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Azhara
#40
Ce post méritait qu'on s'y arrête sérieusement. Merci de l'avoir écrit. Ce que vous décrivez : ces hommes qui conseillent, qui parlent à la place de, qui s'approprient, ce n'est souvent pas de la malveillance, en effet. C'est du réflexe. Et c'est précisément ça le plus difficile à nommer et déconstruire : les comportements patriarcaux les plus tenaces ne viennent pas d'une misogynie consciente, ils viennent d'une socialisation si profonde qu'elle s'exprime même chez des gens bienveillants (hommes comme femmes), dans des espaces qui se pensent émancipés. La façon même dont cette question est posée, en rassurant les hommes au passage et en se démarquant des 'féministes 2.0', ne dit pas elle-même quelque chose sur ce qu'on a intégré sans s'en rendre compte ? La communauté BDSM se croit souvent plus déconstruite que les milieux vanilles. C'est une illusion confortable. On parle de consentement, de négociation, de jeux de pouvoir, donc on se figure avoir fait le travail. Mais tout cela se joue aussi au delà de la dynamique et/ou des scènes.  Pour ma part, je ne me reconnais pas dans un féminisme de vengeance ou de compétition, mais je ne me reconnais pas non plus dans la neutralité commode qui évite de nommer ce qui se passe. Ce que vous décrivez, ça se passe. Je l'ai vu. Je l'ai vécu. Et j'ai encore beaucoup de colère contre ce système...  Ce dont notre communauté a besoin, c'est exactement ce que votre post fait : observer, nommer, questionner. La colère peut très bien être lucide
  Je vous remercie pour votre avis.  J'ai beaucoup aimé lire votre nuance et vos explications, ressentis sur ce que vous nommez des réflexes. Je trouve le terme bien trouvé et vous acceptez d'exposer que ce n'est ni de la misogynie ni de la malveillance. C'est assez rare de le lire alors qu'on sent qu'il y'a un sérieux ras-le-bol qui vous anime ! Sourire. 
  • Mon expression "féministe  2.0" passe mal apparemment, pas seulement avec vous. Ce qui m'animait personnellement était de me distinguer à tout prix des femmes qui construisent à présent un féminisme misandrique selon moi. 
 
  • Je ne veux pas d'un féminisme anti-hommes, comme je le lis parfois. Je veux... un humanisme en fait. L'équité hommes-femmes ne devrait pas être contrariée par des récupérations, des idéologies qui desservent plus les femmes qu'elles ne les aident. Et tout comme on ne peut pas nier que certains discours d'hommes peuvent être questionnants selon moi, on ne peut pas nier non plus que certaines femmes ont aussi des discours préoccupants. " le féminisme de vengeance " me parlait bien. 
 
  • Et puis... certaines femmes apprécient l'inéquité, on en fait quoi ? On leur interdit d'être bobonne à la maison (c'est super péjoratif dit ainsi, je sais, mais je fais déjà un super effort d'imaginer ce cas de figure qui existe) alors qu'elles s'éclatent là-dedans ? Je ne sais pas. De la même manière, on fait quoi et comment avec les femmes qui ne voient pas de souci dans ce que j'ai exposé dans cette publication ? On leur interdit de penser comme elles le souhaitent ? Pour moi le féminisme c'est aussi accepter que la femme s'épanouisse que ce soit en femme de ménage de son mec ou en chef d'entreprise ou quoi ou qu'est-ce, peu importe du moment qu'elle est/fait ce dont elle a envie, que personne ne lui met des bâtons dans les roues ; et ce n'est à personne de décider pour elle. 
 
  • Mon ton paraît vachement vindicatif, je suis désolée pour ça. Je n'arrive pas à bien reformuler.
Dernière modification le 08/05/2026 08:58:13 par Azhara.
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