19/09/26
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LE PROCÈS DE LAUDUPOND
Un procès fictif, un jeu de rôles, une affaire à instruire
Le Cercle Ébène présente un nouveau projet : le procès fictif de Laudupond.
Il ne s'agit ni d'un véritable procès, ni d'une consultation juridique.
Il s'agit d'une expérience collective de jeu de rôles et de débat, construite autour d'une affaire fictive.
Chaque participant recevra un rôle et devra l'interpréter dans le cadre fixé par le procès.
Certains seront chargés de défendre Laudupond.
D'autres devront soutenir l'accusation.
Certains témoigneront.
D'autres pourront être amenés à enquêter, expertiser, interroger, arbitrer ou délibérer.
Et certains participants pourront devoir défendre une position qui n'est pas nécessairement la leur.
C'est précisément l'un des intérêts du dispositif.
LAUDUPOND
Au centre du procès se trouve Laudupond.
C'est autour de lui que se construira l'affaire.
Mais le procès ne donnera pas immédiatement toutes les réponses.
Les participants devront progressivement distinguer :
les faits ;
les témoignages ;
les preuves ;
les interprétations ;
les contradictions ;
les hypothèses ;
et ce que chacun croit savoir.
Laudupond devra lui-même faire face aux conséquences de ce qui sera révélé au cours du procès.
Ce qui semble évident au début pourra être remis en question.
Une pièce pourra prendre un autre sens.
Un témoignage pourra être contesté.
Un élément apparemment secondaire pourra devenir déterminant.
Le procès sera donc construit autour d'une question simple :
Que s'est-il réellement passé ?
Mais cette question en entraînera d'autres.
Que savait Laudupond ?
Que pouvait-il prévoir ?
Qu'avait-il réellement l'intention de faire ?
Quelle responsabilité peut-on réellement lui attribuer ?
Et finalement :
Que faut-il retenir de tout ce qui aura été établi au cours du procès ?
UN PROCÈS PARTICIPATIF
Le procès ne sera pas écrit entièrement à l'avance sous la forme d'une histoire que les participants n'auraient plus qu'à suivre.
Le scénario constituera un cadre.
Les participants en détermineront une partie du déroulement par leurs interventions.
Un avocat pourra découvrir une contradiction.
Un témoin pourra apporter un élément inattendu.
Une pièce pourra être contestée.
Une question pourra conduire à une nouvelle piste.
Une erreur d'interprétation pourra être corrigée.
Le Greffe pourra alors adapter la suite du déroulement aux événements produits par les participants, dans les limites du scénario.
Le procès devra donc conserver une part d'incertitude.
DES RÔLES, PAS SIMPLEMENT DES OPINIONS
Participer au procès signifie accepter de jouer un rôle.
Il ne s'agira pas simplement de dire ce que l'on pense de Laudupond.
Un avocat devra défendre son client.
Un procureur devra soutenir l'accusation.
Un témoin devra répondre en fonction de ce que son personnage sait.
Un juré devra écouter les arguments qui lui seront présentés.
Le principe est simple :
Le participant joue son rôle.
Il pourra donc être amené à défendre une position différente de sa propre opinion.
Cette contrainte fait partie du jeu.
Elle oblige à écouter l'argument adverse, à comprendre une position que l'on ne partage pas nécessairement et à construire une argumentation à partir des informations dont dispose son personnage.
LE GREFFE
Le procès sera administré par Le Greffe.
Le Greffe est l'organe d'organisation du procès.
Il ne sera ni juge, ni procureur, ni avocat, ni partie au procès.
Son rôle sera de faire fonctionner le dispositif.
Le Greffe sera notamment chargé :
de présenter le règlement ;
de recueillir les candidatures ;
d'attribuer les rôles ;
de transmettre les informations propres à chaque participant ;
de publier les pièces ;
d'organiser les différentes phases du procès ;
de gérer le calendrier ;
de rappeler les règles ;
d'organiser les audiences ;
de permettre les différents échanges ;
d'organiser le délibéré ;
de publier le verdict ;
et d'organiser le débriefing final.
Le Greffe connaîtra l'ensemble du dossier.
Les participants, eux, ne disposeront pas nécessairement de toutes les informations.
Certaines informations seront publiques.
Certaines seront communiquées uniquement à certains rôles.
D'autres pourront n'apparaître qu'au moment prévu par le déroulement du procès.
Cette différence entre ce que le Greffe sait et ce que chaque personnage sait constitue un élément essentiel du jeu.
LE FORUM ET LES ARTICLES
Le procès se déroulera principalement sur le forum.
Les discussions permettront aux personnages d'intervenir, de répondre, de témoigner, d'interroger et de défendre leurs positions.
En parallèle, des articles dédiés permettront de constituer progressivement le dossier du procès.
Ils pourront présenter :
les règles ;
les personnages ;
les faits connus ;
la chronologie ;
les pièces ;
les témoignages ;
les différentes étapes de la procédure ;
les comptes rendus des audiences ;
et, à terme, le verdict.
Le forum sera donc le lieu où le procès se déroule.
Les articles constitueront la mémoire du procès.
COMMENT PARTICIPER ?
Il ne sera pas nécessaire de connaître le droit pour participer.
Le procès est avant tout une expérience de jeu, de réflexion et de confrontation d'arguments.
Les rôles seront attribués en fonction des possibilités du projet et des disponibilités des participants.
Chaque participant recevra les informations nécessaires à l'interprétation de son rôle.
Certains rôles pourront demander davantage d'investissement que d'autres.
Le Greffe indiquera les modalités de participation lorsque les inscriptions seront ouvertes.
Il sera également possible de suivre le procès sans participer directement à l'un des rôles.
UNE AFFAIRE À DÉCOUVRIR
Le dossier de Laudupond ne sera pas livré dans son intégralité dès le premier jour.
Le procès avancera progressivement.
Les participants découvriront les éléments au fur et à mesure.
Certaines certitudes pourront être remises en question.
Certaines questions resteront longtemps sans réponse.
Et certaines réponses pourront en entraîner de nouvelles.
Le Greffe n'aura pas vocation à raconter l'histoire à la place des participants.
Il aura pour fonction de leur permettre de la découvrir.
LE PROCÈS VA COMMENCER
Le cadre est posé.
Le Greffe va maintenant préparer le dossier.
Les règles seront publiées.
Les rôles seront proposés.
Les premiers participants pourront se présenter.
Puis viendra le moment où Laudupond prendra place devant le tribunal.
À partir de là, la parole appartiendra aux participants.
Le procès de Laudupond peut commencer.
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28/01/26
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Certaines limites ne sont pas là pour protéger le plaisir, mais pour préserver les personnes et le cadre lui-même.
Il existe des choses qu’un dominant responsable ne fait pas, non parce qu’elles seraient interdites, mais parce qu’elles détruisent ce qui permet à une relation de tenir dans le temps.
Le véritable pouvoir n’est pas de pouvoir aller partout, mais de savoir où l’on ne va pas même quand l’autre le demande.
C’est là que se joue la différence entre une domination lucide et une dérive consentie.
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Le problème?
J'aime séparer les "sadiens" aux "masochiens"
L'esprit humain est vaste... trop !
Les psychopathes, les "pervers narcissiques" existent, ceux qui aiment détruire l'autre tant physiquement que sexuellement, et qui font partis de ceux que j'appelle les "sadiens".. il suffit de lire la biographie de Sade pour s'en rendre compte...
À ceux-ci, correspondent aussi des personnes dont l'auto-destruction est une fin en soi.
Ces personnes existent. Qu'on le veuille ou pas, et ce, qu'elles que soient les conséquences, y compris la mort.
Le nier est comme nier que le soleil luit le jour, la lune la nuit.
Peut-on alors dire qu'un "sadien" n'est pas responsable face à une personne qui est dans autodestruction?
La responsabilité est juste le fait de savoir assumer ses actes...
Maintenant, les choses sont différentes pour les "masochiens" qui prennent leurs plaisirs d'accompagner la personne soumise à être justement soumise.
Ce qui est TOTALEMENT différent!
Car, n'étant pas dans la destruction, y compris au détriment de l'autre, mais dans le fond de la relation Domination/soumission...
Y compris dans le fait de réfréner les ardeurs de la personne soumise, quitte à la frustrer, mais, celle-ci, étant dans la même dynamique se soumet, et, ce faisant, y trouve plaisirs....
La douleur représente une notion ambivalente dans notre pratique. Nous ressentons une satisfaction particulière à observer notre partenaire entrer dans un état de subspace, même lorsque notre plaisir dans l’acte lui-même est absent. Cela soulève des questions éthiques sur nos motivations et le bien-être de la soumise.
En tant que dominant, nous avons eu aussi nos périodes de doutes, à l'instar des personnes soumises,Lors de notre première confrontation avec la dominance, des questionnements inévitables surgissent, comme la peur, le doute, et le rejet. Chaque dominant traverse une phase d’interrogation sur sa normalité, se demandant s'il partage des pensées sombres ou s'il est déviant.
Nous plongeons dans une auto-analyse de nos désirs, nous interrogeant sur ce qui nous motive. Des questions telles que "Suis-je normal ?" et "Pourquoi ai-je ces pensées ?" ne manquent pas d’émerger. Ce besoin de validation est crucial pour accepter notre orientation sexuelle.
Un paradoxe se présente : le plaisir que nous ressentons à donner de la douleur peut ne pas correspondre à notre propre plaisir. Cette dissociation complique notre compréhension de notre propre psychologie et de la manière dont nous interagissons.
Nous devons constamment réfléchir sur nos limites. Être conscients des frontières personnelles à ne pas franchir, tout en étant attentifs à celles de la soumise, est essentiel pour garantir une pratique respectueuse et sécuritaire.
Certains d'entre nous choisissent de se tenir éloignés des pratiques plus intenses pour préserver leur contrôle émotionnel. Cette décision révèle une réflexion profonde sur le bien-être personnel et celui de notre partenaire surtout que, les désirs évoluent avec le temps surtout avec le partenaire adéquat, la profondeur de la relation qui est une spirale aspirante dans l'exploration.
Il est fondamental de réaliser que, pour pratiquer de manière saine, le lien émotionnel avec la soumise est crucial. La confiance et le consentement deviennent des piliers de notre interaction, car la connexion affecte l'intensité de nos expériences BDSM.
La première confiance étant d'un coté comme de l'autre de ne pas oublier que la personne soumise nous confie son corps, sa vie, et donc, nous les remets en toutes confiances !
Ma conclusion?
"Il existe des choses qu’un dominant responsable ne fait pas, non parce qu’elles seraient interdites, mais parce qu’elles détruisent ce qui permet à une relation de tenir dans le temps."
Reste que ce qui permet de tenir une relation est de trouver la personne adéquate.
Que ce soit dans la vie vanille, BDSM du coté soumis ou Dominant...
Quant à la dérive consentie, n'est-elle pas inévitable nous enfonçant inexorablement dans la spirale aspirante si l'on trouve la personne adéquate?
D'où l'importance pour la personne soumise, en choisissant son dominant de savoir avant tout comment, LUI, voit son rôle...
19/01/26
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Dominer ne consiste pas à exercer un pouvoir, mais à répondre de ce qui arrive.
Cela implique de porter un cadre, d’en assumer les effets et de tenir dans la durée, même sans reconnaissance ni gratification.
La domination réelle suppose des renoncements : à l’ego, à l’image, à l’excitation permanente.
C’est aussi savoir s’arrêter quand continuer serait plus flatteur.
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29/12/25
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Avant toute soumission, il y a une tenue personnelle.
La soumission ne commence pas par un ordre reçu.
Elle commence par une capacité à se tenir soi-même.
Autodiscipline ne signifie ni rigidité ni ascèse spectaculaire.
Elle désigne quelque chose de plus simple et plus exigeant :
la constance, la fiabilité, la capacité à respecter un cadre sans surveillance permanente.
Une personne qui ne sait pas s’imposer une régularité minimale,
qui dépend d’un rappel, d’un regard ou d’une validation extérieure,
ne se soumet pas : elle s’accroche.
La soumission implique une disponibilité intérieure,
une présence stable,
et une capacité à durer dans le temps, y compris quand rien ne se passe.
Sans autodiscipline, il n’y a pas de trajectoire possible.
Seulement de la dépendance, de l’attente ou du jeu creux.
Le Cercle Ébène considère l’autodiscipline comme un préalable.
Pas comme une option.
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26/12/25
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Le Cercle Ébène n’est pas un groupe de rencontres.
Il n’est pas un espace de fantasmes partagés, ni un lieu d’excitation ou de mise en scène.
Il n’est pas un refuge émotionnel, ni un endroit où venir chercher une validation, une attention ou une prise en charge personnelle.
Il n’est pas un terrain d’apprentissage rapide, ni un “BDSM clé en main”.
Il n’est pas là pour convaincre, rassurer ou séduire.
Ceux qui cherchent une réponse immédiate, une relation, un rôle à jouer ou une figure à idéaliser ne trouveront rien ici.
Le Cercle Ébène pose un cadre.
À chacun de voir s’il s’y tient.
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23/12/25
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Le Cercle Ébène ne cherche ni à rassembler ni à séduire.
Il existe pour poser une ligne claire.
La domination n’y est pas envisagée comme un rôle, une posture ou une performance.
Elle relève d’une responsabilité : tenir un cadre, assumer une trajectoire, savoir où l’on va, et pourquoi.
La soumission n’y est pas conçue comme un abandon spontané.
Elle commence par l’autodiscipline, la constance et la capacité à se tenir soi-même avant de se remettre à une autre volonté.
Rien ici ne relève de la consommation relationnelle, du fantasme mis en scène ou de l’attente d’une validation extérieure.
Ce qui est abordé ici concerne le cadre, l’exigence et la lucidité.
Le Cercle Ébène n’appelle personne.
Il ne promet rien.
Il reste.
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