[Femme-Bottom][Aveyron]
Bonjour,
Dans les cordes depuis bientôt quatre ans, je prends des cours à l'ACS de Montpellier.
Si attacher me plaît, j'affectionne avant tout d'être de l'autre côté des cordes, du côté de l'abandon. Actuellement en recherche d'un rigger pour tisser des liens et les nouer...
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Angèle62
Alain DiMatin 😉
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05/09/26

Alain DiMatin
C'est loin l'Aveyron ... on y mange bien
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1
05/09/26

Gaya
Alain DiMatin Pas tant...
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05/09/26
Edité

Alain DiMatin
Distance ou gastronomie ?
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05/09/26

Gaya
La distance. Tout est question de longueur de cordes 😉
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05/09/26
Edité

Alain DiMatin
Je m'en doutais ... j'ai longtemps fréquenté la ferme de l'Aveyron à Neuilly sur Seine et c'etait toujours une expérience délicieuse...
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05/09/26

aaimer
Vous avez un joli buste Madame.
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1
06/09/26
[Homme-Rigger] [Vosges]
Bonjour,
Je recherche une Bottom-Modèle Féminin , > 30ans, pour un projet photo et suspension dans des lieux insolites , arbres, rochers... collaboration TFP avec contrat, respect et sécurité
Vous êtes de préférence à moins d'1h de Gérardmer(88) et vous êtes à l'aise en hauteur.
Débutante shibari acceptée
Étudie toutes candidatures
Au plaisir de faire connaissance
1 personne aime(nt) ça.
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joueuse, appréciant les ambiances joyeusement érotiques ainsi que les compagnes et compagnons de jeux sans retenues, rencontre réelles dans le respect de chacun et la bonne humeur, une préférence pour les dominants. .:.
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Initiation
Le temps passe…
Une rencontre
Y. me suggère d’essayer avec Kael-kinbaku (« celui qui fait des cordes »), qu’on a observé longtemps au Jardin de Bao. Nous avons pas tout de suite compris son fonctionnement. Etait-il seul ? Accompagné ? Avec une soumise uniquement ?
Nous avions échangé quelques mots dont je ne me souviens absolument pas les propositions (ou alors je ne les ai pas interprétées comme telles).
Y. me dit que ça va me plaire, et on continue de l’observer dans ses pratiques, de voir s’il prend soin des femmes, comment il agit.
Et puis, un jour, curieuse, je dis ok, on va lui demander.
Mais le temps passe encore car on attendait qu’il soit dispo et il était souvent au milieu d’un groupe, avec des amis, occupé, en train de corder…
Enfin, il est seul (il s’est écoulé 1 an ?), on l’aborde pour discuter. C’est Y. qui commence à parler, je suis hyper sur la défensive et je ne le regarde pas ou à peine, pas vraiment convaincue que ça va me plaire, gênée et mal à l’aise. Je fais un gros effort pour avoir l’air aimable et intéressée alors que j’ai juste envie de rentrer dans ma coquille.
La discussion se passe bien, il est à l’écoute, prévenant, informe des risques, quoi faire, comment dire, que dire, comme ça se passe. Par exemple il explique qu’il ne suspend pas la 1ere fois ou peut-être même jamais (ce qui me soulage en fait). Je ne dis pas que je n’ai pas envie car je ne sais pas trop quoi penser du tout.
je me détends. Il est gentil, il a de l’humour et il est autoritaire en même temps (j’aime bien ça).
Plus aucune notion du temps
Tout est clair. On descend dans la grande pièce du Bao, foulard sur les yeux pour ne pas être distraite.
Kael-kinbaku commence et …. c’est merveilleux. Sensations inconnues et incroyables, extrêmement puissantes.
Je ne me souviens plus exactement ce qui s’est passé sauf que Kael-kinbaku m’a suspendue. En fait j’en ai eu envie dès que les cordes ont commencé à serrer.
Aucune notion du temps. La séance finie, je reste allongée extrêmement longtemps et complètement immobile à en inquiéter Y. et ceux qui sont là. Je suis restée complètement hors du temps pendant un long moment.
Il y aura deux autres séances tout aussi intenses dans la salle du bas (on peut suspendre assez haut).
Après chaque séance, je me dis que le plaisir n’est pas partagé également.
Cette question n’est toujours pas résolue.
Les débriefings sont très longs et compliqués car les mots pour décrire les sensations ne viennent pas tous seuls (d’où le temps mis à écrire cet article en plus du covid), j’ai du mal à verbaliser et à m’exprimer de manière générale.
Pour le moment Y. est présent à chaque fois et son rôle est de dire stop s’il pense que c’est trop et que je ne suis pas en état de le dire. Mais la confiance est là.
On envisage alors de ne se voir que tous les deux pour quelques séances de cordes de manière plus régulière, puisque, jusqu’à présent, c’est au petit bonheur la chance. Nous en discutons tous les 4 (Nous deux et Kael avec sa femme Thalye) puis Kael-kinbaku établit un « contrat » avec moi.
Mais notre 1ère séance est annulée à cause d’une contrainte professionnelle et le covid arrive….
Pause
Année covid : plus de sorties ni rien, je perds pieds dans mon libertinage et avec les cordes.
Réouverture à la vie : mes envies reviennent doucement (vive les femmes !).
Kael-kinbaku me propose une séance, je ne sais plus trop, puis non, puis oui et on se décide pour une séance un mercredi apm.
La grande salle du bas des jardins de bao est fermée donc, on se replie dans lun coin câlin ouvert avec des points d’attache, le plafond et bas et donc les suspensions éventuelles sont basses, peu de personnes peuvent regarder en même temps, ça me convient tout à fait pour cette reprise.
Séance au top, je retrouve toutes ces sensations merveilleuses.
Au début j’avais un peu de mal à accepter les actions kinkys car je ne voulais pas reconnaître que ça me plaisait.
Avec les échanges qui me rassurent, j’assume un peu plus des actions de plus en plus kinky.
Nous les inviterons pour une séance à la maison, kinbaku bien kinky limite bdsm (chacun à son curseur). Thalye et Y. se câlinent en même temps que Thalye assiste Kael-kinbaku et que Y. guette un « Stop »
Lors de cette séance il m’a bâillonné.
Je pensais ne plus vouloir de bâillon mais en fait j’adore. J’ai toujours peur de ne plus arriver à parler mais en fait si.
Cette ambivalence est très attirante.
Kael-kinbaku est toujours là pour me rassurer et répondre à mes questions :
Est ce que c’est normal que je ressente ça ? Que ça produise cet effet là ?
Moi et mes limites absolues/relatives que je découvre et que j’autorise.
Comment faire avec un bâillon, «overdose» etc…
Pourquoi ça se passe bien ?
J’ai confiance (grâce à toutes ses prévenances et nos discussions)
Ce que ça fait dans ma tête : les « bulles »
Il y a la grande bulle de Kael-kinbaku qui comprend Kael-kinbaku et moi qui suis dans ma propre petite bulle.
Au cours d’une séance, quand je suis dans ma bulle, c’est que Kael-kinbaku place ses cordes.
Quand je couine/soupire parce que ça tire, ma bulle se fond un peu dans celle de Kael-kinbaku le temps que je me trouve une autre position.
C’est quand je suis dans la bulle de Kael-kinbaku qu’on interagit.
Je suis seule au monde ou avec Kael-kinbaku mais (presque) personne d’autre n’existe , ce qui me permet de supporter les actions kinky de Kael-kinbaku en public.
Parfois, je reconnais une voix ou entends un commentaire et c’est comme si cette personne venait appuyer sur ma bulle en faisant « boing-boing »
Ce que j’aime dans le shibari (avec Kael-kinbaku, pas essayé d’autres riggers) ?
– la contrainte, j’adore quand c’est bien serré
– la suspension qui ,au moment où elle se fait, est une extra-contrainte
– le shoot post-séance et le moment « récupération/câlin »
– les traces qui durent parfois une semaine
– les idées perverses de Kael-kinbaku
– l’impression qu’il sait ce que j’aime mais que je n’avouerai pas !
Ce que j’oublie quand je suis dans les cordes ?
– le fait que je me trouve moche
– que j’ai ma cellulite qui doit déborder des cordes
– que je suis exposée (à d’autres)
– les autres (et leur commentaire)
Ce que je n’oublie pas
– tester la pince c’est à dire confirmer à l’encordeur que j’ai la pleine capacité à sérrer les doigts. Ceci afin de détecter et éviter tout atteinte nerveuse.
– mon mot d’arrêt (stop ou mh mh mh avec bâillon)
Ce qui a changé/évolué
– j’assume que c’est moi dans les cordes (j’aurais été prête à jurer que c’était pas moi aux 3 premières séances)
– l’évolution vers le bdsm. Le shibari est une belle entrée en matière.
– le côté kinky que donne Kael-kinbaku aux séances de cordes
– Je suis un peu perdue dans ce que je pensais aimer/accepter donc je ne dis plus non à de nouvelles expériences (j’ai toujours mon mot d’arrêt)
– j’ai appris à respirer pour canaliser la douleur, ça marche aussi pour se baigner dans l’eau glacée des torrents de nos montagnes!
– j’aimerais servir de modèle pour que Kael-kinbaku s’entraîne
Est ce que le shibari fait mal ?
C’est LA question que tout le monde se pose !
Ce n’est pas vraiment une question de douleur, c’est une question de contraintes et d’endorphines.
Plus la contrainte est grande, plus on sécrète d’endorphine ce qui permet largement de supporter. Et si jamais il y a une douleur, c’est qu’il est temps de mettre fin à la séance ou qu’il y a un problème.
La douleur (si on peut appeler ça comme ça) devient plaisir, voir excitation, alors que je ne la recherche pas.
Qu’est-ce que je ressens ? Est-ce que je (re)cherche quelque chose ?
Dans mes essais dans diverses situations, j’ai testé des trucs et il s’avère (même si je n’ai pas envie de le reconnaître) que certains trucs m’excitent : la contrainte, les jeux d’impacts (fouet, badine) et le fait d’être un jouet, une poupée, entre ses filets.
Dans les cordes de Kael-kinbaku, je retrouve ces 3 choses à des degré différents (que ce soit mon cerveau qui travaille et/ou Kael-kinbakyu qui arrive à donner cette intention).
A la fin, dans le dénouement, je me sens libérée et merveilleusement bien, apaisée et excitée (ça semble contradictoire mais non)
Une fois interdire de tout mouvement, peut on maîtriser la situation ?
Je confirme que dans les cordes, le jugement est altéré, on est dans un état second, c’est difficile de revenir à la réalité. Je n’y reviens que partiellement quand Kael-kinbaku me change de position ou qu’il me tease.
D’où la nécessité d’être claire et franche quant aux limites à ne pas dépasser dans une séance de shibari.
L’attirance physique et le sexe dans le shibari ?
J’ai aimé sa façon d’être, de faire et de me » triporter le cerveau ». Donc l’attirance est là. Pas sûre que j’ai envie de me faire encorder par quelqu’un avec qui il n’y a pas feeling car pour moi, il doit y avoir une composante sexuelle et donc une attirance physique.
Ceci est propre à chacun.
Kael-kinbaku – L’encordeur
Presque 3 ans que je les croise, regardant discrètement capturer les corps qui me sont offerts.
J’aime croire qu’ils n’ont pas manqué une seule séance. Toujours présents, au milieu des curieux, je les aperçois au hasard des rares moments où je ne suis pas connecté avec ma partenaire. Souvent absents, alors que je les cherche du regard, dès la séance terminée, tandis que j’apaise ma partenaire ou que je plie mes cordes.
Observation
Une fois seulement, par défi, pour le jeu et avec le secret espoir d’initier un premier contact, j’ai invité madame à interagir avec ma partenaire. En silence, d’un signe de la main, elle a poliment refusé : par timidité, par peur ?
Elle me plaît vraiment, là où certains voudraient bien la croquer, je désire surtout la faire vibrer dans mes cordes. Mais voilà, ils ont tous les deux ce petit quelque chose qui m’impressionne, qui les rends inaccessibles.
Cette fois encore ils sont là, seuls à discuter, assis à une table. Un bonjour chaleureux de ma part, une réponse souriante de la leur, et quelques mots échangés, rien de plus. Je me demande bien ce que j’espérais, peut-être ne sont-ils que voyeurs ou effrayés.
Il est vrai aussi que cette fois ci, je suis accompagné de Thalye, ma compagne et principale partenaire. Avec le temps notre pratique du shibari a évolué et s’est enrichie. Elle est plus aérienne, plus dure aussi. La sensualité apparente de nos débuts s’efface souvent, derrière les gémissements et couinements quand les cordes deviennent plus contraignantes et parfois plus douloureuses. Enfin, elles sont moins « sexuelles » qu’à nos débuts. Nous avons rapidement été lassés de cette ambiance particulière aux établissements mixtes libertins où quelques messieurs, pensant nous démontrer leur intérêt pour Thalye encordée et offerte, ne manquent pas d’astiquer leur virilité en se tordant le cou dans l’espoir d’apercevoir son sexe exhibé.
Après tout, ils ont peut-être peur ou ne recherche que du sexe eux aussi … .
L’approche
Fin de séance, Thalye encore étourdie m’accompagne au bar. Son esprit n’est pas encore reconnecté, absente, sur son nuage, le corps débordant d’endorphine. Quelques personnes présentes viennent s’inquiéter de son état et des marques qui zèbrent son corps. Je sais bien que dans ces moments-là elle préfère ne pas parler. Je renseigne, rassure, explique et on me félicite, alors que je ne fais que transmettre intentions et sensations avec mes cordes. C’est bien Thalye qu’ils devraient féliciter pour sa confiance, son lâcher-prise et sa beauté dans mes cordes.
C’est ce moment précis qu’ils choisissent pour s’approcher d’elle. Ont-ils saisi, ce que nous venons de faire, ce qu’elle m’a offert lors de cette séance ?
Tout en douceur, elle caresse son bras, sans un mot, comme hypnotisée par ses marques. Alors que nous échangeons sur cette pratique, j’ose, tant pis si c’est un refus, au moins je serai fixé :
« et toi A, quand est-ce que je te capture dans mes cordes. ? ».
Le regard de son compagnon s’éclaircit et il aborde un large sourire. Mais mes espoirs sont vites anéantis alors que son regard fuit le mien elle me répond :
« nous avons déjà essayé pour des photos … je n’aime que les marques qu’elles laissent sur la peau … ».
Douche froide ! piqué au vif je lui rétorque, avec un large sourire et sur un ton ironique, avant de tourner les talons et rejoindre Thalye :
« pour avoir les marques il faut des cordes … et les serrer fort ! ».
L’attente
Bien des semaines plus tard, après de long échanges sur un réseau social libertin puis par SMS, enfin A. & Y. nous donnent rendez-vous pour une séance d’initiation au Jardin de Bao. Comme souvent, lors de ces moments, je sais que Thalye va se contenter de regarder, accompagnée de Y. elle lui expliquera ce qui se passe tout au long de la séance. J’ai toujours le sentiment de la laisser de côté, la crainte qu’elle s’ennuie mais sa présence rassure souvent mes partenaires.
La glace s’est brisée entre nous, la timidité d’A. est toujours présente mais finalement, bien que nous nous connaissions peu, un début de confiance s’est établi au fils de nos conversations. Y. reste bienveillant vis-à-vis de sa douce, le savoir présent lors de la séance me rassure.
Nous nous retrouvons autour d’un verre et débutons une conversation banale comme si aucun d’entre nous n’osait évoquer la raison précise de notre présence ce soir. J’aime ses moments qui flirtent avec le malaise. Le début de la séance de shibari vient de commencer mais ça, ils ne le savent pas. Sans toucher A. et sans exclure Y. ni Thalye de la conversation, je prends petit à petit possession de ma partenaire. Je la jauge, j’observe ses réactions, ses sourires, ses rires, ses gênes. Le jeu débute, avant même de poser une première corde. Comme pour marquer une rupture, bien que nous en ayons discuté auparavant, je lance les négociations sur le déroulement de la séance : le consentement, les limites de chacun, les règles de sécurité, les problèmes médicaux et anatomiques éventuels. Je sensibilise A. afin qu’elle puisse reconnaître une éventuelle compression sanguine ou nerveuse. Je l’informe également qu’il n’est pas dans mes habitudes de partir sur une suspension lors d’une première séance. Enfin je demande à A. son mot de sécurité, ce sera « stop ».
J’apprendrai plus tard que j’ai oublié un point important lors de cette négociation.
Première séance
Je descends installer l’aire de jeu au sous-sol et invite A. à me rejoindre quand elle se sentira prête.
A., Y. et Thalye arrivent suivis par une petite troupe de curieux. Assis en tailleur je lui demande de nouer son paréo autour de sa poitrine, et l’invite à venir s’agenouiller dos à moi. Mes mains se posent sur ses épaules, la tension dans son corps est perceptible, sa tête balaie l’ensemble de la salle : les curieux se répartissent en silence autour du tapis. Je ne suis pas inquiet, un jeter de corde un peu ferme lors de la séance devrait faire fuir les rares téméraires qui voudraient s’approcher de notre bulle d’intimité. Elle accepte avec un soupir de soulagement que je lui bande les yeux oubliant rapidement ceux posés sur elle.
Mes bras prennent le contrôle d’A. Je la manipule d’avant en arrière et de gauche à droite. Sa résistance cède petit à petit. Une main sur son ventre, l’autre sur sa poitrine, je me cale sur sa respiration. Elle semble sereine, respire plus calmement et l’ensemble de son corps accompagne mes mouvements.
Je pose une corde et l’enroule au gré de nos mouvements. Une seule suffit, pour se découvrir, se sentir et commencer notre chemin. A. se laisse aller et m’accompagne dans cette danse au sol. Je reste fasciné par la rapidité avec laquelle elle me confie les commandes. Elle semble déjà si proche du lâcher prise ! C’est trop tôt, je la stimule pour qu’elle se reconnecte à moi et poursuit par un « strappado » . A genoux, la tête posée au sol et les bras attachés dans le dos elle soupire. Ses fesses tendues sont encore protégées par le fin tissu du paréo. Je l’écarte un peu, A. frémit, se tortille et essaie de relever son torse, en vain. Nous y sommes, la contrainte bien que légère lui fait comprendre qu’elle est impuissante, offerte, sous mon contrôle.
shibari
Image d’illustration : Strappado
Je recouvre ses fesses, les voyeurs en ont assez vu, et passe une corde autour de sa taille et termine de la nouer en passant entre ses cuisses. Le tissu est trop fin pour faire la différence : elle pénètre son sexe. Chaque mouvement de sa part stimule son intimité. Ses soupirs témoignent-ils de sensations agréables, piquantes, douloureuses ? Elle seule le sait. Il lui suffit pourtant de ne pas bouger pour y mettre fin.
il est temps de stopper ce jeu, je détache ma belle, la replace à genoux face à moi et lui demande si elle souhaite continuer. Son sourire et l’acquiescement qui s’ensuit ne me laisse aucun doute.
Plus loin, plus haut
Poignets attachés, bras repliés sur son torse, de nouvelles cordes courent sur son cou, ses épaules, son dos. Elle se laisse aller et lâche prise à mesure que je construis un cocon rassurant et confortable. Son corps semble céder dans les cordes, sa respiration apaisée jusque-là s’accélère quand je relie le « fisherman » à l’anneau de suspension afin d’amener une tension suffisante lui permettant de maintenir la position assise. Un « futomomo » sur la cuisse, lui aussi relié à l’anneau et me voilà prêt à réaliser ce que d’habitude je me refuse lors d’une première séance. La dernière ligne mise en tension je lève sa cuisse. Son torse bascule doucement vers l’arrière alors que sa cuisse s’élève à quelques centimètres du sol. Avec une seule jambe en contact avec le sol, A. s’exprime davantage, de manière imperceptible des soupirs ponctuent mes caresses, mes griffures, mes chuchotements à l’oreille. Le souffle court, la tête en extension, le cou offert, elle est partie loin, seule la tension des quelques cordes sur sa cuisse la relie encore à moi et l’empêche de sombrer. Je redouble d’attention et contôle plus régulièrement le placement des cordes, la sensibilité de sa peau, la motricité de ses mains. Une dernière corde sur sa cheville posée au sol et la suspension est complète. Je me recule pour observer A. dans son cocon, aucune grimace, paisible, sa respiration superficielle et régulière semble resserrer les cordes petit à petit autour de son torse.
shibari
Image d’illustration : futomomo
shibari
image d’illustration : fisherman
Redescente
Je profite de ce moment figé pour observer la salle. Thalye et Y. sont toujours là à nous observer. Y. un sourire sur le visage me confirme que tout va bien quand je l’interroge du regard. Les curieux sont bien moins nombreux, probablement lassés par le temps que nécessite une telle séance. À moins qu’il aient compris que A. ne leur sera pas offerte.
Il est temps de me reconnecter à ma partenaire, elle a été mienne suffisamment longtemps. Je dois la rendre à la réalité et à son compagnon.
Je la dépose au sol progressivement puis commence le long processus de détache. Centimètres après centimètre je fais glisser les cordes sur son corps. Comme pour prolonger indéfiniment mon emprise, je prends mon temps. Appuyée contre mon torse je défait son cocon, pour mieux la reprendre une nouvelle fois avec une corde. Je ne veux pas qu’elle sache quand la séance s’arrêtera, qu’elle ne sache pas que la dernière corde est partie et qu’elle est libre.
Je la dépose avec précaution sur le sol, recroquevillée et la couvre d’une serviette. Elle est calme, immobile, comme endormie.
Je demande à Y. s’il souhaite venir apaiser sa belle. Il me fait comprendre qu’il me laisse cet honneur.
A mon grand regret, lors des négociations, nous n’avions pas évoqué l’ « aftercare ». Ne sachant pas si A. souhaitait me sentir proche et réconfortant, je me suis contenté d’un baiser sur le front, d’un merci susurré à l’oreille et de mains protectrices posées sur son épaule et sa hanche …dans le silence … jusqu’à ce qu’elle émerge tout doucement et se reconnecte au présent. Nous avons joué un peu plus d’une heure, la sueur perle encore sur mon front. Comme toujours je navigue entre apaisement, bonheur et fierté. Je suis fatigué et j’ai l’impression que la séance n’a duré que quelques minutes.
Il est temps pour nous de nous hydrater, nous remontons au bar. A. fend la foule, encore absente, semblant éviter du regard les clients présents. Nous finirons cette soirée en discutant longuement de cette séance et j’aime croire qu’elle est fière des marques qu’elle exhibe, paréo à la taille.
Mille mercis A. et Y. pour votre confiance.
1 personne aime(nt) ça.
D'abord je ne vois pas l'intérêt de ce texte. Ensuite, la quantité de bullshit sur les cordes, la sécurité, safe word ou autre est ahurissante. Enfin, le ressenti comme quoi on est dans un état second et que ça ne fait pas mal, mais gosh c'est là où l'on sait qui a de l'expérience et qui n'en a jamais fait, comme l'auteur de ce texte ainsi que celui qui a publié ce post. De A à Z c'est un fantasme et une histoire qui n'est jamais arrivée.
Initiation
Le temps passe…
Une rencontre
Y. me suggère d’essayer avec Kael-kinbaku (« celui qui fait des cordes »), qu’on a observé longtemps au Jardin de Bao. Nous avons pas tout de suite compris son fonctionnement. Etait-il seul ? Accompagné ? Avec une soumise uniquement ?
Nous avions échangé quelques mots dont je ne me souviens absolument pas les propositions (ou alors je ne les ai pas interprétées comme telles).
Y. me dit que ça va me plaire, et on continue de l’observer dans ses pratiques, de voir s’il prend soin des femmes, comment il agit.
Et puis, un jour, curieuse, je dis ok, on va lui demander.
Mais le temps passe encore car on attendait qu’il soit dispo et il était souvent au milieu d’un groupe, avec des amis, occupé, en train de corder…
Enfin, il est seul (il s’est écoulé 1 an ?), on l’aborde pour discuter. C’est Y. qui commence à parler, je suis hyper sur la défensive et je ne le regarde pas ou à peine, pas vraiment convaincue que ça va me plaire, gênée et mal à l’aise. Je fais un gros effort pour avoir l’air aimable et intéressée alors que j’ai juste envie de rentrer dans ma coquille.
La discussion se passe bien, il est à l’écoute, prévenant, informe des risques, quoi faire, comment dire, que dire, comme ça se passe. Par exemple il explique qu’il ne suspend pas la 1ere fois ou peut-être même jamais (ce qui me soulage en fait). Je ne dis pas que je n’ai pas envie car je ne sais pas trop quoi penser du tout.
je me détends. Il est gentil, il a de l’humour et il est autoritaire en même temps (j’aime bien ça).
Plus aucune notion du temps
Tout est clair. On descend dans la grande pièce du Bao, foulard sur les yeux pour ne pas être distraite.
Kael-kinbaku commence et …. c’est merveilleux. Sensations inconnues et incroyables, extrêmement puissantes.
Je ne me souviens plus exactement ce qui s’est passé sauf que Kael-kinbaku m’a suspendue. En fait j’en ai eu envie dès que les cordes ont commencé à serrer.
Aucune notion du temps. La séance finie, je reste allongée extrêmement longtemps et complètement immobile à en inquiéter Y. et ceux qui sont là. Je suis restée complètement hors du temps pendant un long moment.
Il y aura deux autres séances tout aussi intenses dans la salle du bas (on peut suspendre assez haut).
Après chaque séance, je me dis que le plaisir n’est pas partagé également.
Cette question n’est toujours pas résolue.
Les débriefings sont très longs et compliqués car les mots pour décrire les sensations ne viennent pas tous seuls (d’où le temps mis à écrire cet article en plus du covid), j’ai du mal à verbaliser et à m’exprimer de manière générale.
Pour le moment Y. est présent à chaque fois et son rôle est de dire stop s’il pense que c’est trop et que je ne suis pas en état de le dire. Mais la confiance est là.
On envisage alors de ne se voir que tous les deux pour quelques séances de cordes de manière plus régulière, puisque, jusqu’à présent, c’est au petit bonheur la chance. Nous en discutons tous les 4 (Nous deux et Kael avec sa femme Thalye) puis Kael-kinbaku établit un « contrat » avec moi.
Mais notre 1ère séance est annulée à cause d’une contrainte professionnelle et le covid arrive….
Pause
Année covid : plus de sorties ni rien, je perds pieds dans mon libertinage et avec les cordes.
Réouverture à la vie : mes envies reviennent doucement (vive les femmes !).
Kael-kinbaku me propose une séance, je ne sais plus trop, puis non, puis oui et on se décide pour une séance un mercredi apm.
La grande salle du bas des jardins de bao est fermée donc, on se replie dans lun coin câlin ouvert avec des points d’attache, le plafond et bas et donc les suspensions éventuelles sont basses, peu de personnes peuvent regarder en même temps, ça me convient tout à fait pour cette reprise.
Séance au top, je retrouve toutes ces sensations merveilleuses.
Au début j’avais un peu de mal à accepter les actions kinkys car je ne voulais pas reconnaître que ça me plaisait.
Avec les échanges qui me rassurent, j’assume un peu plus des actions de plus en plus kinky.
Nous les inviterons pour une séance à la maison, kinbaku bien kinky limite bdsm (chacun à son curseur). Thalye et Y. se câlinent en même temps que Thalye assiste Kael-kinbaku et que Y. guette un « Stop »
Lors de cette séance il m’a bâillonné.
Je pensais ne plus vouloir de bâillon mais en fait j’adore. J’ai toujours peur de ne plus arriver à parler mais en fait si.
Cette ambivalence est très attirante.
Kael-kinbaku est toujours là pour me rassurer et répondre à mes questions :
Est ce que c’est normal que je ressente ça ? Que ça produise cet effet là ?
Moi et mes limites absolues/relatives que je découvre et que j’autorise.
Comment faire avec un bâillon, «overdose» etc…
Pourquoi ça se passe bien ?
J’ai confiance (grâce à toutes ses prévenances et nos discussions)
Ce que ça fait dans ma tête : les « bulles »
Il y a la grande bulle de Kael-kinbaku qui comprend Kael-kinbaku et moi qui suis dans ma propre petite bulle.
Au cours d’une séance, quand je suis dans ma bulle, c’est que Kael-kinbaku place ses cordes.
Quand je couine/soupire parce que ça tire, ma bulle se fond un peu dans celle de Kael-kinbaku le temps que je me trouve une autre position.
C’est quand je suis dans la bulle de Kael-kinbaku qu’on interagit.
Je suis seule au monde ou avec Kael-kinbaku mais (presque) personne d’autre n’existe , ce qui me permet de supporter les actions kinky de Kael-kinbaku en public.
Parfois, je reconnais une voix ou entends un commentaire et c’est comme si cette personne venait appuyer sur ma bulle en faisant « boing-boing »
Ce que j’aime dans le shibari (avec Kael-kinbaku, pas essayé d’autres riggers) ?
– la contrainte, j’adore quand c’est bien serré
– la suspension qui ,au moment où elle se fait, est une extra-contrainte
– le shoot post-séance et le moment « récupération/câlin »
– les traces qui durent parfois une semaine
– les idées perverses de Kael-kinbaku
– l’impression qu’il sait ce que j’aime mais que je n’avouerai pas !
Ce que j’oublie quand je suis dans les cordes ?
– le fait que je me trouve moche
– que j’ai ma cellulite qui doit déborder des cordes
– que je suis exposée (à d’autres)
– les autres (et leur commentaire)
Ce que je n’oublie pas
– tester la pince c’est à dire confirmer à l’encordeur que j’ai la pleine capacité à sérrer les doigts. Ceci afin de détecter et éviter tout atteinte nerveuse.
– mon mot d’arrêt (stop ou mh mh mh avec bâillon)
Ce qui a changé/évolué
– j’assume que c’est moi dans les cordes (j’aurais été prête à jurer que c’était pas moi aux 3 premières séances)
– l’évolution vers le bdsm. Le shibari est une belle entrée en matière.
– le côté kinky que donne Kael-kinbaku aux séances de cordes
– Je suis un peu perdue dans ce que je pensais aimer/accepter donc je ne dis plus non à de nouvelles expériences (j’ai toujours mon mot d’arrêt)
– j’ai appris à respirer pour canaliser la douleur, ça marche aussi pour se baigner dans l’eau glacée des torrents de nos montagnes!
– j’aimerais servir de modèle pour que Kael-kinbaku s’entraîne
Est ce que le shibari fait mal ?
C’est LA question que tout le monde se pose !
Ce n’est pas vraiment une question de douleur, c’est une question de contraintes et d’endorphines.
Plus la contrainte est grande, plus on sécrète d’endorphine ce qui permet largement de supporter. Et si jamais il y a une douleur, c’est qu’il est temps de mettre fin à la séance ou qu’il y a un problème.
La douleur (si on peut appeler ça comme ça) devient plaisir, voir excitation, alors que je ne la recherche pas.
Qu’est-ce que je ressens ? Est-ce que je (re)cherche quelque chose ?
Dans mes essais dans diverses situations, j’ai testé des trucs et il s’avère (même si je n’ai pas envie de le reconnaître) que certains trucs m’excitent : la contrainte, les jeux d’impacts (fouet, badine) et le fait d’être un jouet, une poupée, entre ses filets.
Dans les cordes de Kael-kinbaku, je retrouve ces 3 choses à des degré différents (que ce soit mon cerveau qui travaille et/ou Kael-kinbakyu qui arrive à donner cette intention).
A la fin, dans le dénouement, je me sens libérée et merveilleusement bien, apaisée et excitée (ça semble contradictoire mais non)
Une fois interdire de tout mouvement, peut on maîtriser la situation ?
Je confirme que dans les cordes, le jugement est altéré, on est dans un état second, c’est difficile de revenir à la réalité. Je n’y reviens que partiellement quand Kael-kinbaku me change de position ou qu’il me tease.
D’où la nécessité d’être claire et franche quant aux limites à ne pas dépasser dans une séance de shibari.
L’attirance physique et le sexe dans le shibari ?
J’ai aimé sa façon d’être, de faire et de me » triporter le cerveau ». Donc l’attirance est là. Pas sûre que j’ai envie de me faire encorder par quelqu’un avec qui il n’y a pas feeling car pour moi, il doit y avoir une composante sexuelle et donc une attirance physique.
Ceci est propre à chacun.
Kael-kinbaku – L’encordeur
Presque 3 ans que je les croise, regardant discrètement capturer les corps qui me sont offerts.
J’aime croire qu’ils n’ont pas manqué une seule séance. Toujours présents, au milieu des curieux, je les aperçois au hasard des rares moments où je ne suis pas connecté avec ma partenaire. Souvent absents, alors que je les cherche du regard, dès la séance terminée, tandis que j’apaise ma partenaire ou que je plie mes cordes.
Observation
Une fois seulement, par défi, pour le jeu et avec le secret espoir d’initier un premier contact, j’ai invité madame à interagir avec ma partenaire. En silence, d’un signe de la main, elle a poliment refusé : par timidité, par peur ?
Elle me plaît vraiment, là où certains voudraient bien la croquer, je désire surtout la faire vibrer dans mes cordes. Mais voilà, ils ont tous les deux ce petit quelque chose qui m’impressionne, qui les rends inaccessibles.
Cette fois encore ils sont là, seuls à discuter, assis à une table. Un bonjour chaleureux de ma part, une réponse souriante de la leur, et quelques mots échangés, rien de plus. Je me demande bien ce que j’espérais, peut-être ne sont-ils que voyeurs ou effrayés.
Il est vrai aussi que cette fois ci, je suis accompagné de Thalye, ma compagne et principale partenaire. Avec le temps notre pratique du shibari a évolué et s’est enrichie. Elle est plus aérienne, plus dure aussi. La sensualité apparente de nos débuts s’efface souvent, derrière les gémissements et couinements quand les cordes deviennent plus contraignantes et parfois plus douloureuses. Enfin, elles sont moins « sexuelles » qu’à nos débuts. Nous avons rapidement été lassés de cette ambiance particulière aux établissements mixtes libertins où quelques messieurs, pensant nous démontrer leur intérêt pour Thalye encordée et offerte, ne manquent pas d’astiquer leur virilité en se tordant le cou dans l’espoir d’apercevoir son sexe exhibé.
Après tout, ils ont peut-être peur ou ne recherche que du sexe eux aussi … .
L’approche
Fin de séance, Thalye encore étourdie m’accompagne au bar. Son esprit n’est pas encore reconnecté, absente, sur son nuage, le corps débordant d’endorphine. Quelques personnes présentes viennent s’inquiéter de son état et des marques qui zèbrent son corps. Je sais bien que dans ces moments-là elle préfère ne pas parler. Je renseigne, rassure, explique et on me félicite, alors que je ne fais que transmettre intentions et sensations avec mes cordes. C’est bien Thalye qu’ils devraient féliciter pour sa confiance, son lâcher-prise et sa beauté dans mes cordes.
C’est ce moment précis qu’ils choisissent pour s’approcher d’elle. Ont-ils saisi, ce que nous venons de faire, ce qu’elle m’a offert lors de cette séance ?
Tout en douceur, elle caresse son bras, sans un mot, comme hypnotisée par ses marques. Alors que nous échangeons sur cette pratique, j’ose, tant pis si c’est un refus, au moins je serai fixé :
« et toi A, quand est-ce que je te capture dans mes cordes. ? ».
Le regard de son compagnon s’éclaircit et il aborde un large sourire. Mais mes espoirs sont vites anéantis alors que son regard fuit le mien elle me répond :
« nous avons déjà essayé pour des photos … je n’aime que les marques qu’elles laissent sur la peau … ».
Douche froide ! piqué au vif je lui rétorque, avec un large sourire et sur un ton ironique, avant de tourner les talons et rejoindre Thalye :
« pour avoir les marques il faut des cordes … et les serrer fort ! ».
L’attente
Bien des semaines plus tard, après de long échanges sur un réseau social libertin puis par SMS, enfin A. & Y. nous donnent rendez-vous pour une séance d’initiation au Jardin de Bao. Comme souvent, lors de ces moments, je sais que Thalye va se contenter de regarder, accompagnée de Y. elle lui expliquera ce qui se passe tout au long de la séance. J’ai toujours le sentiment de la laisser de côté, la crainte qu’elle s’ennuie mais sa présence rassure souvent mes partenaires.
La glace s’est brisée entre nous, la timidité d’A. est toujours présente mais finalement, bien que nous nous connaissions peu, un début de confiance s’est établi au fils de nos conversations. Y. reste bienveillant vis-à-vis de sa douce, le savoir présent lors de la séance me rassure.
Nous nous retrouvons autour d’un verre et débutons une conversation banale comme si aucun d’entre nous n’osait évoquer la raison précise de notre présence ce soir. J’aime ses moments qui flirtent avec le malaise. Le début de la séance de shibari vient de commencer mais ça, ils ne le savent pas. Sans toucher A. et sans exclure Y. ni Thalye de la conversation, je prends petit à petit possession de ma partenaire. Je la jauge, j’observe ses réactions, ses sourires, ses rires, ses gênes. Le jeu débute, avant même de poser une première corde. Comme pour marquer une rupture, bien que nous en ayons discuté auparavant, je lance les négociations sur le déroulement de la séance : le consentement, les limites de chacun, les règles de sécurité, les problèmes médicaux et anatomiques éventuels. Je sensibilise A. afin qu’elle puisse reconnaître une éventuelle compression sanguine ou nerveuse. Je l’informe également qu’il n’est pas dans mes habitudes de partir sur une suspension lors d’une première séance. Enfin je demande à A. son mot de sécurité, ce sera « stop ».
J’apprendrai plus tard que j’ai oublié un point important lors de cette négociation.
Première séance
Je descends installer l’aire de jeu au sous-sol et invite A. à me rejoindre quand elle se sentira prête.
A., Y. et Thalye arrivent suivis par une petite troupe de curieux. Assis en tailleur je lui demande de nouer son paréo autour de sa poitrine, et l’invite à venir s’agenouiller dos à moi. Mes mains se posent sur ses épaules, la tension dans son corps est perceptible, sa tête balaie l’ensemble de la salle : les curieux se répartissent en silence autour du tapis. Je ne suis pas inquiet, un jeter de corde un peu ferme lors de la séance devrait faire fuir les rares téméraires qui voudraient s’approcher de notre bulle d’intimité. Elle accepte avec un soupir de soulagement que je lui bande les yeux oubliant rapidement ceux posés sur elle.
Mes bras prennent le contrôle d’A. Je la manipule d’avant en arrière et de gauche à droite. Sa résistance cède petit à petit. Une main sur son ventre, l’autre sur sa poitrine, je me cale sur sa respiration. Elle semble sereine, respire plus calmement et l’ensemble de son corps accompagne mes mouvements.
Je pose une corde et l’enroule au gré de nos mouvements. Une seule suffit, pour se découvrir, se sentir et commencer notre chemin. A. se laisse aller et m’accompagne dans cette danse au sol. Je reste fasciné par la rapidité avec laquelle elle me confie les commandes. Elle semble déjà si proche du lâcher prise ! C’est trop tôt, je la stimule pour qu’elle se reconnecte à moi et poursuit par un « strappado » . A genoux, la tête posée au sol et les bras attachés dans le dos elle soupire. Ses fesses tendues sont encore protégées par le fin tissu du paréo. Je l’écarte un peu, A. frémit, se tortille et essaie de relever son torse, en vain. Nous y sommes, la contrainte bien que légère lui fait comprendre qu’elle est impuissante, offerte, sous mon contrôle.
shibari
Image d’illustration : Strappado
Je recouvre ses fesses, les voyeurs en ont assez vu, et passe une corde autour de sa taille et termine de la nouer en passant entre ses cuisses. Le tissu est trop fin pour faire la différence : elle pénètre son sexe. Chaque mouvement de sa part stimule son intimité. Ses soupirs témoignent-ils de sensations agréables, piquantes, douloureuses ? Elle seule le sait. Il lui suffit pourtant de ne pas bouger pour y mettre fin.
il est temps de stopper ce jeu, je détache ma belle, la replace à genoux face à moi et lui demande si elle souhaite continuer. Son sourire et l’acquiescement qui s’ensuit ne me laisse aucun doute.
Plus loin, plus haut
Poignets attachés, bras repliés sur son torse, de nouvelles cordes courent sur son cou, ses épaules, son dos. Elle se laisse aller et lâche prise à mesure que je construis un cocon rassurant et confortable. Son corps semble céder dans les cordes, sa respiration apaisée jusque-là s’accélère quand je relie le « fisherman » à l’anneau de suspension afin d’amener une tension suffisante lui permettant de maintenir la position assise. Un « futomomo » sur la cuisse, lui aussi relié à l’anneau et me voilà prêt à réaliser ce que d’habitude je me refuse lors d’une première séance. La dernière ligne mise en tension je lève sa cuisse. Son torse bascule doucement vers l’arrière alors que sa cuisse s’élève à quelques centimètres du sol. Avec une seule jambe en contact avec le sol, A. s’exprime davantage, de manière imperceptible des soupirs ponctuent mes caresses, mes griffures, mes chuchotements à l’oreille. Le souffle court, la tête en extension, le cou offert, elle est partie loin, seule la tension des quelques cordes sur sa cuisse la relie encore à moi et l’empêche de sombrer. Je redouble d’attention et contôle plus régulièrement le placement des cordes, la sensibilité de sa peau, la motricité de ses mains. Une dernière corde sur sa cheville posée au sol et la suspension est complète. Je me recule pour observer A. dans son cocon, aucune grimace, paisible, sa respiration superficielle et régulière semble resserrer les cordes petit à petit autour de son torse.
shibari
Image d’illustration : futomomo
shibari
image d’illustration : fisherman
Redescente
Je profite de ce moment figé pour observer la salle. Thalye et Y. sont toujours là à nous observer. Y. un sourire sur le visage me confirme que tout va bien quand je l’interroge du regard. Les curieux sont bien moins nombreux, probablement lassés par le temps que nécessite une telle séance. À moins qu’il aient compris que A. ne leur sera pas offerte.
Il est temps de me reconnecter à ma partenaire, elle a été mienne suffisamment longtemps. Je dois la rendre à la réalité et à son compagnon.
Je la dépose au sol progressivement puis commence le long processus de détache. Centimètres après centimètre je fais glisser les cordes sur son corps. Comme pour prolonger indéfiniment mon emprise, je prends mon temps. Appuyée contre mon torse je défait son cocon, pour mieux la reprendre une nouvelle fois avec une corde. Je ne veux pas qu’elle sache quand la séance s’arrêtera, qu’elle ne sache pas que la dernière corde est partie et qu’elle est libre.
Je la dépose avec précaution sur le sol, recroquevillée et la couvre d’une serviette. Elle est calme, immobile, comme endormie.
Je demande à Y. s’il souhaite venir apaiser sa belle. Il me fait comprendre qu’il me laisse cet honneur.
A mon grand regret, lors des négociations, nous n’avions pas évoqué l’ « aftercare ». Ne sachant pas si A. souhaitait me sentir proche et réconfortant, je me suis contenté d’un baiser sur le front, d’un merci susurré à l’oreille et de mains protectrices posées sur son épaule et sa hanche …dans le silence … jusqu’à ce qu’elle émerge tout doucement et se reconnecte au présent. Nous avons joué un peu plus d’une heure, la sueur perle encore sur mon front. Comme toujours je navigue entre apaisement, bonheur et fierté. Je suis fatigué et j’ai l’impression que la séance n’a duré que quelques minutes.
Il est temps pour nous de nous hydrater, nous remontons au bar. A. fend la foule, encore absente, semblant éviter du regard les clients présents. Nous finirons cette soirée en discutant longuement de cette séance et j’aime croire qu’elle est fière des marques qu’elle exhibe, paréo à la taille.
Mille mercis A. et Y. pour votre confiance.
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D'abord je ne vois pas l'intérêt de ce texte. Ensuite, la quantité de bullshit sur les cordes, la sécurité, safe word ou autre est ahurissante. Enfin, le ressenti comme quoi on est dans un état second et que ça ne fait pas mal, mais gosh c'est là où l'on sait qui a de l'expérience et qui n'en a jamais fait, comme l'auteur de ce texte ainsi que celui qui a publié ce post. De A à Z c'est un fantasme et une histoire qui n'est jamais arrivée.
Bonjour à tous,
Avec ma compagne, nous avons tout deux commencé notre apprentissage du shibari à l'école des cordes à Paris. Nous retournons vivre sous peu dans le var, et nous allons poursuivre notre formation à l'école de cordes d'Aix. Nous sommes intéressés pour discuter avec d'autres adeptes dans cette région.
Au plaisir de vous lire
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Plus de recherche pour l'instant
[Herault -Pezenas-Beziers] [Femme Top Rigger]
Cherche partenaire bottom-modèle (Switch à voir) H, F, NB pour reprendre la pratique des cordes au sol principalement, éventuellement tension et semi (même si j'ai le niveau pour la suspension ça ne m'intéresse plus vraiment).
Dispos à convenir (journée ou soirée, semaine ou weekend).
Idéalement me contacter sur fetlife.com (même pseudo) ou ici avec obligatoirement un message contenant "shibari" dans votre demande d'amis.
Au plaisir.
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Je serais bien tenté de découvrir le shibari mais j'ai une appréhension que je n'explique pas
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27/05/26
Si ça t'atire suffisamment, tu pourras tester peut-être un jour avec quelqu'un de confiance qui arrêtera tout dès que tu lui diras.
Et puis ce n'est pas obligatoire de faire du shibari si on ne le sent pas 😉
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27/05/26
Merci Madame pour ces précisions,
peut-être assister en attendant mon tour lors d'une séance mais le but n'est pas de faire du voyeurisme
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27/05/26
Quand ça se passe en soirée donc en public il n'y a pas de mal à regarder. Après l'idée d'attendre son tour n'est peut-être pas la bonne, car on ne sait pas ce genre de pratique à la chaîne et à la demande. Il faut un minimum de connexion pour interagir dans une pratique de promiscuité tactile importante.
La première chose est donc l'observation pourquoi pas, mais avant de pratiquer il faut quand même faire connaissance correctement avec la personne. Je suis certaine que vous trouverez dans votre région des soirées, des Munch and play où il y aura du shibari.
C'est noté, merci encore pour cet éclairage
Peu de chose à ma connaissance dans les hautes alpes et à vrai dire ici le monde est petit alors côté discrétion....c'est moyen
Peut-être l'occasion de faire un déplacement professionnel dans le sud,
Je vais régulièrement sur Aix en Provence,
Mais pareil, pas facile de trouver des adresse dans ce monde qui demande un peu de discrétion
Youky la discrétion : si tu croises des connaissances en milieu bdsm elles seront comme toi... Vous serez à égalité de traitement 😉.
Gil : ne me vends pas stp 😏
Et pour trouver, allez plutôt sur fetlife.com vous aurez les groupes, les lieux et les événements.
Oui en effet tout le monde est dans la discrétion dans le bdsm Dominatrices et dominants comme soumises et soumis, je vais voir sur félife.com,
Merci Madame
Je vois qu'il faut installer une application,
Et la pour le coup pour la discrétion en famille c'est moyen car parfois ma femme et mes filles utilisent mon smartphone
Pour le site ici c'est différent puisque je me connecte en masqué
Mais si elles regardent les applications installées🤔😁🤣
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27/05/26
Mais non pas du tout tu peux y aller par le web. Je n'ai jamais installé l'application d'ailleurs elle ne fonctionne pas terrible terrible.
Après je comprends que mener une double vie c'est compliqué mais en même temps tu n'auras jamais la satisfaction à 100 % d'un côté comme de l'autre... Tu as pensé à en parler à ta femme ? (Ok je sors c'est pas mes oignons 🤭)
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27/05/26
Non Madame, pas de soucis pour vos questions,
Au contraire puisque vous cherchez à m'aiguiller
Oui j'avais abordé le sujet mais maladroitement probablement
Vous voulez voir sur mon profil
Vous pouvez aussi me questionner beaucoup plus en mp, en visio ou comme bon vous semble et arrêtez quand vous le souhaitez car je me doute bien que votre temps est précieux
Merci pour votre patience
Bonsoir dame kirja,je suis un homme soumis novice dans les relations d/s ainsi que le monde merveilleux du bdsm, le shibari me fascine depuis pas mal d'années mais je n'ai jamais osé sauter le pas, j'aimerais être encordé par une femme dominatrice qui a de l'expérience dans le shibari, et être attaché en hogtie très serré et un bâillon boule dans la bouche (surtout pour m'empêcher de parler et me faire baver)j'aimerais être avec quelqu'un d'expérimenter car elle saurait a quel moment je dois être détacher et j'aimerais essayer le hogtie, attaché à un plafond, je souhaite être contraint et voir jusqu'où je peux tenir priver de mouvement de parole et ma ou mon dom joue avec moi (une sorte de torture) me faire peur a me dire que je ne vais pas être détacher avant 24h, 48h a men faire peur, pourriez vous me guider peut être ?
Merci beaucoup
@Dzisoumi : Non merci.
Je pense qu'il faut commencer par arrêter les fantasmes nés du net...
Aller en Munch pour rencontrer la communauté en réel.
Ensuite seulement tu envisageras de jouer en commençant par le début pour voir si tu supportes les cordes 😏
Disponible dans le Nord si vous voulez me rencontrez :) MP
Une petite session toute en rouge et en cordes…
Chemise satin, jupe noire, talons, et ces liens qui m’entourent doucement mais fermement..
Bras dans le dos, coudes rapprochés au maximum… j’étais tellement contente d’avoir réussi à les faire venir aussi près ✨
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Envie d une soirée tranquille entre amis,j ai donc déployer les moyens pour que ca soit calme
Suivit d une petite promenade bien agreable
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Bonsoir, voilà c'est le pied pour moi, avec le bâillon boule qui fait baver sur le torse, si possible avec de la compagnie pour prendre des fessées des gifles se faire taper les parties et se faire humilier sans pouvoir dire quoi que ce soit, et ceux pendant tte une soirée entière....
je suis en recherche d'un nouveau soumis fétichiste motivé pour s'investir dans une relation suivie, je ne suis pas intéressée par du ponctuel .:.
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Bonjour je recherche une maîtresse pour m'entraver et me faire subir tout ce qui lui plaira une fois attachée. Toutes les informations sont sur mon profil
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Bonjour
Je crois que votre annonce ne semble pas approprié à ce groupe... Même si le sibari te comporter des encordements musclés, vous semblez rechercher de la contrainte beaucoup plus hard et surtout ce n'est pas l'activité principale a priori, mais un moyen.
D'autres groupes seront certainement plus adaptés pour vous permettre de trouver des partenaires vous correspondant.
Je vous souhaite une bonne recherche en espérant que vous ne tombiez pas sur des personnes irresponsables...
Je comprends. Alors peut-être que l'annonce devrait être plus axée sur le Shibari dans ce groupe shibari 😁
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Bonsoir je suis h bi soumis esclave j'aimerais appartenir a un maître ou maîtresse ou couple dominant ou trans. Je suis du 80 à Amiens je me déplace je suis discret et de bonne hygiène . Mes limites sont scato sang douleur marquage drogue alcool.
Venez me contacter. Je suis plus réel que virtuel
Soyez la première personne à aimer.
Aujourd’hui un art érotique, ce bondage puise ses origines dans la période médiévale. On parle de la période la plus sombre de l’histoire japonaise. Ce bondage, bien moins érotique, se nommait Hojōjutsu捕縄術, un ensemble sombre de techniques de captures et d’immobilisation. A l’èreEdo, il se développe pour devenir de véritables pratiques de torture.Le genre de corde utilisée permettait de distinguer le crime commis ainsi que le rang social du puni. Comme la corde en juteAsanawa麻縄. Ces techniques sont encore enseignées dans quelques écoles de police, et n’ont jamais quitté le Japon.
Mouvement Artistico-érotique
C’est dans des écrits de familles nobles que l’on découvre les premiers aspects érotiques du Kinbaku. De façon discrète bien entendu. De l’ère Edo, on garde que des écrits privés et des récits, très peu de trace reconnue officielle. Il se raconte que ce sont les officiers de police qui ont apporté ces pratiques dans leur intimité.
Il faudra attendre le début du XXe siècle et le grand artiste Ito Seiu. Il entame les premières recherches et en fait une de ses sources d’inspiration. Par son art, il devient alors le maître incontesté du Kinbakuérotique. Il transforme alors ces actes de tortures en un art délicieusement érotique. Dès les années 1920, Ito Seiu immortalise des femmes, parfois les siennes (épouses et maîtresses), dans différentes scènes de shibari.Photographies, peintures ou œuvres littéraires et théâtrales.
Ito Seiu bondage shibari
Ito Seiu shibari oeuvre
Forcé à la censure des années 30, les œuvres et l’impact de Ito Seiu sur le bondage japonais ne seront que véritablement popularisés dès les années 50-60. Ses photographies seront largement publiées dans les revues spécialisées.
les techniques du shibari
Le shibari est donc l’art sensuel d’attacher un sujet avec des cordes à des fins artistico-érotiques, parfois sexuelles. Les cordes forment alors des motifs, mettant en valeur le corps humain comme des œuvres d’art vivantes. On parle alors de kinbaku-bi, magnifique bondage.
femme avec de la corde autour des jambes, pratiquant le shibari
Le ligotage du soumis, ou de la soumise, se fait de manière progressive et lente. L’art du shibariréside dans l’éveil du corps, de l’excitation par la pression du cordage sur certains points dits sensibles, les points d’énergie. Le maître (ou la maîtresse) noue un premier membre de manière contrôlée, rythmée mais jamais dans la précipitation. Il est important que le corps soumis s’habitue, accepte, se soumette avant de se laisser aller. On s’abandonne dans la douleur, qui n’est parfois que le résultat d’une incertitude, d’une peur.
Il s’agit de donner le contrôle total à quelqu'un qui peut faire de vous ce qu’il veut. Il est impossible de résister physiquement tant ça fait mal.
Interview VICE Pays Bas
Membre par membre, parfois jusqu’à la contrainte totale, la corde unique se transforme en un dessin, une œuvre. Comme le Takate Kote 高手小手, modèle complexe de nœud de poitrine. Ou Gote 後手 littéralement mains dans le dos.
Le corps entier peut être attaché, ou une partie comme la poitrine, les fesses ou les poignets, libre à ceux qui le pratiquent. L’importance est le consentement au préalable entre les deux parties.
La position du hog-tie contraint le corps entier par un ligotage des mains aux pieds. Pour pimenter la scène, un bâillon peut être introduit.
domi.com hog-tie shibari
LES SENSATIONS
Le soumis ne peut plus bouger, et est à la merci de son dominant ou de sa dominatrice qui contrôle chaque mouvement.La recherche et les sensations engendrées diffèrent selon chacun.
La personne attachée peut ressentir une sensation de vulnérabilité, de sécurité ou d’excitation liée à l’immobilisation et à la confiance envers leur partenaire. Pratiquer le shibari renforce le lien émotionnel entre chacun grâce à la communication notamment.
Pour d’autres, il s’agit d’une exploration sexuelle et érotique. La pression et la caresse des cordes sur la peau et les touchers intensifient le plaisir sexuel. Il y a également jeu de pouvoir et de contrôle, une dominatrice (ou un dominateur) obtient totale obéissance de son, sa partenaire.
SHIBARI et sécurité
Le shibari n’est pas une pratique à faire sans en connaître les fondamentaux techniques. C’est un ensemble de nœuds, de frictions et de liaisons qui, en plus d’être esthétiques, sont surtout garanties de sécurité. Le corps ligoté doit être nu, ou avec des vêtements près du corps pour ne pas augmenter les risques de blessures causées par les plis et les cordes.
Avant chaque session de shibari, il est primordial de communiquer, qu’il y ait relation sexuelle ou non. Comme chaque pratique BDSM. Un safeword doit être instauré, et un geste non équivoque si le soumis porte un bâillon. Le shibari n’est pas destiné à du sado-masochisme, et le ligoteur doit veiller à la sécurité de son soumis.
Matériels
On ne se réveille pas le matin avec le souhait de ligoter son partenaire le soir-même. Un apprentissage doit être fait avec des professionnels lors d’ateliers. Le choix du cordage n’est pas sans réflexion et se fait dans des boutiques spécialisées (lien boutique Démonia). Il est d’usage de se tourner vers une corde de jute.
Une paire de ciseaux capables de trancher les cordes doit être à portée de mains en cas d’urgence.
Corps
Les réactions du corps doivent être surveillées. La corde laissera des traces sur la peau, peut aussi provoquer des ecchymoses selon chacun. C’est une réaction normale du corps. Avant et pendant la pratique du shibari.
La peau doit être protégée car elle peut être brulée par la longueur de la corde. Durant la séance, les extrémités du sujet ne doivent pas blanchir ou bleuir. Si c’est le cas, les liens sont trop serrés et doivent être défaits rapidement. Si des picotements ou engourdissements sont ressentis, il s’agit d’un signe que le sang circule mal. Le maître devra défaire la corde et masser les zones.
Le shibari ne se pratique pas au niveau du cou car lier cette zone risquerait un étranglement. La nuque reste une zone autorisée, et sans risque
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Bonjour je suis modèle depuis janvier 2026 et avec mon attacheur nous allons en cours 2 fois par mois dans l'Allier... Le dernier cours était consacré au TK, nous progressons bien... Si d'aventure quelqu'un me lit dans l'Allier ou le Puy de Dôme... comment connaître des lieux sympas, faire des rencontres attachantes et jamais attachiantes... l'idée est de s'entraider localement en Auvergne !
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