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Bonjour à tous,
Je n'aime pas éditer un billet sur le fond, mais je préfère exceptionnellement reporter et développer un peu ici mon hors-sujet concernant la jalousie précédemment posté sur le fil de bienvenue.
Intrigué par le candaulisme, je pense que la question de la jalousie, qui me semble déjà très souvent présente entre partenaires dans une relation classique, est particulièrement aiguë concernant le polyamour en général et le candaulisme en particulier. Tout "cocufiage" m'apparaît en effet très urticante pour tout sentiment de jalousie.
De manière générale, la jalousie me semble très révélatrice des malentendus qui se cachent souvent derrière le mot "amour". Peut-on dire que l'on aime du même amour lorsqu'on ressent de la jalousie et lorsqu'on n'en ressent pas ? L'amour n'est-il pas avant tout dirigé vers soi-même quand on exige de son partenaire une consécration exclusive ? Et inversement, l'amour dirigé vers une personne n'implique-t-il pas l'acceptation radicale de sa totale liberté ? Il n'est pas forcément facile d'éviter les jugements de valeurs en ce domaine, mais ce n'est pas mon propos ici qui consiste à simplement partager quelques réflexions…
D'un point de vue qui ne concerne que moi, le fait d'accepter la totale liberté de son partenaire m'est toujours apparu comme la forme d'amour la plus noble, car s'approchant du désintéressement. Cela peut d'ailleurs se rapporter au candaulisme, mais également s'appliquer à une fin d'une relation, en acceptant pleinement la liberté de son partenaire d'y mettre un terme.
Je distinguerais ainsi trois rapports à la jalousie dans une relation affective :
- le sentiment de jalousie qui prend la forme d'une tyrannie ;
- le sentiment de jalousie, combiné à une certaine honte de le ressentir qui réduit ou empêche son expression ;
- l'absence de jalousie.
Je me placerais pour ma part dans la deuxième catégorie. Même si j'aimerais atteindre la troisième par idéal personnel, je doute qu'elle soit très répandue… mais je reste curieux de témoignages à son sujet.
Je ne pense pas être une personne jalouse. Petit, je m'entraînais à ne pas jalouser mes camarades. J'ai également appliqué ce principe à mes amours secrets que je continuais à respecter et à cultiver bien que les voyant sortir avec d'autres. Il n'empêche que cela s'est toujours fait pour moi dans l'effort sur moi-même. Ainsi, pour revenir au candaulisme qui nous occupe ici, si je peux m'imaginer respecter la liberté de ma partenaire, je pense que ressentirais néanmoins une certaine souffrance silencieuse et résignée, dans le fait d'être "trompé".
Des avis ou des expériences sur le sujet ? L'absence de jalousie est-elle naturelle pour vous ? Ou bien sa présence est-elle au contraire incontournable d'une manière ou d'une autre ? Au plaisir de lire les réflexions que la jalousie vous inspire…
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