Dans l’univers goréen, l’autorité du Maître ne se limite pas à la possession de la kajira et à une question d’autorité. Beaucoup de ceux qui se réclament de cette philosophie l’oubli.
On ne domine pas un être désincarné mais une personne avec ses atouts, ses doutes, ses faiblesses et ses fragilités. L’autorité du Maître goréen implique des responsabilités directement liées à la condition de la kajira et à sa dépendance. Assumer ces responsabilités témoigne de la capacité du Maître à exercer pleinement son autorité. La responsabilité apparaît ainsi comme consubstantielle de la domination, sans remettre en cause l’asymétrie fondamentale de la relation. Elle en est la condition sine qua non.
Celles-ci s’articulent autour de trois axes essentiels : l’entretien physique et sanitaire, l’éducation et la progression, ainsi que la protection et la tutelle.
I. L’entretien physique et la prise en compte de la santé
Le Maître veille à l’hygiène de vie, à l’alimentation, à la condition physique, aux soins esthétiques et médicaux. Il est à travers cela responsable de la préservation de la santé, de son apparence et de ses capacités à progresser.
Au quotidien, il s’assure des soins esthétiques et éventuellement des médicaux. Il tient compte de l’état de santé et adapte l'alimentation et les activités demandées à l’état de santé, à la prévention des blessures mais aussi plus généralement aux risques d'épuisement.
Il peut également instaurer des exercices physiques et des soins destinés à maintenir une présentation conforme aux attentes de la Maison.
En effet, la valeur d'une kajira dépend de sa condition physique, ses aptitudes, son degré de formation, son apparence et sa capacité à accomplir les tâches qui lui sont confiées.
Savoir prendre soin de la kajira, de sa santé comme de son image, est une manifestation visible de la puissance et de la maîtrise du propriétaire aussi bien pour ses kajirae, que pour les autres esclaves et même les autres Maîtres.
II. L'obligation d'éducation et de formation
Cette thématique étant abordée dans d’autres écrits, elle n’est qu’évoquée ici.
Le Maître est avant tout un éducateur. Il forme à la philosophie Goréenne, au protocole et aux pratiques. Il doit permettre à la kajira, grâce à ses enseignements, d’évoluer en autonomie dans un univers goréen en en comprenant les pratiques et en leur donnant du sens. Une kajira se doit d’être proactive pour la satisfaction du Maître dans les limites que l’univers lui fixe.
III. La fonction de protection
La protection est consubstantielle à l’Autorité. C’est parce que la kajira est privée d’une certaine autonomie, et qu’elle peut se sentir vulnérable, que son propriétaire doit être garant de sa sécurité physique mais aussi psychique. La responsabilité comprend la prévention des risques lors d’activités imposées mais aussi dans sa vie quotidienne et le domaine de la santé. Il doit s’assurer que ce qu’il demande à la kajira soit compatible avec sa condition physique et mentale, sa santé et son niveau d’éducation.
En échange de l’obéissance, du travail et de fait d’une certaine dépendance de la kajira envers son propriétaire, celui-ci doit lui assurer les conditions matérielles nécessaires à son existence et ce, dans la durée. Dans tous les cas, l’organisation matérielle relève de la responsabilité du Maître, puisqu’il contrôle les conditions d’existence de celle qui dépend de lui.
Au-delà de cette responsabilité matérielle, la capacité à protéger ses kajirae constitue une condition essentielle et une contrepartie de l’autorité et du prestige du Maître goréen. La protection ne se limite pas à une intervention ponctuelle face au danger : elle repose sur une vigilance constante et la mise en place de conditions de vie qui permette la sécurité et l’épanouissement. Le prestige du maître ne dépend pas uniquement de l’étendue de son pouvoir, mais également de sa capacité à en assumer les responsabilités et à maintenir durablement l’ordre et la sécurité au sein de son domaine et vis-à-vis de ses kajirae.
La protection constitue l'une des modalités de fonctionnement de l’asymétrie de la relation. La qualité du Maître se mesure à sa capacité à exercer son autorité, à préserver ses possessions, à organiser leur formation, à assurer leur protection et à maintenir l'ordre au sein de sa maison mais la responsabilité apparaît ainsi comme le complément fonctionnel de la domination : elle contribue à la continuité et à la cohérence du système, sans remettre en cause les inégalités fondamentales sur lesquelles celui-ci repose.
3 personnes aiment ça.
Un propriétaire de femelle prend avant tout des responsabilités....
J'aime
26/10/26
On se dévisage, on s'envisage, peut-être pour un partage... j'apprécie les hommes dominants qui ont du tact et un rien de distinction .:.
Comment lire l’œuvre de John Norman dans l’optique d’être Goréen de nos jours ?
Si on se référence aux niveaux habituels, on peut en dégager plusieurs niveaux de lectures de l’œuvre de John Norman.
Au niveau littéral, il s’agit d’une suite d’aventures dans un univers de sciences fictions dans un monde parallèle où l’instinct presque animal est omniprésent, loin de nos principes et civilisation actuelle. Les histoires sont plus ou moins intéressantes, plus ou moins bien écrites et, sauf à vouloir les reproduire un peu théâtralement, n’apportent pas grand-chose.
Si on passe au niveau allégorique, on peut commencer à en dégager des principes moraux, des ou des idées philosophiques. John Norman ne se cache pas d’avoir eu cette intention. Au niveau moral, on peut commencer à tirer des leçons pratiques des lectures en l'appliquant à la conduite humaine et à l’éthique. On y cherche des conseils sur comment mener une vie selon ces principes. Le texte devient une source d'inspiration morale et de réflexion sur les actions humaines pour mener vers un idéal. C’est donc à ces derniers niveaux de lecture que nous allons nous intéresser.
Qu’est-ce que la philosophie Goréenne dans nos sociétés ?
Être Goréen sur Terre implique l’adoption de principes inspirée de l’univers de fiction de Gor, créé par John Norman, professeur de philosophie, promeut une organisation sociale où les rôles sont définis par des valeurs naturelles. Cette hiérarchie repose sur des différences perçues entre les sexes, avec une dominance masculine et une soumission féminine, qui se manifestent dans des relations où la femme occupe un rôle subordonné. Cette dynamique rappelle le patriarcat, où les hommes détiennent le pouvoir, comme a pu le montrer Pierre Bourdie qui a décrit la domination masculine comme une forme de pouvoir symbolique imposé à travers la culture, les normes et la structure sociale. Cependant, toutes les femmes ne sont pas inférieures à tous les hommes dans la société goréenne : certaines femmes sont dites Libres et certains hommes sont devenus esclaves y compris de femmes.
Cependant, l’acceptation de cette philosophie et de ces principes doit être consciente, réfléchie et volontaire par des personnes majeures qui conçoivent cette organisation comme comme une forme de liberté et non une contrainte. De plus, la philosophie goréenne défend la stabilité, la fidélité et la discipline où des liens stables et sécurisés sont vus comme essentiel au bien-être psychologique des individus. C’est d’ailleurs le but du cadre protocolaire.
Cette adhésion repose sur un principe de consentement éclairé qui, bien qu’étant une base des relations humaines modernes, pose la question de la pression sociale mais aussi de l’acceptation de sa nature et de ses besoins profonds. Ainsi, être Goréen dans la vie actuelle ne signifie pas uniquement être soumis à un Maître ou dominer une esclave, mais également s’engager consciemment dans une relation où le consentement sans cesse renouvelé est vu comme une forme de liberté personnelle, exprimée dans le respect des règles établies au sein de la relation Maitre-esclave ou de la communauté et en s’affranchissant du contexte social.
L’application de la philosophie goréenne au quotidien
La philosophie goréenne, même dans son adaptation à la société moderne, repose sur des principes de hiérarchie et de soumission volontaire, ce qui peut apparaître en contradiction avec une culture qui valorise l'égalité. Dans un contexte où le consentement est primordial et constitue une exigence légale et éthique, un Goréen doit naviguer entre ces principes et les attentes contemporaines. La liberté, dans la perspective goréenne, trouve un paradoxe dans l'acceptation consciente de rôles inégaux, un choix qui doit être fait en pleine conscience, respectant ainsi l'autonomie individuelle. En appliquant ce principe, une personne choisissant de s’inscrire dans la structure goréenne accepte une hiérarchie, mais cette soumission doit être volontaire et éclairée, sans coercition ni manipulation psychologique. C’est d’ailleurs ce qui fait sa force dans notre société contemporaine. Dans ce cadre, la vérité joue un rôle fondamental, en tant qu’élément clé d’une relation de confiance. Il est crucial de rester honnête, non seulement dans les interactions quotidiennes, mais aussi dans l’acceptation de ses choix et de leurs conséquences. L'honneur, en tant que vertu fondamentale, incite à agir avec intégrité et respect en honorant les engagements pris. Enfin, la responsabilité, essentielle dans toute relation, souligne l'engagement envers l’autre et les autres, que ce soit en tant que Maître ou esclave. Être Goréen aujourd'hui nécessite une compréhension profonde de l'équilibre entre hiérarchie et adhésion à des principes modernes mais aussi éternel comme la bienveillance envers l’esclave dont le Maitre à la responsabilité.
Être Goréen ce n’est donc pas reproduire les histoires et comportements d’un autre monde mais comprendre la philosophie qui se dégage d’une œuvre écrite sur un temps long de près de 60 ans en parallèle mais aussi sous influence de l’évolution sociale pour s’en inspirer dans sa vie quotidienne et en faire un idéal partagé dans une relation Maitre-esclave.
2 personnes aiment ça.
01/03/26
202 vues
Ce texte est une version très raccourci de l'article qui sera publié dans l'Encyclopédie goréenne. Ici, il ne pose que les grands principes.
Dans Gor, la domination et la soumission reposent sur des lois considérées comme naturelles : Il n’est donc pas question de consentement, ou tout au plus après établissement de la contrainte même si l’on peut percevoir le paradoxe du collier dans certains cas. L’ordre social goréen repose sur une séparation bien marquée entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent. Toute liberté, toute possibilité de choix éclairé est niée.
Il n’est évidemment pas question de transposer ce modèle à une relation entre deux individus dans nos sociétés actuelles. La relation doit être fondée sur le consentement : une entente qui est libre, éclairée et réversible et qui change la contrainte en confiance et la responsabilité en participation.
On peut alors se demander s’il peut y avoir consentement dans l’application de la philosophie goréenne sans la dénaturer dans une relation. Comment conserver toute la force de la hiérarchie symbolique sans qu’elle ne verse dans la violence ou la soumission forcée ?
Vivre une relation qui s’appuie sur la philosophie goréenne, mais aussi sur le consentement, c’est considérer la soumission comme un choix, lucide, volontaire et éclairé et non une oppression et contrainte institutionnalisées. L’asymétrie est voulue, réversible et n’a jamais le caractère d’une contrainte unilatérale. Ce passage de la prescription à l’acceptation éclairée n'élimine pas la tension autorité/abandon comme on pourrait le supposer, mais la nourrit.
L'autorité quand elle est reconnue et acceptée offre un cadre sécurisant permet le lâcher-prise et à l'abandon. Être capable de dépendre volontairement d’une figure d’autorité stable et reconnue rassure et évite la rébellion y compris intérieure. C’est parce qu’il y a consentement que le Maitre peut exercer sa pleine maîtrise. C’est parce qu’il y a consentement que la kajira peut se soumettre totalement et entièrement. C'est ainsi que plus le consentement est fort, plus la relation de pouvoir peut être entière.
Le consentement permet de vivre une hiérarchique sans subir la violence morale inhérente dans l’univers goréen. Il convertit la dynamique de confrontation en une interaction volontaire et constructive pour deux partenaires. C’est dans ce rapport entre autorité et engagement volontaire, que l’esprit de Gor peut être pratiqué sans trahison.
C’est la force du Maitre de susciter le consentement de la kajira à se soumettre là où sur Gor sa force permet de soumettre la kajira.
Soyez la première personne à aimer.
|
LE LIVRE QUE LES HOMMES SOUMIS ATTENDAIENT ![]() BDSM : Guide pratique de l’homme soumis est un livre pensé spécialement pour toi. Ce que tu y trouveras : |





