Bonjour à tous, bonjour VirjinyM,Une courte contribution à la suite de notre discussion.Si pour moi l'absence de jalousie devrait être l'indice de la considération exclusive des désirs de son partenaire, il est vrai que l'indifférence et le manque d'intérêt peuvent se signaler de la même manière. Jusqu'à présent, l'absolue absence de jalousie dans le premier cas était pour moi une circonstance davantage théorique qu'expérimentale… car il suffit que je m'observe moi-même pour balayer mes illusions sur l'espèce humaine (rires). En pratique, j'avais a priori davantage de facilité à croire l'absence totale de jalousie révélatrice d'indifférence.Mais alors que j'étais plutôt conforté dans mon point de vue par le témoignage de Mademoiselle Mira, vous apportez, chère VirjinyM, un éclairage différent, ne vous sentant pas atteinte par le moindre soupçon de jalousie à voir ou savoir votre partenaire s'ébattre avec une complice. Je vous avoue que je trouve cela extraordinaire et complètement hors d'atteinte pour moi (hélas). Mais j'en suis heureux pour vous, car, comme vous le dites si bien, la jalousie est tellement destructrice et ravageuse… en premier lieu pour celui qui l'éprouve ! Merci beaucoup pour votre témoignage.Un dernier mot pour faire suite à vos réflexions. Vous émettez l'hypothèse d'une relation entre votre "nature profondément soumise" et l'absence totale de jalousie dans votre cœur. Puis-je me permettre de vous demander de nous préciser ce que vous entendez par "nature profondément soumise" ? Est-ce simplement votre disposition d'esprit dans le cadre d'un jeu BDSM, ou bien une tendance générale que vous ressentez au quotidien dans vos rapports ordinaires avec tout un chacun ?En ce qui me concerne, voici un élément de réponse qui vous intéressera peut-être. Quoiqu'aspirant à me soumettre dans le cadre d'une relation BDSM, et bien qu'ayant quelques traits de soumis dans ma vie quotidienne (j'ai horreur des responsabilités, des décisions, de la confrontation, de l'intrusion dans les affaires d'autrui etc.), je ne me sens pas pour autant à l'abri de tout sentiment de jalousie (quoique de manière très modérée à mon avis).Alors, bien sûr, il me semble que je ressentirais cette jalousie comme en partie contradictoire à l'affection, la tendresse et l'attention ressenties envers ma partenaire. Je n'irais pas néanmoins jusqu'à la qualifier de "non-sens". Car cette petite épine que je ressens parfois en d'autres occasions et qui peut m'érafler le cœur, a précisément le sens de mon humanité, de mes faiblesses, de mes petitesses, de mon égoïsme etc. Elle est comme un clin d'œil de ma nature profonde qui me dirait : "Eh bien tu vois mon petit, il te restera toujours du chemin à parcourir…" Voilà le sens que cela revêt pour moi.Finalement, ce n'est pas si court que cela… pardonnez-moi.Une agréable soirée à vous chère VirjinyM.
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