non plus.

L'existence d'une continuité, réelle ou symbolique, entre ces hommes et ces femmes qui souhaitaient que fût réparée la grande injustice du Projet Condorcet de 1792-1793 d'une part, et des butlériennes qui réclament l'érection de la non-binarité comme genre légal à part entière ou les viragos de #balancetonporc, me semble donc être une fraude intellectuelle grossière, qui ne peut séduire que des simplets des deux sexes mal renseignés sur les enjeux de l'accès féminin aux droits politiques. Je récuse donc, au-delà de cette seule définition-slogan, l'existence même d'une "cause féministe" définie.

(Ça manque de nuance mais je suis persuadée que vous arriverez à me suivre.)
Je crois pouvoir vous suivre. Mais il m'apparaît que nous aurons du mal à nous entendre sur la question tant que vous n'aurez pas un exemple de ce que pourrait être "LE féminisme" à vos yeux.

Mes propres raccourcis sont-ils une réelle démonstration d'un système patriarcal qui perdure encore
À vous de me le dire, chère amie. Quelle expérience directe de l'aliénation par le patriarcat avez-vous connue, et si nous parlons sincèrement, quel effet lui prêtez-vous sur votre capacité de conscience philosophique et politique ?
Soyez la première personne à aimer.
Et puis parfois je ne me questionne plus sur ce qui est systémique ou biais personnel... ...  Parce qu'on en est encore là... pour CERTAINS :)  https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/05/29/roland-garros-2026-adolfo-daniel-vallejo-sanctionne-pour-des-propos-sexistes-envers-l-arbitre-apres-sa-defaite_6694798_3242.html
Bon. Et donc... ?

Un mauvais perdant d'Uruguay a l'impression de s'être fait voler le match à Roland-Garros par le public (nécessairement acquis à la cause de son adversaire français), face auquel l'arbitre n'aurait pas trouvé la force pour imposer une lecture juste du match. Son analyse me semble tenir en 3 points :
- Je méritais objectivement de gagner le match
- Le chauvinisme puant du public (principalement français) de Roland-Garros voulait me voir perdre face à leur compatriote
- Il a été rendu opérant par le fait qu'une femme-arbitre a plus de mal à imposer ses décisions, et qu'elle a ici cédé à la pression du public, contre laquelle un homme aurait pu mieux se défendre

Bon. Je ne crois pas trahir le raisonnement de ce joueur en ayant ainsi reconstitué son raisonnement. À titre personnel, pour avoir vu le match, je pense qu'il s'agit d'une excuse éclatée au sol, qui contrevient au "fair-play" de rigueur dans les grands événements sportifs, et qu'il était juste moins bon, surtout dans le dernier set où il s'est laissé couler. Autrement dit, je le tiens pour un mauvais perdant, et pense qu'il devrait surtout être sanctionné pour son attaque en creux contre le public et sa remise en cause d'une décision arbitrale du personnel désigné par la FFT, bien plus que pour un soupçon de wrongthink sexiste. Mais peu importe.

À présent, que penser du commentaire "On en est encore là [dans notre lutte féminisme]", que je trouve personnellement accablant ?
1°) Je ne sais pas qui est ce "on", que je juge malhonnête. La France n'est pas l'Uruguay, et je ne vois pas bien à quel titre les conneries proférées par un uruguayen de 22 piges pourraient être présenter comme caractéristiques d'un état des rapports entre hommes et femmes en France. Je pense qu'il s'agit d'une formule de nigaud ou d'attrape-nigaud.
2°) Quand une mauvaise perdante, et elles ne manquent pas, se prévaut de ce qu'elle a été jugée par des hommes pour remettre en question son échec, je ne la vois jamais être pénalisée par son corps disciplinaire pour sexisme. Quand des académiciennes, par exemple, ont imputé la faible représentation féminine au sein de cet aréopage au grand nombre d'hommes qui y président... personne ne les a taxées de sexisme, personne n'a prétendu les sanctionner ou leur imposer des amendes. Ce que je trouve bien naturel : que leur critique soit fondée (ce dont je doute), ou pas, elles ont encore bien le droit de penser ce qu'elles veulent. À quel titre remettre en question la légitimité d'une femme parce que femme dans un corps arbitral serait moins tolérable que celle d'un homme parce qu'homme ?
3°) Ce que je trouve particulièrement piquant et grotesque, dans la lecture proposée par cet article du Monde (comme par le gros de la presse aux ordres du sexisme institutionnalisé qu'on nous fait bouffer comme "féminisme"), c'est que les mêmes organes de presse, les mêmes journalistes, les mêmes chercheurs, le même personnel politique, et la même opinion publique sait parfaitement que les femmes ont plus de peine à imposer leurs vues contre le groupe, et tendent beaucoup plus volontiers à fuir le conflit ou à taire leur propre point de vue pour épouser l'égrégore du groupe. Ce point est sanctionné par à peu près toutes les recherches sur le comportement genré depuis 40 balais, et c'est un des facteurs le plus souvent mis en avant (à bon droit, me semble-t-il) pour expliquer la disparité des salaires et des promotions entre hommes et femmes à postes homologues : les femmes s'affirment moins, négocient moins durement pour leurs intérêts, font plus facilement primer l'intérêt perçu du groupe sur leurs exigences personnelles, se mettent moins en avant au détriment de leurs collègues, et ainsi de suite. C'est d'ailleurs pour compenser ce biais que tout ce petit monde se félicite que des initiatives telles les "primes" versées aux femmes dans beaucoup d'entreprises, ou la parité de genre dans les mécanismes ordinairement discrétionnaires de promotion interne. Il faudrait donc, d'une part, tenir pour acquis et évident que les femmes cèdent plus volontiers à la pression du groupe, que des hommes en abusent pour les clouer au bas de  hiérarchies internes... et d'autre part, juger "sexiste" qu'un joueur de tennis uruguayen pense lui aussi que les femmes cèdent plus volontiers à la pression du groupe, et que le public ait pu en abuser pour faire triompher son nationalisme ordinaire à Roland-Garros.

Rien de tout cela n'est sérieux, et je renvoie les deux parties dos-à-dos, avec leurs préjugés simplets : Ce mauvais perdant qui ne voit dans les français du public de R-G qu'une masse de hooligans, nécessairement ligués contre lui, ne part pas d'un axiome fondamentalement différent de celui de ces aboyeurs professionnels, qui voient dans toute remise en cause par un homme d'un arbitre femme (et jamais l'inverse, mystérieusement) l'expression de la misogynie la plus scandaleuse et de l'oppression patriarcale. Ce sont les mêmes pitreries à l'usage des mêmes pitres. Et, dans le fond, si les uruguayens qui loupent leur performance sont trop cons pour comprendre que les français qui paient 500 balles pour voir un match à Roland-Garros ne sont pas venus voir "perdre un étranger", si les journalistes du Monde sont trop stipendiés ou intellectuellement paresseux pour voir dans les commentaires d'un loser homme contre une femme autre chose que du sexisme... c'est leur problème. Ils sont irréductiblement porteurs de la même médiocrité, du même simplisme et de la même hystérie. Qu'ils s'arrangent entre eux.
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Azhara
#68
Je pense que le premier problème est que... "la cause féministe" n'existe pas. Le féminisme de la première vague, par exemple, n'est pas la recherche d'une égalité homme-femme absolue à travers tous les secteurs, artificielle au besoin, par une lutte émancipatrice des femmes contre le patriarcat. Il s'agissait avant tout du féminisme de :
- suffragettes militantes, qui attendaient l'égalité du droit de vote
- appuyées, au sortir de la première guerre mondiale, par des industriels et administrateurs que l'expérience de la production "à l'arrière" pendant cette première guerre totale avaient convaincu de la possibilité et de la nécessité de sortir la femme du cadre de la famille pour en faire un élément de production à part entière
Quant à ceux qui s'opposaient à l'entrée de la femme dans les urnes, il ne s'agissait pas de "phallocrates" de droite dure qui auraient vu dans la femme une espèce inférieure, intrinsèquement incapable d'opérer des choix politiques. Mais, bien au contraire, de politiciens surtout de gauche (notamment les rad-socs), qui avaient connu les difficultés de la IIIème République à revenir aux affaires après "les lois scélérates" et sa fragilité, et qui craignaient que l'arrivée brutale de 50% d'électrices dans la vie publique (lesquelles étaient à l'époque largement réactionnaires, volontiers monarchistes, et bien souvent "aux mains du prêtre" plutôt que du maire comme ils disaient) ne sonne le glas de la République.

Ce premier féminisme est donc une opposition politique, essentiellement entre des hommes et des hommes, qui mettait en opposition des intérêts économiques et industriels contre les intérêts de la sauvegarde d'une république parlementaire intrinsèquement faible, laissée extrêmement vacillante par la honte fondatrice de 1870, la répression de la Commune par les Versaillais, l'affaire du canal de Suez, les attentats anarchistes (dont l'assassinat de Sadi Carnot), le retour de l'ordre moral de Mac-Mahon, la crise boulangiste, l'affaire Dreyfus, l'affaire des fiches, l'affaire Stavisky, les ligues de 34 et ainsi de suite. Ce magma foireux fait qu'elle portait en elle une tension interne extrêmement violente et chaotique, et qu'elle oscillait facilement entre les excès d'une strate révolutionnaire potentiellement très explosive, et les espoirs de restauration monarchiste de tout un tas de blocs (Camelots du Roy, Croix de Feu, etc) qui n'étaient pas bien rassurants non plus.

L'existence d'une continuité, réelle ou symbolique, entre ces hommes et ces femmes qui souhaitaient que fût réparée la grande injustice du Projet Condorcet de 1792-1793 d'une part, et des butlériennes qui réclament l'érection de la non-binarité comme genre légal à part entière ou les viragos de #balancetonporc, me semble donc être une fraude intellectuelle grossière, qui ne peut séduire que des simplets des deux sexes mal renseignés sur les enjeux de l'accès féminin aux droits politiques. Je récuse donc, au-delà de cette seule définition-slogan, l'existence même d'une "cause féministe" définie.

Je crois pouvoir vous suivre. Mais il m'apparaît que nous aurons du mal à nous entendre sur la question tant que vous n'aurez pas un exemple de ce que pourrait être "LE féminisme" à vos yeux.

À vous de me le dire, chère amie. Quelle expérience directe de l'aliénation par le patriarcat avez-vous connue, et si nous parlons sincèrement, quel effet lui prêtez-vous sur votre capacité de conscience philosophique et politique ?
  Je ne poursuivrai pas cet échange. Le déplacement vers mon vécu personnel ne me semble pas pertinent pour le sujet, et j’ai également du mal avec la forme des échanges.  Bonne continuation.
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@Stahlgewitter :  Votre démonstration est presque intéressante mais elle me laisse une impression curieuse (poue ne pas dire autre chose...)
3 kilomètres de IIIe République, de rad-socs, de Mac-Mahon, des ligues de 34, de Stavisky et de Condorcet pour conclure essentiellement… qu’un mouvement politique n’est pas resté identique pendant cent cinquante ans.
Faut reconnaitre l’ambition du voyage !  Ce qui dérange par contre c'est le "léger" saut périlleux méthodologique.
Vous commencez par une tentative de démonstration historico-politique censée invalider l’existence d’une "cause féministe", puis vous terminez en demandant un témoignage personnel sur une supposée aliénation vécue, comme si l'intimité d'une personnedevait servir d’arbitre philosophique à votre thèse.
Après tant d’histoire politique, finir sur une enquête existentielle donne un contraste assez inattendu. Et puis votre argument principal semble difficile à soutenir sans conséquences assez cocasses (tragiques ?)
Si l’évolution interne d’un mouvement suffit à nier son existence comme continuité politique, alors il faut aussi conclure qu’il n’existe pas de cause républicaine entre Condorcet, les Jacobins, Gambetta et De Gaulle, pas plus que de socialisme entre Jaurès, Blum, Lénine et Mitterrand, ni même de conservatisme cohérent.
Soit votre critère vaut pour tous les mouvements politiques et il faut raser une bonne partie de l’histoire intellectuelle, soit il devient ici une exception étonnamment pratique (bon, on a tous tendance à aller vers ce qui nous arrange, c'est assez logique malgré tout) Votre propos/pensée montre surtout qu’il existe plusieurs féminismes. Parfois contradictoires, parfois rivaux, et avec des priorités qui changent selon les époques.
Félicitations !!! ...c’est le destin normal de pratiquement tous les courants politiques sérieux.   Quant à la question finale, considèrer une autobiographie comme une preuve philosophique, c'est quand même un gros raccourci (je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une tentative d'intrusion...ah ben si en fait !)
Une idée n’a pas besoin d’un certificat de souffrance personnelle pour être discutée. Sinon, avant de parler monarchie, il faudrait avoir connu Louis XVI, et avant de parler du chômage, avoir été personnellement licencié.
J'espère me tromper mais ça fait un peu "gros sabots" votre stratagème... Mieux vaut rester sur le terrain des idées...il me semblait  que c’était d'ailleurs celui que vous aviez choisi au départ...
Dernière modification le 31/05/2026 15:43:22 par Hephaistos.
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Azhara
#70
J'espère ne pas être trop hors sujet, mais je me disais que ce graphique est intéressant pour relativiser et montrer que la réalité est complexe et que toutes les inégalités ne sont pas nécessairement de la faute des méchants hommes 🙂 Parfois ce sont aussi des choix que les femmes font librement alors que rien ne les y oblige.
En effet, même lorsque toutes les portes s'ouvrent pour les femmes, les choix que nous faisons (statistiquement) restent relativement stables sur 50 ans. Le déséquilibre H/F se résorbe très peu en 50 ans (et finit même par se renforcer brutalement ces dernières années, alors que le discours égalitaire n'a jamais été autant mis en avant par les médias).  

(source: https://shs.hal.science/halshs-04461005v2/document)
 
  Ce sont aussi des réflexions auxquelles j'ai déjà songé. Sur quels critères déterminer que le choix des carrières scientifiques ou non relèveraient d'un schéma ancré plutôt que de choix indivduels... (je sous-entends ça dans votre écrit et je vous rejoins, ce n'est pas dû (uniquement ?* Rires*) aux méchants hommes* ! 
  • Pour développer, cette année j'ai assisté à une conférence sur le sexisme dans le sport par un doctorant en sociologie du sport. Ça me parle plus que les carrières scientifiques mais je vous assure que je vais trouver du lien avec votre message. (Enfin moi je trouve) 
  •  
  • Le chercheur développait le déséquilibre hommes/femmes selon les postes. En gros : les présidents des fédérations et des clubs sont très majoritairement des hommes tandis que les secrétaires sont... très majoritairement des femmes. C'est factuel.
  • Pour l'expliquer il s'appuyait sur divers facteurs : plafond de verre, syndrôme de l'imposteur, de la schtroumphette, vie perso des femmes plus remplie que la plupart des hommes.
  • Pendant toute sa démonstration, je me disais : mais enfin c'est une réalité ok mais c'est un peu réducteur de songer que ce sont uniquement ces concepts qui régissent le choix. Je pensais donc :" est-ce que les femmes ne se limitent pas elles-mêmes en quelques sortes ? " 
  •  
  • Jusqu'à ce qu'il évoque la merveilleuse* remédiation à ça : afin de diminuer les inégalités, les fédérations ont décidé de mettre en place des formations pour accéder aux postes de Présidence aux femmes.  Sans qu'aucune n'en ait jamais été proposé aux hommes !
  •  
  • Alors, oui je sais ça part d'un principe cohérent de réequilbrage mais moi ça m'interroge sérieusement...
  • Je suis pour la sensibilisation, mais pas pour des formations, qui, selon moi laisse songer que les femmes sont peu aptes à... vous me suivez ? 
  •  
  • (En farfouillant, j'ai trouvé qu'il y'avait de campagnes de sensibilisation pour inciter les filles, les femmes à s'orienter dans les sciences. Je suis super mitigée : outil pour élargir les orientations : ok et grand ouuiiii ; accompagnement comme si les femmes n'étaient pas capables de réfléchir elles-mêmes aux orientations qu'elles veulent prendre : grand non ! )
  •  
  • Ça paraît vachement tranché, je le suis moins que ça mais j'ai du mal à bien développer mon idée sans faire un pavé.   :)
* : ironie à maîtriser
Dernière modification le 31/05/2026 16:12:55 par Azhara.
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Tamanra7
#71
Moi je suis pour qu'on les oblige à être présidentes, ah ah,... même si elles piquent dans la caisse, pas de souci, c'est normal pour un/e président/e ;)
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Azhara
#72
Moi je suis pour qu'on les oblige à être présidentes, ah ah,... même si elles piquent dans la caisse, pas de souci, c'est normal pour un/e président/e ;)
🤣
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#73
Le féminisme actuel sert-il vraiment la cause féministe ?

Ca , c'est une question éternelle. Le choix stratégique des activistes est-il le meilleur pour servir leur cause. Le colonel Fabien commet le premier attentat meurtrier de la résistance. "A-t-il bien fait dans l'intérêt de la France (alors occupée) ?" Se demande-t-on à l'époque. Productif ou contre productif ? Comment être visionnaire ?

Je pense que le premier problème est que... "la cause féministe" n'existe pas. Le féminisme de la première vague, par exemple, n'est pas la recherche d'une égalité homme-femme absolue à travers tous les secteurs, artificielle au besoin, par une lutte émancipatrice des femmes contre le patriarcat. Il s'agissait avant tout du féminisme de :


Suit une liste incomplète. Alors le fait qu'il y ait une première vague (il y en a forcément toujours une), ne disqualifie pas les suivantes. Le fait que les précurseur n'aient pas une vision de tout ( On ne va pas leur reprocher de ne connaitre que la sagesse de le temps) ne disqualifie pas les prises de consciences ultérieures.

Suvons votre résonnoment en science : Cassini n'a pas évoqué la relativité -> Einstein n'est pas un astrophysicien 

Exemple pour compléter la liste des luttes  féministes .... le domaine du sport, ... le vélo :

https://www.youtube.com/watch?v=fp0AmkGHLo8.

ou renseignez vous Gertrude Ederle.

Votre ignorance n'est pas une preuve d'inexistence.

les femmes s'affirment moins, négocient moins durement pour leurs intérêts,

Ok... Est-ce leur nature où c'est acquis (dans un contexte patriarcal) ?
Elles font face à plus d'opposition également.
Et arrêtez les sophismes du genre : les esclaves sont fait pour être esclaves la preuve, ils sont esclaves et n'arrivent pas à se libérer et on ne va pas les aider.
je renvoie les deux parties dos-à-dos,

Tout se vaut ? J'appelle ça un manque de discernement.
Dernière modification le 31/05/2026 22:35:50 par Kiro.
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"Votre ignorance n'est pas une preuve d'inexistence."

Je ne saurais mieux dire.

Lisons un peu sur le "paradoxe de l'égalité des genres" : Plus il a de liberté de choix. Plus il y a une fracture nette entre les orientations féminine et masculine. Très documenté en Suède.  

Le "féminisme" actuel est une violence faite aux femmes. On les force, d'une manière ou d'une autre, à faire ce qu'elles n'ont pas envie de faire. Le ver est dans le fruit depuis longtemps. Tata Simone disait « Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison pour élever ses enfants. La société devrait être totalement différente. Les femmes ne devraient pas avoir ce choix, précisément parce que s’il existe un tel choix, trop de femmes le feront. ». Le même principe que la république elle-même : "soyez libre comme je vous l'ordonne, tel que je vous l'ordonne, ou je vous tue".


Quota de direction, quota d'élection, quota dans le sport : c'est la même logique. Et ça jette un doute honteux sur les femmes qui arrivent à un niveau important : elles sont là en raison de leurs compétences, ou juste parce qu'il faut des femmes ?   Le seul féminisme qui compte est l'égale dignité de l'homme et de la femme -et de tous les être humains-  mais, nier nos différences physiques, psychologiques, psychiques, intellectuelles est une escroquerie.  

Un ouvrage très bien documenté, sur nos différences innées :


 Raisonnablement sexiste: Remettre les hommes et les femmes à leur place​​​​​​​
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"Elles font face à plus d'opposition également."
Ah. Les femmes font face à plus d'opposition ? Merci de sourcer, ou d'admettre que c'est un préjugé sexiste, sans fondement.
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CathyO
#76
"Elles font face à plus d'opposition également." Ah. Les femmes font face à plus d'opposition ? Merci de sourcer, ou d'admettre que c'est un préjugé sexiste, sans fondement.


Il n'y a aucun préjugé sexiste dans cette affirmation, juste l'analyse d'une réalité, la seule source fiable à mon avis ce sont les statistiques concernant les familles monoparentales (et le quotidien des femmes).

Catégories csp, salaire, temps partiel, pauvreté, endètement, ... toutes les données vont dans le même sens.

La société française est encore structurée sur un modèle masculiniste/patriarcal et ce n'est pas raisonnable de le nier à mon avis.
Ceci étant le sujet du féminisme et du patriarcat est pour moi plus complexe globalement que notre constat très égocentré et il faut certainement en définir des contours sociologiques plus larges pour sortir de notre nombrilisme pathologique.
Simone de Beauvoir a été évoquée, on peut citer Bell Hooks pour une vision "complémentaire" et tout aussi juste mais avec le regard de la société noire américaine confrontée à la bourgeoisie féministe blanche.

Pour revenir et terminer sur l'idée première de ce sujet, je suis plutôt d'accord sur le fait que le BDSM (pour ce que j'en connais) est originellement féminin, et féministe, en particulier parce qu'il me permet d'être une femme libre et d'assumer mon choix, celui d'appartenir consciemment à un homme. 
Dernière modification le 02/06/2026 18:13:57 par CathyO.
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Sexisme : Attitude discriminatoire fondée sur le sexe.

Discriminatoire  : Qui tend à distinguer un groupe humain des autres, à son détriment.

Préjugé : Croyance, opinion préconçue souvent imposée par le milieu, l'époque ; parti pris.

"Il n'y a aucun préjugé sexiste dans cette affirmation, juste l'analyse d'une réalité, la seule source fiable à mon avis ce sont les statistiques concernant les familles monoparentales (et le quotidien des femmes)."

Je me permets de maintenir intégralement mon propos : " Les femmes font face à plus d'opposition ? Merci de sourcer, ou d'admettre que c'est un préjugé sexiste, sans fondement."

"La société française est encore structurée sur un modèle masculiniste/patriarcal et ce n'est pas raisonnable de le nier à mon avis."

SI c'était vrai, il faudrait encore démontrer en quoi c'est un mal. Désolé, nous ne sommes pas dans un amphi de socio', il y aura des avis contraires.

De plus : les hommes représentent 75% des suicides en France. Les hommes constituent 96% de la population carcérale. En cas de séparation, 87% des gardes sont données à la mère. 90% des morts au travail sont des hommes. La quasi-totalité des sans-abris sont des hommes. Espérance de vie plus courte de 6 ans. 75% des victimes d'homicide. Garçon largement défavorisé à l'école : plus de redoublements, plus d'abandons. Retards de diagnostics médicaux, on consulte moins. Pensions alimentaires et pensions de confort. Attendez qu'une guerre se déclare, vous verrez les égalitaristes baisser d'un ton, et on partira les premiers.

Foutus privilèges masculins, nous sommes vernis, mes frères.

"Ceci étant le sujet du féminisme et du patriarcat est pour moi plus complexe globalement que notre constat très égocentré et il faut certainement en définir des contours sociologiques plus larges pour sortir de notre nombrilisme pathologique."

Vous voulez vraiment importer dans le débat actuel les bêtises woke américaines issues de leur histoire ? Ils ont pratiqué l'esclavage sur leur sol. Ils sont protestants. Si vous voulez faire de l'histoire US, allez aux US.

Simone était malade, basez-vous sur elle si vous voulez, sans moi. Cela étant dit, Bell Hooks a en effet passé sa carrière à critiquer le féminisme blanc bourgeois (racisme dirait-on ?) qui ignore les réalités des classes populaires et des hommes noirs. Elle a écrit que le patriarcat mutile aussi les hommes, leur impose une rigidité émotionnelle destructrice, et que beaucoup d’hommes sont broyés par ce système. Elle voyait bien que le vrai pouvoir protège les femmes tout en utilisant les hommes comme outils sacrifiables.

Enfin, est-ce vraiment à vous, blanche, de prendre la place de cette femme noire, pour parler au nom d'autres personnes ? Si des personnes de couleur veulent ici faire valoir leur(s) lutte(s), vous pouvez les laisser faire, non ?  
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CathyO
#78
Vous avez raison @Intime Photographie, je ne suis pas noire! l'argument est imparable, alors de quoi je me mêle, on se demande?

Je vous laisse donc parler de féminisme ...

Bonne soirée.

 
Dernière modification le 08/06/2026 22:09:01 par CathyO.
Soyez la première personne à aimer.
Azhara
#79
 

De plus : les hommes représentent 75% des suicides en France. Les hommes constituent 96% de la population carcérale. En cas de séparation, 87% des gardes sont données à la mère. 90% des morts au travail sont des hommes. La quasi-totalité des sans-abris sont des hommes. Espérance de vie plus courte de 6 ans. 75% des victimes d'homicide. Garçon largement défavorisé à l'école : plus de redoublements, plus d'abandons. Retards de diagnostics médicaux, on consulte moins. Pensions alimentaires et pensions de confort. Attendez qu'une guerre se déclare, vous verrez les égalitaristes baisser d'un ton, et on partira les premiers.

Foutus privilèges masculins, nous sommes vernis, mes frères.

  Bah ce n'est quand même pas de notre faute si vous êtes aussi faibles les gars !  36000ème degré requis pour désamorcer les petites bombes mais je ne suis pas sûre de moi là ! ^^
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Ha ! C’est un bon fil, y’a de la gnaque, de l’ego bien burné – ou ovairé pardon ! – mais ne vous agacez pas comme ça :
hommes ou femmes, ou schtroumpfs de toutes couleurs et en tous genres, 90 % de la population est spirituellement endormie (je suis peut-être encore large, mon côté optimiste). Ne sait pas qu’elle dort. Ne se réveillera sans doute jamais. Et ça fait 300 000 ans que c’est comme ça.
Le problème n’est pas plus le patriarcat que le matriarcat quand il existe, c’est plus simple et plus désespérant hélas, c’est : qu’est-ce qui fait de nous des éternels soumis volontaires à d’autres endormis comme nous ? Pourquoi sommes-nous si facilement conditionnables, manipulables, et ce quel que soit par ailleurs notre degré d’intelligence ?
Moi je souhaite la même chose aux hommes comme aux femmes de toutes cultures et de toutes époques : libérez-vous vous-mêmes d’abord et avant tout, et comprenez que d’autres ne veulent pas la liberté. Ne la voudront jamais. C’est trop de responsabilités, trop d’exigences de cohérence. C’est plus facile de se chercher des adversaires extérieurs, et de lutter pour tout, sur tout et à propos de tout. Quitte à se tirer des balles dans le pied à force de contradictions et mauvaise foi. Au moins ça passe le temps :sweat_smile:
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Je vous laisse donc parler de féminisme ...  
Mon post, comme le reste, est par ordre d'importance, vous n'avez répondu qu'au point le plus discutable. On va partir du principe que ça valide le reste. Mais quand même, pour répondre : je suis époux. Je suis père d'une fille. "Responsable légal" comme on dit. Pardonnez moi d'avoir un point de vue direct.  
  Bah ce n'est quand même pas de notre faute si vous êtes aussi faibles les gars !  36000ème degré requis pour désamorcer les petites bombes mais je ne suis pas sûre de moi là ! ^^
Elle vous arrange bien, parfois, notre faiblesse. Des yeux, un cul... Trois battements de cils et on part décrocher la lune.

Mais comme vous ne venez ni nous reprocher notre faiblesse, ni nous dire qu'on a des privilèges et qu'on doit s'excuser et mourir, tout va bien :D

@Baston Il est par ailleurs démontré que mettre la faute sur quelqu'un d'autre diminue le stress. Aucun changement d'envergure n'a été lié à une majorité, pour le meilleur et pour le pire...
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Neilerio
#82
Ha ! C’est un bon fil, y’a de la gnaque, de l’ego bien burné – ou ovairé pardon ! – mais ne vous agacez pas comme ça : hommes ou femmes, ou schtroumpfs de toutes couleurs et en tous genres, 90 % de la population est spirituellement endormie (je suis peut-être encore large, mon côté optimiste). Ne sait pas qu’elle dort. Ne se réveillera sans doute jamais. Et ça fait 300 000 ans que c’est comme ça. Le problème n’est pas plus le patriarcat que le matriarcat quand il existe, c’est plus simple et plus désespérant hélas, c’est : qu’est-ce qui fait de nous des éternels soumis volontaires à d’autres endormis comme nous ? Pourquoi sommes-nous si facilement conditionnables, manipulables, et ce quel que soit par ailleurs notre degré d’intelligence ? Moi je souhaite la même chose aux hommes comme aux femmes de toutes cultures et de toutes époques : libérez-vous vous-mêmes d’abord et avant tout, et comprenez que d’autres ne veulent pas la liberté. Ne la voudront jamais. C’est trop de responsabilités, trop d’exigences de cohérence. C’est plus facile de se chercher des adversaires extérieurs, et de lutter pour tout, sur tout et à propos de tout. Quitte à se tirer des balles dans le pied à force de contradictions et mauvaise foi. Au moins ça passe le temps :sweat_smile:
C'est la faute des greytiluminatisataniste ? beau troll le chibrurgien
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Troll c'est mignon, et puis y'a pas de risque de problème de genre. 
Et donc, l'insondable sérial sondeur, que me vaut ce superbe amalgame non dentaire ? L'esprit c'est pas votre truc, je peux comprendre, mais si vous voulez une joute, va falloir faire mieux. 
 
Soyez la première personne à aimer.
Neilerio
#84
Troll c'est mignon, et puis y'a pas de risque de problème de genre.  Et donc, l'insondable sérial sondeur, que me vaut ce superbe amalgame non dentaire ? L'esprit c'est pas votre truc, je peux comprendre, mais si vous voulez une joute, va falloir faire mieux.   
Ok je te laisse avec les chimères hypnagogiques.
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Neilerio
#85
Bon sinon plûtot que de débiter des généralités sur la spiritualité, ce que les gens qui ne sont pas du milieu veulent ou pas. Soumission impossible un podcast d'arte très intéressant. Cliquer sur le titre pour accéder au podcast.
Dernière modification le 16/06/2026 05:03:26 par Neilerio.
Soyez la première personne à aimer.
Bon sinon plûtot que de débiter des généralités sur la spiritualité, ce que les gens qui ne sont pas du milieu veulent ou pas. Soumission impossible un podcast d'arte très intéressant. Cliquer sur le titre pour accéder au podcast.
Merci Description "décolonisation intérieure" J'hésite...
Soyez la première personne à aimer.
"Elle publie en 2018 On ne naît pas soumise : on le devient, où elle reprend la thèse de Beauvoir selon laquelle l’oppression sexiste réifie le corps des femmes. Elle dénonce l’aliénation du corps des femmes qui les conduit à cultiver un plaisir spécifique et ambigu à se soumettre"

En résumé, les femmes sont de pauvres créatures manipulées par la force ou la persuasion.

Même lorsqu'elles se soumettent volontairement, c'est à cause de l'endoctrinement social. Dans sa dernière "oeuvre", elle va expliquer qu'on est tous coupables, nous les hommes, des viols de l'affaire Pelicot.

Le tout sur les thèses d'une bourgeoise malade mentale. J'ai ma réponse, je passe et je retourne avec des gens sains d'esprit.
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