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Hephaistos

Homme Dominateur. Vit à Château-Thierry, Picardie, France. 48 ans. est célibataire.
Extrait de son book
Hephaistos
Quelle ambition !
Hephaistos
Y'a des pervers... ! :) 
Hephaistos
a mis a jour sa propre photo de profil.
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Hephaistos
 Vous admettez que le mot a changé de sens et puis vous décrétez que certains usages modernes sont illégitimes parce qu’ils ne respectent pas assez le sens ancien ? C’est une façon de reconnaître l’évolution de la langue tout en lui interdisant d’évoluer ^^ (je vous taquine ! )   Dans une discussion BDSM l’important n’est pas de savoir ce que tabou signifie dans son contexte ethnologique d’origine mais ce que les partenaires entendent aujourd’hui lorsqu’ils emploient ce mot. Sinon on ne discute plus de pratique ni de consentement mais de lexicologie :))
Hephaistos
@LauDupond @ Silla @ Noeline  Globalement nou sommes tous d'accord. Il y a tout autant de relations que de manières de les vivre. Du moment que chacun au sein de son couple a un référentiel commun, c'est bien le principal 👍
Hephaistos
Un ventilateur amélioré... ^^
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Hephaistos
Mouais....pas certain que votre propos vois rende service... La comparaison se démonte presque toute seule. vous prenez la conduite comme modèle de maîtrise… pour finir par expliquer qu’avec l’expérience on peut téléphoner au volant au risque de provoquer un 1ccident.  Autrement dit votre exemple illustre précisément l’inverse de ce que vous vouliez démontrer, non ? Et surtout, pleurs, cris ou respiration ne sont pas des preuves de consentement ou de non consentement. Ils peuvent aussi signifier plaisir, douleur, peur, saturation ou plusieurs choses à la fois. Verbal, non verbal,...."j'observe donc je sais" est une confiance assez aventureuse...évidemment ça compte mais ça ne fait pas tout (le cadre mis en place avant peit étre d'une grande aide pour ne pas en arriver a une situatioon "dégradée". L’expérience peut améliorer l’attention, oui bien sur elle ne transforme pas l’interprétation en certitude (malheureusement) En BDSM comme sur la route, le moment où on se croit assez experimenté pour négliger les vérifications est précisemment celui où on devient dangereux.
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Hephaistos
@silla :  Votre exemple montre toute l’ambiguïté. Sile BDSM est "tabou"  tout en étant pratiqué, alors tabou ne signifie pas ici « frontière personnelle infranchissable », mais plutôt sujet socialement sensible. C’est pour cela qu’une définition du Larousse ne suffit pas à fixer l’usage du mot dans une relation BDSM. Le dictionnaire définit les mots mais n'exprime pas leur sens ou leur signification (moral, physiqie, psychologique,...) dans un cadre particulier.
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Hephaistos
Pour moi, une limite signifie "à cet instant, ceci est hors du cadre de mon consentement". Elle peut être durable, provisoire, contextuelle ou conditionnelle mais bien que non définitive, elle doit être respectée sinon cela revient à dire "puisque ta limite pourrait évoluer un jour, il est légitime que j’essaie de la faire évoluer maintenant". Non. Une porte susceptible d’être ouverte un jour n’est pas par miracle dialectique ouverte aujourd’hui. La soumission n'est pas un dû. Elle se gagne. Une limite peut donc évoluer. Avec l’expérience, la confiance, une meilleure connaissance de soi, une autre relation ou simplement le temps.  Une personne peut dire à 25 ans "jamais" et à 40 "finalement, cela m’intrigue".  Le tabou, toujours selon ma lecture, ajoute quelque chose. Ce n'est pas seulement "je ne consens pas à cette pratique" mais plutôt "je ne veux pas que cette frontière devienne un objet de travail, de persuasion ou d’exploration". En simplifiant cela donne : Limite = non à cela  Tabou = non à cela, et non à la négociation de ce non. Un Dominant peut (devrait !) demander à comprendre une limite. C'est une recherche d'information dans le cadre de la communication inhérente à toute relation D/s ou pas. Par contre, dire "nous allons travailler sur ce tabou jusqu’à ce que tu sois capable de me l’accorder", cela sous-entend qu'on conclut que l'obstacle est destiné à disparaître....en gros on décide par avance de la réponse que l'autre doit donner. Ce n'est plus de l'accompagnement.... Questionner le sens d’une limite peut être légitime. Questionner sa légitimité l’est beaucoup moins. La difficulté c'est que limite et tabou sont des notions propres à chacun et que chacun en fait son propre référentiel. D'ailleurs il existe plusieurs sortes de limites qu’il peut être utile de distinguer. Certaines sont liées à la sécurité  "je ne pratique pas cela pour des raisons médicales". D’autres à une préférence personnelle  "cela ne m’attire absolument pas" ou à une peur "cela m’intéresse peut-être, mais cela m’effraie". Et certaines sont purement circonstancielles (pas maintenant,  pas avec plusieurs personnes, pas en public,  seulement dans telles conditions,...) Deux personnes disant "c’est une limite » peuvent donc parler de réalités complètement différentes. D'où la complexité d'interprétation. Il n'y a pas de vocabulaire universel. Je crois que le lexique importe moins que la phrase qui vient derrière. Si quelqu’un dit "c'est une limite mais tu peux m’en reparler si un jour le contexte change", la porte à la discussion existe. Mais s’il dit "c’est une limite et je ne veux pas que tu essaies de me faire changer d’avis", la négociation devient hors cadre. Et enfin s’il dit "c’est un tabou, je ne souhaite même pas en faire un sujet de persuasion ou un levier affectif", le rôle du partenaire n’est plus de chercher la subtile formule qui permettra de contourner la frontière. Il est de l’entendre. Cela vaut d’ailleurs dans les deux sens. Une s peut également pousser un D vers quelque chose qu’il ne souhaite pas faire. Une autre difficulté aussi est que ne pas négocier ne signifie pas nécessairement ne jamais parler. On peut parfois parler d’une limite/tabou pour mieux se comprendre, déterminer ce qu’ils recouvrent exactement, éviter un déclencheur, organiser le bien être, la sécurité, etc.... Mais la conversation n’a alors pas pour objet d’obtenir le consentement à la pratique. C’est la différence entre "qu’est-ce que je dois savoir pour respecter cette frontière?" et "quels arguments pourraient me permettre de la déplacer ?" La première question protège la limite alors que la seconde commence déjà à travailler contre elle... Limites et tabous ne sont pas forcément éternels. On a parfaitement le droit de revenir spontanément, dix mois ou dix ans plus tard sur quelque chose qu’on présentait autrefois comme absolument exclu. Ce changement ne rend pas l’ancien tabou moins réel. Une frontière est absolue tant que la personne qui l’a posée la considère comme absolue. En y réfléchissant la question n'est peut être pas de savoir si c'est une limite ou un tabou puisque chaque mot peut avoir une signification propre à chacun. La vraie question serait "quand tu me dis non sur ce sujet, souhaites-tu que je considère ce non comme une frontière à respecter, ou comme un sujet dont nous pouvons éventuellement reparler sans chercher à te convaincre ?" Cela éviterait (je crois) beaucoup de grandes théories sur les mots et des interprétations hasardeuses ou avantageuses pour l'une des deux parties. On obtiendrait quelque chose de nettement plus fiable... la signification exacte du refus de la personne qui l’exprime.
Hephaistos
La frontière me paraît moins se situer dans “l’intensité du pouvoir exercé*” que dans “la possibilité réelle de le reprendre”. Une relation D/s peut être extrêmement asymétrique sans être une relation d’emprise.  À l’inverse, une relation apparemment très douce peut devenir coercitive.  Le critère décisif n’est pas “jusqu’où le Dominant décide-t-il ?”, mais “que se passe-t-il lorsque la personne soumise cesse d’être d’accord ?” On peut consentir à obéir. On peut consentir à des règles très contraignantes. On peut même souhaiter que quelqu’un nous pousse hors de notre zone de confort. Mais il existe une différence fondamentale entre “dépasser une appréhension que l’on souhaite dépasser” et “apprendre qu’un refus aura un prix affectif”.. Dans votre ex m.le premier “non” peut parfaitement devenir un “oui” Le consentement n’est pas une opinion gravée dans le marbre. En revanche, il faut regarder ce qui produit ce changement.”J’ai réfléchi, je suis curieuse et maintenant je veux essayer” n’est pas équivalent à “je préfère accepter plutôt que subir son silence, sa colère, sa déception ou la peur qu’il me quitte”..  Les deux phrases aboutissent grammaticalement au même *oui*. Psychologiquement, elles racontent deux situations très différentes !!! C’est d’ailleurs, pour les manipulateurs,une manière assez simple de déjouer l’argument “Mais elle a accepté.”  Oui, elle a accepté …mais encore faut-il déterminer dans quelles conditions elle pouvait refuser.  Un choix n’est pas rendu libre par le seul fait qu’une personne ait prononcé un  Oui.Sinon, toute pression suffisamment subtile deviendrait miraculeusement du consentement dès que sa cible finit par céder (raisonnement remarquablement pratique pour celui qui exerce la pression.!) Pour moi, plusieurs indicateurs sont particulièrement révélateurs poir un cadre sain : - Le refus reste sans sanction.Pas seulement sans punition BDSM prévue, mais sans menace de rupture, retrait d’affection, humiliation, colère disproportionnée ou culpabilisation. - Les limites peuvent être renégociées dans les deux sens. On peut donner davantage de pouvoir, mais également en reprendre. - La personne conserve des espaces indépendants… Relations sociales, possibilité de demander conseil ailleurs, ressources personnelles et capacité à penser la relation hors du regard du Dominant. - La contestation n’est pas transformée en faute morale. Dire “je ne veux plus”  ne devient pas  “tu es une mauvaise soumise”, “tu me déçois” ou “tu n’es pas réellement engagée”. La soumission n’est pas un dû, elle sr gagne. - Le pouvoir confié reste identifiable.Lorsque l’autorité s’étend continuellement à de nouveaux domaines sans véritable discussion, le  cadre risque étrangement de devenir aussi extensible que les besoins de celui qui l’élargit! - La sortie reste imaginable et matériellement possible. Et oui, c’est vrai….il peut y avoir emprise sans intention consciente d’exercer une emprise.. Quelqu’un peut découvrir que sa colère obtient des concessions, que son retrait affectif produit de l’obéissance ou que son partenaire finit par anticiper ses désirs, puis laisser ce système s’installer sans jamais se dire “je vais l’asservir psychologiquement.” L’absence d’intention malveillante change le jugement porté sur la personne…elle ne change pas nécessairement l’effet produit sur l’autre. Inversement, “une influence considérable n’est pas automatiquement une emprise”. Sinon il faudrait considérer toute relation D/s comme pathologique. Une personne peut sincèrement vouloir qu’un Dchoisisse ses vêtements, encadre ses dépenses ou organise son quotidien. La question reste toujours *peut-elle récupérer cette compétence décisionnelle sans devoir d’abord obtenir l’autorisation de celui auquel elle l’avait confiée ?” C’est là que se trouve, à mon sens, le paradoxe central de la D/s …le pouvoir peut être abandonné dans son exercice sans être abandonné dans sa source (vaste sujet !!!) Le Dominant peut disposer d’une autorité immense à l’intérieur du cadre. Mais la légitimité de cette autorité continue à provenir du consentement de l’autre. C’edt la base (enfin ça devrait l’être !)  Si le Dominant obtient progressivement le pouvoir de décider également si la soumise a encore le droit de retirer son consentement,  on a changé de nature et de relation. Une personne sous emprise peut être persuadée qu'elle choisit librement. C’est ce qui rend l’emprise difficile à identifier. Le signe préoccupant n’est donc pas simplement qu’elle dise “c’est mon choix”, mais qu’elle ne puisse plus envisager sereinement l’alternative sans peur, culpabilité, désorientation ou sentiment de trahison. On ne peut probablement jamais garantir absolument cette liberté. Mais on peut organiser la relation de manière à la préserver.  Rendre la contestation possible, protéger le droit au refus, maintenir des espaces hors dynamique, permettre la remise en question et surtout considérer le retrait du pouvoir non comme une désobéissance, mais comme l’exercice du droit qui rendait précisément cette obéissance légitime. (Sorry pour le pavé !)  
Hephaistos
@Stahlgewitter :  Votre démonstration est presque intéressante mais elle me laisse une impression curieuse (poue ne pas dire autre chose...) 3 kilomètres de IIIe République, de rad-socs, de Mac-Mahon, des ligues de 34, de Stavisky et de Condorcet pour conclure essentiellement… qu’un mouvement politique n’est pas resté identique pendant cent cinquante ans. Faut reconnaitre l’ambition du voyage !  Ce qui dérange par contre c'est le "léger" saut périlleux méthodologique. Vous commencez par une tentative de démonstration historico-politique censée invalider l’existence d’une "cause féministe", puis vous terminez en demandant un témoignage personnel sur une supposée aliénation vécue, comme si l'intimité d'une personnedevait servir d’arbitre philosophique à votre thèse. Après tant d’histoire politique, finir sur une enquête existentielle donne un contraste assez inattendu. Et puis votre argument principal semble difficile à soutenir sans conséquences assez cocasses (tragiques ?) Si l’évolution interne d’un mouvement suffit à nier son existence comme continuité politique, alors il faut aussi conclure qu’il n’existe pas de cause républicaine entre Condorcet, les Jacobins, Gambetta et De Gaulle, pas plus que de socialisme entre Jaurès, Blum, Lénine et Mitterrand, ni même de conservatisme cohérent. Soit votre critère vaut pour tous les mouvements politiques et il faut raser une bonne partie de l’histoire intellectuelle, soit il devient ici une exception étonnamment pratique (bon, on a tous tendance à aller vers ce qui nous arrange, c'est assez logique malgré tout) Votre propos/pensée montre surtout qu’il existe plusieurs féminismes. Parfois contradictoires, parfois rivaux, et avec des priorités qui changent selon les époques. Félicitations !!! ...c’est le destin normal de pratiquement tous les courants politiques sérieux.   Quant à la question finale, considèrer une autobiographie comme une preuve philosophique, c'est quand même un gros raccourci (je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une tentative d'intrusion...ah ben si en fait !) Une idée n’a pas besoin d’un certificat de souffrance personnelle pour être discutée. Sinon, avant de parler monarchie, il faudrait avoir connu Louis XVI, et avant de parler du chômage, avoir été personnellement licencié. J'espère me tromper mais ça fait un peu "gros sabots" votre stratagème... Mieux vaut rester sur le terrain des idées...il me semblait  que c’était d'ailleurs celui que vous aviez choisi au départ...
Hephaistos
Je ne vois ce post que maintenat et après lecture il y a plein de choses intéressantes. On présente souvent la prise de parole comme un choix purement individuel (“oser parler”, “assumer ses opinions”, “se mettre en retrait”,...), alors qu’en réalité un espace de discussion produit aussi lui-même ses propres conditions d’expression. Autrement dit ce n’est pas seulement "qui parle" qui façonne l’ambiance mais  l’ambiance qui finit par déterminer qui continue à parler ou qui se tait progressivement. C'est très bien décrit au fil des interventions. Des échanges très tranchés peuvent suffire à faire disparaître les profils plus nuancés ou simplement moins combatifs. Pas forcément parce qu’ils sont en désaccord mais peut-êtreparce qu’ils n’ont ni l’envie ni l’énergie de transformer chaque échange en rapport de force permanent. Et à l’inverse, quand le ton reste ouvert, contradictoire sans être agressif, davantage de personnes osent participer ou rebondir pour élargir le débat Je crois qu'on est vite amené à confondre "visibilité" et "représentativité". Quelques personnes très présentes peuvent donner l’impression d’un consensus massif (voir même une appropriation de l'espace) alors qu’il existe peut-être une majorité silencieuse qui pense autrement et/ou qui ne se reconnaît simplement pas dans la manière dont les échanges se déroulent.Du coup, le silence devient difficile à interpréter. Il peut petre interprété comme une indifférence, une lassitude, un retrait vlontaire vis à vis de propos trop polarsié Ça pose une question intéressante sur la fameuse “liberté d’expression”. En théorie (ce pays magnifique où toutes les s sont d'une obéissance sans faille ^^) tout le monde peut parler. En pratique (coucou les brat^^), tous les climats de discussion ne donnent pas également envie de le faire. Il y a une différence entre "avoir le droit de prendre la parole" et "avoir réellement une place pour le faire sereinement." Et au-delà de àa, on voit à quel point les dynamiques collectives peuvent s’auto-amplifier. Plus un espace estconflictuel, plus certains profils s’effacent. Plus ils s’effacent, plus le ton général semble valider les positions les plus dures ce qui renforce l’impression que “tout le monde pense pareil”. Une sorte de boucle de rétroaction sociale en sommes. Si on recadre sur nos petits nombrils beaucoup d’entre nous préfèrent la certitude au doute, les positions nettes aux nuances etles appartenances claires aux flosu artistiques. La nuance demande un effort psychologique assez particulier. Accepter de ne pas être totalement “dans un camp”, supporter l’incertitude, reconnaître qu’on peut avoir tort sur certains points sans pour autant renoncer à penser et à défendre ses opinions Les réseaux sociaux (pour généraliser les médias de discussions) récompensent davantage les prises de position affirmées que les réflexions balbutiantes. Simplement parce que le cerveau humain aime les récits simples, les oppositions lisibles, les identités fortes et le prédigéré. Moins d'efforts à fournir. Quelqu’un qui dit “c’est plus compliqué que ça” aura rarement autant d’impact que celui qui affirme “la vérité”, même avec aplomb approximatif et des incohérences flagrante.  Les ertitudes briyantes aux doutes réfléchis....on en a malheureusement la démonstration au quotidien. Les figures les plus sûres d’elles même sont rarement les plus lucides… mais  souvent les plus visibles ! Participer à une discussion, ce n’est pas seulement transmettre une idée. C’est aussi prendre un risque symbolique. Celui d’être contredit, caricaturé, ignoré, réduit à un avis isolé de tout ce qui fait une personnalité riche et complexe. Il me semble que la plupart des silencess viennent moins d’un manque d’opinion que d’une forme d’économie psychique... tout le monde n’a pas envie de transformer chaque échange en exercice de justification de soi.  A laquestion finale “Faut-il participer ou se taire ?” il faudrait surtout répondre à “Quel type d’espace collectif produit-on, chacun à notre échelle, par notre manière de réagir aux autres ?” Un forum ne devient jamais agressif tout seul....et jamais nuancé tout seul non plus 🙂  
Hephaistos
@sylvie35 (je précise en préambule que je me fais volontairement l'avocat du Diable par plaisir du contradictoire ;-)) On peut admettre l’idée selon laquelle certains courants militants contemporainsdits "extrêmes" (pour ne pas dire extrêmistes) semblent outranciers, dogmatiques ou contre-productifs. Aucun mouvement politique ou social n’échappe à ses excès, à ses caricatures, ni à ses représentants les plus bruyants. Le féminisme n’a évidemment pas reçu de dispense divine à ce sujet. Mais il faut distinguer deux choses : critiquer certaines dérives militantes (à juste titre) et conclure que le féminisme contemporain aurait trahi sa cause originelle, ce qui est beaucoup plus discutable. Le raisonnement qui consiste à  opposer un “féminisme originel”, noble et concret, à un féminisme actuel devenu idéologique repose sur une sorte de postulat un peu nostalgie. Ca reviendrait à applaudir le féminisme une fois qu’il ne dérange plus personne. Pourtant, les avancées aujourd’hui admises (droit de vote, autonomie bancaire, contraception, protection contre le harcèlement)  ont elles aussi été accusées, à leur époque, d’être excessives, idéologiques, destructrices de l’ordre social ou contre-nature. Autrement dit, on applaudit rétrospectivement le féminisme d’avoir déplacé la fenêtre d’Overton hier, tout en lui reprochant de continuer à la déplacer aujourd’hui. Paradoxal. Cela ne veut pas dire que toute revendication féministe contemporaine est automatiquement juste, ni que toute militante est irréprochable. Bien sûr qu’il existe des slogans maladroits, des postures moralisatrices, des excès de langage et des formes de militantisme qui desservent parfois leur propre cause. Mais ce genre de dérives ne suffitpas à invalider les problèmes que le féminisme continue de pointer (violences sexuelles, inégalités économiques, charge mentale, répartition du travail domestique, harcèlement, sous-représentation, sexisme ordinaire, biais médicaux, etc, etc...) La vraie question (me semble t'il) c'est de savoir s'il des excès militants. Et la réponse est évidemment oui, comme dans tous les mouvements. Et au-delà de ça, ces excès annulent-ils la légitimité des enjeux soulevés ? Et là, la réponse est non. L’argument selon lequel l’intersectionnalité diluerait la cause des femmes mériterait un peu de nuance. Si elle devient un jargon fermé, un réflexe d’accusation ou une grille de lecture automatique de tout, elle peut effectivement rendre le débat illisible et stérile. Mais dans son principe, elle ne dilue pas la cause des femmes. Elle rappelle simplement que toutes les femmes ne vivent pas les mêmes formes d’inégalité. Une cadre supérieure, une précaire, une handicapée ou une immigrée ne rencontrent pas exactement les mêmes obstacles. Le nier au nom d’un féminisme “pur” revient à défendre une femme abstraite, théorique. C'est pratique sur le papier mais moins dans la réalité des faits. Même chose pour la “déconstruction”. Le mot est parfois utilisé à toutes les sauces, au point de devenir un épouvantail. Mais questionner certaines normes sociales ne signifie pas vouloir tout détruire. Interroger la répartition des rôles domestiques, les stéréotypes, les biais médicaux ou les violences sexistes, ce n’est pas s’éloigner du féminisme, c’est "juste" poursuivre son travail. La critique des excès est donc recevable, à condition qu’elle ne serve pas de paravent pour s'affranchir du fond. Sinon, on prend la partie la plus bruyante du débat pour sa substance. Ce serait comme disqualifier l’écologie à cause de deux militants qui jettent de la soupe sur une vitre ou la liberté d’expression à cause de ceux qui l’utilisent pour dire n’importe quoi avec aplomb. Ca fait un effet de manche, mais intellectuellement c'est bien pauvre ! On peut tout à fait critiquer les formes militantes excessives du féminisme contemporain. je dirais même qu'on se doit de les combattre tant elles désservent la cause Mais on ne peut pas s’en servir pour prétendre que le féminisme actuel serait, par nature, une dérive idéologique. Le féminisme vivant a toujours été conflictuel, parce qu’il remet en cause des habitudes installées. Le féminisme ancien paraît raisonnable surtout parce qu’il a déjà gagné, qu'il est devenu propre et acceptable. La position la plus "rigoureuse" n’est donc ni l’adhésion aveugle à tous les discours militants, ni le rejet global du féminisme contemporain. Elle consiste à distinguer les excès de méthode des problèmes de fond. Non ?
Hephaistos
a répondu à la discussion "Recherche hôtel BDSM" de Atlas.
Love Hotel à Chatelet ou Pigalle, il y a des chambres à thème et une privatisation de Jacuzzi qui est une option sympa assez peu répandue. Ca reste financièrement trèsaccessible et de ce que j'ai pu en tester, jamais eu de mauvaise surprise.  Attention, de mémoire ça ferme la nuit, pas de nuit complète donc.
Hephaistos
Typique du délire de mec qui plie les voiles à 20h quand madame est rentrée.  
Hephaistos
  Merci de cette invitation à me renseigner. Elle illustre parfaitement cette manie contemporaine de croire que le désaccord vient toujours d’un déficit d’information chez l’autre, jamais d’un excès d’idéologie chez soi. J’ose espérer que tu appliques ce principe avec autant de rigueur à tes propres opinions.   Quant à l’histoire du BDSM (que j’ai parcourue sans besoin de ton aimable permission) elle montre précisément ce que je souligne. Ce sont les régimes qui ont brouillé la frontière entre vie publique et vie privée qui se sont autorisés à intervenir dans les pratiques intimes. Le conservatisme classique, lui, opère selon le principe fondamental de non-ingérence à savoir "ce qui ne se montre pas, ne se juge pas". Dire que le conservatisme est un retour en arrière relève davantage du slogan que de l’argument. C’est une pétition de principe car on suppose que l’histoire est une flèche vers un progrès continu et que tout ce qui n’y souscrit est rétrograde. Mais c’est précisément ce type de raisonnement linéaire et dogmatique qui fait le lit des intolérances masquées sous les habits du progrès.Ce n’est pas tant l’histoire du BDSM qui devrait inquiéter, mais l’oubli de cette évidence : c’est souvent au nom du bien, du progrès, et de la visibilité, que les libertés privées ont été les plus pernicieusement grignotées.   Le retour du conservatisme ne menace pas les marges discrètes. Il gêne seulement ceux qui confondent vie privée et spectacle. Ce qui n’est pas exactement la même chose. Je crois qu’il y a ici une confusion assez embarrassante(mais malheureusement courante). On confond conservatisme et autoritarisme liberticide. C’est un peu comme confondre un moine et un policier sous prétexte qu’ils n’aiment ni l’un ni l’autre voir des gens nus en public. Le conservatisme d'un point de vue philosophique valorise la retenue, la discrétion, la liberté de ne pas exhiber. Il ne cherche pas à régenter la chambre à coucher, mais simplement à éviter qu’elle devienne une estrade. C’est une philosophie du retrait, pas une pulsion de contrôle. Le liberticide, lui, n’a pas d’idéologie propre. il se loge aussi bien dans les dictatures de droite que dans les puritanismes progressistes. Mais j’admets qu’il est plus facile de dénoncer une menace fasciste imaginaire que d’interroger les dérives d’un progressisme devenu intrusif. Et ça, effectivement, ça peut faire peur… même à ceux qui aiment avoir les yeux bandés ^^ Maintenant, d'un point de vue politque, la confusion entre conservatisme et autoritarisme liberticide est non seulement erronée mais historiquement malhonnête. Le conservatisme c’est la préservation de l’ordre, des coutumes, d’une certaine stabilité mais pas l’instauration d’un régime de contrôle sur les corps et les consciences. Ce sont deux registres distincts. L’un tient de la philosophie politique, l’autre de la "pathologie" étatique. Si on regarde les régimes qui ont été les plus intrusifs dans la sphère intime ne sont pas toujours ceux étiquetés "conservateurs". Par exemple, les utopies totalitaires du XXe siècle (souvent issues de la gauche radicale) ont eu une fâcheuse tendance à vouloir reprogrammer jusqu’aux désirs. Là où le conservateur classique aurait dit "fais ce que tu veux chez toi', le progressiste social t’expliquera comment tu dois jouir, avec qui, et dans quel cadre linguistique. Donc si l’on parle de politique réelle, ce n’est pas le conservatisme qui représente une menace pour le BDSM ou toute autre pratique privée. C’est toute idéologie, de droite , du centre ou de gauche, qui prétend faire du citoyen un projet à normaliser. Et dans ce cas, oui, la vraie inquiétude devrait porter sur ceux qui veulent transformer l’intimité en programme universel, pas sur ceux qui veulent simplement qu’on garde le rideau fermé. Finalement, ce n’est pas une querelle entre progressistes et conservateurs mais entre ceux qui respectent la frontière entre sphère publique et sphère privée, et ceux qui veulent la faire sauter au nom de la morale, de la vertu ou de la visibilité. 
j'était soumise a un maître, je suis seule car il a du partir a l'étranger, j'aime servir .:.
Hephaistos
Il y a dans votre demande une chose qui devient rare dans cette époque de frénésie de tout. Une vraie recherche de profondeur où l’excitation ne vient pas du geste mais de ce qui se passe avant...dans l’œil, dans la tête, dans cette cérébralisation du  non-dit. Cette manière de voir le BDSM (comme un jeu mental et symbolique) c’est une forme d’art en soi. Cela penser à ce que disait Lacan. Le désir ce n’est pas juste ce qu’on veut, c’est ce qu’on imagine que l’autre veut qu’on veuille. Autrement dit, ce n’est pas le fouet qui compte, mais le regard avant qu’il tombe. Ce genre de tension-là, on ne le trouve pas partout. Si vous cherchez des œuvres qui parlent plus à la tête qu’au corps, il y en a quelques-unes qui me viennent tout de suite en tête. Eyes Wide Shut, de Kubrick. Tout y est lent, codé, feutré. Ce n’est pas un film sur le sexe, c’est un film sur le pouvoir du non-dit. Possession de Żuławski...plus dérangeant, plus intense, mais ça travaille sur la tension, la perte de contrôle mentale, pas sur l’acte lui-même. En photo, Francesca Woodman ou Erwin Olaf ont des mises en scène très fortes, pleines de silence et de symboles. On sent que chaque image pourrait être le début d’un rituel. Côté lecture des auteurs comme Ballard (Crash) ou Duras (Le Vice-Consul) ne parlent pas de BDSM au sens strict, mais ils posent des ambiances lourdes, ambiguës, dans lesquelles le rapport de force est psychologique avant tout. Et bien sûr, on ne peut pas éviter Vénus à la fourrure, pour le côté rituel et inversions symboliques. Bref, vous êtes dans une démarche précieuse et rare qui va à contre-courant de ce qu’on voit souvent. Vous avez mis des gardes fous, c'est très bien, veillez tout de même si je peux me permettre à rester attentifs à d'autres formes d'approches qui ne sont par nécessairement si éloignées de votre vision mais qui pourraient peut-être vous ouvrir d'autres perspectives. Je suis certain que vous trouverez ici de judicieux conseils si vous prenez le temps de les écouter.
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